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» Où Nooa & Edgar.


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Modo Jeux & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 20/09/2013
Messages : 1489

Jeu 3 Mar - 0:29
J'm'appelle Edgar Liddell, j'ai quatre ans, j'crois. Quelque chose comme ça. J'dois vous avouer quelque chose... J'comprends pas pourquoi les grandes personnes donnent autant d'importance à ces chiffres qui suivent notre naissance. On m'a dit que c'était important. Très important. Pourquoi ? J'sais plus trop. Pourtant, là, le nez planté dans les tiges vertes qui se dressent vers le ciel... Les brins d'herbes ! J'prends conscience de quelque chose, quelque chose de grand. Très grand. J'ai un corps. Ouais. Un corps. Je sens ma respiration frotter contre mon visage. Je sens aussi mes p'tites mains s'enfoncer dans la terre. Et j'sais que c'est important. Du moins, je pense... A vrai dire, j'n'y ai jamais trop réfléchi. C'est important que j'ai un corps ? Bah oui, je suis bête. Je ne pourrais pas vivre si je n'avais pas de corps. Je crois. Je sens mon cœur faire boum boum contre ma poitrine. Très fort. Au point d'en faire mal. J'sais pas ce qui m'arrive. C'est ça devenir grand ? C'est nul. Et puis ça fait mal. J'aime pas avoir mal. Par contre, moi, j'aime bien l'chocolat. C'est ma maman qui m'donne du chocolat. Des fois. Une petite barre. Avec quatre carrés. Elle m'a dit que c'était comme mon âge. J'aime bien ma maman. Elle est gentille.

Même si elle s'occupe trop d'Kenneth. Lui, c'est mon p'tit frère. Ouais, j'suis l'plus grand. On m'dit qu'il m'ressemble. Mais moi j'pense qu'il est trop p'tit pour m'ressembler. Mais bon, j'l'aime quand même. Même si il pleure. Beaucoup. J'aime pas quand il pleure. Parce qu'il fait du bruit. Beaucoup de bruit. Et puis moi, d'abord, j'aime pas l'bruit. Enfin, sauf quand c'est d'la musique. C'est mon papa qui aime bien la musique. Et comme j'aime bien mon papa, bah... j'aime la musique. Et puis, il est trop cool mon papa. Il est grand. Et puis, il est fort. C'est l'plus fort j'crois bien. Même qu'il arrive à m'porter. Très haut. Jusqu'au ciel. J'aime bien l'ciel. Mais j'préfère la mer. C'est beau. Et puis c'est bleu. Comme mes yeux. C'est maman qui l'a dit. J'cours très vite. Plus vite que tout. Pour aller voir ma maman. Parce que j'dois lui dire quelque chose. C'que j'ai appris aujourd'hui. Elle aime bien quand j'lui dis c'que j'apprends. J'pense. Elle sourit toujours en tout cas. Qu'est-ce-qu'elle est jolie quand elle sourit, ma maman. '' Maman ! Maman ! '' J'cris. Très fort. Genre, elle peut m'entendre du bout du terrain. Elle me regarde par la fenêtre de la cuisine en m'souriant. Elle a Kenneth dans les bras, j'crois bien. En tout cas, j'vois ses cheveux jaunes. J'suis sûr, il comprendra pas quand j'dirais à maman c'que j'ai appris. Il est trop p'tit pour ça. Il est trop p'tit pour plein d'trucs. Il dort encore avec une veilleuse, d'abord. Du coup, il est trop p'tit. Alors que moi. Ma veilleuse farfaduvet, c'juste parce que j'l'aime. C'tout. J'ai pas peur du noir, d'abord. J'suis un grand. Ah ! Tiens, j'suis déjà à la maison ? J'cours vite quand même. Trop vite. J's'rai peut-être un grand courseur plus tard. Ouais.

'' Maman ! J'ai appris kekchose ! J'suis en vie ! '' A tous les coups, elle va être impressionnée ma maman. J'suis sûr de ça. Elle m'regarde en souriant. J'espère qu'elle est pas triste. Son p'tit garçon est d'venu grand, mais j'resterais toujours son p'tit garçon. Faut pas qu'elle s'inquiète comme ça, ma maman. Et puis, c'pas parce qu'j'suis grand j'l'aime plus. Du coup, j'lui souris. J'sais qu'elle comprend tout ça. Et j'repars en courant. Parce qu'j'vais vite. Et c'est cool d'aller vite. Mince. J'aurai p't'être dû d'mander si j'pouvais avoir du chocolat. Tant pis. J'tape dans un ballon en passant. BIM. Le nez par terre. Encore. J's'rai pas footballeur, ça c'est sûr. J'suis pas trop doué avec les ballons. J'crois qu'ils m'aiment pas. Peut-être ils ont trop envie d'être comme moi. D'avoir des bras et des jambes. Mais non. Ils sont ronds. Ca doit être pour ça. Mais du coup, j'continue de courir. '' Maman ? J'vais voir Papa ! '' Et puis, sans attendre ce que va m'dire maman, j'sors de la cour. J'ai l'habitude d'aller chercher papa au travail. Il rentre toujours à la même heure. C'est bizarre. Il fait tous les jours la même chose pour pouvoir rentrer à la même heure ? Hm. C'est pas important. Tout c'qui compte c'est que j'vais voir mon papa. D'habitude maman elle tient à venir avec moi. Elle veut qu'j'lui tienne la main. Mais aujourd'hui, j'suis grand. J'ai pas b'soin d'l'attendre. J'le sais.

J'aime bien aller chercher mon papa. Parce qu'on vit à Atalanopolis. C'est une ville trop blanche, avec plein d'maisons blanches. Mais c'que j'aime avant tout, c'qu'on peut voir la mer. Ouais. La mer. Elle dépasse de certaines routes. Et puis c'est cool. Parce que de la maison, j'vois que des rochers qui vont vers le ciel. Des graaaands rochers. Et du coup, quand j'vais voir mon papa, bah, j'peux voir la mer. Et c'est cool la mer. Et puis comme j'suis grand, aujourd'hui, j'vais pouvoir toucher la mer. Parce que mon papa il m'a toujours dit « tu es trop petit pour t'approcher. » Il sera content de moi, mon papa. Du coup, j'vais aller l'attendre pas loin de la mer. Pour qu'il voit que j'ai grandi. J'ai trop envie de voir sa tête quand il m'verra. Il sera content. J'le sais. Alors, du coup, j'cours près de l'eau. Et puis, bah, j'touche l'eau avec ma main. C'est trop cool d'être grand. D'abord.

J'sais pas c'qui c'passe. J'comprends pas. J'crois qu'j'suis tombé. J'sais pas. Je... J'comprends pas. Je crie. Y a personne qui vient. Alors, j'crie encore plus fort. Mais y a pas de son qui sort de ma bouche. Mais y a de l'eau qui y rentre. J'sais pas quoi faire. J'bouge les bras. Du plus qu'j'peux. Mais, y s'passe rien. J'ai envie d'fermer les yeux.




. Hyporoi utilise Cascade. (CS Hors combat.)
. Apparition de deux pkmns sauvages. Merci beaucoup !


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C-GEAR
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Jeu 3 Mar - 11:27

Hyporoi lance Cascade !
Il gagne de l'expérience (3/4)




Un Mystherbe niv.14 et un Marill niv.13 apparaissent !



Hum... un combat ? D'accord. Je suis MISTER K.
Aux paroles je préfère les actes. Mais viens pas pleurer après. En garde !

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C-GEAR
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Sam 5 Mar - 20:48
Je sens mes poumons gonfler sous l'impulsion de l'eau qui s'y engouffre. Je sens l'eau claquer, exploser contre les fines parois d'organes de mon corps. Je sens l'eau s'engouffrer dans ma trachée, par vagues. J'ai envie de hurler, de hurler au monde, pourtant, j'en suis incapable, à chaque fois que ma bouche s'ouvre pour pousser se cri dans le néant, il ne se passe rien, sinon de nouvelles goulées d'eaux qui s'engouffrent dans ma bouche, dans mon corps. Mon sang brûle, il n'est plus qu'un magma brûlant qui strie mes veines d'une douleur innommable. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive. L'eau me tétanise. J'essaie de me débattre, de remonter à la surface, pourtant, rien. L'eau qui m'entoure m'empêche de bouger. Je sens mes membres se raidir, trembler, s'entrechoquer. Mes genoux sont sur le point d'exploser sous la pression saline. Mes yeux me brûlent, ma vision se trouble chaque fois que j'essaie de voir. Je vois le vide, rien de plus. Je ne vois que le néant qui s'offre à moi. Le silence m'envahit, seul le son de mes organes vient jusqu'à mes oreilles, tel un tambour de guerre qui prophétise mon trépas. Je me retrouve bien vite privé de tous mes sens, incapable de la moindre chose, incapable du moindre geste.

Il ne reste d'humain en moi que ma conscience. C'est a seule chose qui me retient du néant, ces pensées qui vagabondent. Ces pensées qui s'enchaînent trop vite. Mon cœur tambourine contre mon torse, à chaque battement j'ai l'impression que mon cœur va lâcher, exploser, telle une bombe dont les secondes décomptent la détonation. Mon corps entier s'oppose à moi, m'entrave et m'empêche. Je ne sais que faire. Que puis-je faire ? Rien. Je me retrouve impuissant dans l'immensité ténébreuse et froide qui m'enserre, qui fait de moi son captif. Vais-je ainsi mourir ? Seul. Je ne souhaite qu'une chose, hurler, encore. Hurler à m'en déchirer les cordes vocales à les faire rompre une à une sous l'impulsion primaire de ma voix. Pourtant, toujours rien. Jamais le moindre son. Et bientôt, je sombre. Je sombre dans l'inconscience. Incapable de luter plus longtemps contre les affres qui s'opposent à moi.

Et pourtant, le silence se brise alors que les goélises piaillent, tel des vostournos qui guettent ma carcasse. Mes yeux s'ouvrent sur le ciel, sur l'immensité du ciel qui s'étend au dessus de mon regard. Des gerbes d'eaux s'échappent de ma bouche, et je vomis cette eau qui s'était engouffrée en mon corps, telle un intrus. Mon cœur se presse au bord de mes lèvres alors que je vomis l'eau. Je suis seul. Mon regard essaie de se poser sur les choses qui m'entourent. L'océan, à perte de vue. Il n'y a rien d'autre, sinon quelques maisons qui flottent, comme par magie, sur l'immensité de l'eau. Et je suis seul. Il n'y a âme qui vive autour de moi, sinon les oiseaux qui, déjà, s'éloignent. Je reste là, la tête tournée vers la mer. Corps infiniment ridicule devant son gigantisme. Je ne suis rien de plus qu'un animal, apeuré, incapable de bouger, incapable de la moindre chose. Mon corps tremble. Je tremble de cette impuissance qui m'empare.

Au bout de quelques minutes, à moins que ce ne fussent quelques heures, j'arrive à me redresser, à quitter ce berceau qui m'a vu naître. Mon corps titube à chacun de mes pas alors que mes vêtements collent à ma peau. Je tente de m'échapper, de fuir cet océan qui m'entoure, à perte de vue, qui se loge dans mon regard à chaque instant. Je viens de naître. Renaître. De toute part l'eau s'échappe de mon corps, dégouline le long de ma peau, tel un nouveau-né, je suis relié à la mer qui m'a donné naissance. J'avance. Seul. Personne n'est là pour moi. Personne n'est là à m'attendre. Je suis seul. Cela a-t-il toujours été le cas ? Je n'en sais rien. Je ne sais plus. Je sens mon cœur battre, je sens mon cœur s'affoler alors que chaque pas apporte de nouveaux mystères. Pourquoi suis-je incapable de dire si quelqu'un m'attend ? Pourquoi suis-je incapable de me souvenir, même, de mon propre physique ?

Une question s'impose à moi alors que j'avance vers les maisons de bois qui flottent sur l'eau. Quel est-mon âge ? Quel est mon nom ? Comment suis-je arrivé ici ?

Qui suis-je ?




. Hyporoi lance Surf sur tous. Laggron lance séisme sur tous.
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C-GEAR
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Dim 6 Mar - 18:35

Hyporoi lance Surf !
( - 95 PVs) Ce n'est pas très efficace !
PVs de Mystherbe = 0/40
( - 90 PVs ) Ce n'est pas très efficace !
PVs de Marill = 0/45

Mystherbe et Marill sont ko ! Hyporoi ne gagne rien.



Hum... un combat ? D'accord. Je suis MISTER K.
Aux paroles je préfère les actes. Mais viens pas pleurer après. En garde !

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C-GEAR
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Lun 6 Juin - 19:34
J'sais pas trop c'qui s'passe autour de moi. J'arrive pas à bien voir dans l'eau. J'ai envie d'ouvrir la bouche. En grand. J'ai b'soin d'respirer, mais j'sais pas trop comment faire. J'ai juste envie de pleurer. J'pense à mon papa, qui m'disait toujours de pas aller à côté de l'eau. J'ai peur. J'crois que j'ai vraiment peur. J'ai envie de voir mon papa. Il sait toujours quoi faire. J'sais pas quoi faire. J'essaie de me débattre. Mais l'eau rentre dans ma bouche. C'est salé. Très salé. Papa, qu'est ce que tu fais ? Et puis j'ai aussi envie de voir maman. J'ai envie qu'elle me prenne dans ses bras. Mais ils ne sont pas là. Je suis seul. L'eau est froide. L'eau est froide et j'ai peur. J'ai vraiment très très peur. J'ai envie de pleurer. Et d'crier, très fort...

Aïe ! Hein ? J'comprends pas, pourquoi j'suis plus dans l'eau ? En tout cas, j'arrête pas d'en cracher. Ca fait bobo. Ma gorge me fait mal. Mes yeux me piquent. J'vois mon papa qu'est à côté de moi. J'comprends pas pourquoi il est aussi trempé qu'moi. Il commence à m'gronder. J'comprends pas pourquoi il me gronde. Il cri très fort mon papa. Alors moi, je me mets à pleurer, hein. Parce que bah, je suis un peu triste que mon papa il me cri dessus. J'aime pas ça. Il m'dit qu'il m'avait bien dit de ne pas m'approcher de l'eau. Et de ne pas sortir de la maison tout seul. '' M... mai.... mais pa... papa... J'suis gr... grand, moi... D'a... D'abord. '' Je renifle tout en parlant, j'essaie de pas montrer que j'pleure. La maîtresse elle m'a dit que les grands ils pleuraient pas. Alors j'veux pas pleurer. Mais j'crois que mon papa il voit que j'pleure. Pourtant, il continu de me gronder. Il m'dit qu'j'suis encore un enfant. Que je suis encore trop petit pour faire ça tout seul. J'ai encore plus envie de pleurer. Mais pas parce que j'ai mal. Parce que mon papa me dit que je suis encore trop petit. Alors que c'est faux. Je le sais, moi, j'suis un grand garçon.

Mon papa, il finit par m'prendre dans ses bras. Et il marche jusque la maison. Il continu à m'dire que c'que j'ai fait, c'est pas bien. Qu'il a eu peur. Pourquoi est-ce qu'il a eu peur, lui ? Lui aussi il a été dans l'eau ? J'comprends pas très bien c'qui se passe. J'vois maman dans la rue. Quand j'la vois, je colle ma tête encore plus contre papa. J'sais qu'elle va pas être contente. Ca marche comme ça. Quand papa est pas content, maman ne l'est pas non plus. Et quand papa il me cri dessus, bah, maman aussi. Alors j'essaie d'faire en sorte qu'elle ne me voit pas. Si j'reste bien collé à papa, j'pense qu'elle ne me verra pas. Et puis bah, comme ça, elle pourra pas me crier dessus. Mais, là, maman elle ne me cri pas dessus. Non, ma maman, elle pleure, elle aussi. Elle a Kenneth dans les bras. Qu'est ce qu'il a fait ? Il a pas été gentil ?

En fait, j'crois qu'c'est moi qui ai fait quelque chose de vraiment pas bien. Maman elle court vers nous. Elle me sert dans ses bras, mais en même temps, elle me cri dessus, et elle pleure. Elle pleure toujours. Je ne comprends pas trop. Pourquoi est-ce qu'elle me fait un câlin en me criant dessus. Et pourquoi elle pleure ? J'ai du faire quelque chose qui l'a rendue triste... Mais j'ai pas envie de rendre ma maman triste, moi. Qu'est-ce que je peux faire pour qu'elle aille mieux ? Je ne sais pas trop...

'' Qu'est-ce qui ya maman ? Pourquoi tu pleures ? '' Maman elle me dit que c'est parce qu'elle a eu peur. Très peur. A cause de moi. Alors, bah, du coup, moi, je me remets à pleurer. Parce que j'ai pas envie de rendre triste ma maman. J'voulais juste aller chercher mon papa, moi. Tout seul. Comme un grand... J'dois pas être assez grand... C'est c'que mon papa n'arrête pas de dire, en tout cas. J'comprends pas pourtant. Si j'suis pas grand, c'était quoi c'qui s'est passé tout à l'heure ? J'sais pas. Et j'dois dire que j'm'en fiche un peu. J'suis trop occupé à pleurer. Mes vêtements sont tout trempés, du coup on doit pas trop voir que j'pleure. Peut-être qu'mon papa aussi il pleure, vu que ses vêtements sont trempés.

On est rentré. J'suis tout sec, maintenant. Pendant que maman elle me changeait, elle me disait que ce que j'avais fait c'était trop trop grave. Que j'aurai pu arrêté de vivre. Rejoindre mamie au ciel, quoi. Et c'est pour ça qu'elle était triste. Et que papa était en colère. J'me dis que ça aurai été cool de revoir mamie, même si j'm'en rappelle plus trop. Comme ça, elle serait pas seule au ciel. Mais ma maman elle me dit qu'elle ne veut pas, qu'elle veut que je reste avec elle aussi longtemps que je peux. Du coup, j'lui promets. Ca la fait sourire. Du coup, j'suis content. J'ai trop d'chance d'avoir une maman et un papa comme ça. Au moins, j'suis pas seul. Jamais. Et puis, même si il fait beaucoup de bruit, j'ai aussi Kenneth, et c'est plutôt cool.


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C-GEAR
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Dim 8 Jan - 1:14
Je ne sais pas qui je suis, je n'ai aucune idée de qui je peux être, pas un indice de mon identité. Je suis juste un homme, n'importe qui. Et je suis seul. Aucune âme qui vive ne se reflète dans les étendues aqueuses qui me renvoient mon image. Des fils d'or tombent devant mon visage, des filaments alourdis par les gouttes qui en tombent. Des gouttes au goût de sel. J'étais même incapable de dire si cette eau saline venait de la mer ou de mes larmes. Les étoiles reflétaient leur septuor sur les vagues de la mer. Et j'étais seul au milieu de ce tableau idyllique, peut-être cela était-il mon paradis. A cela ressemblait donc la mort ? Un lieu apaisant, calme, silencieuse et vide de monde où je me trouvais seul, sans aucun souvenir de ma vie précédente, de qui je suis. Mon corps est un délicieux supplice, chaque pas me donne envie de grimacer, pourtant, cette douleur m'accompagne et me réconforte. Je prends conscience d'avoir un corps, d'être quelqu'un. Et puis, cette douleur, elle m'accompagne, elle m'échappe à la solitude. J'ai l'impression qu'elle est un prolongement de moi même, qu'elle est ce petit être qui avance en me tenant la main. Paradoxalement, c'était cette douleur qui me permettait d'avancer, qui me permettait de ne pas abandonner.

Il n'y a personne à mes côtés, pour s'inquiéter de ce qui vient de m'arriver. Il n'y a personne pour me gronder. Je ne sais pas même si il pouvait y avoir quelqu'un, si je comptais assez pour que je puisse inquiéter quelqu'un. Je n'étais même plus sûr de savoir ce que pouvait représenter se faire gronder par quelqu'un. Je ne sais même pas quels sont les sentiments que l'on peut percevoir lorsque l'on est entourés. Je n'ai jamais connu ça, du moins, je ne m'en souviens pas. Les seuls souvenirs que j'ai sont ceux de ces derniers instants, de mon réveil. Alors, pourquoi, ô grand pourquoi est-ce que je sens ce vide dans ma poitrine ? Cette absence. Ce manque. Comment puis-je seulement être conscient de cela, de ce vide, alors que je ne me souviens de rien ? Comment puis-je ressentir quelque chose que je ne connais pas, dont je ne me souviens pas ? Mes mots et mes pensées étaient en train de s'enchevêtrer les uns aux autres, créant des noeuds de sentiments au fond de mon coeur.

Chaque bruissement d'aile, chaque cri d'oiseaux, me rassurait autant qu'il me dégoûtait, m'énervait. Quelque part, cela me confortait dans l'idée que je n'étais pas mort et enterré, mais cela me renvoyait également à ma solitude. Ma trop grande solitude. J'avais envie de hurler. De détruire toutes ces maisons qui se dressaient devant moi. J'avais l'impression d'être dans une ville fantôme, quelque chose qui n'avait pas raison d'exister dans ce monde. Comme moi. Tout cela n'était peut-être finalement que le reflet de ma propre personne. Je n'avais pas plus de raison d'exister dans ce monde que cette ville. Nous étions tous deux des entités à la dérive, bercés par le flot du ressac, solitaires perdus dans la mer. Aurais-je seulement pu me réveiller dans un meilleur endroit que cette ville marine ? J'étais, tout comme cette ville sur laquelle je flottais, quelque chose que la nature n'avait pas désiré, n'avait pas créé d'elle même. Je défiais toute une série d'événements et d'existences par ma seule présence. Je me dressais de toute ma hauteur et j'avançais.

Soudain, j'entendis un bruit, un grincement sec qui emplissait l'air, qui perturbait le ballet aérien des hurlements silencieux des goelises. Un homme s'avançait dans la rue, la lumière de sa lampe à pétrole se reflétait contre le bois des habitations. On pouvait avoir l'impression que les flammes léchaient les constructions humaines. Pendant quelques instants je ne pouvais détacher mon regard de cette flamme qui ondulait sous mes pupilles, qui semblait vivante et qui plongeait dans les ténèbres toutes les autres formes autour d'elle. Elle s'était immobilisée, pas la flamme, la lampe. Le porteur devait alors me scruter de la toute profondeur de ses prunelles. Je ne pouvais distinguer que vaguement la forme de cette personne, sans savoir à quoi il ressemblait. Je restais immobile, silencieux, à me laissé jauger. Que pouvais-je faire d'autre ? Je ne savais pas quoi faire d'autre. Nous étions clairement en opposition, lui, certainement emplit de souvenirs et proche d'une flamme vivante et, moi, vierge de toutes expériences, de toutes réminiscences, trempé de l'eau qui m'avait sorti du ventre du monde. J'avais envie de baisser la tête, intuitivement.

" Vous êtes trempé. Qui êtes-vous ? "

Je baissais ma tête. J'avais envie de lui répondre. Mais je ne pouvais pas. Je n'avais pas les mots. Pas même un nom.


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