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» La jeunesse est la seule génération raisonnable.


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Modo CDT & Scientifique

C-GEAR
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Région : Hoenn
Jeu 25 Fév - 10:33
Edgar la regarda et lui laissa le choix. Par la mer ou par les airs, qu'est ce que tu préfères ? Ils étaient sur cet îlot depuis un moment, et Iroh devait sans doute avoir repris des forces. Un autre jour, dans un autre temps, il faudrait qu'elle remercie à sa juste mesure la performance qu'avait réalisé le nostenfer, sur un simple mot de son dresseur, tout ça pour elle. Maintenant elle était lestée d'une ball en plus sans savoir ce qu'elle allait bien pouvoir en faire, et Edgar était plus chargé encore, et ce n'était rien de le dire.
L'adolescente leva le nez. Le ciel n'était pas le plus dégagé du monde, bien qu'il fasse clair. De l'autre côté, la mer ne semblait pas trop agitée ; pourtant l'on ne pouvait jamais tout à fait savoir. Dans un élan émotif, elle se fia à la chape de froid dans laquelle était engoncée sa poitrine. Plutôt les airs, si ça va à Iroh... Sinon, on peut aussi demander à Che, c'est un dracaufeu. L'affaire fut vite réglée, le ciel était praticable.


Le vol fut bien plus lent que celui qu'ils avaient effectué, effréné, jusqu'ici. Ils n'avaient normalement plus à fuir qui que ce soit, car si poursuivant ils avaient eu, cela faisait bien longtemps qu'ils n'en voyaient plus trace. Les deux jeunes gens avaient même pu se payer le luxe de la discussion. Edgar avait donné des indications quant à la direction à suivre, et la fin du voyage s'était passé sans encombre.
Dans sa poitrine, les battements du cœur de la petite s'atténuaient très lentement. La chamade semblait ne vouloir jamais s'arrêter, comme annonciatrice d'une nouvelle funeste. Mais au fur et à mesure que sa langue se déliait, petit à petit, les soucis reprenaient une place qui n'était plus amplifiée par la peur et l'inquiétude. Progressivement, elle rouvrait les yeux, et recommençait à se livrer. C'était encore du bout des lèvres, des phrases sans véritablement fin, avec des blocages sur certains mots ou certains thèmes. Pourtant c'était un sacré début, un début en fanfare même. Sae en souriait intérieurement. Elle avait l'impression de se forcer à une forme de rééducation, mais qui se passait cette fois-ci dans sa tête.


Pacifiville se dessina lentement devant eux, derrière une fine chape nuageuse bien blanche. Sae n'y était jamais venue bien qu'elle en ait beaucoup entendu parler. Ses quelques copines de Johto auxquelles elle parlait encore lui avait demandé plusieurs fois si la ville sur l'eau était telle qu'on la représentait. C'était une belle particularité hoennienne que cette ville sur l'eau, à la manière de la ville sur pilotis de Cimetronelle. L'adolescente avait visité cette dernière cependant, déjà une fois.
C'est là qu'on va ?
Elle l'avait interrogé dans un souffle. Si elle se souvenait bien la géographie de l'archipel, aller en ligne droite vers l'île principale ne les aurait pas fait survoler Pacifiville. Edgar regardait dans le lointain de leur vue, sans doute vers un point précis.
Ils amorcèrent leur descente. Sae était toujours très impressionnée à ce moment-là des trajets aériens. Sentir tout son corps pencher vers l'avant, le sang affluer lentement vers son cerveau, tout cela lui envoyait de l'adrénaline incontrôlée dans les veines. Ce n'était pas une grosse excitation, juste le frisson du léger risque qu'ils encouraient. Tout était dans ses cuisses à présent, et elle les serrait du plus qu'elle pouvait en espérant ne pas tomber à la renverse.
Atterrir à Pacifiville ne fut pas une mince affaire. Bien entendu, le village sur l'eau avait des plateformes flottantes pour accueillir les maisons et les quelques commerces présents, ainsi que des passerelles pour les lier ; mais à aucun moment sans doute l'on avait réfléchi à la voie aérienne. Il avait fallut rester en position stationnaire dans les airs le temps qu'Edgar descende de leur monture, pour à son tour poser le pied à terre. Enfin, à terre... Pas tout à fait.
La sensation que cela offrait demandait de légères adaptations. Sae tenta de recentrer son équilibre, pour pouvoir se déplacer sans manquer à chaque minute de tomber à l'eau. Par où ? Totalement étrangère en ces lieux, Sae était toute prête à suivre son sauveur du jour, vers d'autres horizons sans doute plus meublés que ceux qu'elle avait fréquenté jusqu'ici.


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
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Dim 6 Mar - 4:47
L'îlot leur avait offert tous ses secrets, ils en avaient parcouru jusqu'au moindre tunnel, pourtant, il était temps de retourner à la réalité. Ils avaient fuit le tumulte que leur offrait le pilier céleste, pour atterrir ici. Ils ne pouvaient, cependant, y rester indéfiniment. Aussi la question avait été posée à la jeune fille, le ciel ou la mer ? En soi, cela avait été les deux choses qui l'avait rendue captive dans cette tour, car il n'y avait rien d'autre que cela à voir, en dehors de l'immense tour, la mer et le ciel. Le blond plongeait son regard dans les deux immensités voilées qui se précipitaient à ses yeux, elles étaient là, tendue l'une contre l'autre, à perte de vue. Et pour la première fois, devant la silhouette de la petite, il comprit l'angoisse que ces éternels rivaux pouvait figer en le coeur d'un homme.
" Plutôt les airs, si ça va à Iroh... Sinon, on peut aussi demander à Che, c'est un dracaufeu. " Le ciel trouvait donc la faveur de la rousse et si la mer avait toujours eu la préférence du blond, il n'en dit rien. Car en ces jours, il n'était pas celui qui importait, il n'était pas celui qui cherchait à fuir les traces du despotisme monacale. Iroh irait bien. Encore plus si il n'avait pas deux personnes à porter. Son fardeau serait alléger. Comme celui de la gamine, espérait le blond. " Va pour le ciel, alors. Si ça ne te dérange pas, je pense que nôtre ami sera plus qu'heureux de n'avoir à porter qu'un voyageur. " Il pouvait le faire, le blond en était sûr, mais cela serait plus confortable pour les deux humains.

Le voyage fut lent, bien plus lent que le premier qu'ils accomplirent. La petite se tenait sur son dracaufeu alors que le blond voguait sur son nostenfer. Il n'y eut aucune encombre, sinon le silence qui séparait les deux êtres. Peut-être est-ce mieux ainsi, espérait le blond, peut-être ne pourrais-je tout simplement pas entendre la voix de Sae à travers les cieux, se disait-il. Pourtant, il savait très bien que la petite était plongée dans ses pensées les plus profondes, certainement ressassait-elle son séjour à l'ordre, sa fuite presque précipité. Il ne pouvait savoir avec exactitude ce qui se pressait dans la tête de l'enfant, pour autant, il savait très bien qu'il n'avait sa place en les questions qu'elle se posait actuellement.
Elle était la seule qui avait le droit, et qui pouvait, répondre à ces questions. Le blond n'avait rien d'autre à faire qu'espérer qu'elle en trouve les conclusions les moins difficiles. Comment allait-elle réagir face à cette perte, celle de tout ses repères, celle de cette dernière année. Ce n'était pas chose aisée, il le savait, mieux que personne. Alors, il restait là, en silence, à voler à côté d'elle. Il ne pouvait rien faire d'autre que lui proposer son aide silencieuse. Le seul soutien qu'il pouvait lui donner.

Et déjà, Pacifiville se dessinait. C'était son chez lui. Il espérait que la vue de la mer ne dérange pas la jeune fille, parce que, après tout, il n'y avait rien d'autre à voir en ce lieu. Aucun arbre, aucune étendue d'herbe. Seulement l'eau. Et il y avait aussi cette peur, cette peur de la tour qui se dressait à quelques kilomètres de là, pourtant invisible de la ville. Il avait pu dériver jusque là. Elle pouvait sans doute, elle, repartir la nuit tombant. Il avait peur. Il était même terrifié par cette idée. L'idée qu'elle pouvait replonger.
" C'est là qu'on va ? "
Il hochait la tête, alors que déjà Iroh commençait à piquer vers la ville. Oui, c'était là qu'ils allaient. Il ne trouvait les mots pour lui dire que leur voyage se terminait ici, que c'était à Pacifiville, entourée de la chose qu'elle semblait fuir, qu'il habitait et qu'elle allait trouver refuge. Il se sentait honteusement coupable alors que leurs ombres se rapprochait des pontons en bois de la ville marine. Elle semblait sortie de l'eau, sans aucune autre volonté que celle de se dresser là, fièrement. Il avait appris à apprécier cette ville, chacun de ses recoins visible. Il avait appris à dompter la houle de la mer qui faisait tanguer les rues, qui faisait se distordre le paysage, jamais entièrement droit.
Ses pieds venait de frapper le sol, il commençait à être rodé à l'exercice, de même qu'Iroh. Ce n'était pas le cas, visiblement, de la jeune fille. Alors que le dracaufeu semblait maintenir, du mieux qu'il pouvait, un vol stationnaire, le blond tendait sa main vers la silhouette incandescente de la jeune fille. " Un peu d'aide ? " Il souriait doucement, se rappelant les premières fois qu'il avait essayé d'atterrir seul en ces lieux. Ce n'était pas une partie de plaisir et il avait eu l'air, plus d'une fois, profondément ridicule. Finalement, les deux êtres venaient de rejoindre la terre ferme, si l'on pouvait appeler ça comme ça.
" Par où ? "
Il lui avait rapidement répondu de le suivre. Il s'enfonçait dans les petites rues de Pacifiville. Non loin des commerces et des habitations les plus vieilles. Celles dont le bois semblait venir d'un autre temps. Finalement, il s'arrêtait devant une petite maison, certainement une des plus petites de la ville. De sa poche, le blond fit jaillir de vieilles clés, qu'il enfonçait dans la serrure. " Désolé, ce n'est pas les châteaux de Kalos, mais c'est mon chez moi... Désolé d'avance du bazar qu'il peut y avoir, j'ai beaucoup de livres qui traînent... " Et cela était un euphémisme... Les rares murs qui composaient la petite maisonnette du dresseur était en fait fait de bibliothèques et de livres.


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Modo CDT & Scientifique

C-GEAR
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Dim 6 Mar - 16:53
La main d'Edgar vint l'aider à descendre de Che. Cela avait été malaisé pour le dracaufeu de rester ainsi au-dessus de cette eau qui ne lui inspirait pas que des bonnes choses. Normal, lorsque l'on voyait la flamme rougeoyante au bout de sa queue. Heureusement, avec l'aide de son sauveur, Sae put bientôt délester le dos du pokémon reptilien, et lui proposer de rentrer dans sa ball. Pour lui, ce serait alors le plus simple. Il prit cela en demi-teinte : il n'aimait évidemment pas y être enfermé, mais éviter toute cette eau était un soulagement.
Sae fut vite désorientée. Elle avait réajusté son équilibre pour ne pas tomber à l'eau, mais une ville ainsi construite directement sur la mer laissait perplexe. L'horizon était visible depuis presque n'importe quel point, et on aurait dit que l'architecture de tous les bâtiments était semblable. Il y avait de quoi se perdre. Heureusement, Edgar avait joint le geste à la parole pour lui montrer la direction à suivre. Ils avaient parcouru plusieurs... rues ? Directement sur des flotteurs, pour rejoindre une petite maisonnette qui semblait être leur point d'arrivée. Elle ressemblait, de l'extérieur, à toutes les autres maisonnettes, dans ce qui semblait être un quartier plutôt résidentiel ; si tant était que l'on puisse identifier des quartiers dans une pareille ville.
Ils arrivèrent finalement sur le parvis de la maison, qui correspondait en fait à la surface de base sur flotteurs qui supportait la maison. Edgar farfouilla quelques secondes avant d'extirper des vieilles clés qui cliquetèrent à leurs oreilles entre deux bruis de vagues. En ouvrant la porte, il tourna vers elle un visage qui affichait un sourire léger. Désolé, ce n'est pas les châteaux de Kalos, mais c'est mon chez moi... L'attention lui fit plaisir, quoiqu'elle fut dispensable aux yeux de l'adolescente. T'inquiète, j'crois qu'j'en ai vu d'autres ces derniers temps, s'tu vois c'qu'j'veux dire. Elle entra à sa suite, retira son sac ficelle de son dos au cas où il ne faille pas déranger quoi que ce soit. Elle comptait avec sa malchance de ces derniers temps pour composer. Désolé d'avance du bazar qu'il peut y avoir, j'ai beaucoup de livres qui traînent... Encore une fois, elle lui assura qu'il n'y avait rien de grave. Un petit peu de livres ne lui ferait pas de mal, après les bas reliefs muets des murs nus du Pilier.


D'un autre côté, il fallait dire qu'il avait vraiment beaucoup de livre. Ils traînaient dans tous les sens, et tous les murs étaient en fait des étagères et des bibliothèques. Elle aperçut une fois un bibelot, et une autre fois un petit carnet entre des livres, mais le tout n'était qu'une vaste marée littéraire. Wow. Elle était impressionnée. Contre sa poitrine, elle tenait dans son sac ses maigres effets personnels, qui n'avaient rien de comparable à tout cela. Ça fait s'sentir tout p'tite. Même après des entraînements physiques un petit peu poussés et du travail avec Annette, elle n'avait rien de toute cette culture qui s'entassait dans la petite maison.
Au fond, il y avait un escalier qui menait à un demi-étage en mezzanine. Des vêtements étaient laissés sur la rambarde, comme laissés à sécher. Il y avait un lit défait garni de plein d'oreiller. Sae posa ses affaires dans un coin. Elle n'en avait pas beaucoup, mais elle ne voulait pas forcément s'étaler particulièrement. Elle se sentait déjà mal de s'inviter chez Edgar, si en plus elle rendait les choses pires...
Pour autant, les heures suivantes consistèrent en l'installation de Sae. Bien qu'il n'y ait pas grand chose à faire visiter, Edgar lui fit le tour du propriétaire afin qu'elle puisse notamment se faire à manger si jamais il devait s'absenter. Vu comme il le lui détailla, c'était une possibilité à envisager sérieusement. La question du couchage se posa également. Edgar lui proposa bien son lit, qui n'était pas tout petit mais n'était pas tout grand non plus. Sae refusa catégoriquement quand il lui proposa de dormir dans un hamac.
Non mais, j'vais l'prendre le hamac. Elle avait parlé avec véhémence. J'te jure, j'aime bien. Elle n'avait pas l'air d'exulter, mais c'était véritablement quelque chose qui lui plairait. Lorsqu'il sortit la grande toile pour tendre le hamac, elle alla lui apporter son aide. On pourrait l'mettre dans la mezzanine ? Ce s'rait sympa d'être comme l'toit. Si ça t'dérange pas ? Être ainsi suspendue dans le vide lui paraissait vachement chouette. Ils terminèrent son installation dans une ambiance bonne enfant.


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
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Mer 9 Mar - 1:04
" T'inquiète, j'crois qu'j'en ai vu d'autres ces derniers temps, s'tu vois c'qu'j'veux dire. " On lui avait donné cette maison, jugée trop insalubre par son propriétaire pour être vendue, pourtant le blond en était amoureux. La porte qui grinçait contre le parquet de l'entrée, les fenêtres qui ressemblaient d'avantage à des hublots, tout lui plaisait. Pour autant, il savait très bien que si cet antre était son univers, rempli de nombreux livres et de plaids, ce n'était pas un endroit rassurant et aimé de tous. Il espérait qu'au moins, la petite, aimerait et qu'elle se sentirait à son aise dans cette petite maison.
La première chose qui frappait lorsque le blond rentrait chez lui, à chaque fois, c'était cet odeur de bois et de livres mêlés à l'air salin de la ville, il aimait cela presque autant que l'odeur du thé. Comme toujours, le parquet craquait à chaque pas que le blond faisait. Il avançait dans la maison, sortant rapidement une pkball pour faire apparaître Cheshire. Le chat refusait catégoriquement de rester dans sa pkball à partir du moment où le blond était chez lui. Et si, par mégarde, il n'y pensait pas, le chat lui en faisait voir de toutes les couleurs de nombreux jours durant. Il avançait rapidement dans l'appartement, décrivant les pièces à Sae. Elles n'étaient qu'au nombre de cinq, pas forcément grandes. Une mezzanine sur laquelle se trouvait son lit ainsi que quelques armoires, un salon qui donnait sur la cuisine, ainsi qu'une salle d'eau et des toilettes. Ce n'était pas bien grand, et les nombreuses bibliothèques donnaient sûrement l'impression que cela l'était encore moins, pourtant, le blond pensait qu'ils pourraient très bien vivre à deux ici, autant de temps que la rousse le désirerait. " Pose tes affaires où tu veux, hein. " Et comme pour appuyer ses dires, il jetait sa veste sur le canapé, dans ce qu'il avait décidé être le salon. Il savait très bien qu'il ne pourrait se permettre très longtemps de faire se genre de choses, de laisser ses affaires traîner, mais il préférait ne pas paraître rabat-joie dès le premier jour.

" Oh oui... Désolé, j'ai tendance à accumuler beaucoup de livres et de babioles. C'est mon petit plaisir caché. Ca prend beaucoup de places, mais au moins, si tu veux lire, t'auras toujours de quoi te mettre quelque chose sous la dent, non ? " Il essayait de faire en sorte que la petite se sente chez elle, aussi, qu'elle n'ai pas l'impression de gêner le bond, ou même qu'elle ne se sente pas à sa place. Car, aux yeux du blond, elle était parfaitement chez elle si elle le désirait. Il lui montrait rapidement comment se servir de la vieille gazinière qui lui servait de chauffe-plat. Après tout, avec ses missions imprévues pour Shadow's Path, il y avait des risques qu'il s'absente. Ce n'était pas pour lui plaire particulièrement, mais l'hypothèse n'était pas à exclure, aussi il la prévenait qu'il avait plus ou moins un travail qui lui nécessitait, parfois, de s'en aller. Elle acceptait la chose sans broncher, bien. Il n'avait pas à lui cacher d'avantages de choses.
Bien vite, ils se mirent à installer la petite, qui refusait catégoriquement le lit que le blond lui proposait. " Non, mais je peux dormir sur le canapé, ça ne me dérange pas, tu sais. Il est confortable. Et puis je n'ai qu'un hamac pour accueillir les gens, donc je ne suis pas sûr que ça t'irai... " Il ne savait pas trop comment s'était passé les services de la jeune fille lors de son séjour au pilier, mais dans les choses qu'il se souvenait de son propre séjour, il y avait ces hamacs sur lesquels ils dormaient. Et pendant de nombreux mois, il avait fuit toutes formes de toiles tendues pour dormir.
Cependant, la fille était absolument catégorique. Elle lui répétait encore et encore. Non, pas le lit. Pourtant, le hamac avait l'air de lui convenir, elle demandait si il était possible de le tendre de là-haut, de la mezzanine. " Ca ne me dérange pas, mais tu ne risques pas de tomber ? J'ai pas envie que tu te fasses mal la nuit... " Finalement, il s'était laissé convaincre par tous les arguments que la petite lui avait donné. Et il s'était retrouvé sur une chaise à tendre un hamac, au dessus de la mezzanine qui lui servait de chambre. " Tu le veux plus où ? Tu me dis ? Et puis, il faut prendre en compte qu'il y a le velux. " L'exercice était périlleux, il avait peur que la chaise sur laquelle il tenait en équilibre ne tombe, qu'il passe par dessus la mezzanine et finisse là bas, le coup fracassé contre le sol, mort. Bon, bien sûr, il y avait peu de chance que cela n'arrive et le blond avait tendance à se faire des histoires, mais bon. " Et du coup, une fois qu'on aura finit de t'installer, je vais faire un saut dans un magasin, qu'est-ce que tu aimes manger ? Qu'est-ce que tu déjeunes le matin ? " Et il accrochait la première corde du hamac à l'endroit qu'il pensait décrit par la petite. " Ici ? "


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Modo CDT & Scientifique

C-GEAR
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Région : Hoenn
Jeu 10 Mar - 2:03
Le réveil. Il tanguait. Juste un peu. Mais assez pour être remarquable, en fait. Quand le corps remuait, ça remuait de partout. Ou alors ce n'était que son corps tout entier. Grmpffogro. D'un plaid émergea une plainte rauque, presque gutturale. Ha, oui. Le réveil. Elle se réveillait. Elle n'était plus endormie. Sae. Elle reprenait conscience qu'elle était un quelque chose vivant avec un quelqu'un à l'intérieur. Que c'était le réveil après le sommeil. Il n'empêchait que cela tanguait, même quand elle ne bougeait pas. Surtout quand elle bougeait, mais même son immobilité semblait justifier un léger déplacement de son corps de gauche à droite. Clignement de l'œil, un deux, un deux. Arf. Le plaid. Elle dormait avec un plaid, chez Edgar. Mais oui c'était cela ! Elle n'était pas dans un lit ; mais dans une toile tendue sous la toiture. Et elle ne le voyait pas parce qu'elle se trouvait immergée sous le plaid. Celui qu'Edgar lui avait donné à choisir entre plusieurs. Elle aurait pu se couvrir d'une marrée de livre que cela ne l'aurait pas plus privé. Seulement Sae n'était pas sûre qu'une marée de livre soit supportable par la toiture et la toile du hamac. C'était un plaid blanchâtre tout normal, mais tant qu'on était en dessous, pas de lumière, et pas de lumière, pas de vue. Logique.
Sae s'extirpa de sous le plaid à la chaleur réconfortante. Woh. Sa voix était toujours d'outre-tombe. Pas bien dans sa gorge. Mais rien que de sortir la tête de son amas de couvertures avait fait tanguer le monde par-dessus bord. Oui, c'était l'exagération du jour, mais il en fallait bien une, sinon le titre ne servait à rien. Le velux dans le dos, l'endormie avait tout le loisir d'observer les fondements de la pente de toiture en face d'elle. Après avoir assuré à Edgar que, mais oui, le hamac était très bien, ils avaient résolu de le tendre sous le faîte intérieur du toit. Elle régnait donc en maître sur du vide, une partie au-dessus du plancher et le reste au-dessus du rez-de-chaussée, presque en surplomb du canapé encore plein du manteau d'Edgar.
La position assise n'était pas évidente dans un hamac, car il n'y avait pas vraiment de dossier, et à moins de ne pas du tout se tenir droite, Sae ne pouvait pas trop se laisser aller à pencher d'un côté ou de l'autre. Pourtant, elle adorait la sensation d'enveloppement que lui procurait sa nouvelle couchette depuis quelques jours. À chaque fois le réveil pourtant était le même : grognement, réminiscence de la maison d'Edgar, sortie du lit, constat que c'était la guerre dans son plaid. Une fois elle l'avait retrouvé torsadé plusieurs fois sur lui-même.


Une fois de plus, Sae ne se dépêcha pas de descendre du hamac pour aller préparer le petit déjeuner. Il était sans doute tard. Elle avait surtout du mal à émerger complètement. La petite était comme déconnectée de la réalité hors du temps, hors de l'espace que lui offrait Edgar. Pourtant, le blond semblait avoir bien plus d'emprise sur sa vie qu'elle-même ces derniers jours. À fixer la toiture comme cela, il n'y avait rien à gagner, et sa vie ne se déroulerait pas de manière plus logique ou plus facile. Mais elle n'arrivait pas à se mouvoir plus rapidement. Elle était comme diminuée. Ce n'était pas bien beau à voir. Mais c'était pire encore à ressentir. C'était comme avoir quatre-vingt ans bien avant l'heure. C'était cela : elle se sentait presque handicapée, dépourvue de l'une de ses fonctions vitales sans savoir dire laquelle.
Ce ne fut qu'au bout de longues dizaines de minutes complètement mutique qu'elle arriva à se tirer de cette langueur monotone, et à regarder véritablement ce qui l'entourait. Il lui fallait descendre de là. La montée comme la descente étaient l'une des parties les plus rigolotes de sa journées, celle qui à chaque fois lui donnait le sourire sans jamais échouer. Pour la descente, Sae choisissait simplement d'accrocher la poutre qui donnait sur la mezzanine avant de se laisser tomber sur le plancher de l'étage. Aucun risque là-dedans, même une petite personne pouvait le faire sans mal. Edgar y voyait parfois un danger, mais Sae trouvait vraiment qu'il exagérait.
Elle tourna, faisant face aux quelques marches de bois. En bas, dans le vaste salon-living, il n'y avait âme qui vive. Par contre, livre qui vive, toujours. Aucune idée pour Sae de l'heure qu'il était, et pas moyen de le savoir simplement grâce au velux et à la fenêtre sur le mur principal du salon. Sans doute devait-il être tard de toute manière. Ce serait toujours le moment de se caler un fruit dans le ventre, et ce fut pour cela qu'elle se dirigea vers la cuisine.


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
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Ven 17 Juin - 2:52
Le blond ne pouvait pas dire que l'arrivée de Sae chamboula l'intégralité de son cocon, la petite se faisait relativement discrète. La petite maison avait même accueillit très chaleureusement la rousse, comme si elle avait toujours eu sa place ici. La maison trouvait un nouvel équilibre. Le blond savait très bien l'état dans lequel se trouvait sa compagne, alors, il tentait d'être le plus présent possible, quand ses missions pour Shadow's Path ne l'enjoignaient pas à s'éloigner. Il avait plus ou moins réussi à trouver son propre équilibre vis à vis de ces dernières, préférant les missions de nuit, pour pouvoir s'éclipser sans que la petite ne puisse s'en apercevoir. Dès qu'elle s'endormait, il filait à travers la nuit noire. Et il ne rentrait qu'au petit matin. Il avait l'impression d'être redevenu un adolescent, faisant le mur pour assister à une soirée. La soirée, cependant, était une mission autrement plus risquée que de se faire prendre par ses parents. Cette journée là, encore, il avait fait le mur, pour rejoindre Arthur et ses activités nocturnes. Et cette journée là, encore, il espérait que la petite n'ai pas compris son petit manège. Elle n'avait pas besoin, ces derniers jours, de s'encombrer d'inquiétude. Si la petite devait se réveiller bien plus tôt que lui d'habitude, ce n'était pas le cas ces derniers temps, elle avait même plutôt tendance à faire le tour du cadran. Disparaître sous le plaid blanc que le blond lui avait offert et n'émerger de là que lorsque la journée était bien entamée. Alors, même si Edgar était fatigué, même si il menait une double vie, il se devait de donner le change, de s'occuper de tout pour elle. " Oui, Cheshire, ta pâtée arrive. " Alors que le blond était occupé à faire le petit déjeuner, le chat se faufilait entre ses jambes, essayant de montrer que, lui aussi, avait besoin d'attention. Les cadavres d'épluchures d'oranges trônaient fièrement sur le plan de travail. Sur la table du salon se trouvait déjà du pain frais, une carafe de jus d'orange ainsi que quelques pots de confitures. Le régime alimentaire du blond, qui avait la facheuse tendance de sauter le petit déjeuner, s'était calqué sur celui de la petite. Tout ce qu'elle aimait se trouvait dans le réfrigérateur ou dans les placards. Il essayait de lui redonner le goût de manger ce qu'elle aimait, et non pas les plats austères de l'ordre.
Lui même avait dû vivre, plusieurs mois, avec le régime alimentaire imposé par l'ordre, il lui avait fallu bien longtemps avant de retrouver le goût des choses qu'il aimait. Il soupirait en se souvenant du traitement qu'il avait eu lors de ces mois sombres. Alors qu'il jetait son tablier sur le canapé, il regardait vers les escaliers. C'est à se moment là qu'Heathcliff plongeât son regard dans celui de son maître. C'était le signe qu'elle se levait, qu'elle n'allait pas tardé à descendre de son perchoir pour rejoindre les bibliothèques trop chargées. " Bonjour ! " Chaque fois qu'elle descendait, il essayait, quand il ne dormait pas encore, de lui souhaiter ainsi une bonne journée. Ce mot lui avait cruellement manqué alors qu'il se battait pour l'ordre, là bas, personne, jamais, ne souhaitait la bonne journée. Le réveil se faisait dans le plus grand silence, dans le seul but d'aller vers les lieux de prières.

Le petit-déjeuner allait bon train alors que le blond coupait toujours plus de tranches de pain pour la rousse. Il essayait d'être le plus souriant possible, d'être toujours le plus accueillant possible, alors que l'appartement se retrouvait toujours un peu plus envahit par les chats. Heathcliff et Cheshire ronronnaient autour des deux humains. Si le second s'était toujours révélé adorable et câlin, il était d'une rare prouesse que le premier se colle ainsi à un inconnu. Edgar devait se faire à l'idée que le psystigri avait adopté la rousse. " Qu'est ce que tu veux faire aujourd'hui ? " Il essayait, chaque jour, de remettre la petite sur ses pieds, de la faire sortir, la faire renouer avec le monde qui l'entourait. Alors, il lui posait la question, avant de proposer quelques idées, il voulait qu'elle fasse son choix, mais il ne voulait pas qu'elle se sente acculée. A chaque action de la rousse, il se revoyait, lui, à sa première sortie de l'ordre. Celle qu'il avait désiré. Pourtant, il avait tellement été mortifié par l'ordre qu'il n'avait pu faire qu'une chose, y retourner. Si il n'était pas arrivé, ce jour, si lui n'était pas tombé, peut-être serait-il encore, aujourd'hui, dans l'ordre. Peut-être n'aurait-il jamais pu se sortir de cette secte. " On peut aller faire des courses à Nénucrique, histoire de te racheter quelques affaires, ou se poser sur une petite île non loin, pique-niquer et faire se dégourdir nos pkmns, qu'est ce que tu préfères ? " Il savait qu'elle n'aimait pas les questions, ainsi, pourtant, parfois, cela lui échappait. Il n'était pas encore entièrement rodé pour s'occuper de la petite au mieux, et face à cela, il culpabilisait. Il essayait de ne pas lui montrer, de ne jamais montrer que parfois, il n'avait pas la force de s'occuper de tout ça, alors il restait là, à sourire, à lui parler doucement, à se caler à son rythme de vie, à elle.
" Après, si tu préfères autre chose, ça me va ! J'ai pas à ouvrir la librairie aujourd'hui, tu vas enfin pouvoir t'échapper des montagnes de livres qui t'entourent chaque jour ! Ah ah. " Il ramenait les affaires dans la cuisine alors qu'il prononçait ces paroles. Cheshire le suivait au pas alors qu'Heathcliff se roulait en boule sur les genoux de la petite. " On dirait qu'Heathcliff t'a adopté ! J'espère qu'il ne t'embête pas trop... Et qu'il ne t'angoisse pas trop ! Kenneth a du mal avec. Il lui fait peur ! " Il riait en imaginant la tête de son frère devant Heathcliff. " La dernière fois qu'il est venu à la maison, il m'a fait un laïus pendant au moins vingt bonnes minutes sur les yeux "vides" de Heath'. Cela dit, la petite terreur lui rend bien ! Ah ah, je pense qu'ils ne seront jamais amis. "


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Dim 19 Juin - 0:26
Bonjour ! Elle n'avait même pas eu le temps de descendre tout à fait l'escalier que déjà la voix claire d'Edgar se faisait entendre. Depuis la cuisine. Du regard, Sae chercha le fautif. Avec un faible sourire, son regard tomba sur Heathcliff. Le psystigri se trouvait quelques mètres avant la porte de la cuisine. Ses yeux semblaient dirigés fixement vers l'intérieur de la pièce, bien que Sae ait pu comprendre qu'il ne s'agissait pas vraiment de ses vrais yeux. Perdue dans sa contemplation, la jeune fille oublia de répondre au salut de son hôte, qu'elle ne voyait toujours pas. Il faudrait qu'elle attende de s'avancer un petit peu plus. Lorsqu'elle atteignit enfin le bas des escaliers, Heathcliff tourna lentement sur lui-même, pour venir fixer ses yeux vides sur la petite personne. Machinalement, Sae lui fit un petit coucou de la main, avant de s'avancer vers la cuisine.
Le carrelage fut froid sous sa voûte plantaire. Elle l'oubliait chaque jour pour le redécouvrir chaque matin. Sur la table, il y avait déjà du pain et de la confiture et du jus d'oranges pressées. Edgar était trop prévoyant. L'adolescente ne pouvait pas dire que c'était gênant, très loin s'en fallait. Elle était même touchée chaque matin par les attentions du jeune homme, alors même qu'elle occupait son espace de vie. Pour autant, elle n'arrivait pas à l'exprimer. Elle était là, à fixer la table du petit déjeuner. Bonjour, fit-elle doucement.
Après quelques secondes d'hésitation, elle se glissa sur la chaise la plus proche d'elle. Elle regarda le pain sans oser tendre le bras jusqu'à la planche à découper, où pourtant tout avait déjà été fait. Heathcliff ne demanda pas son reste et escalada sa jambe ballante jusqu'à ses genoux. Il s'assit sur ses genoux, comme un petit enfant qui aurait voulu profiter également du petit déjeuner. Sae lui caressa négligemment le crâne, entre les deux oreilles. Edgar finit par lui pousser la planche à découper vers elle, comme pour l'aider à se décider. Il continuait de s'occuper de la cuisine avant de finalement s'asseoir avec elle. Merci. Il ne mangeait pas avec elle, mais ce n'était quasiment jamais le cas. L'adolescente tartinait son pain la tête baissée sur sa tartine, sans un mot. Elle tournait un petit peu en rond, la tête bourdonnante et pourtant étonnamment vide. Edgar parlait souvent pour combler le silence qu'elle lui imposait. Elle croqua dans sa tartine, les yeux fatigués.
Qu'est ce que tu veux faire aujourd'hui ?
Sae continua de mâcher sa tartine sans savoir quoi répondre. Elle avait regardé Edgar, mais il la regardait, légitimement, en attente d'une réponse. Elle réfléchit à ce qu'elle pouvait vouloir faire. Rien ne lui venait à l'esprit. Ce n'était pas qu'elle ne voulait rien faire. Elle ne pouvait juste pas penser à quoi que ce soit. Au moins elle n'accélérait pas dans sa pensée à l'infini parce qu'elle ne trouvait pas. C'était le vide. Ses yeux repassèrent sur Edgar, avant de se baisser et de rencontrer le minois levé de Heathcliff. Elle n'aimait pas trop les questions. Enfin, pas qu'elle ne les aimait pas, on ne pouvait pas ne pas aimer les questions, on en posait beaucoup trop souvent dans la vie pour se permettre de ne pas les aimer. Mais elle n'avait jamais de réponse. Juste sa bouche entrouverte sur le silence, sans idée pour leur répondre.
On peut aller faire des courses à Nénucrique, histoire de te racheter quelques affaires, combla Edgar. Ou se poser sur une petite île non loin, pique-niquer et faire se dégourdir nos pokémons, qu'est ce que tu préfères ?
Le regard de Sae se fit songeur, comme si elle y réfléchissait. En réalité, elle y réfléchissait un petit peu. Elle ne savait pas. Tout paraissait bien. Elle n'avait pas d'argent pour se racheter des affaires. Mais elle en aurait bien besoin. Elle ne pouvait pas toujours emprunter des tshirts à Edgar quand elle lavait ses seules affaires. Mais Nénucrique était pleine de monde. Il y avait peut-être Aekyel dans son cirque.
Après, si tu préfères autre chose, ça me va ! Edgar continuait. En même temps, elle ne lui répondait pas. C'était normal. Il commença à rassembler les assiettes et couverts. Elle n'avait mangé qu'une tartine. J'ai pas à ouvrir la librairie aujourd'hui, tu vas enfin pouvoir t'échapper des montagnes de livres qui t'entourent chaque jour ! Ah ah. Sa boutade lui tira un sourire. J'aime bien les montagnes de livres, fit-elle à voix basse. Elle n'était même pas sûre qu'il ait pu l'entendre. L'adolescente n'était pas très familière de ce milieu de lettres et de papier, mais le côté foisonnant et montagneux qu'il avait chez Edgar était presque rassurant. C'était stable et ça ne bougeait pas. C'était très bien.
On dirait qu'Heathcliff t'a adopté ! J'espère qu'il ne t'embête pas trop... Et qu'il ne t'angoisse pas trop ! Kenneth a du mal avec. Il lui fait peur ! Il lui parlait depuis l'autre pièce, toujours guilleret malgré ses yeux fatigués. Sae voulut se relever, mais Heathcliff s'était roulé en boule sur ses genoux. Cela expliquait la remarque d'Edgar. Elle attrapa le psystigri par en-dessous, glissant son avant-bras sous son ventre, et le souleva pour pouvoir se lever. Elle suivit Edgar dans la pièce attenante, ne sachant trop que faire sinon le suivre. Cela ne faisait que quelques jours qu'elle était arrivée, mais elle avait déjà pris cette sale habitude. Lorsqu'Edgar était là à ne rien faire de bien précis et qu'il lui parlait légèrement, elle le suivait, sans rien dire, en l'écoutant. Cela lui permettait de s'occuper la tête également, plutôt qu'à rester à fixer le mur. Elle savait qu'Edgar la regardait beaucoup quand elle faisait cela, et qu'il finissait par beaucoup lui parler. La dernière fois qu'il est venu à la maison, il m'a fait un laïus pendant au moins vingt bonnes minutes sur les yeux "vides" de Heath'. Cela dit, la petite terreur lui rend bien ! Ah ah, je pense qu'ils ne seront jamais amis. Sae baissa les yeux sur le psystigri dans ses bras. Heathcliff avait levé les yeux vers elle et la fixait. Il ne savait pas faire grand chose d'autre de toute manière. Moi je trouve pas. Il fait pas peur. On dirait qu'il s'intéresse aux gens. Cela lui faisait bizarre de parler, en fait. Le psystigri était, comme les livres, un élément fixe et stable, qui ne changeait pas. Pas de mauvaise surprise. Elle savait à quoi s'attendre. C'est rassurant. Elle se demandait comme faisait Kenneth quand le psystigri était là. Elle avait déjà croisé le jeune homme, même si elle n'était pas tout à fait sûre de qui c'était. Il n'était pas passé ici depuis que Sae était arrivée. J'ai pas d'argent. On peut aller sur l'île. Si tu veux. C'était un petit peu décousu. S'avancer autant lui en avait presque coûté. Elle prit une grande respiration, comme pour se reposer. Il y aurait moins de monde, aussi, sur l'île. C'était une bonne idée. Peut-être qu'elle pourrait l'aider. Ou bien y aller toute seule pour ne pas l'embêter. Elle ne savait pas trop, pour l'instant elle s'occupait de Heathcliff dans ses bras. Il fallait faire attention à ne pas le laisser tomber.


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Mer 16 Nov - 0:33
Cheshire avait finit par escalader les épaules du jeune homme. " Alors, pique-nique ce sera... Faut vraiment que j'arrête avec les chats, par contre. Je vais finir comme un vieux garçon avec mes chats. " Il souriait alors qu'il prononçait ses paroles qui n'avaient d'autre but que de tirer un rictus à la roussette. " Ca, pour s'intéresser aux gens, Heathcliff est un roi. A moins qu'il n'attende juste qu'on lui donne à manger. J'hésite encore. " Un sac était déjà posé dans le salon. Il y fourrait toutes sortes d'aliments pour pkmns, il fallait avouer que sa troupe se voulait variée, tout autant que la nourriture qu'il devait préparer pour eux. Chacun avait ses petites préférences. Heathcliff, par exemple, ne supportait que les nourritures quelque peu sucrées. Les premières nuits, alors que le blond avait préparé une simple pâté au poisson à sa petite terreur, avaient été particulièrement dures à vivre. Alors que d'une main il préparait, dans la cuisine, diverses sortes de poffins et de baies, il envoyait un message de l'autre. Message qui se composait comme-ci. " Kenneth ? Besoin de mes vêtements d'adolescence. Vite. Là où tu m'as retrouvé. Sharpedo. Besoin d'aide. " Il savait, ainsi, pertinemment que son frère serait, non seulement, présent avant lui au point de rendez-vous, mais également avec les affaires qu'il avait demandé. " Je propose à Kenneth de nous rejoindre, ça ne te dérange pas ? J'étais en train de me dire que tu ne l'avais jamais réellement rencontré. Enfin, en dehors de tout ça. " Il mimait un geste dramatique que, il le savait, la jeune fille allait très bien comprendre. Par tout cela il entendait, bien sûr, le jugement dernier qu'ils avaient vécus. Si il n'avait jamais vraiment eu l'occasion d'en parler avec quelqu'un, il avait plein de choses à dire sur le sujet. Pour autant, il préférait ne pas lancer ce genre de discussion maintenant. Le blond était plutôt persuadé que son frère serait un bon moyen, pour sa colloc de plusieurs jours, de décompresser. Il était sociale, drôle et à l'aise avec les gens, tout ce que lui n'était pas, en somme.
Il s'aperçut, au bout de quelques instants que la troupe qui le suivait avait grandie. Elle n'était plus uniquement composée de deux chats. Une roussette s'était jointe à eux. Il souriait alors qu'il continuait ses aller-retours incessants. D'une main chaleureuse il venait de tapoter la tête de sa pensionnaire. " Tu sais si tes pkmns aiment quelque chose en particulier ? Histoire de savoir ce que je fais en double pour le pique-nique. "

Finalement, ce fut au bout de quelques longues dizaines de minutes que tout fut prêt. Le repas des trois adultes, mais aussi celui des pkmns. Si les sandwichs étaient sensiblement les mêmes pour les êtres humains, la nourriture des pkmns, elle, s'étalait en de nombreuses, trop nombreuses, variantes. C'était d'avantage un festin pour pkmn qu'un véritable pique-nique, à vrai dire. En quelques tours de bras le blond fermait la maison et appuyait sur une de ses pkballs pour faire apparaître Iroh. Le Nostenfer survolait doucement les pontons de bois. Il ne pouvait véritablement se poser dessus. " Désolé mes chéris, vous allez devoir rentrer dans vos pkballs. " Alors qu'il prononçait ces mots, deux lumières rouges vinrent frapper les chats qui avaient l'habitude de traîner chez lui. " Ils vont tellement me faire la fête quand on va arriver. Je vais me plaindre de mes griffures toute la nuit, je le crains. Mais bon, il vaut mieux ça. Heathcliff est malade en altitude et se met à cracher des boules de poils partout. Je pense que tu veux, comme moi, te passer d'une nouvelle douche aujourd'hui. " Il riait doucement en disant cela. A vrai dire, il ne savait pas le moins du monde comment la jeune fille allait réagir à cela. Peut-être serait-elle dégoûtée de la réflexion du blond. Bientôt ils se retrouvèrent sur Iroh qui volait, doucement, au dessus de la mer. Bientôt le blond se félicitait d'avoir invité Kenneth. Si il piquait du nez et s'endormait au lieu du pique-nique, la roussette ne serait pas seule face aux hordes de pkmns.

Les forêts de Cimetronnelle se dessinaient à l'horizon alors qu'une grande plaine, déserte de tout homme, se dessinait devant eux. Déserte ?.. Pas entièrement. Debout, seul, au milieu des danses florales qu'achevaient de produire les ailes d'Iroh, Kenneth attendait, la mine sombre. Alors que le blond trouvait pieds à terre, la voix de son sosie s'élevait. " Laisse moi deviner... Tu n'avais pas du tout besoin d'aide, juste que je me dépêche d'arriver, hein ? Je l'ai compris quand, une fois arrivé ici, je me suis demandé ce que je faisais avec nos vieilles fringues. " Pour le saluer, le libraire gratifiait son frère d'un "bravo Sherlock" avant de lui faire la bise. Aux côtés du blond, pas Edgar, l'autre, se trouvait son Feunnard qui attendait, bien plus patiemment que son maître. " Du coup, on va pouvoir faire les présentations de manière plus conventionnelles ! Sae, Kenneth. Mon frère, enfin, mon cousin, longue histoire. "


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Dim 20 Nov - 2:32
Je vais finir comme un vieux garçon avec mes chats. Edgar souriait alors qu'il terminait ainsi son petit laïus. C'était vrai qu'entre Heathcliff et Cheshire, il y avait du monde à poils et à quatre pattes dans la maison de bois du jeune homme. Et pourtant, Sae ne trouvait pas qu'il faisait vieux garçon à chats. Ou alors elle en avait une image erronée. De lui, ou des vieux aux chats. Non pas trop. Heathcliff et Cheshire finiront en chats à vieux. Elle n'essayait pas particulièrement de faire un trait d'esprit. Mais si le psystigri était un roi, le rapport de possession était sans doute à reconsidérer.
Je propose à Kenneth de nous rejoindre, ça ne te dérange pas ?
Euh, non, pas du tout. La question l'avait décontenancée. Elle ne voyait pas pourquoi son avis entrait en ligne de compte. C'était son pique-nique non ? Elle était complètement en marge, un peu à côté de la plaque. Elle essayait de se reconnecter à la réalité, vraiment. Mais ce n'était pas encore une franche réussite.
J'étais en train de me dire que tu ne l'avais jamais réellement rencontré. Enfin, en dehors de tout ça. Il fit un grand geste dramatique pour illustrer sa dernière phrase. Oui, elle voyait bien. Elle ne commenta pas plus, et se mit au travail à son côté pour faire les sandwiches. Il s'agissait principalement de travail à la chaîne d'assemblage, ce qui lui allait très bien. Cela ne demandait que peu de réflexion et lui permettait de ne pas être trop connectée. La préparation du repas des pokémons leur prit plus de temps, car beaucoup plus au cas par cas. Que c'était compliqué, la gestion d'autre espèce que soi-même.


Iroh se posa dans une clairière au milieu de la forêt. Sae avait constaté le trajet sans vraiment l'observé. Une fois qu'elle avait remarqué qu'ils remontaient loin dans les terres, elle avait arrêté de faire attention réellement. Elle se concentrait juste sur la présence d'Edgar contre son dos et le fait de ne pas regarder tout le bleu qui les entouraient.
Un jeune homme les attendait dans la clairière désignée. Sae le reconnut, pour l'avoir vu en des occasions plus funestes. Son visage lui sembla moins creusé, mais peut-être que ses souvenirs occultés lui jouaient des tours. À l'atterrissage, les deux garçons s'envoyèrent des piques sur un ton cordial, qui ne sortit de ce fait pas Sae de sa torpeur alanguie. Elle se contenta de rester là à les observer parler ; jusqu'à ce qu'Edgar l'inclut dans la conversation.
Sae, Kenneth. Mon frère, enfin, mon cousin, longue histoire.
Oui, je sais.
Sa voix lui avait paru distante à elle-même, presque éthérée. Elle fit un effort pour se concentrer sur la scène et les deux garçons, et elle afficha un grand sourire plus concerné. C'était vrai qu'elle savait après tout. Discrètement, et parce qu'Edgar les supplantait à l'époque en force, les deux jeunes personnes étaient restée en arrière et avaient échangé l'espace d'un instant.
Miam te passe sans doute le bonjour. Enfin elle le fera sans doute d'elle-même.
Cette petite facétie fut sa manière à elle de montrer patte blanche. La petite teddiursa était celle qui avait permis à Kenneth de l'aborder, et de faire le lien entre les deux jeunes personnes. Le monde était ainsi petit ; et Sae avait pu en apprendre plus sur le passé singulier de l'oursonne.


Finalement ils s'assirent tous trois en cercle, sur une nappe apportée juste pour l'occasion. Edgar laissa ses félins s'échapper et lui témoigner leur affection à leur manière. Elle avait été mal à l'aise, et puis avait permis à ses pokémons de sortir de leur ball. Round, Che, Tanya, Miam, Mioum, Elle et Kyng sortirent de leur ball. Rien à voir avec les petites boules de poils d'Edgar, qui étaient bien plus... Discrètes ? C'était sans doute l'une des nombreuses différences à faire noter. Les pokémons pour la plupart s'assirent ou s'allongèrent, permettant ainsi à certains félidés de monter sur eux et y cabrioler comme sur une petite montagne. Genre Elle. Miam, par contre, trouva vite le chemin de Kenneth, plus intriguée que véritablement passionnée.
Bon appétit !
L'instant était délicieux, et elle avait hâte de voir ce que leur réservait l'après-midi, ou Edgar. Elle ne savait pas s'il y aurait un programme particulier, ou même autre chose à faire que simplement prendre du temps tous ensemble. D'ici là, elle pouvait simplement profiter du repas et du soleil qui adoucissait l'air ambiant.


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Sam 31 Déc - 3:52
" Sae ? T'as des trucs à laver ? J'vais faire une lessive ! " Le blond venait de hurler dans la maison. Ce rituel n'avait pourtant jamais été une chose courante dans la maison du libraire, avant son arrivée le calme était d'or. Bon, en même temps, il fallait dire qu'il était tout seul, habituellement et que hormis parler à ses chats, le blond n'avait personne d'autre à qui parler. Ses pieds étaient nonchalamment posés sur l'accoudoir du fauteuil. Un livre à moitié posé sur le visage. Il ne savait pas réellement ce que la rouquine était en train de faire, il ne savait jamais ce qu'elle était en train de faire. Surtout les, pas assez rares, fois où il s'endormait à moitié sur le fauteuil comme cela. Narcolepsie ? Il rigolait lorsque les gens lui demandaient cela, si il n'était pas malade ou quoi. Bon, après, la question était plus que légitime, c'est à dire qu'il s'endormait un peu partout et à n'importe quel heure. Au boulot, lorsqu'il ouvrait la librairie, dans les étendues d'herbes sur lesquelles il allait pique-niquer avec Sae, sur le canapé de Kenneth quand il allait lui rendre visite et ainsi de suite.
Il posait doucement le livre sur la table basse du salon alors qu'il tentait tant bien que mal de se lever de sa position, confortable certes, mais un peu improbable. Ses yeux étaient encore rouges et lourds du sommeil qu'il n'avait pas. " C'est toi qui a fait le thé sur la table basse ?! " disait-il alors qu'il venait tout juste prendre conscience de la théière encore fumante qui reposait non loin de lui. Il y avait également une tasse à côté, une tasse relativement sobre, sans anse, celle qu'il aimait utiliser alors qu'il était fatigué. - Parce que " non, mais une anse, ça glisse facilement des mains. " - Bon, après, il y avait quand même peu de chance pour que ce soit une autre personne que la roussette qui ai fait cette théière. Après, la véritable question dernière celle-ci était peut-être d'avantage " je peux en boire, ou c'est pour toi ? " Il venait de poser un pieds par terre, péniblement, alors qu'il se redressait. Enfin, il était debout. Il avançait péniblement vers la machine à laver avant d'y fourrer quelques vêtements.

Comme il était à côté du frigo, il en profitait pour jeter un oeil dedans. Sans pour autant être rempli, il y avait clairement de quoi faire dans ce dernier. Pour autant, il décidait de ne pas s'y attarder, de claquer la porte de ce dernier. Il n'avait clairement pas l'envie de préparer à manger. A vrai dire, il n'avait pas l'envie de grand chose, sinon de faire son oisif et de profiter du temps qui passe alors que lui ne fait rien. Une chose que beaucoup de gens de son entourage déplorait. - Surtout son maître. -
D'ailleurs, alors que ses pensées vagabondaient de lieux obscurs en personnes qu'il tentait de cacher, il sortit son portable. Tapotant sur son clavier les mots suivant : Hey ! Désolé de t'embêter comme ça, Arthur, mais du coup, il me semble qu'en ce moment t'as pas mal de boulot avec la ligue, les challengers tout ça. Donc, je demande confirmation, mais demain, je suis bien en repos, hein ? Son portable rejoignait bien vite sa poche, il pouvait difficilement laisser traîner son portable, maintenant.

Le chemin du retour fut nettement plus périlleux, il était parsemé de chats qui le regardaient avec des yeux ronds. Alors, un geste de la main accompagnait ses paroles : " Hey, les gars, c'est pas encore l'heure de manger, il n'est que 18:30. Vous allez devoir encore attendre. " Sous un tonnerre de miaulements désapprobateurs, les félins s'enfuyaient dans leurs paniers, ils n'avaient pas réussis à berner leur homme cette fois encore. - Parfois ils y arrivaient, ils se servaient du fait que leur maître soit encore trop endormi pour profiter de plusieurs repas. -
Il entendait la petite s'afférer là-haut, il ne lui avait pas tant demandé si elle avait des choses à laver pour s'en occuper que pour qu'elle descende les enfourner dans la machine, elle-même. Il n'était pas forcément mal à l'aise à l'idée de laver les vêtements de Sae, à vrai dire il s'en foutait un peu, mais il n'avait pas envie de mettre l'adolescente mal à l'aise. Il ne savait pas réellement si elle même le serait, mais dans le doute, il préférait prendre toutes les précautions nécessaires. Il n'avait pas envie de voir la rouquine lui faire la bouille pour cela. Enfin, il n'avait pas envie qu'elle lui fasse la bouille tout court.
Il regardait les prospectus qui traînaient sur le plateau inférieur de la table basse. Il y avait de tout, des catalogues de jouets aux propositions de rachats de maisons. Mais, au milieu de tous ces prospectus que le blond devait vraiment jeter, depuis trop longtemps, il y en avait un qui l'interpellait, l'appelait presque par son prénom. Sur la petite brochure il y avait quelques photographies de diverses pizzas qu'il pourrait facilement engloutir. Pour cela il ne lui suffisait d'appeler. Et déjà il était faible à ces conneries là en tant normal, alors au réveil... " Bon, je sais qu'on a de quoi faire avec ce qu'il y a dans le frigo, mais... Ca te dit que je commande à manger ce soir, genre pizza ou ce que tu veux. Et puis comme ça, on peut se faire une soirée film. Je ne bosse pas demain. " Cette fois-ci il n'avait pas forcément gueulé, mais il avait parlé assez fort pour que sa colocataire l'entende. - Colocataire qu'il voyait parfois dans ses vêtements de jeunesse, depuis qu'il lui avait donné, et c'était pour le moins étrange. -
Pendant ce temps là, une scène que les personnes extérieures à la maison pourraient qualifier de pour le moins étrange, se déroulait. Du haut de ses petites pattes, Abel était en train de courir autour de la table. Il s'était récemment découvert cette passion exaltante que de courir en rond autour de la table, parfois en piaillant. La scène était parfaitement ridicule à voir, il se tenait tout droit et avançait en donnant des coups de têtes, ses petites pattes faisaient beaucoup trop de mouvements pour être réellement productifs. Et l'entièreté de la maison s'était accoutumé de cette scène loufoque, mais non combien stressante. A vrai dire, la première fois que le blond avait vu cela, il avait tenté d'arrêter son compagnon, mais ce n'était pas une grande chose à faire. La bête s'était mise à encore plus piailler, à hurler même. Du coup, depuis, tout le monde le laissait là, faire ce qu'il voulait. Il était devenu un peu comme Piwi.
" Qu'est-ce que j'ai mal fait pour les avoir élever comme ça ? " Le blond soupirait. Mais, quelques secondes après avoir prononcé cette phrase, il se tournait vers la fenêtre, où Alice était accoudée, l'air sombre. " Tu sais bien que je ne disais pas ça pour toi, Alice... Je suis désolé, je ne le pensais même pas vraiment, tu le sais... " Il savait qu'elle était consciente de tout cela, après tout, il partageait plus ou moins toutes ses pensées avec elle.


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Sam 7 Jan - 5:22
Sae ? T'as des trucs à laver ? J'vais faire une lessive !
Sae roula dans son hamac en grognant un peu. Puis elle se rendit compte que ce n'était pas évident à comprendre. J'crois. J'arrive ! Elle se redressa sur un coude, de la manière aussi stable que possible, c'est-à-dire pas du tout stable sur un hamac suspendu à plusieurs mètres au plafond mansardé de la maison. Elle passa sa tête au-dessus de la large toile de lin pour voir Edgar allongé dans son fauteuil, comme une heure auparavant, la dernière fois qu'elle avait regardé. Elle retourna à son scrolling sur son portable, regardant des histoires religieuses diverses et variées sur la cosmogonie du monde. On ne se refaisait pas en quelques jours.
Elle se roula en boule pour mieux se détendre et attraper le bout de poutre qui lui permettait de retomber sur la mezzanine. C'est toi qui a fait le thé sur la table basse ?! Merde, elle avait oublié sa tasse dans le hamac. Oui, tout à l'heure, j'm'en suis fait et j't'en ai fait du coup. Lorsqu'ils n'étaient pas dans de vraies discussions, Sae répondait toujours succinctement. Elle avait dépassé la peur d'être mal élevée. Edgar la connaissait maintenant, et il connaissait aussi sa froideur presque triste lorsqu'elle était – ou s'était – enfermée trop longtemps dans un silence mutique.


Sae se retrouva sur la mezzanine et commença à ramasser ses quelques nippes qui traînaient çà et là. C'était un mélange de vêtements à elle et de vêtements d'Edgar qu'elle avait portés, parce que parfois – cela arrivait régulièrement – elle n'en avait pas assez pour elle-même. Elle n'avait pas ramené tant de fringues que cela chez lui, par souci de transport et de place. Et maintenant par souci d'économie de tissu elle se baladait souvent en short de pyjama.
Elle descendit avec sa pile de vêtement et croisa dans l'espace ouvert de la maison le grand blond qui enjambait l'un de ses chats. Sae rigola en voyant Heathcliff se tournait vers elle. Elle aimait bien ce petit. Cela semblait être réciproque. Elle alla fourrer ses propres habits dans le tambour de la machin, par-dessus les effets du blond. Ses cheveux disparurent de l'entrebâillement de la porte aussi vite qu'ils s'étaient croisés. Ses cheveux avaient bien poussés. Tu vas bientôt les avoir aussi longs qu'moi ! Depuis... depuis, elle les avait coupé un petit peu. Ils lui tombaient sur les fesses. Donc il avait encore un petit peu de marge.
Elle plaça la lessive, ferma le tambour, tourna la roue pour le programme correspondant. Puis avec la même légèreté dans le pas, presque dansant, elle retourna dans le salon. Maintenant qu'Edgar était réveillé, plus besoin de se faire toute petite dans son perchoir. Elle alla sous la mezzanine chiper un plaid et quelques oreillers, qu'elle jeta sans ménagement au sol, sur l'épais tapis qui garnissait le sol. Elle s'y allongea, ou plutôt s'y roula, comme il semblait que l'on y était forcé dans cette maison. Sa petite main passa sur le guéridon où elle avait laissé son téléphone, pour en rallumer l'écran. Elle roula sur le dos, le plaid l'entourant toujours plus, et regardant l'écran vers le haut. Bon, je sais qu'on a de quoi faire avec ce qu'il y a dans le frigo, mais... Ca te dit que je commande à manger ce soir, genre pizza ou ce que tu veux. Et puis comme ça, on peut se faire une soirée film. Je ne bosse pas demain. Sae continuer de scroller, réfléchissait, puis posant son regard sur le jeune homme. À quel point avaient-ils envie de cette pizza ? Besoin de cette pizza ? Ouais carrément. Pragmatique.
Elle pensa attraper l'un des dépliants ; mais c'était sans compter sur Abel et son fichu rituel, qui devait commencer à ce moment-là. Le poussifeu, pour aucune raison apparente (il n'était pas blessé, n'avait pas faim, n'avait pas peur... il avait juste un grain ?), se mettait à courir. Il choisissait souvent la petite table comme axe de rotation. Au bout de quelques instants et de soupirs d'Edgar tournés vers Alice, Sae tendit juste le bras. Abel s'y écrasa comme le petit poussin qu'il était et Sae le ramena contre son ventre, le calant entre ses cuisses ramenées contre elle et son estomac. Allez. La pizza va arriver. Poussiiiiiii. Poussi poussi poussi poussi. Là. Elle attendit ainsi qu'ils se calment. Alice et Edgar semblaient en grande discussion pour l'instant, bien qu'ils ne fussent pas très expressifs.


La pizza arriva, et ils la dégustèrent avec quelques réflexions sur leur journée à chacun. Sae lui raconta ses lectures, tandis qu'Edgar restait évasif. Il était rentré plus tôt dans la matinée et n'avait pas fait grand chose d'autre depuis sinon se reposer, ce qui était déjà pas mal. Plus que Sae n'arrivait certains jours. Si demain t'es d'repos, on pourrait aller sur le continent ? La proposition était lâchée entre deux blagues sur Piwi, l'air de rien. Elle essayait de sortir. Tout ça. Si tu veux. Même si elle y arrivait par elle-même maintenant, elle préférait toujours, autant que faire se pouvait, être accompagnée d'Edgar. Même si cela lui donnait un petit peu l'impression d'utiliser son temps de repos.


(utilisation de 2 jumelles sur poussifeu et gardevoir ; don d'un raichu niv.45.)


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