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» Les aventures de Kiki et Nevar


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Dresseur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2013
Messages : 580

Région : Alola
Mar 16 Juin 2015 - 19:03
Depuis qu'il e entendu Akichi s'interroger sur sa blague, Raven est un peu perplexe. Certes, elle était nulle, mais il n'avait pas l'impression qu'elle était si difficile que cela à comprendre. Bien au contraire, le but était qu'elle soit simple et puisse énerver les poissons. Et d'ailleurs, si des poissons en tutu sont capables de le comprendre, il faudrait peut-que que Kiki s'inquiète un peu. Parce que cela signifierait qu'il est intellectuellement plus faible que ces créatures et cela fait bizarre au brun rien que d'y penser. Déjà parce que c'est terrifiant pour le coordinateur, mais aussi parce que cela lui donnerait un grand coup à la fierté de se dire que son meilleur ami a moins de potentiel intellectuel que des poissons en tutus. Quand même.

Mais ce n'est pas le moment de penser à tout cela, il pourra essayer d'en parler avec lui plus tard. Pour le moment l'essentiel est de s'enfuir et c'est dans ce but premier que la blague a été énoncée. L'écuyer termine d'aider les deux femmes à passer par le trou qui a été créé dans les barreaux avant de suivre le groupe en s'enfuyant à toute jambes. Par réflexe, comme il est tout de même apeuré par la situation et reste très inquiet pour moi, même si on ne m'a visiblement rien fait, il courre le plus vite qu'il peut pour rencontrer ma main et l'empoigner avant de poursuivre la course. Je me retrouve entraînée par un rythme plus rapide que le mien qui est le sien et tente de m'y tenir du mieux que je peux. Mes jambes me font mal et je manque de tomber plusieurs fois, mais à chaque fois il ralenti un peu, soucieux que je sois capable de le suivre et me demande également si je vais bien. La course s'arrête bientôt car le chevalier nous ordonne un stop qui semble faire obéir immédiatement nos jambes plutôt que nos esprits. Raven est surpris par son propre arrêt car il a senti ses jambes se raidir avant qu'une quelconque information arrive à son cerveau et qu'il décide si, oui ou non, il est d'accord pour suivre cet ordre. Il lance un regard impressionné à Akichi et se dit que, quand même, les pouvoirs de chevaliers c'est quelque chose de vraiment chouette et qu'il aurait bien aimé en être un aussi. Peut-être que plus tard ils pourront échanger ? Qui sait. Pour le moment, il faut se débarrasser du problème qui se dresse devant eux : un bataillon de poissons eux aussi armés de pistolets.

L'écuyer cherche s'il lui reste des armes, mais à part les étrangler avec ses cheveux trop longs, il ne sait pas ce qu'il pourrait faire. Et il abandonne vite l'idée parce qu'il se dit que, de toute façon, des poissons ça glisse alors il ne pourra pas leur faire grand chose et puis d'abord, où est leur cou pour les étrangler ? Il n'est pas certain de pouvoir répondre à cette question. Son attention se reporte ensuite sur l'homme à la chevelure blanche qui l'interpelle pour avoir son attention. Au départ, le scientifique peine à comprendre ce qu'il tient entre ses doigts, mais ensuite il reconnaît ses élastiques... Qui sont beaucoup trop grands et élastiques pour être ceux qu'il avait vraiment dans les cheveux. Il se permet une hypothèse : « Peut-être qu'ils sont à taille adaptable ? », ce qui serait chouette car lui, même s'il a commencé à apprendre comment se faire sa queue de cheval tout seul, a quand même du mal à gérer avec l'épaisseur de ses cheveux. Mais Raven n'a pas e temps de continuer à argumenter sur cette théorie car Kiki s'écrie quelque chose avant de s'élancer vers les ennemis. Il envoie vers eux, à la manière d'un lasso, l'élastique désormais étendu que je lui ai donné et les ligote. « Bien joué Kiki ! »

Nous nous remettons ensuite à courir maintenant que la voie est libre, mais nous entendons bien vite nos poursuivants qui nous rattrapent. Raven se demande comment ils peuvent aller aussi vite alors qu'ils n'ont que des nageoires, mais le sol peu adaptés aux pieds humain explique peut-être cela : il doit être adapté pour les poissons. Le chevalier s'exclama quelque chose et l'écuyer n'y prête au départ pas grande attention car, dans la bouche de cet homme, cela pouvait très bien être pour critiquer les murs que ne lui convenaient pas, et donc que cela n'avait rien de constructif pour les aider à se sortir de cette situation. « Kiki, il faudrait plutôt trouver une solution pour... », l'homme se coupe en plein milieu de sa phrase car il vient de tourner les yeux vers son ami et le voit agiter des serviettes flashy en direction de leurs opposants. « Mais qu'est-ce que tu fais ? »

Alors qu'il pose cette question, le dresseur entend une mélodie s'élever dans les airs. Une mélodie qu'il connaît et dont il se souvient qu'il l'a déjà chantée dans le désert quand il était en compagnie de Elimona, dans l'espoir que quelqu'un le retrouve quand il était complètement enfoncé dans le sable avec seulement la tête qui ressortait. Faire tourner les serviettes, cette chanson qu'il connaît. Du coup, tout Raven qu'il est, il ne peut pas s'empêcher de se mettre à sautiller et de chanter en accompagnant la musique dont il ne se rend pas vraiment compte qu'elle semble venir tout droit de la serviette que Akichi est en train de faire tourner justement. Personnellement, je suis assez surprise : être chevalier donnerait il également le pouvoir d'invoquer les musiques par les objets qui leur correspondent ? C'est assez impressionnant, même si je déplore que se soit tombé sur une serviette.

Mais le plus étonnant reste la réaction des poursuivants à cette chanson. Eux qui arrivaient à pleine vitesse vers nous depuis l'autre bout du couloir se font de plus en plus lents et commencent à dodeliner de la tête. A quelques mètres de nous, ils sont devenus complètement statiques et se mettent à tourner sur eux-même au rythme de la musique. C'est lorsqu'il voit ça que Raven remet les pieds sur terre et murmure à son compagnon : « Je crois que ça les hypnotise ! Ce qu'on va faire, c'est que tu vas marcher à reculons en continuant de faire tourner la serviette jusqu'à ce qu'on soit assez loin, il pointe l'autre bout du couloir : Il y a une porte là-bas, peut-être qu'il sera possible de la bloquer de l'autre côté et nous serons sauvés ! »

L'homme attrape son camarade chevalier par un bout de son manteau et commence à le tirer doucement vers l'arrière. Il fait signe à Miné et à moi-même de nous en aller là-bas. « Mais n'entrez pas, on ne sait pas ce qu'il y a de l'autre côté ! » Une dizaine de minutes plus tard, les poissons sont toujours hypnotisés et nous sommes arrivés à la porte. Raven se dit que Akichi doit avoir mal au poignet à force. « Encore un petit peu Kiki, on y est presque. » Le scientifique pousse sur la porte en bois à deux mains et laisse ses compagnons passer dans la nouvelle pièce.

Cette dernière est ronde et le toit est en forme de coupole. Les murs semblent fait d'une sorte de chaire parsemée d'écailles de diverses couleur. A certains endroits et de manière régulière, des colonnes s'élèvent en serpentant le long des murs dont la couleur ne semble pas fixe : elle passe du violet au vert avec des pointes de bleu, comme si la lumière passait avec diverses intensités et divers angles sur la surface de poissons. Ces colonnes sont gravées de motifs aquatiques avec des algues qui serpentent tout le long. Le sol est plus dur que dans le couloir et semble être une mosaïque d'écaille représentant des figures inconnues au scientifique, mais qui directement lui paraissent sacrées par la mise en scène et le fait qu'il y ait des couronne et des auréoles au dessus de la tête de plusieurs. Certains poissons représentés sont également pourvus d'ailes. Il n'y a que peu de lumière jusqu'à ce qu'une ouverture se fasse pile au milieu de la coupole. Cela permet d'éclairer toute la salle et en même temps de révéler des peintures du même style que la mosaïque au sol recouvrant tout le plafond. Raven est impressionné par la beauté du lieu, même si l'ensemble reste complètement surnaturel et qu'ils sont toujours chez l'ennemi. Cependant il n'oublie pas de fermer la porte et heureusement elle peut être bloqué par une planche en bois coulissante. Ceci fait, il se tourne vers son compagnon : « C'est bon Kiki, tu peux arrêter. »

Une fois que ces paroles sont prononcées et qu'il se retourne vers le centre de la salle, Raven remarque une sorte de bouton placé en plein milieu. C'est un gros morceau de mosaïque qui ressort, mais il est pris de la furieuse envie d'appuyer dessus. Je le vois s'avancer et tente de l'arrêter : « Attend Raven on ne sait pas ce que c'est ! », mais c'est trop tard ! Lorsqu'il tourne la tête vers moi en se demandant ce que je viens de dire, il a déjà posé son pied dessus.

Le sol se met à trembler, mais la pièce ne s'effondre pas. Une moitié du sol de la salle commence à se soulever en un escalier sur quelques marches avant de laisser apparaître un espace surélevé où se dessine une figure mi-humaine mi-poisson. Comme une sirène, sauf que c'est clairement un homme. Il n'a pas les coquillages sur la poitrine pour cacher ses seins, donc Raven en est certain. « Qui êtes-vous ? »

« Je suis... Le poisson. Le roi poisson. C'est moi qui dirige ce château vivant dans lequel vous vous trouvez. C'est moi qui dirige cette demeure que vous avez saccagé et souillée par votre présence ! Et c'est moi qui vous détruirais ! »



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Eleveur Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô
Dim 23 Aoû 2015 - 22:38
Oui, il était possible et même très probable que les élastiques de Nevar soient à « taille adaptable », car de banals chouchous, ils s'étaient quand même changés en une boucle suffisamment longue pour servir de lasso – ce qui ne pouvait que les faire qualifier d'« adaptable », sauf si l'on supposait que quelqu'un avait échangé ce que je tenais en main avec autre chose assez vite pour que je ne m'en rende pas compte, hypothèse cette fois hautement improbable. Mais si les élastiques, par définition, étaient de taille adaptable, je n'en avais jamais croisés qui l'étaient autant que cela malgré toutes les heures que j'avais passées dans des boutiques de matériel de couture. Cela me rendit donc un peu perplexe. Je n'eus pas le temps d'y réfléchir, cependant, car ces élastiques venaient de nous sauver de l'attaque des poissons armés... alors c'était sans doute leur magnifique couleur rouge d'Andrinople, ou bien mes talents de chevalier conjugués à mes dons naturels qui avaient joués sur les chouchous pour les doter de telles capacités ! « Bien joué Kiki ! » J'étais ravi que Nevar le reconnaisse, surtout devant Miné – même si je tiquai à nouveau sur le curieux sobriquet. « Kiki », il m'appelait comme cela depuis le début de cette journée et j'avais vite fait de ne plus le remarquer, mais à présent... C'était peut-être parce que j'étais avec Miné que je me rendais compte de la bizarrerie de ce nom... et c'était vrai que je l'appelais « Nevar », aussi – mais... Ne s'appelait-il pas ainsi ?
Vraiment, ce n'était pas le moment d'y réfléchir, déjà que ce genre de réflexions auraient été ennuyeuses en temps normal. Parce que je réfléchissais, je m'étais immobilisé, et Nevar et les autres eurent vite fait de se remettre à courir, me rappelant que je devais le faire aussi. On ne sera jamais à court de preuves indiquant combien il peut être malvenu de réfléchir !

Mais il y eut ensuite les serviettes. Des serviettes d'un rose fuschia constellé de pois blancs, même pas un blanc pur, cela aurait encore pu être convenable, mais d'un blanc un peu cassé, presque ivoire... Des serviettes de table de cette couleur dans ce couloir sombre et malsain, recouvert d'écailles, je ne pouvais pas manquer de les relever. Mais alors que j'en saisissais une avec désapprobation... ma main – une main de Chevalier, une main d'Akichi Sôma, je ne pouvais donc que lui faire confiance, car ces deux titres impliquaient qu'elle faisait de bons choix – ma main, sans que je ne le lui eus ordonné et sans que je ne comprenne pourquoi, se mit soudain à faire tourner la serviette. Et une chanson se mit alors à résonner. Et... à Nevar de danser et d'accompagner à voix haute les paroles, alors même que les poissons fonçaient vers nous pour nous rattraper. « Nevar ! » je m'écrie brusquement, car il faut qu'il arrête, et une panique subite s'empare de moi en l'espace d'une seconde tandis que je regarde mon ami – par-dessus le malaise qui m'a déjà pris quand j'ai vu les yeux effarés de Miné et de Katarina, de Miné rivés sur moi, car je n'aurais pas dû me saisir de cette serviette et je ne dois vraiment pas paraître digne en la faisant tourner comme cela – Nevar va se faire capturer !
Sauf que... une nouvelle fois, tout ne se passa pas comme je l'avais imaginé. Ou plutôt, une fois de plus, les événements démontrèrent que j'avais agi de la meilleure des manières et que j'étais décidément un génie. En effet, réagissant à la chanson, nos disgracieux poursuivants se mirent à ralentir en parvenant jusqu'à nous, jusqu'à se mettre à tourner sur eux-mêmes sans plus avancer, comme des poissons sur un grill mais vu à la vertical. Nevar me murmura que cela semblait les hypnotiser. « N'est-ce pas ? Je savais que cela fonctionnerait ! » m'exclamai-je, rayonnant, à l'adresse de Miné : je n'avais plus honte du tout et j'étais au contraire enchanté qu'elle voie le bien que j'avais fait, sans cerner le besoin de Nevar de parler à voix basse. Mais la suite de ce qu'il me dit me figea sur place. « Ce qu'on va faire, c'est que tu vas marcher à reculons en continuant de faire tourner la serviette jusqu'à ce qu'on soit assez loin. » Je vis la porte qu'il indiquait, mais le reste de ses propos me fit immédiatement m'insurger. « Quoi ? Et pour quelle raison devrait-on faire cela ? Je n'ai aucun ordre à recevoir de ta part, et je ne vais en aucun cas me déplacer à reculons en continuant de faire tourner cette ridicule serviette ! » Je lâchai le tissu d'un geste rageur et le laissai tomber au sol. Mais alors même que j'avais cessé de faire tourner la serviette, les poissons, devant nous... s'étaient peu à peu remis à bouger.
En hâte, je me ressaisis du carré de tissu rose et me remis à le faire tourner sur lui-même, de toute la force de mon poignet. La musique, dont l'ardeur avait diminué, reprit de plus belle. Je sentis que Nevar attrapait mon manteau et me tirait en arrière. « Lâche-moi ! » m'exclamai-je en me dégageant ; mais j'étais condamné, comme le fredonnaient bêtement les paroles de cette stupide chanson, à faire tourner la serviette si je ne voulais pas que les poissons nous attaquent. Et je ne le voulais pas, et je ne devais pas les laisser faire, c'était mon rôle de chevalier. « C'est bien pour vous que je fais ça », grommelai-je, assez fort néanmoins pour que Miné et Katarina qui avaient rejoint la porte m'entendent. Et cette porte était loin, en plus ! C'était long ! Pourquoi d'autres ne s'occupaient-ils pas de faire tourner cette serviette à ma place ? Mais je ne pourrais le dire sans donner l'impression de vouloir me décharger de mon devoir de chevalier. « J'admire l'aide que tu m'apportes, mon cher écuyer Nevar ! » lançai-je tout de même après plusieurs minutes, quand mon poignet commençait à... bon, fatiguer, et que j'étais vraiment excédé. « Mais sans doute la tâche de nous sauver des nageoires de nos poursuivants ne peut-elle incomber qu'à celui d'entre nous qui est le chevalier ! » J'étais peut-être énervé et j'avais l'impression de parler tout seul par-dessus la musique, mais pour rien au monde je n'aurais dit clairement que je ne voulais plus faire ce en quoi consistait mon devoir. Miné me proposa quand même de prendre ma place, mais je refusai expressément.

Et enfin, j'atteignis la porte. Lâchant sans regrets la serviette, je m'engouffrai avec les autres dans une nouvelle pièce, ronde et au plafond haut, comme une sorte de lieu sacré. « Toujours ces écailles. » « On aurait peut-être dû leur coudre une robe dans ce style, à la place de leurs tutus, pour les calmer », suggéra Miné. « S'ils nous avaient laissé le temps de leur parler. » Le sol était orné d'une mosaïque et divers motifs, dont des poissons ailés : un autre type de Pokémon ? L'idée de tenues à écailles me faisait froncer le nez, mais la vérité était que de ces murs aux couleurs irisées transparaissait une certaine beauté. Nous avions enfin un moment de répit... qui dura jusqu'à ce que Nevar pose le pied sur une dalle dépassant des autres. Laquelle s'affaissa, comme un bouton.
Et la salle se dota alors d'un escalier et d'un trône sur lequel était assise une... créature... qui avait tout de l'homme jusqu'à la taille, tout du poisson à partir de là. Autant dire qu'il ne ressemblait vraiment à aucun des deux.

Devant nos mines stupéfaites, l'être hybride qui se dressait devant nous et bombait le torse avec fierté, nu mais les poignets cerclés de lourds bracelets d'or, se présenta comme était un roi poisson, maître de ces lieux ; et d'une voix grave mais forte, qui résonna dans toute la pièce et aurait fait trembler les murs (je suis sûr qu'ils tremblèrent parce que moi-même, un chevalier, j'eus un mouvement de recul), il annonça qu'il nous détruirait.
Il avait presque crié ces derniers mots en se levant de son trône, debout sur sa queue de poisson bleu-verdâtre. En haut de son escalier et en position de force, il était imposant, et je sentis la main de Miné se glisser dans la mienne ; cependant, après quelques secondes de silence durant lesquelles nous le dévisageâmes tous en attendant la suite, je ne pus que le trouver ridicule. Avec sa queue à écailles qui le faisait se tenir debout il était tout simplement grotesque ! La nature lui avait épargné les yeux globuleux des poissons et leur bouche constamment ouverte sur le vide, mais ce n'était pas un bel homme pour autant, de ce que je voyais par l'espèce de contre-jour dans lequel il se tenait (y avait-il des lampes derrière lui, pour qu'il semble émaner de son trône cette lumière ?), quelques écailles étaient disséminées un peu partout sur sa peau blanche, comme s'il avait des boutons, et jamais je n'aurais voulu être à sa place. Il ne ressemblait tout simplement à rien – sinon à lui-même, mais lui-même n'était pas un bel être, contrairement à moi ! Et que voulait-il dire par le fait que nous ayons « souillé » sa demeure ? « Saccager »... Oui, cela, nous ne pouvions pas le nier, Nevar lui avait installé un ravissant balcon à coup de triangle, alors s'il n'aimait pas avoir vue sur l'extérieur, nous pouvions accepter sa réplique. Mais pour le reste ! En plus de cela, il nous menaçait ? Lui, nous détruire ? Par ses paroles, il nous avait impressionnés. Mais il suffit que le silence dure un peu pour que je sente tout l'effet de son intimidation s'évanouir, et je ne pouvais accepter ses dires, alors je m'avançai d'un pas. Et d'une voix toute aussi forte que la sienne, je répliquai avec colère :

Nous détruire ? Nous ne nous laisserons jamais détruire par une créature aussi laide que vous ! Vous dites être un poisson mais vous n'en êtes même pas un, vous n'êtes qu'une espèce de sirène, et une sirène homme qui vit hors de l'eau, cela n'a aucun sens, ce n'est pas une sirène ! Vous êtes absolument laid et grotesque, et tout dans ce château, qui n'est même pas un château, est grotesque. En plus, je n'ai jamais entendu parle d'un roi qui soit mi-homme mi-poisson, alors vous ne pouvez pas en être un ! Moi, en revanche, je suis le Chevalier Grandiloquent Kiki ! Voici l'Écuyer-Troubadour Nevar ! Et avec nous sont les deux princesses que vos hideux sbires ont odieusement capturées ! Mais nous ne souillons pas ces lieux insensés de notre présence, nous les en honorons, au contraire !

Je trouvais ma tirade flamboyante, mais l'homme-poisson ne devait pas être de cet avis car il éclata de rire. Selon moi, il était plutôt un lâche hypocrite.

Honorez ? Vous, pauvres vermisseaux terrestres malheureux ? Honorez ma demeure ! Et vous me dites que je suis laid, alors que vous vous êtes vus, pauvres gueux montés sur deux jambes et à la peau flasque ? D'autant qu'en plus d'être des intrus et des saccageurs, vous êtes aussi des voleurs ! Il conclut en me fusillant du regard et je me sentis frémir. Il était vrai que je portais un manteau emprunté dans les cuisines du vaisseau, qui couvrait à peine le haut de l'horrible tunique de jute qui me tenait lieu de vêtement et qui avait été troué par le pistolet de l'un des poissons – inutile de me rappeler qu'accoutré comme cela, je ne devais guère être reluisant. Avec cette tenue brunâtre et le manteau blanc par-dessus, mes cheveux magnifiques toujours lâchés au vent, je réalisai subitement que je devais même avoir l'air d'une espèce d'épouvantail, plus encore que si je m'étais contenté de cette tenue de paysan... Mais loin de moi ces divagations ! Il fallait sauver les apparences, le manteau était beau et si on le fermait, j'étais au moins présentable jusqu'aux cuisses ! J'en avais assez que l'on me rappelle que j'étais habillé ainsi, surtout alors que Nevar portait une ravissante robe !
Tout ça, c'est de la faute de ce satané ciel ! m'écriai-je. Et ce sont vos propres sbires qui ont troué ce superbe manteau triple épaisseur, que je n'avais emprunté que par besoin – d'autant plus qu'il était sur un porte-manteau et que personne ne me l'a réclamé ! Vous-mêmes êtes nu et laid, ce n'est pas une créature comme vous qui allez nous détruire !
Les poissons vivent nus. Et vous les affublez d'abominables tutus, semblables à celui que porte votre ami aux cheveux d'ananas !
Si vous parlez de Nevar, il ne porte pas un tutu mais une jupe bouffante, et ses cheveux ne sont pas faits en ananas ! Vous n'êtes pas un poisson, et vous êtes trop laid pour vous promener nu !
Laissons cela, décréta soudain l'homme-poisson d'une voix plus grave et plus forte encore qu'elle ne l'avait été jusqu'à présent, se dressant pour paraître encore plus grand qu'il ne le semblait déjà. Je n'ai nul besoin de vêtements pour être respecté. Car... je suis un POISSON au corps d'HOMME qui vit dans les AIRS ! Moi, le roi Philibert-Rodriguez IIIème du nom, poisson volant parmi les poissons volants je suis TOUT-PUISSANT !! À moi, mes fils !

Et soudainement, sous nos yeux effarés, l'hybride au nom curieux s'éleva dans les airs au-dessus de son trône, les bras levés, éclatant d'un rire profond ; et un étrange tremblement se mit à venir d'en dessous du sol, et la mosaïque qui couvrait se dernier commença à se fissurer. Je reculai pour rejoindre Nevar, Miné et Katarina restés un peu en arrière, ne sachant ce qui allait se passer ; les petits poissons volants qui ornaient le sol semblaient en train de se soulever... « Nevar ! Tu as encore une arme ? Tu sais quoi faire ? » J'avais montré de l'assurance face à l'homme-poisson, mais en réalité, je n'avais rien sur moi, pas un objet rouge d'Andrinople, pas une arme, rien ! « Pourquoi n'ai-je toujours pas d'épée si je suis un chevalier ! » m'écriai-je par dépit, formulant la question que j'avais en tête depuis le début de l'aventure. Car j'en connaissais, des chevaliers, j'en avais vu dans des livres ou à la télé, et tous possédaient des armes pour se battre ! Le tremblement s'amplifiait, tout allait-il être détruit ? Il allait surgir des choses, d'une seconde à l'autre, il fallait faire quelque chose...
Et puis, la porte de la pièce où nous étions s'ouvrit soudain. Peut-être nos poursuivants de tout à l'heure allaient-ils surgir ? Mais ce que je vis tout d'abord, ce fut un éclat blanc qui volait vers nous, un éclat familier – et qui n'était pas seul. Et ce que j'entendis, par dessus le tremblement, ce fut une voix aiguë qui disait :

« Me voilà donc ! Preux chevaliers,
Ne perdez espoir ni courage,
Non ! Car nous allons vous aider ! »


Cécilia.



~ abl pension ~ solo ~ duo ~ duo ~ trio ~ duo pension ~ merveilleuses aventures ! ~
(ava & signa Elisa - DC Ada Freimann, Edel Aubier & Kestrel Manori)
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Dresseur Alola

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Région : Alola
Dim 18 Oct 2015 - 12:12
Si Raven est certain de ne pas être lui-même un poisson, il n'est pas persuadé, suite aux paroles du dit "roi", qu'il n'est pas en train d'afficher une expression faciale qui pourrait ressembler à celle d'un poisson perplexe. C'est à dire qu'il ne s'attendait pas du tout à une créature avec cette apparence pour être le maître des lieux ; il pensait que c'était le poisson géant, pas un homme à moitié nu et à moitié sardine dans une salle bizarre où il ne semble même pas d'avoir d'issue de secours. Le fait que cette créature annonce vouloir nous détruire n'était même certainement arrivée au cerveau du scientifique qui, lui, en était toujours à jauger l'apparence de la créature. Il se demandait si avoir une queue comme ça sur commande pourrait lui permettre d'apprendre à nager correctement, ce qui aurait été intéressant. Mais dans le même temps il possédait déjà des couettes capables de se comporter en hélicoptère, pour peu qu'il possédait des élastiques, ce qui n'était plus le cas désormais, alors il avait l'impression de trop en demander. En demander à qui ? Au ciel-narrateur ; car il avait le sentiment que c'était lui plus que ce soit-disant roi poisson qui régissait ce monde étrange dans lequel il se trouvait avec Akichi. Sûrement que celui qui se tenait devant eux maintenant n'était qu'une sorte d'usurpateur ou toute autre personne désignée par un mot péjoratif du même genre.

Tandis que le brun se pose la question de si oui ou non il est pratique de nager avec une queue de sirène, son compagnon Kiki prend la parole de manière grandiloquente, comme le désigne son qualificatif de chevalier grandiloquent, même si Raven s'est parfois demandé ce qui le justifiait au vu de ses actions et son comportement depuis le début de cette histoire. Et suite à cette tirade qui glorifiait leur petit groupe au détriment de la prétendue royauté de l'espèce de sirène, le scientifique senti le rouge lui monter aux joues. Il était assez content que Kiki l'ait présenté avec une telle importance dans son discours puisqu'il avait pris un autre ton pour prononcer leurs deux noms et leurs titres. « Kiki... », il ne peut pas s'empêcher de prononcer son surnom avec émotion car il est ému que son compagnon l'ait mis au même niveau que lui dans ses paroles ; il a l'impression que c'est un événement rare qui ne risque pas de se reproduire de sitôt.

Les deux protagonistes s'engagent ensuite dans une joute verbale qui fait rougir Raven. Ceci à cause du moment où ils se mettent à parler de la jupe qu'il est condamné à porter. Il se retrouve à serrer les jambes comme une pucelles et mettre les mains à l'avant de ses cuisses, dans une tentative misérable de cacher son accoutrement. Le rouge lui monte encore plus aux joues lorsqu'il se rend enfin compte que je suis ici et que je peux le voir habillé ainsi. Je le vois lancer un regarde de mi-détresse, mi-honte vers avec un sourire extrêmement forcé qui ne va pas du tout avec les larmes de nervosité qui se forme aux coins de ses yeux. Pendant que les deux autres hommes sont en train de parler, je m'avance donc vers lui et pose une main sur son épaule dans le but de le rassurer. Je ne sais pas trop quoi dire, mais je sais qu'il faut que je lui redonne confiance en lui malgré son apparence. « Ne t'inquiète pas pour ça Raven. Tu te souviens la fois où tu avais pris un de mes soutien-gorge dans l'annexe "pour voir comment ça faisait" ? C'était pire qu'une jupe, non ?, il hoche faiblement la tête même si visiblement repenser à ce moment le rend également honteux. Hé, c'est pas grave je te dis... Regarde, tu pourrais porter n'importe quoi, je t'aimerais quand même. »... Je ne suis vraiment pas douée pour réconforter les gens. Mais Raven n'est pas les gens. Immédiatement après mes dernières paroles, il retrouve un sourire jusqu'aux oreilles et me fait un signe avec le pouce vers le haut pour me montrer que ça va bien. Il dépose aussi un baiser sur ma joue avant de se redresser fièrement pour défier du regard le roi poisson en compagnie de Kiki.

« Je suis un POISSON au corps d'HOMME qui vit dans les AIRS ! Moi, le roi Philibert-Rodriguez IIIème du nom, poisson volant parmi les poissons volants je suis TOUT-PUISSANT !! ... Quoi ? Raven qui reprend la conversation en cours de route ne comprends pas du tout la pertinence des paroles du roi ici.
- Je ne vois pas du tout ce que le fait de voler vient faire là-dedans... Moi aussi j'ai volé tout à l'heure et j'en ai pas fait toute une histoire, j'ai même eu peur plutôt ! Franchement si votre fierté c'est de vous faire à vous-même le même effet que sur des montagnes russes affreuses, c'est très bien pour vous, mais je vois pas en quoi c'est pertinent dans un combat. A moins que votre attaque se soit de nous vomir dessus, mais si c'est possible je préférerais que non parce que c'est quand même dégoûtant ; pas vrai Kiki ? »

Raven n'a cependant pas le temps d'attendre une réponse car sur ces mots le roi s'élève, comme il vient de l'annoncer, permettant au sol de se fissurer et les poissons représentés dans la mosaïques de s'élever. « Iiiik ! C'est quoi ça ? Il a des alliés aussi nombreux ? Mais c'est de la triche ! » En voyant les renforts arriver auprès du roi poisson, le compagnon de Raven le sollicite en lui demandant s'il lui reste une arme. Raven réfléchit et à part son triangle... Non, il ne lui reste plus rien du tout. Et le triangle est sûrement trop risqué dans cette situation : ils risquaient de se faire ensevelis sous les graves ou tout simplement d'être blessés à cause de l'explosion en elle-même. Maintenant que Miné et moi étions là, nous ne pouvions pas nous permettre ce genre de fantaisies.

Alors que l'écuyer cherche un moyen de se sortir de cette situation, une vois familière s'élève dans les airs et il la reconnait tout de suite à cause de sa manière complètement étrange de parler. En rimes et tout et tout. C'est le togetic de Akichi qui est apparut à nouveau, transportant avec elle une étrange lumière tournoyant autour d'elle. Je me demande ce que c'était tandis qu'elle se met à voler en cercles au dessus de notre tête. Son sourire et son petit rire cristallin résonnent dans toute la pièce, couvrant les gargouillement qui sortent de la bouche des poissons en train de prendre vie. Ceux sortant de la mosaïques deviennent de plus en plus consistants et sûrement que bientôt ils seront en mesure d'attaquer. Raven commence à paniquer un peu. « Cécilia, c'est bien gentil de rigoler et de faire le petit ange gardien, mais si tu veux nous aider, fait vite s'il te plait ! »

Quelques secondes plus tard, la lumière qui tournoie autour d'elle se fait plus intense et commence à descendre dans notre direction. Elle a quelque chose de très doux et chaleureux ; Raven sent donc que quelque chose de bien va arriver. Et en effet, la lumière inonde la pièce jusqu'à la rendre complètement aveuglante avant de disparaître graduellement. Seulement, elle ne fait pas que disparaître : devant nous se trouvent désormais une série d'objets qui flottent, indiquant certainement qu'ils sont magiques, et qui se dirigent chacun vers la personne à qui ils doivent appartenir.

« UN PANTALON ! », cri du coeur de Raven lorsqu'il voit que l'un des objets qui se dirigent vers lui est un pantalon, tout ce qu'il y a de plus classique, mais un pantalon quand même. Ce dernier s'empresse de s'enfiler tout seul, comme par magie ; le scientifique se sentant soudainement très puissant et bien plus à l'aise que dans sa jupe. D'autres objets sont cependant présent. Devant l'écuyer se trouve également une drôle de harpe avec une étiquette sur laquelle il est marqué "bonus : pouvoir d'Assurancetourix" ; l'homme reconnaît aussitôt le nom du célèbre personnage de bande dessinée et son pouvoir de chant destructeur.

Du côté d'Akichi, c'est quelque chose de complètement classe et qui impose le respect, aux yeux de Raven, qui est apparut. Devant lui se tiennent une sublime armure dorée ressemblant à celle du plus grand des chevaliers ainsi qu'une épée qui a l'air complètement surpuissante ainsi qu'un casque cache-oreilles doré également... Sûrement pour palier au pouvoir d'Assurancetourix. Il remarque d'ailleurs qu'il y a aussi des casques en plus, sûrement pour Miné et moi-même.

Plein d'assurance, justement, le scientifique en herbe se dresse sur ses jambes désormais couvertes d'un magnifique pantalon et attrape la harpe. Il lance un air de défis aux différents poissons qui ont fini de se former et sont désormais prêts à attaquer. Ils ressemblent à des piranhas avec leurs grandes dents et leurs yeux globuleux qui n'inspirent pas confiance. Est-ce cela les fils du roi-poisson ?... Raven se demande quelle tête peut bien avoir leur mère. Et il est également triste qu'ils n'aient rien du tout d'humain, parce que c'est quand même bien triste pour eux : c'était la seule partie du roi poisson qui était un petit peu jolie. Et eux, pauvres fils, ressemblent à des magicarpes en pleine mutation pour devenir des relicanth génétiquement modifiés. Pauvres créatures, vraiment... Mais sûrement qu'ils seraient intéressant à étudier. Mais ce n'est pas le moment. Bref.

« Merci Cécilia ! Kiki, équipe-toi et mettez tous vos casques : je m'occupe de tous les petits poissons avec la harpe et toi Kiki tu vas battre le roi ! C'est toi le chevalier, c'est toi qui doit l'affronter !, il se tourne alors vers Phiilbert-Rodriguez : C'est nous qui allons vous détruire ! Et nous repartirons avec les princesses ! »

hrp:
 



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Eleveur Kantô

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Dim 10 Jan 2016 - 15:35
J'étais le Chevalier Grandiloquent Kiki. Quel que soit mon habillement, ma magnificence était sans limite, et l'éblouissante beauté de mon être et ma classe naturelle me conféraient sans aucun doute possible la suprématie complète sur l'être difforme qui nous faisait face. Je me voyais déjà, grâce à la joute oratoire dans laquelle le soit-disant roi et moi nous étions lancés, vainqueur de la terrible péripétie qui signerait sans doute la fin de nos malheurs. Mais la créature mit fin au au dialogue pour hurler qu'elle était le roi, avant de s'élever dans les airs... Il y eut aussi Nevar qui fit une remarque à propos de montagnes russes et de vomi, remarque qui ne parvint pas immédiatement à mon esprit et à laquelle je ne compris rien. « ...Comment ? » Ce n'était pas du tout de ma faute, c'était seulement qu'à ce moment-là, mon attention tout entière était concentrée sur autre chose, et Nevar avait vraiment le chic pour faire des commentaires qui tombaient comme un cheveu sur la soupe et n'avaient aucun sens ! Celui-ci eut au moins le mérite de rendre le souverain-poisson lui aussi muet une seconde. Mais le bâtiment se mit à trembler, les poissons en mosaïque commencèrent à se détacher des murs et du sol en bougeant comme s'ils prenaient vie... Si bien qu'à partir de cet instant-là, j'eus le sentiment que la situation m'échappait. Pourtant, jamais, je n'aurais dû perdre espoir. Car ce fut alors que, tel un miracle, Cécilia apparut, dans une éclatante blancheur. Semblable à un ange, elle vola jusqu'à nous entourée d'un halo lumineux, entité salvatrice, éblouissante de pureté et souriant d'un air heureux. Elle était ravissante. « Cécilia ! » m'écriai-je, soulagé, après qu'elle eut prononcé les trois vers dans lesquels elle annonçait qu'elle allait nous aider. Cécilia était revenue ! Quelle joie, songeais-je en échangeant avec Miné un regard de ferveur ! Mais elle avait parlé au pluriel ; ne cernant pas qui d'autre qu'elle aurait pu être là pour nous aider, je crus d'abord à un effet stylistique. Et pourtant... La lumière chaude qui entourait Cécilia emplit la pièce, faisant disparaître momentanément les poissons, le monstrueux monarque, le tremblement des murs et le découragement qui avait commencé à m'envahir avant son arrivée. Un très doux sentiment m'envahit. Et puis, la lumière s'éteignit peu à peu, mais devant nous se trouvaient désormais...

L'exclamation de Nevar me fit comprendre qu'il allait finalement se débarrasser de sa tenue de magical-girl pour enfiler ce qu'il réclamait à corps et à cris depuis le début de l'aventure – la robe rose lui allait si bien, pourtant. Décidément, entre les tissus disposés dans les couloirs, les discours que j'avais déclamés à l'attention du roi-poisson (tandis que lui-même défendait le fait qu'il soit nu alors sa laideur aurait dû sur-le-champ décider les législations de tous les pays à adopter l'interdiction aux sirènes masculines d'apparaître sans vêtements devant les êtres humains aussi beaux que moi, et même les êtres humains tout court), et les vêtements qui venaient à présent d'apparaître devant nous, j'allais finir par croire que ce vaisseau-poisson volant était en fait une boutique de mode. Mais mon regard était fixé sur la plus éblouissante des tenues que l'on aurait pu apporter à un chevalier, sur un costume sublime, unique, différent de tout ce que j'avais pu confectionner dans ma vie. « Une armure... » Elle ressemblait à celles de ces héros des cieux que nous voyions parfois à la télé, qui sauvaient la planète, l'univers ou je-ne-sais-quoi de très vaste et de doté d'un nom impressionnant, mais qui étaient certainement parmi les personnes les plus dignes de louanges du monde entier (qu'ils viennent de la télé ne faisait aucune différence !) Auprès du vêtement flottait une épée massive, tout aussi dorée que l'était l'armure. Moi, le chevalier, j'allais enfin posséder l'attribut essentiel à mon noble rang ! Le métal des objets devant moi renvoyait tant la lumière que c'en était presque aveuglant. L'épée comme l'armure semblaient des fragments de soleil. Elles étaient certainement surpuissantes ! Et elles m'étaient destinées... « Merci, mon amie ! » lançai-je avec gratitude à Cécilia qui s'était postée dans un coin de la pièce. J'avais recouvré ma confiance en moi – pourquoi l'avais-je perdue ? Du coin de l'œil, je voyais que Nevar, lui, avait reçu un élégant instrument de musique. J'échangeai un regard fier avec Miné et me débarrassai déjà de mon manteau. Mais comment enfiler cette armure ? Je l'examinais en hésitant quand je réalisai que les poissons autour de nous, auparavant ornements de murs, avaient fini de prendre forme : ils ressemblaient à présent à n'importe quel autre être vivant, à ceci près qu'ils ne ressemblaient en fait à rien, étant particulièrement monstrueux, et que je n'avais aucune envie que l'un d'eux s'approche de moi à moins de six mètres. Je n'eus pas le temps d'y penser plus car Nevar, son instrument de musique déjà en main, nous cria de nous équiper. Nevar avec une harpe, ça n'augurait rien de bon.

Qu'est-ce que tu comptes faire avec ta harpe, m'exclamai-je en réponse, tu crois que tu les occuperas en jouant une douce mélodie ? Je repensai immédiatement après aux catastrophes qu'il avait justement générées ce jour-ci en tentant de jouer de la musique, telles que costumisation du ciel et confection de balcon donnant sur vide, ce qui m'amena à imaginer chacun de ces poissons doté d'un mini-balcon, par exemple au niveau du ventre ; mais le roi homme-poisson, qui était resté immobile durant toute l'arrivée de Cécilia, s'approchait à nouveau, et la situation était trop urgente pour que nous puissions réfléchir. C'était exactement le genre de situations dans lesquelles il est vain de réfléchir ! Alors, j'attrapai les casques dorés qui flottaient à mi-hauteur dans l'air et les lançai d'un grand geste à Miné et Katarina. J'en gardai un à la main et le fixai d'un air sceptique : à quoi bon un cache-oreille ? Me prenait-on pour quelqu'un de douillet ? Mais voilà que Nevar apostrophait « Philibert-Rodriguez III » – nom qui, soit dit en passant, ne lui allait vraiment pas – et que ce dernier répliquait par un énorme rire.
HA HA HA HA HA ! Pensez-vous vraiment pouvoir nous vaincre à l'aide de musique et d'une épingle à cheveux, minuscules asticots ? Épingle à cheveux ? Minuscules asticots ? Un sentiment de révolte s'empara de moi. Les battements de mon cœur se mirent à accélérer, mes sourcils se froncèrent et je répliquai d'une voix forte :
 Il ne fait aucun doute que nous vaincrons, erreur de la nature ! Alors, tous mes doutes envolés, je touchai l'armure d'or qui flottait toujours à hauteur de ma tête. Avant que je n'eus le temps de faire quoi que ce soit, elle s'enfilait d'elle-même, couvrant enfin la tunique de jute qui n'aurait pas même convenu à un paysan mais que j'avais été obligé de porter. Et je fus alors enveloppé de son aura lumineuse tandis qu'un profond sentiment de puissance envahissait mon corps.

Il réchauffa ma poitrine, renforça mes muscles, aiguisa ma vue et clarifia mon esprit, comme si je venais d'entrer à l'intérieur d'un sauna dont la chaleur me débarrassait de toutes les souillures pour ne laisser, propres et nettes, que les capacités les plus nobles et pures. Je me sentis investi d'une force surhumaine. Subitement, tout s'éclaira en moi ! L'inspiration coule à flots ! C'est la grâce divine ! Je sens que j'ai accès, que je peux percevoir... oui, mon esprit y est à présent sensible, elle est juste ici, derrière ce brouillard et toute cette lumière, par-delà la blancheur la plus pure et la plus infinie, j'en aperçois un fragment, je la touche du doigt... oui... LA VÉRITÉ S'OUVRE À MOI ! Enfin, je la découvre ! Quelle révélation !

Il n'y a rien de mieux pour aller avec le doré...

D'un geste ample, illuminé par tous les projecteurs de la gloire et de l'admiration que me voueront mes fidèles, je déchire la doublure rouge du manteau triple-épaisseur trouvé dans les cuisines...

...QUE LE ROUGE D'ANDRINOPLE !!!

Et je m'en couvre comme d'une cape, la fixant à mon col par deux croissants de métal qui y semblent destinés, avant d'empoigner mon épée.

Le roi-poisson volant, qui illustrait désormais son qualificatif, s'approchait de moi d'un air menaçant. Mais le fait de tenir une arme doublé de la puissance magique de mon armure rutilante m'emplissait d'assurance. « Ha ! » lançai-je en dressant mon épée, dardant un regard plein de défi sur le monstre. Ma position fit que le doré du métal, qui reflétait la lumière que laissaient passer deux petites fenêtres rondes placées sur les murs de la pièce, l'une de chaque côté, commença par l'éblouir. Mais un instant plus tard, il fit mine de se jeter sur moi, ses mains humaines parsemées de quelques écailles dégoûtantes tendues pour me frapper ; alors, je bondis sur lui en lui assénant un puissant coup de l'épée que je tenais des deux mains, dans un mouvement digne des plus grands super-héros-escrimeurs que comptaient les programmes télévisés du samedi matin.

Ou plutôt, ce fut ce que je voulus faire. Mais manier un morceau de métal de soixante-dix centimètres de long pour bien dix de large, sans compter la longueur et l'épaisseur de la poignée, était bien différent de maîtriser une aiguille à coudre ! La force que me conférait l'armure (ainsi que mes dons naturels) me permirent de soulever l'arme pour la diriger vers le roi avec élan, mais il esquiva juste avant que l'épée ne le touche et le coup le rata de peu. Je mis quelques instants à retrouver mon équilibre et regardai vivement autour de moi ; mais Nevar était occupé, aux prises avec les poissons de taille inférieure, et Miné, dont les yeux étaient rivés vers moi, arborait une expression intensément inquiète, les mains jointes et le casque sur la tête, bien loin de se moquer. À cet instant, un son musical retentit – Nevar – et je réalisai que j'avais laissé le dernier des cache-oreilles par terre. L'image de l'explosion qui avait fait un trou dans le mur me revint. Que l'on me prenne pour quelqu'un de douillet ou non, je n'avais aucune envie de finir troué, si bien que je me précipitai pour récupérer le couvre-chef et l'enfonçai sur ma tête – doré comme il était, il allait plutôt bien avec mon armure. Tous les sons se turent, mais je vis le visage du roi-poisson se déformer, comme en proie à une chose que je ne pouvais percevoir. Cependant, la musique ne devait avoir que peu d'effet sur lui car il se re-concentra vite sur moi. Il était vraiment énorme : même sa moitié humaine était particulièrement massive, ses mains deux fois plus grosses que les miennes, et le fait qu'il vole le rendait d'autant plus imposant. Mais j'étais le Chevalier Kiki. « Je suis le Chevalier Kiki », répétai-je à voix haute, n'entendant plus ma voix résonner que dans ma tête avec le cache-oreilles. Et je courus à nouveau vers le monstre, levant l'épée dans les airs pour lui infliger un coup de taille.

Cette fois, mon attaque atteignit son but. Je tranchai sa chair pâle, laissant sur son torse une longue estafilade, avant de retomber au sol, laissant un instant mon épée toucher terre tant elle était lourde à porter pour mes bras. Mais je recommençai de plus belle. « Tu ne nous détruiras pas ! » Subitement, le souverain des cieux fonça sur moi, sa grande bouche ouverte, et... mordit la plaque de mon armure située à l'épaule. Ses dents étonnamment pointues s'étaient enfoncées dans l'acier comme dans du beurre, mais elles n'avaient heureusement pas touché ma peau, et il s'éloigna avant que je ne riposte par un coup d'épée. « Va-t'en ! Monstruosité ! » criai-je d'une voix aiguë, horrifié. Je tentai encore de lui infliger un nouveau coup, mais il esquiva, avant de me frapper l'arrière de la tête de son poing énorme, m'envoyer tomber au sol à plusieurs mètres de l'endroit où je me trouvai. Je me relevai difficilement, pris d'un vertige. Mais alors que je me re-concentrais sur l'homme-poisson qui, une fois de plus, s'avançait vers moi, ses deux mains dressées...

...Miné surgit devant moi. Bondissant dans les airs, elle effectua un incroyable salto arrière doublé d'un coup de pied qu'elle expédia droit dans le menton du monstre. Retombant au sol, elle pirouetta en brandissant devant elle sa paire de lunettes à verres ronds dans laquelle la lumière des deux fenêtres se refléta, comme ç'avait été le cas sur mon épée ; mais cette fois, l'éclat se transforma en deux rayons jaunes qui filèrent sur les yeux de l'homme-monstre, lequel hurla. Une légère odeur de brûlé se fit sentir. Je retirai momentanément mon casque.

À moi, mes SUPER LUNETTES MAGIQUES ! s'écriait Miné. Je les ai trouvées dans la cage où l'on était enfermées !
Fantastique ! renchéris-je, subjugué.

Mais le roi-poisson avait mis fin à ses cris de souffrance. Il s'immobilisa et, à nouveau, il se mit à rire d'une voix caverneuse.

Ha ha ha... HA, HA, HA. Vous pensez avoir une chance contre moi... Mais je suis le maître de ce vaisseau. Je SUIS ce vaisseau. Vous n'avez aucune chance de vous en sortir !

Alors, il se mit à agiter sa queue de sirène en avant et en arrière, comme le font les poissons pour avancer dans l'eau, sauf que ce poisson-ci, lui, était debout et dans l'air. Et c'est alors que le sol, sur lequel nous nous tenions, tous, sauf lui... le sol se mit à onduler, comme agité de vagues. C'était comme si nous étions debout sur la mer et qu'une tempête commençait à se former. Et les vagues, suivant le rythme des mouvements qu'il imposait à son unique nageoire, lévitant au-dessus du sol, se faisaient de plus en plus fortes.

La queue ! Il faut trancher sa queue ! me cria Miné, tandis que nous cherchions, en vain, à garder l'équilibre.



~ abl pension ~ solo ~ duo ~ duo ~ trio ~ duo pension ~ merveilleuses aventures ! ~
(ava & signa Elisa - DC Ada Freimann, Edel Aubier & Kestrel Manori)
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Dresseur Alola

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Région : Alola
Ven 13 Mai 2016 - 15:22
Raven vient de sommer le reste du groupe d'enfiler les casques car il a bien reconnu la harpe d'une de ses bandes dessinées préférées. Et puis même s'il n'avait pas reconnu la harpe, puisque tous les instruments de musiques découverts jusqu'ici avaient eu des effets surprenants et souvent grandioses. Et si la harpe était en fait une créatrice d'immeubles ? Ca doit faire beaucoup de bruit la construction spontanée d'un immeuble. Et d'accord cette idée est complètement absurde, mais dans un monde pareil et après avoir réussi à avoir un triangle qui fait exploser des murs et construit des balcons, il est difficile de s'étonner encore de quoi que se soit et de ne pas envisager le plus farfelu.

Le scientifique-écuyer en herbe n'écoute que d'une oreille ce qu'il se passe du côté de son compagnon aux cheveux blancs car il est assaillit d'un nouveau problème : les poissons. Enfin ce n'est pas réellement nouveau, mais ils sont sortis de l'espèce d'état que l'on voit dans les dessins animés où le gentil est en train de faire son discours et les méchants ne font rien alors qu'ils pourraient l'avoir facilement en l'attaquant directement. Je me souviens qu'un jour Raven avait pointé l'idiotie de la chose en me disant que le gentil pourrait être en train de danser en slip que les méchants ne feraient rien et que ce n'était pas comme ça que ça marche le monde. J'avais retenu cette remarque car c'était un des rares moments où il avait fait preuve de non-sens. C'est donc sans vérifier si tout le monde portait son casque car il n'en a pas le temps qu'il pince les cordes de son instrument et fait retentir dans toute la salle un son indescriptible qui fait trembler les murs. Ou peut-être est-ce seulement la boite crânienne du musicien qui bouge dans tous les sens car les casques ne sont pas assez puissants pour lui protéger les oreilles. Il ne sait pas trop, mais ce qu'il sait cependant c'est que cela a un effet sur les poissons. Ces derniers semblent subir une immense onde de choc qui leur fait se hérisser les nageoires et tomber toutes leurs dents. Ce que Raven retient surtout c'est le fait qu'ils n'ont désormais plus de dents. Comment est-ce que des poissons peuvent attaquer quoi que se soit s'ils ne peuvent pas mordre ? Se sentant victorieux, l'écuyer laisse un peu retomber le stress et baisse sa garde.

Grave erreur ! Dans les seconds qui suivent il se retrouve assaillit par des dizaines de poissons qui, s'ils n'ont plus de dents, peuvent tout de même l'agripper comme des sortes de ventouses. Ils n'en sont pas vraiment car s'il bouge il n'a pas de mal à les enlever, mais c'est tout de même très encombrant et, s'il ne fait rien très vite, il va rapidement se retrouver complètement couvert de poissons qui risquent de l'étouffer et le rendre inapte au combat. Pourtant il doit se battre ! Il doit soutenir le chevalier car son corps entier n'est pas assez grand pour accueillir tous les poissons qui forcément se tourneront ensuite vers son compagnon ou vers les princesses ! Et cela n'est absolument pas acceptable !

Raven tente de se ressaisir, mais ne peut déjà presque plus bouger. Il a toujours sa harpe dans la main et se maudit de ne plus pouvoir rassembler ses bras pur tenter de faire du bruit avec, les poissons faisant bien attention à ne pas toucher les cordes. La seule idée qui lui vient est donc de laisser tomber lourdement au sol pour tenter de faire résonner l'instrument lorsque lui aussi touchera le pavé. Il exécute donc son plan, mais cela n'a pas l'effet attendu. Plutôt que d'éloigner les poissons, le « BONK » provoqué par la structure de l'instrument se contente se faire un trou dans le sol juste à côté de l'écuyer. Un échec, donc et ce dernier ne sait plus quoi faire désormais. C'est alors qu'une voix salvatrice s'élève depuis le trou : « Mais ça va pas la têêêêêêêêêête ?! Vous venez de mettre plein de gravats sur la tombe de Michel ! »

… La tombe de Michel ? Oh... Lorsque Raven réalise qui se trouve là dessous, il ne trouve plus vraiment que c'est une voix salvatrice. Encore moins lorsqu'il voit le visage énervé de son crapustule apparaître lorsque cette dernière se faufile dans la salle du combat final par le trou dans le sol qu'il vient de faire. « Qu'est-ce que c'est que ce bazar ? Je ne veux pas de tumulte au dessus de la tombe de feu Michel mon chéri poutresque ! C'est ces stupides poissons les responsables ?, Raven a peur alors il fait oui de la tête. Et bah je vais leur apprendre la vie moi ! » Le crapaud prend alors une énorme inspiration et envoie sa meilleure attaque mégaphone en direction de son dresseur et du reste des poissons. L'écuyer, très heureux de porter son casque, voit les poissons se faire éjecter au loin et entrer en collision avec le mur à pleine vitesse. Ils tombent tous, ou presque, inconscients à terre. Ceux qui bougent encore se réunissent dans un coin en tremblotant : ils ne sont plus des menaces.

« Merci Crapustule !
- Je l'ai pas fait pour toi, je l'ai fait pour mon pauvre Michou..., le pokémon se retourne alors et réalise ce qu'il se passe de l'autre côté de la pièce. Exaspérée, elle hurle : C'est quoi ce bordel ENCORE au dessus de la tombe de Micheeeeeeeel ?! »

Lorsque Raven reporte lui aussi son attention sur le combat qu'est en train de livrer son compagnon Kiki, il voit Miné en train d'envoyer des lasers par ses lunettes pile dans les yeux du roi poisson qui est en train de hurler. Elle annonce des lunettes magiques, ce que l'écuyer trouve complètement classe. Il réfléchit cependant plus à comment s'intégrer dans le combat maintenant qu'il as terminé le sien , mais surtout le faire efficacement et sans gêner.

Cependant il n'a pas le temps d'y penser longtemps car le roi poisson se ressaisit et commence à faire trembler le sol comme s'il s'agissait de vague. Le temps que le scientifique analyse la situation, sa crapustule est déjà en train d'hurler en invoquant le nom de la poutre qui dort juste en dessous. Tenant difficilement debout, l'homme ignora son pokémon pour rejoindre ses compagnons, trébuchant plusieurs fois sur le chemin. En colère il lança à l'attention de leur ennemi commun : « Et puis quoi ? Tu crois que tu vas nous battre en nous faisant marcher sur un sol mou ?! », parce que c'est vrai que c'est quand même un peu ridicule comme attaque. C'est alors que Miné s'exclama qu'il fallait couper la queue du poisson, ce à quoi Raven répondit : « Moi je veux bien admettre que ça peut marcher, mais comment on est sensés approcher le gugusse ? », parce qu'avec de telles vibrations, ce n'était pas gagné.

Il se rapprocha de moi qui n'avait absolument rien fait depuis le début du combat car je n'avais trouvé aucun objet magique dans ce monde étrange pour me demander de l'aide. « Toi t'es super intelligente Katarina, c'est le moment d'avoir une de tes idées géniales et que j't'aime encore plus après !.. Quoique en fait non, je peux pas t'aimer plus c'est déjà le max du mal du plus du max. ». Son expression me montre que cette nouvelle réflexion est déjà venue occulter complètement le combat de son esprit, ce qui me fait soupirer, mais que je trouve adorable en même temps. Je me concentre donc de toutes mes forces pour trouver une idée, mais ce n'est pas gagné car je sais que j'ai un esprit logique qui n'est pas vraiment de mise dans ce monde étrange. Cependant, quelque chose me vient tout de même alors que les vibrations se font de plus en plus fortes.

« Raven ! Ta harpe provoque des vibrations, pas vrai ? Essaye de l'utiliser, fait le son le plus fort que tu peux pour contrer celles du roi ! Je ne suis pas vraiment sûre de ce que ça va produire, mais il faut faire quelque chose contre et je ne vois rien de plus efficace ! S'il vacille, il ne pourra plus agiter sa queue de sirène ! »

Le dresseur approuve cette idée et fait vibrer de plusieurs gestes frénétiques de la main les cordes de son instrument. Les premiers instants sont absolument chaotiques : le monde semble s'écrouler tout autour de nous. Les murs se distordent, le sol nous paraît devenir le plafond, nos sens vacillent ainsi que nos corps et nous avons l'impression, malgré les casques, que nos squelettes sont entrain de trembler. Cependant, quelques instants plus tard, c'est le calme absolu qui revient. Un calme tellement absolu que le temps paraît s'être comme arrêté, ou alors extrêmement ralenti. Les vagues ne se font presque plus ressentir et le roi ne bouge quasiment plus, comme figé. Seuls nous quatre ne sommes pas affectés par ce phénomène, la main de Raven se promenant toujours sur les cordes de son instrument. Je l'entends alors crier :

« Kiki ! C'est le moment, vas-y ! »



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Eleveur Kantô

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Région : Kantô
Jeu 30 Juin 2016 - 20:40
Occupé à combattre le roi-sirène grâce à ma magnifique armure rouge et dorée et à l'épée qu'avait fait apparaître Cécilia, je n'accordais plus énormément d'attention à Nevar, qui devait être en train de s'occuper de tous les petits sbires poissons puisque ceux-ci ne m'embêtaient pas. Le chevalier face au boss, l'écuyer face aux acolytes, c'était logique ! Cela me rappelait certains films d'action que nous regardions quelquefois, le soir, avec Miné. Je n'avais aucun doute sur le fait que Nevar devait se débrouiller comme un chef : avec tous ses instruments de musique, il devait déjà avoir engagé nos ennemis pour un concert, les avoir transformés en escargots de huit centimètres à qui il enseignait la carioca, avoir fait apparaître une banquise dans laquelle on creuserait des trous pour pêcher ces poissons comme, paraît-il, le faisaient autrefois les habitants de Frimapic, ou que savais-je... Avec lui, je pouvais m'attendre à tout. Mais je lui faisais confiance pour nous en débarrasser, et, protégé par mes cache-oreilles, je n'entendais même pas ce qu'il faisait, mon attention rivée sur l'auto-proclamé roi et sur Miné qui effectuait avec grâce un nouveau salto arrière.

C'est alors qu'une voix atroce et pourtant familière résonna, et je tournai enfin la tête en arrière. Je découvris Nevar, Katarina, un tas de poissons dégoûtants, édentés et inconscients et... celui – ou celle – qui avait parlé : le crapaud à pustules. Oh, non. Mais je n'avais pas le temps de me lamenter, ni même d'analyser ce qu'elle était en train de déblatérer d'une voix criarde. Tombe. Michou. Michou ? La poutre ? La poutre décédée ? « ...Elle a enterré ce bout de bois ?! » m'exclamai-je à l'adresse de Nevar – je manquais de temps, mais on trouve toujours celui d'exprimer sa stupéfaction quand elle est absolue. Cependant, je ne pus en dire plus ; car le sol s'était mis à onduler... Finalement, je ne préférais pas que Nevar le change en banquise, car déjà que j'avais du mal à rester debout, surtout avec le poids de l'armure qui n'aidait pas, j'imaginais ma dignité fondre comme neige au soleil si, en plus, le sol gelait.

Malgré l'assurance que m'avait conférée l'armure, je ne voyais pas comment je pouvais trancher la queue du poisson avec ce sol mouvant. Nevar vint me soutenir en se moquant de l'attaque du roi et si, pour une fois, j'étais d'accord avec lui, cela ne changeait rien au fait que cette attaque était... malheureusement efficace pour m'empêcher de l'atteindre. « HA HA HA HA HA ! Vous faites bien de vous inquiéter, car vous ne pourrez JAMAIS me toucher, menu fretin ! Seuls les véritables poissons savent contrôler les VAGUES de l'océan ! » « On n'est pas du tout sur un océan et je n'ai aucune envie d'être un poisson, espèce de fou furieux ! » m'écriai-je en retour, tout en chutant une nouvelle fois. Heureusement, Katarina eut soudain une idée. Enfin, "heureusement"... Sous son conseil, Nevar se mit à jouer de la harpe, et tout s'écroula. « Mais qu'est-ce que tu fais ?! Arrête ! » criai-je, alors que mon corps me semblait en train de se disloquer, que le plafond paraissait avoir remplacé le sol et le sol le plafond et que les voisins d'au-dessus semblaient avoir entamé une symphonie infernale, sauf qu'il n'y avait pas de voisins au-dessus. Il ne m'entendit sans doute pas par-dessus ce vacarme que ni mes cache-oreilles ni mes mains plaquées dessus ne rendaient supportable. Je m'étonnai que les lunettes de Miné ne volent pas en éclats, mais ce devait être parce que c'étaient des super lunettes magiques. Mais le calme revint enfin... le sol avait cessé d'ondoyer et le roi ne bougeait plus. Je m'attendais à ce qu'à tout moment, quelque chose nous tombe dessus : le crapaud à pustules, une poutre, une salade de fruits, un parpaing. Mais il n'y eut rien de tout cela. Seulement le cri de Nevar, qui me disait : « Vas-y ! » Y aller... Attaquer... Maintenant ? L'affreux roi-sirène-masculine me faisait face, quasiment immobile. Il avait tout l'air de ne plus pouvoir ni se défendre ni s'enfuir. Alors, je retirai lentement mes cache-oreilles, libérant ma chevelure. Je levai mon épée. Un flot de puissance m'envahit... La cape rouge d'Adrinople flotta derrière moi tandis que je bondissais en avant, j'eus l'impression que mon armure s'illuminait, et, sous les yeux de mes compagnons...

YATAAAAAAAAAAAAAAAH !

Quand je tranchai la queue du roi-poisson en deux, presque à l'endroit où elle était le plus épaisse, des dizaines de sphères de toutes les couleurs en sortirent, comme celles de la piscine à boules. « Qu'est-ce que... » bredouillai-je, sidéré, mais cette avalanche de plastique me força à reculer. J'eus tout juste le temps de voir le visage de Philibert-Rodriguez se déformer en une grimace affreuse avant qu'il ne disparaisse – comme ça, "pouf", avec même le petit bruitage en prime. Puis ce fut le tour du tas de ses sbires inconscients qui se volatilisa. Puis les boules en plastique. Et enfin, le sol se déroba à nos pieds et nous nous mîmes à tomber, étant donné que le combat avait eu lieu dans un poisson volant géant.

« AAAAAAAAAAAH ! »

Une fois de plus nous nous envolions vers d'autres cieux, sauf que cette fois, nous volions vers les cieux du... bas, c'est à dire vers la terre. Nous tombions, précisément, et autour de nous pleuvait tout un tas de choses qui n'avaient visiblement pas disparu avec celles d'origine poissonnière : les cache-oreilles, le crapaud de Nevar, des bulles, la créature qui ressemblait à une fraise, les serviettes à pois, une tombe, oui, pas une pierre tombale mais carrément la tombe sans herbe en dessous, je n'avais jamais vu ça... et, bien sûr, il y avait Miné, Nevar, Katarina et moi. « Nevar ! Tes couettes fonctionnent encore ? » criai-je à mon troubadour puisque nous avions volé grâce à elles un peu avant, même si je m'étais promis de ne plus jamais m'accrocher à mon ami façon hélicoptère parce que je détestais voler, mais là nous tombions, c'était horrible, alors il y avait quand même des priorités ! Mais Nevar devait se charger de Katarina ; quant à Miné, elle était plus proche de moi. Nous parvînmes, dans les airs, à nous attraper, je la pris par la taille, et soudain mes mains firent quelque chose avant même que je n'en aie l'idée. Mais c'est parce que j'ai souvent la science infuse, voilà tout...! Elles se tendirent vers ma cape qui flottait derrière moi, tirèrent dessus, et soudain, le tissu rouge d'Andrinople se gonfla comme s'il avait eu envie d'imiter un parachute. La vitesse de notre chute diminua aussitôt, et nous nous retrouvâmes à tomber délicatement sur une petite colline d'herbe bien verte paradisiaque, entourée de rivières, qui pointait juste au-dessous de nous, comme si elle nous attendait. Je ne regardai quand même pas la colline tandis que nous tombions, il ne fallait pas exagérer, je fermai les yeux en tentant d'imaginer que j'étais déjà sur le sol, non, sous le sol même, dans une grotte, à vingt mètres sous terre, impossible de m'envoler à nouveau... et je sentis simplement Miné, contre moi, qui me fit un bisou et me dit : « Merci ! » Car je l'avais sauvée.

Nous atterrîmes dans un pré si paisible que ce calme et cette normalité me parurent presque invraisemblables, après tout ce qui nous était arrivé. Le ciel s'éclaira soudain en jaune, puis en violet ; une étrange petite musique joyeuse se mit à retentir d'on-ne-savait-où ; et une voix grave, qui nous était à présent familière, parla soudain, comme dans un micro : « ...allô... alAL... AH, voilà. C'est bon, je peux parler, ou le troubadour va encore m'envoyer un coup de Magical Beam dans les textures ? Non ? Hein ? Bon. Félicitations, vous avez SAUVÉ LES PRINCESSES ET BATTU LE BOSS ! Et vous gagnez des points d'expérience ! Si vous en aviez besoin... »



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Dresseur Alola

C-GEAR
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Région : Alola
Mer 15 Fév 2017 - 13:23
hrp:
 

La raison pour laquelle nous ne sommes pas affectés de la même manière qu'auparavant par les sonorités distordues venues d'un autre monde de la harpe que manipule Raven nous échappe très certainement à tous, mais nous ne pouvons nier qu'au moins elle fonctionne. L'homme anciennement en jupe étant occupé à maintenir l'espace musical donnant l'avantage aux aventuriers, il était désormais du devoir d'Akichi de faire quelque chose contre le roi poisson. Je sentais que si nous parvenions à le battre, tout serait terminé et après tout ce qu'il s'était passé dans cet endroit, il était plus que temps que les choses se terminent. Moi-même je commençais à ne plus comprendre grand chose dans ce non-sens. Raven, de son côté, semble très bien s'adapter à tout ce qu'il se passe ici et lutter comme si c'était peut-être parfaitement normal, mais c'est sûrement parce qu'il est beaucoup moins attaché au monde réel que je ne peux l'être. Après tout cela ne fait que quelques mois qu'il a pu découvrir ce monde réel, il n'en a certainement pas encore assimilé toutes les règles, bien que je ne doute pas que lui aussi trouve certaines choses très étranges dans ce monde. Mais ce n'est pas le moment de réfléchir à ce genre de choses, il faut se concentrer sur le combat.

Raven continue de jouer sur sa harpe, espérant de tout son cœur qu'il ne se fera pas mal aux doigts puisqu'il n'en a jamais joué. Il ne quittait pas son compagnon du regard, attendant que ce dernier agisse et guettant certainement d'autres occasions de le soutenir. Le chevalier Akichi s'élance en direction de l'ennemi et brandit son épée contre le roi-poisson Rodriguez.

Le héros tranche la queue de l'antagoniste, ce qui libère pour une raison qui nous échappe des sphères de milles couleurs. Au départ, elles ressemblent à des formes lumineuses immatérielles, mai plus elles apparaissent et s'approchent, plus leur matière se précise et Raven et moi pouvons constater qu'il s'agit en fait de celles qu'il est possible de trouver dans les piscines à boules. Elles ne cessent d'apparaître, comme une avalanche. C'en était fini du roi.

« Raven, arrête la harpe, on en a plus besoin. », il m'obéit, ne pouvant de toute façon plus jouer étant donné qu'il commençait à se faire submerger par les boules en plastique. Partagé entre la surprise et la joie d'avoir l'occasion de tester la fameuse piscine à boule qui lui est interdite étant donné qu'il n'a plus l'âge de jouer dans les châteaux gonflables pour enfants ; mais aussi avec une petite note de dégoût étant donné qu'elles sortent d'un être vivant coupé en deux, Raven ne sait pas trop quoi faire. Il se laisse donc emporter par le flot jusqu'à ce que les boules se mettent à disparaître ainsi que tout le reste de la pièce. Le sol également. Il se sent tomber, mais n'est pas plus inquiet que ça une fois le moment de surprise passé : il est persuadé qu'au besoin ses couettes lui permettront de se sortir de cette situation de chute ; ce qui serait possible étant donné tout ce qu'il s'est déjà passé. Akichi hurle, ce à quoi son écuyer répond, en criant pour se faire entendre, mais d'un ton relativement calme : « T'inquiète Kiki j'ai mes couettes ! Accroche-toi à moi si tu veux ! »

D'autres choses tombent avec nous, dont la crapustule de Raven qui semble vouloir atteindre une tombe qui accompagne les autres objets. Il se demande s'il s'agit de celle de sa poutre parlante chérie et se dit que, si elle y tient à ce point, il faudra qu'il aille la récupérer une fois qu'ils auront atteint le sol. Son attention se détourne cependant car Akichi lui pose des questions sur ses couettes, témoignant qu'une fois de plus, le chevalier ne l'a pas écouté. L'écuyer se demande de quelle manière est-ce qu'il pourrait rejoindre son ami et les autres protagonistes tombant avec lui afin de faire l'hélicoptère capillaire, mais le fait est que nous tombons beaucoup trop vite pour cela. Décidant de ses priorités, il décide donc de m'attraper par le bras avant de me ramener vers lui, espérant que ses couettes fonctionnent même s'il ne s'agit pas d'Akichi. Il s'excuse d'ailleurs mentalement auprès de son ami de le laisser tomber ainsi, surtout qu'il a horreur de choisir entre des personnes selon une prétendue importance, mais pour lui il n'y a même pas à réfléchir : entre sauver qui que se soit et moi, il me sauvera moi.

Les couettes s'activent, à notre grand soulagement, et nous ralentissons progressivement notre chute. Jetant un dernier regard en direction de son ami, il voit que ce dernier s'est fait un parachute et que Miné s'est accrochée à lui ; Ils auront donc la vie sauve, ce qui donne le sourire à Raven. Nous atterrissons au bout de quelques instants sur une colline, les pieds du magical boy se posant délicatement dans l'herbe, les miens ne touchant pas le sol comme il est plus grand que moi et me tient toujours. Après avoir poussé un soupir de soulagement, je lui demande :

« Est-ce que ça va ?
Hé mais non, c'est à moi de te demander ça !, rétorque-t-il. C'est moi qui t'ai sauvé et tout et tout ! »

Nous nous sourions avant qu'il ne me pose au sol avec délicatesse, comme si je pouvais me briser à chaque instant. Une fois bien sur mes jambes, je l'embrasse pour le remercier de m'avoir sauvée. Je dois bien avouer que je suis assez flattée qu'il m'ait choisie devant son ami, même s'il me dirait que je suis stupide d'être flattée pour ça car pour lui c'est l'évidence même.

« Kiki, Miné, vous allez bien ? », demande Raven en s'approchant des deux autres survivants. Cependant il n'a pas le temps d'obtenir de réponse car le ciel s'illumine en plusieurs couleurs, comme si le soleil se couchait et se levait en quelques secondes, et une musique joyeuse s'enclenche, semblant venir des cieux. Le brun se demanda si c'est ce qu'on entend en arrivant en paradis et se dit que ça lui va, c'est sympa. Par contre il serait assez déçu d'être arrivé au paradis après tout ça, il préférerait continuer à vivre. Cependant il se dit également que, ce monde étant étrange, le paradis ne veut pas forcément dire la même chose que ce qu'il pensait. Une voix familière s'élève alors depuis le ciel... Donc elle nous descend dessus, plutôt.

Apparemment les deux hommes ont réussi la quête et gagnés des points d'expériences. Ne prenant pas le temps de réfléchir, réalisant seulement que c'est certainement la fin de l'aventure, Raven demande : « Déjà ?! Mais est-ce qu'on pourra revenir pour faire d'autres trucs ? Parce que c'était quand même cool même si bizarre les aventures avec Kiki, j'ai toujours voulu vivre des aventures comme ça, même si c'est pas moi le chevalier, ça me va. Par contre, je veux bien un pantalon dès le début la prochaine fois ! » Il réfléchit encore, repassant dans sa tête tous les événements qui ont pu avoir lieu au cours de cette aventure et ajoute : « Aussi, si la prochaine fois on pouvait éviter de mettre en danger Katarina et Miné, se serait pas mal. Kiki et moi, vous faîtes ce que vous voulez parce qu'on a les objets magiques et on peut s'en sortir, mais pas touche à nos princesses. Sinon je vous refais le magical beam de texture ! », il n'est pas dans les habitudes de Raven de menacer les gens, mais pour cette fois c'est une revendication qui lui tient vraiment à cœur. Il prend même à parti son compagnon pour essayer d'avoir du soutient auprès du narrateur : « Qu'est-ce que t'en pense Kiki ? »

« De toute façon ce n'est pas le moment de parler de ça !, réplique le narrateur qui fuit apparemment les revendications de l'écuyer troubadour. Maintenant que votre mission est terminée, vous récupérez vos points d'expérience si vous voulez et vous rentrez chez vous. Parce que j'ai pas que ça à faire et je commence à en avoir marre de vos conneries... J'ai une place de roi à prendre maintenant., le ciel se pare d'une couleur vert pomme non-acidulée et la voix du narrateur se fait d'un coup plus solennelle : Les points d'xp sont dans les champignons et la sortie s'ouvrira à travers la cape andrinopole en la donnant au meganium... Enfin la fraise. En donnant la cape à la fraise.
La fraise ? Mais quelle fraise ?!, s'exclama Raven qui ne comprend rien à cette histoire de fruit. »

Cependant, de mon côté, j'ai repéré les champignons dont il est question. Ils sont quelques mètres devant nous, l'un d'entre eux est rouge andinopole tandis que l'autre est rose avec des notes de musique à la place des points blancs. Je crois qu'il n'est pas difficile de savoir quel champignon est à qui. « Est-ce que tu veux récupérer les points d'expérience Raven ? Je ne sais pas trop à quoi ça pourra te servir par contre si on doit quitter cet endroit juste après pour rentrer chez nous. » Il hausse les épaules pour me répondre avant d'ajouter : « Ca peut toujours servir, et puis ça peut être rigolo de casser le champi ! »

Il s'approche du réceptacle de points d'expérience et le touche du bout de la main, sans se soucier du potentiel poison que pourrait contenir ce genre d'organisme vivant. Le chapeau du champignon se dissout dans un écran de fumée, libérant de petites particules lumineuses qui viennent entourer les jambes de Raven. Ce dernier panique un peu, se demandant si c'était un piège et qu'elles viennent lui dévorer les jambes, mais bientôt il sent autour de ses membres quelque chose de doux... Mais particulièrement court. Et ample. Lorsque la lumière s'éteint et qu'il réalise ce qu'il vient de se passer, l'indignation lui monte aux yeux et il se met à protester en direction du ciel : « Une jupe ?! Non mais sans déconner ! » Moment de silence de la part du ciel avant que le narrateur n'annonce : « Une jupe, mais elle a de meilleurs statistiques. »



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Eleveur Kantô

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Région : Kantô
Lun 8 Mai 2017 - 19:07
La première chose que je fis une fois atterri fut de serrer Miné dans mes bras. Ce n'était pas très agréable avec l'armure, je craignis immédiatement de lui faire mal et je ne sentais presque pas que je l'enlaçais, mais au moins, son visage était contre le mien, ses cheveux sur ma joue, et nous étions tous les deux sains et saufs : « Nous avons réussi ! » m'exclamai-je après quelques secondes, lorsque j'eus repris mon souffle. Nous avions réussi, nous avions délivré les princesses des nageoires des poissons, nous avions combattu avec elles le roi-sirène Philibert-Rodiguez, Miné nous avait tous éblouis avec ses magnifiques saltos, nous repartions victorieux et en beauté ! Nous pouvions enfin respirer, ne craignant plus qu'un poisson-mutant surgisse de derrière nous, et j'avais été débarrassé de l'affreuse tunique de jute pour être revêtu d'une magnifique armure – même si elle n'était décidément pas très confortable et que, tout bien considéré, j'aurais préféré un riche kimono ! Il me semblait, en tout cas, que nous n'avions plus rien à craindre, même si je n'aurais su expliquer d'où me venait cette impression étant donné qu'aucun panneau ni voix ne nous le signalaient encore et que nous avions vécu suffisamment de choses surprenantes aujourd'hui pour que je sache qu'un retournement de situation était toujours possible. Je ne savais pas où avaient atterri les autres objets ou créatures qui étaient tombés avec nous. Non loin, en revanche, se tenaient Nevar et Katarina, qui s'approchèrent bientôt. Alors que j'aurais pu faire mille et un reproches à mon soi-disant écuyer qui m'avait laissé tomber au pire des moments pour ne sauver que sa bien-aimée, j'étais si heureux que tout se finisse bien que je m'avançai moi aussi avec un large sourire. Je ne savais pas encore sur quel ton j'allais lui répondre lorsque j'ouvris la bouche – sermon ou réjouissances ? Car il fallait quand même admettre qu'il était bien plus romantique que j'aie sauvé Miné et Nevar sa princesse, et le romantisme était aux histoires ce que la beauté est à un visage – mais mes paroles se retrouvèrent noyées sous une musique joyeuse qui s'était soudain enclenchée, venue de nulle part mais lancée à plein volume. Le ciel changea de couleur comme il l'avait fait plusieurs fois dans la journée ; et ce fut la voix grave qui se disait le narrateur qui se mit alors à nous parler.

Nevar fut encore plus rapide que moi pour répondre une fois qu'elle se fut tue. Je restai tout d'abord assez mécontent de m'être fait doublement interrompre avant même d'avoir pu commencer à parler, surtout que l'on m'avait interrompu précisément quand je voulais protester que l'on m'avait interrompu, mais de façon assez étrange, mon mécontentement disparut au fur et à mesure que Nevar s'exprimait. Il parlait en effet avec un enthousiasme contagieux, se réjouissant de ce qu'il venait de vivre et du fait qu'il l'avait vécu avec moi ; il m'appelait toujours « Kiki », critiquait encore le fait qu'on l'ait vêtu d'une robe alors que celle-ci était charmante et il parlait en mon nom, mais sur ce qu'il disait, j'étais plutôt d'accord avec lui et, en fait, je me sentais content de l'entendre parler ainsi. C'est vrai, cela n'arrivait pas souvent que je vive de telles aventures avec quelqu'un d'autre que Miné ! Des aventures si absurdes et extraordinaires, cela ne m'était même jamais arrivé avec qui que ce soit, il me semblait bien, ou en tout cas pas que je m'en souvienne ; mais pour ce qui était des aventures trépidantes, loin de chez soi, dans la nature et où il faut faire preuve de courage et d'imagination pour se sortir de là, ce n'était presque qu'avec Miné que j'en vivais, ou occasionnellement avec Kakéru ou Shiguré – mais c'était tout. Or, ce Nevar, ce n'était que la deuxième fois que je le voyais, mais nous avions déjà passé des moments hors du commun ensemble et cela m'en faisait quelqu'un de sympathique.

Si bien que lorsqu'il me demanda mon avis, je m'exclamai : « Je suis tout à fait d'accord avec mon écuyer ! », bien décidé à soutenir mon nouvel ami face à l'impolitesse du ciel mal coloré. « Enfin, même si je préférerais éviter d'avoir à combattre de nouveau une laideur pareille à ce soi-disant roi Philibert-Rodriguez, et que l'on m'offre l'armure dès le début, également, parce que cette tunique de jute était absolument ridicule et indigne de moi – ou, plutôt que l'armure, je préférerais d'ailleurs un beau kimono. Je tiens aussi à dire que vous n'avez cessé de nous couper la parole quand nous voulions nous exprimer, ce qui est terriblement impoli, et que si vous êtes bien le responsable des décors que nous avons eu à traverser, vous avez fait preuve à certains endroits d'un mauvais goût sans égal, ce que j'aimerais voir corrigé si je devais un jour revenir ici ! Et Nevar », poursuivis-je sans marquer aucune pause afin que l'on ne m'interrompe plus tout en me tournant vers mon écuyer, « moi, je trouvais qu'elle t'allait merveilleusement bien, ta robe, tu sais ? Tu devrais passer dans ma boutique lorsque nous serons de retour chez moi ! Miné et moi proposons justement des robes et jupes pour les hommes qui nourrissent le secret fantasme d'en porter... »

Miné approuva, et le ciel profita de la courte pause dans mon discours pour reprendre la parole. Quels étaient ces "points d'expérience" dont il nous parlait ? Je n'avais jamais entendu ce terme, à part peut-être – cela me revenait maintenant – dans la bouche de Shiguré qui jouait à ses jeux vidéo devant moi, lorsque nous étions adolescents. Et les champignons ? Le méga... fraise ? Cet aspect du discours s'éclaira soudain pour moi, au moment même où Nevar exprimait son incompréhension. « La fraise géante qui a préparé ta salade de fruits ! » lui rappelai-je. « Elle est tombée du vaisseau-poisson avec nous ! ...Mais vous nous avez coupé la parole pour me dire que je devais donner ma superbe cape à cette fraise ? » J'étais outré, et le ciel dut bien le sentir car il ne répondit pas immédiatement. Je crus qu'il se dérobait ; mais après plusieurs secondes, comme mû par une soudaine envie d'enrichir sa sensibilité artistique par mon enseignement, il tenta : « ...Elles sont presque du même rouge ? » « Comment ? Mais pas du tout ! » m'insurgeai-je, catastrophé. « Et penser que cette légère proximité permet de les associer est pire encore que de ne pas voir du tout ce qui les lie ! Car assembler deux couleurs bien distinctes sur le spectre permet de créer des effets de contraste dynamiques, tandis que placer côte à côte deux rouges différents ne pourra jamais rien donner de bon, dans quelque univers que ce soit ! »

« Akichi, regarde ! » Je me retournai. Miné, Nevar et Katarina étaient debout aux côtés de gros champignons aux couleurs vives, l'un arborant un rose bonbon parsemé de notes de musique et l'autre, un superbe rouge d'Andrinople : étaient-ce les champignons dont avait parlé le ciel ? Alors, le rose et blanc, au contact de Nevar qui s'était approché, se volatilisa dans un nuage de grains de lumière et de fumée qui sentait l'ananas. Et lorsque le nuage se dissipa reparut Nevar... affublé d'une jupe toute neuve, avec des froufrous et d'élégants boutons dorés.

« Écoute, mon cher Nevar. Je peux comprendre que tu n'aimes pas les jupes, cela semble être le cas d'une bonne partie des hommes, mais sais-tu qu'il s'agit d'une tenue traditionnelle dans plusieurs régions du monde ? » commençai-je, très sérieusement, en regardant mon ami dans les yeux dans l'espoir de le réconforter. « Peut-être s'agit-il de l'uniforme typique des autochtones de ce lieu étrange !
Je suppose que le champignon restant t'est destiné, Akichi », fit Miné.

Je me retournai vers l'énorme pousse dont le chapeau était au moins aussi large qu'un plateau à thé et, sur un hochement de tête de mon assistante, en effleurai la surface. Aussitôt, tout mon champ de vision se trouva envahi d'un nuage lumineux qui, cette fois, sentait le thé vert avec peut-être un arrière-parfum de fraise. Lorsqu'il s'évanouit, j'étais toujours à la même place et toujours habillé de la même façon, à l'exception de... « Des bottes bleu majorelle ! » Mon émerveillement résonnait dans ma voix. À la place des lourdes bottes dorées que Cécilia m'avait confiées en même temps que mon armure, je portais désormais des chausses toujours aussi hautes et toujours aussi lourdes, mais teintes d'un sublime bleu majorelle, ma deuxième couleur préférée – après le rouge d'Andrinople, bien entendu. D'ailleurs, j'étais presque surpris qu'elles ne soient pas rouge, après toute l'importance qu'avait occupé cette couleur dans nos pérégrinations...

« Ce sera la couleur de vos prochaines aventures », déclara alors le ciel de son habituelle voix grave. « Et maintenant, je m'en vais... N'oubliez pas : la cape sur la fraise, c'est que j'ai pas que ça à faire moi. Kof kof. Hum, et à bientôt pour le prochain épisode ! »

Et nous ne l'entendîmes plus.

« Le « prochain épisode » ? » répétai-je, les yeux levés vers le ciel qui avait retrouvé une couleur bleue des plus ordinaires. « Et ce n'est pas vrai qu'il s'en va, le ciel est toujours là, que je sache... »

Mais la fraise géante, revenue de nulle part, nous avait rejoints. Elle nous regardait avec ses yeux ronds, un sourire aux lèvres, l'allure même amusante avec sa double-tige sur la tête et les quatre pattes qui dépassaient de sa collerette de feuilles. « Ne craignez rien », dit-elle. « Si vous attachez cette cape autour de mon cou, un portail s'ouvrira et vous pourrez regagner votre monde. » « Je ne crains rien », répondis-je. Et je croyais que cette fraise était un cuisinier : cela fait partie du métier, que de créer des portails permettant de passer d'un monde à l'autre ? Mais enfin, quand vous parlez à une fraise géante, il est sans doute vain de s'interroger sur les absurdités du code du travail qu'elle vous expose.

« Vous pourrez regagner votre monde. » Je gardai le silence pendant quelques instants ; puis, je me tournai vers Nevar et son amie, et pris une grande inspiration. Je ne comprenais pas plus qu'eux ce qu'il s'était passé aujourd'hui, je ne savais pas pourquoi nous étions là, d'où nous venions et le pourquoi de tout ce qu'il nous était arrivé ; je ne savais pas s'il était vraiment nécessaire de l'expliquer car, en fait, j'avais agi en acceptant naturellement, et étrangement, ce qui nous arrivait. Mais j'avais maintenant l'impression que tout allait se finir ici : que nous repartirions chez nous, chacun dans notre maison, et que nous allions donc être séparés. Alors, je pris la parole. « Eh bien, il semblerait que ce soit la fin de cette aventure... » commençai-je. « Comme nous ne sommes pas arrivés ici ensemble, j'imagine que nous repartirons aussi séparément – enfin, si un peu de logique veut bien s'ajouter à tout cela. Nevar, j'ai trouvé cette journée absolument étrange, mais en fait, je dois dire qu'elle m'a beaucoup plu, surtout que nous sommes en vie après tout ce qu'il nous est arrivé et toutes les chutes que nous avons faites ! Et Mlle Katarina, je suis ravi de vous avoir revue », ajoutai-je à l'adresse à l'amie de Nevar. « N'hésitez pas à passer nous voir à la boutique ! » Ils avaient notre carte, de toute façon.

Malgré mes réticences initiales, je détachai de mon armure l'ample cape rouge d'Andrinople et en vêtis la fraise géante qui attendait sagement auprès de nous. Aussitôt, le tissu se changea en un vaste rectangle de lumière aveuglante, comme si l'on y avait dessiné une porte de feu, mais un feu magique, plein de nuances roses, vertes, bleues – multicolore. À l'idée qu'il me fallait pénétrer dans ce portail flamboyant pour rentrer chez moi, je sentis mon ventre se tordre d'appréhension, sentiment bien naturel car je pense que très peu de personnes au monde ont un jour eu à employer un tel moyen de transport simplement pour regagner leur chez-soi. Mais je sentis alors la main de Miné se glisser dans la mienne ; quand je tournai la tête vers elle, je rencontrai ses yeux et elle me sourit.

J'avais pris plus de grandes inspirations, aujourd'hui, que je ne le fais d'habitude en un mois.
Et je passai le portail.



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Dresseur Alola

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Région : Alola
Dim 3 Déc 2017 - 11:50
Raven est toujours en train de râler sur sa jupe lorsque Akichi et Miné nous rejoignent. Ils ont l’air plus enthousiastes que le premier par rapport à son apparat, le chevalier commençant d’ailleurs à argumenter sur le port de la jupe chez un homme. Raven l’écoute d’une oreille, consterné devant la quantité de froufrous que l’on peut donner à une seule pièce de vêtement si petite et qui ne lui va pas du tout. En plus, ça fait bizarre sur ses jambes, comme si on y avait accroché un gros tas de peluches toutes douces.

« La tenue typique des autochtones ça a plutôt l’air d’être des poutres et des queues de poisson !, réplique-t-il. Et peut-être que des gens portent ça de leur plein gré, mais moi je trouve ça désagréable ! Et ça doit être une raison suffisante pour pas vouloir porter un vêtement !, je le vois commencer à tirer sur la jupe avant de se raviser, considérant qu’il vaut encore mieux se balader avec ça et la sensation désagréable plutôt que de retrouver en slip devant tout le monde. On aurait pu s’attendre d’un homme qui n’était jamais sorti pendant trente ans et n’avait presque jamais vu personne que le concept de pudeur lui soit inconnu, mais fort heureusement c’est quelque chose qu’il automatiquement assimilé. Ca rend les choses plus simples.

Akichi et Miné se tournent vers le champignon qui leur est destiné. Raven scrute également, curieux de savoir quelle récompense vont obtenir nos amis. Voyant les jambes du chevalier être soudainement vêtues de nouvelles bottes et entendant l’exclamation du couple, Raven pencha la tête sur le côté : « Bleu majorette ? Qu’est-ce que c’est que ce truc encore ? ». Je dois admettre comprendre sa confusion, car il est vrai que nos compagnons semblent adeptes des couleurs que presque personne ne connaît. Raven se plaçant plutôt sur un référentiel du spectre des couleurs où des couleurs, comme le rouge, ne sont que du rouge, qu’il soit foncé ou teinté, il est très difficile pour lui de comprendre ces noms exotiques.

Le ciel s’exprime alors à nouveau, pour annoncer aux deux protagonistes principaux de cette histoire que ce bleu sera la prochaine couleur de leurs aventures, ce qui laisse entendre qu’il y aura une prochaine fois. Cette perspective ravit Raven qui est enchanté à l’idée de pouvoir vivre de nouvelles péripéties en compagnie de son ami.

« Cherche pas, je crois que ce ciel ne sait pas trop ce qu’il dit. Il est parti, mais je suis sûr que si je lui fait un magical beam il va encore revenir râler !, commente Raven. »

C’est à ce moment que le méganium invoqué par le ciel comme la porte e sortie vers notre monde s’approche de nous. Raven ne l’avait pas vu jusqu’ici et est surpris à son arrivée, tant il lui paraît improbable de ne pas avoir vu cette exubérance de couleur qui marche plus tôt. Tandis qu’elle réexplique ce qu’il en est de la manière dont ils pourront retourner dans leur monde, l’écuyer se pose la question de ses propres pokémons qu’il a rencontré dans ce monde étrange. Est-ce qu’il ne devrait pas aller les chercher pour les faire revenir aussi ? Il réfléchit pendant quelques instants avant de conclure que s’ils ont réussi à venir ici par eux-mêmes, alors il n’y a pas de raison pour qu’ils ne parviennent pas à repartir. Akichi ne cherchant pas à récupérer ses pokémons non plus, c’est qu’il ne doit pas y avoir de danger. Après tout, le méganium nous a dit de ne rien craindre, et Raven décide de le croire.

Le couturier-chevalier prend la parole avant de poser la cape sur le méganium. Il exprime ses sentiments par rapport à cette journée. Ses mots font sourire Raven qui doit avouer être soulagé que cette journée ait pu être également agréable à Akichi, car comme il a beaucoup râlé tout le long ce n’était franchement pas gagné. Rassuré et avant que le portail pour rentrer chez nous ne s’active, l’écuyer décide de s’adresser à son tour au chevalier pour partager également ses impressions que les moments extraordinaires, dans beaucoup de sens du terme, qui venaient de se dérouler :

« Je me suis beaucoup amusé aussi. Il faut croire que quand on est tous les deux il se passe toujours des trucs de fou !, dit-il en évoquant la tour de Lavanville. Content qu’on soit en vie également, mais, hé, il y a pas de raison si t’es un chevalier étincelant et moi un écuyer grandiloquent !, il n’a toujours pas pleinement saisi ce que ce qualificatif veut dire, mais ce n’est pas grave. J’espère qu’on passera un bon moment aussi la prochaine fois, quand on se retrouvera autour du bleu… Enfin si ça arrive, comme l’a dit le narrateur… A bientôt alors ! »

Raven conclu sa réplique en ayant la ferme intention de passer à la boutique de son ami comme celui-ci le suggère. Un jour. Quand se sera possible. Car il est très curieux de savoir de quoi il en retourne et, même si le concept lui est hermétique, il se demande bien à quoi peut ressembler un lieu qui vend des robes pour les hommes et, surtout comment est-ce que la boutique peut tourner.

Akichi et Miné disparaissent dans le portail de feu magique apparut lorsque la cape a été accrochée au cou du meganium. Raven est bien content que l’on passe deuxième car il avait peur que ça brûle, mais voyant que tout s’est bien passé pour nos amis, il est un peu plus rassuré. Nous nous approchons de la porte qui change de couleur lorsque nous nous présentons devant. Elle prend des teintes violettes et l’écuyer imagine que cela a quelque chose à voir avec les lieux. Le bleu doit mener chez Akichi tandis que le violet doit mener chez nous.

« Accroche-toi à moi et on saute au travers !
- Pourquoi tu veux sauter ?
- Parce que c’est plus fun que de juste marcher. »

Soit. J’accepte cette logique pour lui faire plaisir et l’enlace de mes deux bras avant que nous ne plongions au travers du portail. Lui me prend par les épaules d’un bras et je me mets à soupçonner que cette envie de saut ne soit juste une excuse pour me serrer contre lui… Ce pour quoi il n’a pas besoin d’excuse et il le sait très bien.

« T’as vu, je t’ai sauvé la vie aujourd’hui !, pointe-t-il avec enthousiasme.
- J’ai vu, et je ne doutais pas une seule seconde que tu le ferais. Après tout même si pour Akichi tu es un écuyer, pour moi tu restes mon prince-chevalier. »

Nous nous adressons un sourire, puis sautons.

hrp:
 



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