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» Les aventures de Kiki et Nevar


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Dresseur Unys

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2013
Messages : 549

Région : Unys
Mer 18 Sep - 20:10
(Utilisation de la CS vol \o dernier utilisation le : 24/03/12). Je précise d'avance que ce rp est un peu "délire", il se passe dans un rêve mutuel de deux personnages.)



Les merveilleuses aventures de Kiki le chevalier grandiloquent et de Nevar son écuyer troubadour

« Démon ! Jamais je ne te laisserais tuer la princesse et manger son coeur pour acquérir ton immortalité !
- Aidez-moi Gilbert ! »

Je suis déjà en train de dormir depuis une petite demi heure, Raven lui est toujours en train de regarder la télé. Plus particulièrement un film d’aventure dans un contexte moyenâgeux impliquant des chevaliers, un démon et une princesse qui a en fait des pouvoirs magiques. Le genre de choses qui stimule bien l’imagination et pourrait passer sur une chaîne pour enfants. Il a beau avoir pris la résolution de se transformer petit à petit en adulte, ce n’est pas une raison pour arrêter de regarder des films pour enfants. Ils peuvent être intéressants en plus à revoir à postériori, on comprend des références qui ne nous avaient pas sauté aux yeux précédemment. A la fin bien sûr le héros parvient à sauver la princesse, elle devient son amoureuse, il l’épouse et devient roi. Tout est bien qui finit bien. Le seul mystère est de savoir s’ils auront beaucoup d’enfants. Le dresseur en ressort les yeux plein d’étoiles. Il aimerait lui aussi vivre de telles aventures, faire partie du casting. Peut-être pas en tant que chevalier, mais au moins être l’un des personnages principaux. Et il aurait bien sûr une princesse qui attendrait son aide : moi. Il tourne d’ailleurs la tête vers moi qui suit en train de dormir puis pose son  regard sur mon gros ventre. Il ne serait pas bon pour moi que je parte en aventure maintenant. Il vient se coucher à mes côtés après avoir éteint la télé. Il est presque minuit il est temps de dormir. Il a du se lever tôt aujourd'hui parce qu’il voulait entraîner son équipe face à des créatures nocturnes. Ainsi s’il les rencontre un jour en combat officiel il pourra être bien préparé. Il se met en caleçon pour dormir et, comme à son habitude dès qu’il s’allonge, laisse sa tête reposer sur ses mains, entouré par ses bras. Il reste toujours ainsi pendant quelques minutes avant de se mettre sur le côté et s’enrouler dans la couvertures. Avant il s’en faisait tout un petit nid, mais maintenant qu’il doit partager la couverture il évite. Un jour il l’a tout de même fait et j’ai passé une partie de la nuit au froid avant de le réveiller. Son réflexe a été de donner un grand coup de boule vers l’avant, heureusement que je l’ai évité. Après avoir effectué ce petit rituel, il ferme les yeux et s’endort, la tête remplie d’aventures chevaleresques.






La lumière vient emplir son esprit. Il y a des nuages dans lesquels l’homme s’amuse à décrire des formes. Un Laporeille, un Skitty et même Jennifer son Batracne. Que fait-il ici ? Il n’en sait rien, se relève doucement pour observer les environs. Il y a de grands arbres d’un genre qu’il n’a jamais encore vu : leurs feuilles sont violettes, bleues, bordeaux, toutes dentelées. Les troncs bien noueux semblent avoir des visages. C’est assez angoissant, mais il se sent étrangement bien. Maintenant debout sur ses deux jambes, il repère un chemin dans lequel il s’engouffre sans vraiment y réfléchir. Que fait-il ici ? Cette question résonne dans sa tête et occupe tout son esprit. Cela ne ressemble en rien à ce qu’il a vu auparavant. Peut-être a-t-il eu une crise de somnambulisme est se trouve-t-il maintenant dans le bois des illusions, sous l’influence du tant recherché Zoroark. Un pokémon si rare qui se trouverait dans les environs suffit à exciter l’intérêt du dresseur aspirant scientifique qui se sentirait vraiment fier de pouvoir le voir, l’observer et prendre des notes sur lui. Il fouille un instant dans ses poches, mais il n’a pas son carnet. Il est déçu jusqu’à ce qu’il réalise qu’il est habillé. Il vient pourtant d’aller se coucher… Il a bien enlevé ses vêtements. Il se serait aussi habillé pendant son somnambulisme… Et surtout… Coiffé alors qu’il en est incapable étant éveillé ? Cet élément est le plus bizarre qu’il ait remarqué jusqu’ici. Cela commence vraiment à le stresser, mais valeureux dans l’âme, il continue son chemin. De toute façon il ne peut pas faire grand chose d’autre. Une idée lui vient cependant : vérifier s’il a ses pokéballs pour pouvoir dialoguer avec l’un de ses pokémons. Se sera toujours plus rassurants. Son visage s’illumine d’un sourire lorsqu’il constate leur effective présence.

« Majaspic !, le serpent végétal apparaît et semble bien surpris de toute ce qui l’entoure. Tu veux bien rester avec moi là ? Parce que j’ai un peu les chocottes en fait…
- Puisqu’il le faut.
- Merci… Mais tu parles ?!, le starter passe sa queue contre sa gorge, se demandant lui aussi ce qu’il vient de se passer. Et tu me l’as caché pendant tout ce temps ?, il secoue son pokémon dans tous les sens. Mécréant ! »

La créature ligote son dresseur un peu trop enquiquinant à son goût et lui explique avec des paroles humaines qu’il ne comprend pas non plus ce qu’il se passe. Raven évoque alors sa théorie avec Zoroark, mais le pokémon la contre immédiatement car il a vécu toute sa vie avant de le rencontrer dans le bois des illusions et il n’a jamais eu vent d’une illusion d’une telle ampleur. Zorua serait assez farceur pour ce genre d’acte, mais pas son aîné. Et le petit renard ténébreux n’aurait jamais le pouvoir de faire preuve d’autant de pouvoir. Ne sachant toujours pas où ils se trouvent, ils continuent d’avancer sur un chemin des plus douteux avec des champignons roses et bleus qui font de la lumière, mais après avoir vu les arbres bizarres, les deux amis ne sont plus à cela près. Après avoir marché un bon moment dans ce bois épais et sombre, ils aperçoivent de la lumière au bout du chemin. Bien chaleureuse, vers laquelle ils se précipitent afin de revoir un peu la lumière du jour et ne plus être éclairés par des champignons ogm.

Flash. Lumière. Les deux compagnons sont désormais près d’une falaise. Derrière eux il n’y a plus de forêt, mais à la place une montagne. Normal. Raven et Majaspic restent nu peu abasourdis, mais se concentrent ensuite sur le reste de ce qui se trouve autour d’eux : un trou. Enfin une falaise, mais c’est un trou, mortel si l’on tombe dedans. Le dresseur se demande quel chemin il pourra bien prendre pour la suite de son parcours et surtout pour sortir de cet endroit trop bizarre. Il a pas mal envie de retrouver son lit, surtout il s’inquiète pour moi : est-ce que je suis bien en sécurité à l’appartement ? Il n’en a aucune certitude vu ce qui lui arrive. Le fait qu’il puisse être dans un rêve ne lui traverse pas encore l’esprit.

« Regarde-moi. »

L’homme se retourne mais ne voit personne. Il se demande si c’est une blague, mais la voix se fait entendre à nouveau. Elle est assez imposante, mais en même temps sympathique et agréable à écouter, c’est très étrange. Finalement le regard de Raven se pose sur le ciel d’où elle semble étrangement provenir.

« Enfin un peu d’attention.
- Vous êtes qui ? Et on est où là ?
- Patience, votre compagnon arrive et je n’aime pas me répéter.
- Ah bon… »

L’homme ne comprend rien à ce qu’il se passe, mais décide d’attendre ce fameux compagnon, à ce moment là il aura des réponses à ses questions. Il espère que ce dernier arrivera vite.

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Eleveur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2013
Messages : 975

Région : Kantô
Ven 20 Sep - 22:45
~
Il était une fois, dans un pays lointain,
Un brave chevalier au ton grandiloquent
Son écuyer Nevar, troubadour amusant
Voici leurs aventures sur les chemins mpiens.

Je conte ces histoires de combats et de rois
De princesses éperdues, de Batracnés gluants,
De châteaux mystérieux, introuvables souvent,
De poissons et de poutres – Kiki le saura.

Cécilia la douce, Miné la gentille
Katarina l'épouse et Jennifer qui brille
Oyez, oyez, amis, la force et le courage
De ces deux valeureux et de leur long voyage.
~



Les merveilleuses aventures de Kiki le chevalier grandiloquent et de Nevar son écuyer troubadour.

Cela faisait un petit moment, à présent, qu'Akichi marchait, il ne savait où ni pourquoi. Il ne savait pas non plus, d'ailleurs, dans quelle direction il allait ; pas plus qu'il ne savait de laquelle il venait. Cette dernière remarque aurait pu paraître étrange, et il avait froncé les sourcils lorsqu'il se l'était formulée, tout à l'heure, alors qu'il avait déjà bien avancé. Mais tout ce dont il pouvait se souvenir était qu'il avait subitement ouvert les yeux ; une grande lumière jaune l'avait envahi, il avait vu le bleu pâle du ciel, et il s'était retrouvé à marcher. Naturellement.
Réfléchir n'était pas quelque chose d'agréable ni, souvent, de très utile, surtout lorsque l'on en était réduit à réfléchir seul. Il avait en effet regardé derrière lui, au début de sa balade, pour voir si Cécilia le suivait, mais il ne la voyait nulle part. Et puisque la vue d'Akichi était tout ce qu'il y a de plus excellent, c'était qu'elle n'était nulle part. Pour le moment, en tout cas. Bref, il n'aimait pas forcément réfléchir, mais il en était tout de même venu à le faire un peu, parce que lorsqu'on se retrouve à marcher seul sur un chemin de pavés rose pâle au beau milieu d'un endroit étranger, réfléchir un peu n'était pas si désagréable ; et ce dont il avait pu souvenir était qu'avant de se mettre à marcher, il se trouvait adossé contre un arbre, dans son jardin. La nuit tombait alors, mais il y avait Miné près de lui et le ciel étoilé, lorsqu'il faisait beau et que l'air n'était pas trop froid, était toujours agréable à regarder. S'était-il assoupi ? Non, il ne s'assoupissait pas comme ça ! ...Mais il avait fermé les paupières. Forcément, puisqu'il les avait ensuite rouvertes.
Akichi marchait donc sur un chemin de dalles roses près duquel poussaient des arbres, sous un ciel clair et un soleil tapant.

Je suis Akichi.

Le chemin passait dans une forêt, tout à l'heure, mais maintenant, on aurait presque pu se croire dans une immense clairière s'il n'y avait pas encore eu ces quelques arbres épars. Ils sont très étranges, d'ailleurs : violets, bleus, roses, certains sont même rouges, et ils revêtent des formes étranges. J'ignorais qu'il existait des arbres violets. Le chemin aussi est particulier, rose, comme ça ; et si tout à l'heure, le ciel était bleu, il s'est maintenant teinté d'une couleur jaune citron. Grenadine. J'ai ce mot en tête, même si la grenadine est rose et non pas jaune citron. Pas tout à fait rose, d'ailleurs. Grenadine ! Grenade, groovy, Gargantua, grenadier. Grandiloquent. Gobi. Tiens, il y a un étang, là. Je me demandai s'il y avait des poissons à l'intérieur. Il faudrait que j'amène Miné ici : avec toutes ces couleurs et ce paysage si beau, s'étendant à perte de vue, c'était un lieu parfait pour l'inspiration ! Je me demandais si nous nous trouvions en pays étranger. C'était ce que ces arbres bigarrés, avec leurs troncs noueux, presque grimaçants, semblaient vouloir me dire. Excepté ces arbres, il n'y avait pas âme qui vive dans les parages, aussi, j'abandonnai l'idée des gobis qui vivaient dans l'étang. Bon, peut-être des carpes, alors. Mais de toute manière, je le dépassai. Mes pas me menèrent ensuite à un petit cours d'eau par-dessus lequel passait un pont, que le chemin empruntait. Si le ciel était anormalement jaune et les arbres colorés, la transparence de l'eau n'avait rien qui pût m'étonner. Le pont était minuscule ; je le dépassai et poursuivis ma route. En bordure du chemin poussaient à présent des champignons blanchâtres, de toutes taille. Ils se trouvaient tout près de cailloux, comme si les rochers s'étaient déposés là exprès ; je leur aurait bien posé la question, mais je n'avais pas envie d'essuyer un silence impoli de leur part s'ils ne me répondaient pas. Grâce aux cailloux sur lesquels ils se reflétaient, je pouvais voir que les champignons étaient luminescents, et on pouvait choisir la couleur de la lumière, comme pour une lampe halogène de bureau. Je croisai ensuite une chaise, mais il n'y avait personne dessus. J'avais faim et j'avalai quelques bonbons. Décidément, l'endroit était un peu vide ! Enfin, vide de vie, car de couleurs, ça non, mais je commençais à être un peu lassé de marcher comme cela, tout droit vers nulle part, absolument tout droit puisque le chemin n'avait nulle courbe – il semblait se refuser tellement à tourner que je m'étonnais de ne pas encore avoir vu d'arbre pousser sur lui, car si l'un d'entre eux avant bloqué la route, cela m'aurait surpris qu'il prenne la peine de le contourner. Bref, je n'étais pas fatigué et n'avais pas mal aux pieds car j'étais résistant, j'étais Akichi Sôma, mais c'était lassant, à la fin, de n'avoir personne à qui parler !

- Et puis où est Cécilia, d'ailleurs ?! demandai-je à voix haute, contrarié.
- Tu la retrouveras bientôt.
- Ah bon.

Enfin, le chemin me conduisit vers ce qui semblait être le bord d'une falaise abrupte. J'aurais été bien embêté qu'il se poursuive, tout raide, dans le précipice car je n'étais pas certain que j'aurais eu envie de l'y suivre, mais par chance, il s'arrêtait juste avant ; et tout près de sa fin, en forme de cercle, se tenait un homme, immobile, le nez levé vers le ciel. Il était accompagné d'un immense et surtout large serpent vert, plutôt élégant, mais je ne le regardai qu'à peine, trop heureux de rencontrer enfin un être humain. « Eh, toi ! Bonjouur ! » lançai-je avec de grands gestes de la main... Et c'est alors que je me rendis compte qu'il s'agissait de Raven. Raven... comment était-ce, déjà ? Ah oui, Swan. L'homme rencontré à la Tour Pokémon de Lavanville. Tiens ! Si j'avais cru le revoir, celui-là !

- Mais... T'es coiffé ? Ouaow ! Au fait, je t'attends toujours dans ma boutique, tu sais ! D'ailleurs, qu'est-ce que tu fais là ?
- Te voilà arrivé.
- Comment ?
- Regarde-moi quand je te parle !
- Mais qui parle ? protestai-je en levant les yeux vers le ciel (grenadine) jaune citron. Tiens, ça me fait penser, tout à l'heure, à propos de Cécilia, je n'ai même pas vu qui m'avait rep...
- Mais tu vas me laisser parler, oui ?

Cette fois, je me tus. La voix, grave, se faisait impérieuse, et j'aurais bien protesté encore, mais je n'avais pas l'habitude de me quereller avec des êtres invisibles. Ou peut-être était-ce Nevar qui parlait, mais dans ce cas, il faisait un très bon ventriloque. Raven. Comment l'avais-je appelé ? Peu importe. Enfin, j'allais laisser l'inconnu s'exprimer, puisqu'il y tenait tant.

- Bien, reprit la voix d'un ton plus calme (mais allez comprendre ce que pense quelqu'un sans voir sa tête). À présent que vous êtes là, tous les deux, nous allons pouvoir commencer. Laissez-moi tout d'abord me présenter. Je suis le Narrateur, et c'est moi qui vous guiderai tout au long de votre aventure.
- Je n'ai jamais vu un ciel narrateur, dis-je.
- Silence ! Un peu de respect pour vos aînés, ou je balance les dés sans rien vous expliquer et je vous laisse vous perdre en moins de trois tours de jeu ! À présent, je vais vous présenter.

Je me renfrognai. Mais de quel droit ce stupide ciel, ou ce Raven ventriloque, se permettait-il de me dire « silence » et de m'imposer le respect ?! S'il continuait comme ça, je me détournerais et m'en irais, voilà ! Et puis, « nous présenter »... Comment un ciel qui n'était même pas bleu allait-il me présenter, je vous le demande ? Et pour quelle utilité ?
Un ciel jaune citron.




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Dresseur Unys

C-GEAR
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Région : Unys
Lun 23 Sep - 20:11
Les yeux rivés vers le ciel, Raven se pose des questions sur ce qu’il est en train de se passer. En effet, il n’a jamais entendu les nuages parler. Il se demande s’il ne serait pas face à une sorte de Dieu d’ailleurs car certains croient que Arceus vit dans les nuages et s’adresse aux âmes avant de leurs ouvrir les portes du paradis. Cela voudrait donc dire qu’il est mort. Son cœur se met à battre à cent à l’heure : il n’a pas envie de mourir, ni d’être déjà mort. Il n’a pas encore vu son futur enfant… Et comment est-ce que je vais me débrouiller toute seule ? Il ne veut pas accepter cette situation et s’apprête à râler lorsqu’il entend du bruit qui le tire de ses pensées même si les larmes lui coulent aux yeux. Une salutation pleine de vie vient d’être lancé derrière lui. Il se dit donc que si cette personne est dans le même état que lui car au même endroit il n’est peut-être pas encore mort du coup. Bah oui, les morts ne doivent pas être capable d’un ton de voix aussi… Aussi vie. Nouvel adjectif. Il tourne alors le dos pour voir à quoi ressemble cet inconnu et se retrouve face à un homme qu’il connaît déjà assez bien. Un sourire illumine son visage, trop heureux de rencontrer une entité connue dans cet espace trop bizarre. « Kik-... Akichi ! ». Il se sent bizarre quelques instants, il était sur le point de l’appeler Kiki. Pas que cela le dérangerait de le surnommer ainsi, mais en tout début de conversation ce n’est peut-être pas l’action la plus appropriée. En plus il n’a pas le temps de se poser d’autres questions sur le sujet car, comme lorsqu’il l’a rencontré dans la tour de Lavanville, le coordinateur parle beaucoup. Il se sent obligé de l’écouter même s’il sait que ce qu’il va dire n’est pas forcément des plus intéressant. Aussi futile que ses paroles puissent être, cet homme en connaît toujours plus que lui sur le monde. Il sait peut-être quel est cet étrange endroit où ils se trouvent tous les deux. Il parle d’abord de sa boutique. C’est vrai qu’il n’a pas encore pensé à y aller, mais il a toujours la carte. Le ciel trouve judicieux de lui répondre comme quoi il est arrivé. Bien sûr qu’il est arrivé. Raven réalise alors que le compagnon dont les nuages parlaient n’était en fait autre que Akichi et il en est plutôt content. Quitte à partir dans ce qui semble être une drôle d’aventure, autant s’y rendre en compagnie d’un visage connu. Le moulin à parole reprend, le supposé-par-le-dresseur-Dieu lui coupe la parole.

Le silence se fait alors. Un silence ou l’ébouriffé inexplicablement coiffé car il est incapable de le faire tout seul comme a jugé bon de le souligner l’homme aux cheveux blanc, tripote avec anxiété l’élastique qui tient la dite couette. Comme à chaque fois qu’il y touche, celui-ci se défait et tous ses cheveux lui tombent devant la figure tandis que la voix s’annonce comme Narrateur. Les guider dans une aventure ? Balancer des dés ? Il va nous présenter… Après de telles paroles, Raven ne peut en venir qu’à une seule conclusion plausible : « On va jouer aux petits chevaux ? ». Silence de la part du ciel. Majaspic fait remarquer à son dresseur qu’il est stupide, ce qui interloque ce dernier car il n’a pas encore l’habitude d’entendre son starter parler ainsi avec une voix parfaitement humaine. Il se demande si c’est pareil pour les pokémons de Akichi.

« Non, on ne va pas jouer aux petits chevaux, enfin des paroles compréhensibles de la part du Narrateur peut-être-Dieu. Laissez-moi donc vous présenter l’un à l’autre. Nous avons-
- Mais on se connaît déjà ! Lui c’est Kiki et moi c’est Nevar !, blanc… Qu’est-ce qu’il vient de dire ? Euh en fait non, mais…
- C’est pour cela que je dois vous présenter, le ciel jaune citron prend alors une teinte rougeâtre. Il doit être timide pour rougir ainsi à l’idée de parler devant deux personnes. Raven fait des signes d’encouragement dans le vide pour l’aider à vaincre cette sensation qui sont bien entendu inutile car il n’ont pas lieu d’être. Voici donc le joueur numéro un : Kiki le chevalier grandiloquent. Et voici le joueur numéro deux : Nevar l’écuyer troubadour du chevalier Kiki. Ensemble ils vivront moult péripéties pour atteindre leur objectif suprême.
- Quel objectif suprême ?
- Ca va changer selon les lancer de dés.
- C’est un peu n’importe quoi quand même. »

La conclusion que tire Raven de tout ce cirque c’est qu’ils vont devoir se mettre en danger et donc peut-être mourir. C’est peut-être pour sélectionner les âmes qui iront en enfer ou pas cette histoire de dés et de Narrateur. Le ciel ne serait donc pas Dieu mais une sorte d’intermédiaire entre les deux parce que Dieu n’a que ça à faire que d’accueillir tous les petits nouveaux.

« Je vais maintenant vous donner vos équipements. »

L’homme ne comprend pas, mais il n’ose pas bouger lorsque des lumières de toutes les couleurs descendent du ciel pour fondre vers eux deux. Lorsqu’elles sont trop proches cependant il prend peur et s’empresse de sauter d’un bond vers Kiki… Akichi… Kiki… Peu importe ! Il s’agrippe aussi fort qu’il le peut à son bras en lui hurlant dans les oreilles que ça y est, ils ont perdus, ils vont aller en enfer. La lumière devient de plus en plus intense et il s’y trouve enveloppé. Il ne sait pas où est passé le coordinateur, mais est trop occupé par sa propre condition pour se dire qu’il faudrait peut-être le sauver. Des étoiles brillantes de toutes les couleurs, mais majoritairement roses apparaissent tout autour de lui et viennent virevolter tout près de son corps. Il est terrifié, mais l’est encore plus lorsqu’il se retrouve tout nu ! Un équipement, cela veut pourtant dire des habits, non ? Les étoiles passent à nouveau près de lui et il se demande si elles ne vont pas lui arracher la peau cette fois. Cependant il n’en est rien et à la place des formes de vêtements lumineuses commencent à lui apparaître sur le corps. D’abord de longues bottes… Avec des talons ?! Puis un haut qui ressemble vaguement à un d’écolière avec une petite jupette rose, le tout parsemé de petits bijoux cœur avec des paillettes. De longs gants roses viennent ornes ses bras jusqu’au dessous des épaules et ses cheveux défaits viennent se lier en petite couettes avant de grandir de manière phénoménale et lui arriver jusqu’aux genoux. Un bâton long et toujours rose avec un immense cœur serti d’une étoile avec plein de rubans dans lesquels il craint déjà de se prendre les pieds apparaît devant lui. Instinctivement il se sent obligé de l’empoigner et à cet instant précis les lumières se dissipent et il se retrouve vêtu ainsi là où il se trouvait précédemment.

« Majaspic arrête de rire ! »

Il pleure à chaudes larmes de cet aspect des plus ridicule avant de se dire que, encore, son starter ce n’est pas trop grave, mais que Kiki aussi va le voir. Traumatisé d’avance à cette idée, il reste cramponné à son bâton de petite fille sans bouger, le regard dans le vide tandis que les gouttes salées ruinent un maquillage qu’il n’avait point encore remarqué. La honte de sa vie. Et la haine contre le Narrateur. Cette aventure a déjà l’air pourrie.

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Eleveur Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô
Mar 24 Sep - 11:46
(Pardon pour ce rp looong avec tout plein de dialogues en rouge et de noir. Pour m'excuser, voici un petit mot.
En rouge et en noir:
 
Voilà. Maintenant, vous pouvez lire, ou mettre des lunettes pour cacher toute cette couleur qui est décidément vraiment de ma faute puisque j'ai beau essayer de raccourcir mes rps ou de mettre des dialogues au style indirect, j'y arrive pas. Honte à moi. Vous pouvez me lancer des poissons, aussi, si vous voulez.)



Raven avait l'air ravi de me voir, ce qui ne m'étonnait pas car nous nous étions bien entendus lors de notre précédente rencontre, et, de toute manière, je ne vois pas pourquoi quelqu'un serait mécontent en me voyant arriver. Je l'avais félicité pour le fait qu'il s'était coiffé, mais, à ma déception la plus absolue, à peine le silence fut-il retombé qu'il commença à triturer l'élastique de sa couette et à, volontairement, j'en suis sûr, le retirer pour que toute sa masse de cheveux se trouve de nouveau dans le désordre le plus complet ! Cependant, je ne dis rien, car le désormais encore ébouriffé avait apparemment réfléchi aux paroles du ciel jaune (ou de lui-même, s'il était ventriloque) et conclu que nous allions jouer aux petits chevaux. Ah oui, c'était vrai que le ciel s'était présenté comme le "Narrateur" d'une "aventure" que nous allions vivre... Il y a des gens, parfois, qui ne se prennent pas pour rien. Je savais maintenant que des ciels aussi (et je n'en avais jamais douté). Cependant, après une courte remarque du serpent qui accompagnait Nev... Raven, ce ciel-là eut vite fait de le détromper – et c'est alors que l'homme non coiffé dit quelque chose de bizarre. Que j'étais Kiki et que lui était Nevar. « ...Qu'est-ce que tu as dis ? » Mais le ciel soupira (note pour moi-même : prévenir dès que je serai rentré Miné que les ciels peuvent soupirer),  annonçant ensuite que c'était pour cela qu'il devait nous présenter. Et il rosit.
En ouvrant grand les yeux, je m'exclamai que le ciel était grenadine ; mais personne ne me répondit, et après un instant de pause où Raven était occupé à, aller savoir pourquoi, gesticuler vaguement dans le vide, notre auto-proclamé Narrateur reprit la parole. Au début, je ne compris pas ce dont il discourait. Il fallait dire aussi que je n'avais aucune raison de comprendre, puisqu'il ne fournissait aucune explication et ne précisait même pas de qui il parlait ! Joueur ? Kiki ? Chevalier ? Je souris en entendant le mot "Nevar", car mon esprit, sans que je sache pourquoi, l'associait de lui-même à la personne de Raven, mais les termes d'"écuyer-troubadour" et de "moult péripéties", bien que je les connaissais, demeuraient très obscurs. Et voilà que Raven se prenait au jeu et demandait des éclaircissements sur le seul point clair du discours, à savoir l'"objectif suprême". « Avoir du style et sauver le monde, bien sûr ! » Et le ciel qui répondit totalement à côté de la plaque, parlant de dés alors que je n'en voyais pas un seul dans les parages, et donc qu'il n'y en avait pas. C'était un peu n'importe quoi, non ?

- HA ! Nevar ! Tu as totalement raison ! Ce que raconte ce ciel est entièrement dénué de sens ! Raven ! Mais... Et c'est alors que j'ouvris d'immenses yeux. Nevar... Ce nom me semblait subitement s'accorder à merveilles à mon ami l'ébouriffé. Et puisque le ciel jaune en avait parlé comme d'un écuyer, joueur numéro deux... Je levai les yeux vers notre interlocuteur céleste. « Alors moi, je suis un chevalier ? Et un numéro un? Ouaow ! Quelle classe ! Tu as entendu, Nevar ? Mais je l'ai toujours su. Sais-tu, déjà, dans ma plus tendre enfance...
- SI-LENCE ! Vous aurez tout le temps de parler après ! Bien. Je vais maintenant vous donner vos équipements.

Je jetai un regard assassino-grimaçant à notre ciel-Narrateur qui dut bien comprendre ce qu'il en était. Mais pendant ce temps, d'étranges lumières s'étaient mises, en faisceaux, à descendre du ciel. Elles fusèrent sur Nevar qui fusa sur moi en me broyant presque le bras, et l'entourèrent durant plusieurs secondes où nous restâmes muets de secondes. Et puis, elles s'éparpillèrent, et... Ravenevar réapparut devant moi. Il était vêtu de rose bonbon, d'une robe, de chaussures à talons, tel que la jeune fille qui passe parfois dans les dessins animés télévisés (il arrive que Miné et moi en regardions afin d'avoir de nouvelles idées de création pour la Boutique, et de savoir ce qui plaît.) Et surtout, il était coiffé. La bouche ouverte d'étonnement, les yeux posés sur lui, mes pupilles emplies d'étoiles, je ne pus tout d'abord pas parler ; et puis, je demandai : « Nevar... Tu t'es fait des rajouts ? » À cet instant précis, mon ami dont la tenue s'était changée en un cosplay de magical girl éclata en sanglots, cramponné à un bâton qui consistait en l'Accessoire avec un grand A qui aurait été digne de figurer dans les mains de toutes les fillettes et hommes virils aimant se déguiser du monde, si c'était Miné et moi qui l'avions commercialisé. Surpris par cette réaction réellement insensée, je m'approchai aussitôt de lui pour tenter de le raisonner et de calmer ses pleurs.

- Oh, mais qu'est-ce qu'il y a ? Ils sont très bien, tes cheveux ! Bien mieux qu'avant ! Et ta robe aussi est vraiment superbe ! Regarde, même ton espèce de serpent se moque de toi parce que tu pleures ! Tu t'es habillé vraiment très vite, en tout cas, Miné n'aurait pas fait mieux. Et il fallait me le dire que tu aimais porter des robes ! Je m'en doutais, évidemment, en te voyant si fort et si musclé, et si gentil avec Katarina. Mais, raison de plus pour venir dans ma boutique !
- En tant que troubadour, il vous faudra trouver un instrument de musique, fit la voix du Narrateur qui semblait à peine avoir prêté attention à notre conversation. « Vous pouvez vous servir de votre bâton musical, mais vos pouvoirs seront décuplés si vous trouvez des instruments de meilleur niveau durant votre aventure. À présent, l'équipement du joueur 1... » Ah, parce qu'en fait, Nevar était une musical girl, et non une magical girl. Cependant, je ne pus m'étendre plus sur le sujet car une nuée de lumières roses, rouges et vertes tombèrent de nouveau du ciel et cette fois, elles me foncèrent dessus. « Quelle est ta couleur préférée ?
- Rouge d'Andrinople ! Ah, quoique, non, le bleu lilas me va bien aus...
- TROP TARD.

En l'espace d'un instant, je fus aveuglé par la myriade de lumières multicolores qui envahirent tout mon champ de vision. Et puis, une seconde plus tard, tout était redevenu normal ; sauf que... J'étais désormais vêtu d'une simple tunique de jute, pauvre, rêche, brunâtre, hideuse, avec un lacet croisé au niveau du col, et j'avais des amas de papier mâché collés sur les bras, comme de faux muscles. Stupéfait, je ne pus tout d'abord pas parlé, restant interloqué quelques secondes tant la surprise était grande – et mauvaise. Et puis, mes forces me revenant, j'arrachai violemment de mes bras les muscles factices en m'écriant :

- Quoi ?! Mais c'est n'importe quoi ! Qu'est-ce que c'est que ça ? Enfin ! Une tunique de jute ! Non mais je rêve ! Pour moi, le Chevalier Grandiloquent ? Il vous faut des lunettes ! Et qu'est-ce que c'est que ces simili-muscles ? (J'en avais déjà retiré la moitié.) Si c'est pour m'embellir, alors là, c'est une véritable faute de goût ! Je dirais même une erreur incommensurable ! Quelle hideuse imbécillité ! Un bel homme, monsieur le ciel, doit être fin, mince, élégant, gracieux et clair. Ces muscles sont bronzés ! C'est ridicule ! J'ignore dans quel caveau perdu vous avez recruté vos costumiers, mais ils ne doivent pas avoir une grande estime d'eux-mêmes pour s'autoriser de telles "créations" !
- Ça n'est de la faute ni des costumiers ni de moi ! répliqua le Narrateur. « Je n'allais pas me fatiguer à vous créer sous toutes les coutures, alors si vous n'êtes pas contents, plaignez-vous au mode des prédéfinis aléatoires. Laissez-moi vous expliquer les règles, à présent. Vous pourrez trouver des morceaux d'équipement un peu partout durant votre aventure afin de devenir de véritables chevalier grandiloquent et écuyer-troubadour. Armures et épées seront utiles à l'un, tandis que l'autre devra rechercher luths et tambourins. De plus, à chaque fois que vous trouverez un objet couleur... euh... rouge d'Anda...
- Andrinople, corrigeai-je.
- Rouge d'Andrinople, je vous conseille de l'observer attentivement car il pourra s'agir d'un objet-clef qui déclenchera peut-être quelque chose d'utile pour votre aventure. Bien... Si vous n'avez pas de questions, je pense qu'on peut commencer l'aventure !

La meilleure question du monde : n'y aurait-il pas du tissu et une machine à coudre, dans un coin, afin de nous changer de tenues sans attendre ?



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Dresseur Unys

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Jeu 3 Oct - 22:49
Le pauvre homme est en train de déverser toutes les larmes de son corps. Les perles salées coulent le long de ses joues pour venir s’écraser contre son petit haut d’écolière. Il voudrait s’arrêter car il sait que s’il continue, cela va être trop mouillé en en plus d’être ridicule cela va devenir moulant. Oui, il se sent capable de pleurer autant que cela. Il profère différentes menace dans sa tête à l’encontre du Narrateur, mais après le supplice que ce dernier vient de lui faire subir en un claquement de nuage, il n’ose rien fait et se contente de fermer la bouche, ne laissant échapper que quelques sanglots. On ne sait jamais, s’il prononçait un seul mot, peut-être se retrouverait-il en petite lingerie sexy. Il trouve sa jupe tellement courte qu’il la tien tirée vers le bas d’une main et reste agrippé à son bâton moche de l’autre. C’est alors que parviennent à ses oreilles les paroles d’Akikichi qui lui demande s’il s’est fait des extensions. Regard assassin numéro un. Il s’approche de Raven et commence à parler beaucoup comme il sait si bien le faire. Sauf que cette fois cela ne plait pas du tout au dresseur qui a une très forte envie de lui mettre son poing dans la figure. Il le laisse parler, se sentant de plus en plus blessé et humilié à chaque paroles. Il se demande si le dit chevalier est réellement sérieux où s’il ne serait pas plutôt en train de se moquer royalement de lui comme le fait Majaspic. Quoi que ce dernier s’est arrêté, lançant un regard douteux à celui qui parle. Les larmes de l’ex-ébouriffé sèchent petit à petit , pas parce qu’il se sent consolé, rassuré ou quoi que se soit, mais parce que la colère prend vraiment le pas sur toutes les autres émotions. Il se sent soulagé lorsque l’autre cesse enfin de parler et que le Narrateur reprend. Trouver des instruments de musique. Oui. Bien sûr. Youpi. Trouver un pantalon plutôt. Et de quoi s’habiller correctement. S’il avait un pokémon vol sur lui il s’empresserait de le faire sortir pour qu’il utilise tornade et emmêle tous les nuages du ciel pour enquiquiner le Narrateur. Et si possible le blesser. Il serre le poing, se retenant d’en balancer un à tout hasard. Sa vieille habitude de frapper dès qu’il est en colère avait disparue, mais dans cette situation d’humiliation, il se sent tellement vexé et meurtri qu’il pourrait même baffer une grand-mère qui ne lui a rien fait. « C’ça… », voilà la seule réponse qu’obtiendra le maître du jeu à ses premières explications sur les instruments.

Vient alors la transformation de Kiki. Raven espère du fond de son cœur que la tenue qu’il va obtenir sera aussi ridicule que la sienne. Quoiqu’aussi étrange que cela puisse paraître lui trouve cela beau un homme en robe… C’est alors que l’ecuyer troubadour est choqué pendant quelques secondes. Dans sa tête s’est élaboré une hypothèse fondée sur des stéréotypes que son peu d’éducation par rapport au moindre extérieur ne lui a pas permis d’outrepasser : Miné serait un homme. Cela lui semblait être un nom de fille, et Kiki en parle toujours au féminin, mais… Mais… Et si c’était comme il vient de l’imaginer ? Cela expliquerait sûrement la remarque du coordinateur à propos des hommes en robe. Et donc monsieur le grandiloquent préfèrerait les hommes. Premier réflexe : tenir encore mieux sa jupe pour se sauver la vie… Ou au moins les fesses. Il y a des moments où le cerveau de Raven ferait mieux de s’éteindre quand même. La transformation se termine donc et son compagnon se retrouve dans une tenue bien plus acceptable que lui. Cependant ce dernier se met très en colère soi-disant que c’est moche et une faute de goût. Qu’un bel homme se doit d’être mince, élégant, gracieux et clair… Nevar est un peu musclé quand même, patapouf et a le teint un peu bronzé… Donc il est moche. Il ne sait pas s’il doit encore se vexer, quoi que c’est déjà fait, ou bien être rassuré car il peut peut-être un peu lâcher sa jupe. Il écoute donc un peu plus détendu, mais toujours aussi vexé la suite des explications du Narrateur lorsque son compagnon a finit de râler. Et qu’on ne s’y trompe pas, il a toujours envie de lui mettre son poing dans la figure. La fin du blabla ne lui plait d’ailleurs pas du tout, il n’hésite alors pas à élever la voix pour dire clairement ce qu’il pense de toute cette histoire qui l’énerve :

« Non moi je commence pas l’aventure ! Déjà pourquoi on prend en compte la couleur préférée de Kiki et pas la mienne ? En plus je sais même pas à quoi ça ressemble rouge antilope ! C’est même pas rouge une antilope d’abord !, il agite frénétiquement son bâton en direction du ciel puis pointe son compagnon : et pourquoi lui il a des habits de garçons et que moi je suis habillé comme une petite fille ? C’est n’importe quoi ! C’est pas ça des tenues d’écuyer troubadour !
- Comme tu le dis si bien, tu es écuyer ! Et en plus joueur numéro 2, donc on prend la couleur du chevalier, c’est tout. Et la tenue, j’ai déjà parlé du prédéfini aléatoire. Si t’es pas content tu n’auras qu’à tuer des monstres et les dépouiller pour te fabriquer des équipements à la forge. »

Mais qu’est-ce qu’il dit… ? Raven ne comprend pas un traître mot clé de ce qu’on vient de lui expliquer et sent qu’il n’obtiendra pas d’explications plus simples. En plus il a la sale impression que l’on vient encore de le rabaisser et de lui dire quelque chose comme « démerde-toi. ». En colère, il balance donc son bâton vers le ciel et a le réflexe de hurler quelque chose : « Musical BEAM ! ». C’est alors qu’un rayon lumineux plein de notes de musique s’élève à toute vitesse et se fait propulser dans la direction pointée par le bâton. Une douce mélodie s’élève pendant la course de l’attaque non-identifiée jusqu’à se perdre dans les nuages. L’homme reste silencieux, se demandant sérieusement ce qu’il vient de se passer, se disant également qu’il n’a pas finit de se poser cette question si les évènements continuent sur cette voie. C’est alors qu’un gémissement ressemblant au grondement du tonnerre retenti, tout droit venu du ciel qui, si l’on devrait traduire ce qui est dit devrait ressembler à quelque chose comme « putain le con ! ». Et le ciel devient violet. Avec des stries bleues un peu partout. Et des éclairs rouges. Et Raven va se mettre en boule derrière Majaspic parce qu’il a peur. Et les nuages ont des carrés… Et les nuages ont des carrés ? Il relève la tête et regarde autour de lui pour constater que le décor est… bugué ? Tout a l’air horriblement pixellisé. Alors qu l’écuyer s’apprête à demander ce qu’il se passe, le Narrateur l’éclaire plus ou moins sur la question :

« Il a fait buguer les textures ! Il a fait buguer les textures ! J’y crois pas !, on entend des bruits étranges, comme si quelqu’un s’affairait dans une cuisine. On n’attaque jamais le narrateur ! Vous auriez pu être désintégrés. Une chance que tu n’ais touché que le dossier textures !, l’espace redevient normal. Voilà et ne vous avisez pas de recom-… Aaah !, bruit d’explosion. »

Le sol se met à trembler, Nevar se plaque contre le sol, tout près de Majaspic qui n’est pas rassuré lui non plus. La terre devient violette, molle ? Puis plus rien. Tout est noir autour d’eux. Cela dure un petit moment durant lequel l’homme demande à son compagnon s’il sait ce qu’il se passe avant que la lumière revienne. Envolée la falaise, envolé le ciel, les voilà dans une sorte de dôme un peu violet. Plusieurs portes et des escaliers sont placés un peu partout, comme s’il s’agissait d’un labyrinthe. Des créatures un peu étranges se baladant partout. On dirait des espèces de mutants, mélange de plusieurs pokémons, mais en dégoulinant et très moche. Pire que des Tadmorv. Raven ne comprenant strictement rien, il laisse son cerveau se débrancher de ce qu’il se passe autour de lui et se tourne vers Kiki. Au lieu de dialoguer avec lui pour chercher à savoir ce qu’il se passe actuellement, il demande :

« Dis-moi Kiki… Tu es homosexuel ?, il plante son bâton magique dont il a pu voir la puissance devant lui. Non parce que tu aimes quand les hommes sont en robe alors que bon… Pour moi c’est surtout la honte et très humiliant. J’ai toujours envie de te mettre un coup de poing tu sais… Ou même un truc que j’ai fait tout à l’heure, c’est encore plus efficace là… Ah ! Musical beam. »

Ziouf ! Nouvelle petite musique, sauf que comme cette fois le bâton était pointé vers le ciel, cela attaque directement le toit du dôme, ce qui laisse apparaître un petit bout de ciel. Raven laisse sortir un petit oups car il a l’impression que cet endroit était quand même un peu ancien, important et que cela va coûter cher pour les réparations. Alors que son regard se dirige vers ses pieds parce qu’il a honte de ce qu’il vient de faire, la voix du Narrateur se fait entendre :

« Enfin une brèche pour vous parler !, des rayons lumineux s’échappent du trou dans le plafond. Ton rayon magique de tout à l’heure n’a pas seulement affecté les textures, ça a aussi activé un mot de passe et vous voilà directement au niveau 3. Cela veut dire que vous n’aurez pas de tutoriel, et c’est bien fait pour vous. On se revoit au boss ! »

Gnéh ?



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Eleveur Kantô

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Ven 4 Oct - 11:42
Les pleurs de Nevar avaient redoublé d'intensité lorsque j'avais tenté de le consoler, ce qui était très étrange, mais bien la preuve que toutes les réactions de mon ami étaient vraiment insensées. Cependant, le désespoir dû à ma tenue qui me submergea fit que je ne m'intéressai rapidement plus à lui. Je fus seulement satisfait de constater que lui aussi était loin d'être ravi des paroles du ciel-Narrateur, et alors même que celui-ci nous proposait de commencer l'aventure et que j'allais répliquer, mon compagnon le fit à ma place. Rouge antilope ? Qu'est-ce qu'il racontait ? Et voilà que j'étais condamné à m'appeler "Kiki", maintenant. Si je m'y attendais... Encore une chose à raconter à Miné et à Cécilia lorsque je les retrouverai. « Des habits de garçon ? Tu rigoles ? Ce n'est pas des habits de garçon, ça, ce n'est même pas une tenue d'esclave ! Et encore moins de chevalier ! » m'insurgeai-je en tirant sur ma tunique de jute, comme espérant la déchirer pour qu'elle dévoile peut-être, caché sous elle, un vêtement bien plus beau. Mais le tissu était si rêche qu'il ne se détendait même pas. Les cieux grenadines, contre lesquels nous avions à présent de bonnes raisons d'être en colère, eurent beau me revaloriser un peu en rappelant mon rang de joueur numéro 1 (même si je ne savais pas à quoi cela correspondait), voilà qu'ils évoquaient encore des faits sans aucune signification tels que "dépouille", "forge" ou "monstre" ! Des monstruosités comme ma tunique de jute ? Et ce fut alors que... L'ébouriffé à côté de moi, et visiblement tout aussi mécontent que moi, avait levé l'Accessoire de son costume vers le ciel. Subitement, comme atteint d'une crise d'hystérie, il hurla quelque chose comme « Musical BEAM ! » Et obéissant à son cri, un immense faisceau de lumière jaillit alors de son bâton d'ecuyal-girl et fonça jusqu'au ciel, entraînant toute une multitude de petites notes de musique bariolées dans son sillage, notes qui produisaient chacune un son différent en s'élevant. La mélodie fut suivie d'un juron de la part du ciel, si laid qu'il n'avait besoin que d'être oublié (je me demandai s'il existait des établissements spécialisés dans le redressement éducatif des ciels grenadines.) Et notre Narrateur se vit paré de la couleur d'un sirop à la myrtille, ou d'un jus de raisins vraiment bien passés au colorant. Il y eut un gros bruit, un peu comme un éclair, et tout devint bizarre - enfin, plus qu'avant. Il y avait des zigzags rouges dans les coins. Le ciel était désormais rayé. Et les nuages, carrés. On se serait cru dans un univers psychédélique. « C'est tendance années 60 ? » m'enquis-je, curieux. Mais au lieu d'une réponse, j'eus droit à toute une symphonie d'expressions furieuses venues d'un Narrateur qui, chose étrange, semblait toujours là, vivant.
Buguer les textures ? Je voulus prendre la parole pour demander ce qu'il voulait dire par là (j'étais toujours énervé à cause de la tunique de jute et bouder aurait peut-être été utile, mais quand on s'appelait Akichi, on ne boudait pas, et il se passait tellement de choses singulières que ne pas parler aurait été une réelle preuve de stupidité), seulement, je fus encore coupé par un nouveau bruit d'explosion. Le sol se mit à trembler, comme si le monde s'était déréglé ou je-ne-savais-quoi. Décidément, on ne pouvait jamais s'exprimer, ici ! La nuit tomba, et j'aurais bien demandé à Cécilia de la lumière (je suis sûr qu'elle peut en faire), mais évidemment, elle n'était toujours pas là. Puis, il fit jour à nouveau. Nous nous trouvions désormais dans un lieu enfermé, avec des portes et des couloirs partout. Une véritable folie que ce monde, et je commençais à en être un peu lassé.

- Bon, c'est bien gentil tout ça, dis-je, mais sauf erreur de ma part, ce n'est pas un salon de couture, ici ! Alors d'accord, ce coin est très stylé, mais, Nevar, tu ne veux pas me prêter ton bâton, un moment ? J'en ai plus qu'assez de ce tissu rêche et désagréable... à peine mettable pour un paysan...

Cependant, je crois que Nevar, aussi impoli que cela fut, ne m'écoutait pas du tout. Bien au contraire, il se tourna tout naturellement vers moi, et... Il me posa l'une des questions les plus invraisemblables que je n'eus jamais entendues.« Dis-moi, Kiki... Tu es homosexuel ? »
...Homosexuel ? Tout d'abord perplexe, je clignai des paupières. Et j'éclatai de rire. Homosexuel ! Dans le cas d'un homme, comme moi, cela aurait signifié que j'aimais les autres hommes d'amour, n'est-ce pas ? Pff! Quelle idée ! Aimer d'amour ces êtres dont la plupart étaient parfaitement vulgaires et ne savaient pas s'habiller ? Certains hommes étaient vraiment beaux, oui. (Comme moi.) D'autres, bien virils et musclés : Nevar n'avait aucune inquiétude à se faire de ce côté-là (surtout qu'en ce moment, il marquait également des points du côté de la coiffure, alors je ne pouvais que le féliciter.) Mais la plupart des femmes, elles, savaient être gracieuses, et élégantes ! Quant aux relations sexuelles... « Non parce que tu aimes quand les hommes sont en robe alors que bon… Pour moi c’est surtout la honte et très humiliant. » Humiliant ? Être en robe ? J'éclatai de rire. Je comprenais bien ce que mon ami en robe rose sous-entendait... « Ah ! Ça, tu éviteras », m'insurgeai-je malgré tout au sujet du coup de poing. Mais voilà qu'il lançait un nouveau "Musical Beam". Décidément, quelle classe ! J'en voulais un, moi aussi, de bâton comme ça ! Ou même un encore plus beau ! L'éclair qui fusa cette fois fit exploser un petit morceau de plafond du dôme sous lequel nous étions enfermés, laissant apparaître l'extérieur - le ciel myrtille, toujours. Puisque Nevar me laissait enfin parler, j'ouvris la bouche, mais voilà que notre ami non-ami Narrateur s'exprimait à nouveau. Boss, niveau 3, gnagnagna, quelles imbécillités ! Je l'écoutai à peine et dès qu'il se fut tu, je pris brusquement Nevar par l'épaule et approchai mon visage du sien dans un geste d'intimité, afin de le mettre en confiance. Puisqu'il aimait se déguiser, j'étais absolument certain qu'il serait réceptif à ce genre d'attention de ma part.

- Tu m'as bien fait rire, avec ta question ! m'exclamai-je alors en riant. Tu as vraiment le sens de l'humour. Mais non, je ne suis pas homosexuel, loin de là ! Évidemment, je ne suis néanmoins opaque à aucune proposition... La curiosité est une admirable qualité ! Et, Nevar... Un homme en robe... Oui, je puis comprendre que si tu n'en as pas l'habitude, tu peux te sentir un peu honteux, voir humilié, de la porter ainsi, à mes côtés. Mais tu n'as aucune crainte à avoir ! Aucune gêne ! Quand on est fier et musclé, et qu'on a le cœur jeune, comme toi, il faut laisser libre court à chacun de ses fantasmes ! Profiter de la vie ! C'est cela, le chemin vers le bonheur et l'épanouissement personnel ! Alors laisse-toi aller, n'aies pas peur ! Et crois-moi : si, un jour, tu avais un quelconque tourment profond, un désir caché, enfoui en toi, une tentation, un besoin irrépressible de te libérer que tu ne saurais contrôler, et qui te minerait, jusqu'à en souffrir... Parce que je suis ton ami, je te tends aujourd'hui une main salvatrice ! Si un tel jour venait, je t'autoriserais à projeter tous tes désirs vers moi. Même les plus profonds ! Je te le jure !
- ...Blllla.

Je clignai des yeux. Encore une fois. "Bl... la" ? Qu'est-ce que c'était, "bllla" ? Lentement, précautionneusement, je relevai la tête. Et...
En l'espace d'une seconde, je me trouvais de l'autre côté de la pièce, plaqué contre le mur, les yeux écarquillés et haletant. « Aaaah ! Un monstre ! Un... monstre ! » Quelle horreur ! Une atrocité, là, devant moi ! « Cécilia ! » Mais Cécilia n'était pas là, toujours pas là ! Et il y avait cet être bleuâtre, visqueux, sans plus de dents mais avec des yeux, très légèrement humanoïde, le crâne garni de quelques vagues mèches, noires, de cheveux... Ce monstre qui se tenait à l'instant même où je me trouvais un court instant auparavant. À côté de Nevar. Un cri m'avait échappé, mais c'était naturel : qui n'aurait pas crié face à une telle horreur ? Maintenant séparé d'elle par plusieurs mètres, figé, contre le mur, je tendais les mains vers les côtés, cherchant à tâtons quelque chose pour, peut-être, m'échapper, agir, avancer, quoi que ce fut - je ne pouvais détacher mes yeux de la chose. Et elle était si laide, pourtant ! Que devais-je faire ? Pourquoi est-ce que ni Miné ni Cécilia n'étaient là, alors que j'avais besoin d'elle ? Mais mes tâtonnements mal assurés finirent par porter leurs fruits, (preuve que tout ce que je faisais, même sous le coup de la frayeur, était réfléchi et que je savais conserver mon sang-froid en n'importe quelle situation), et je me retrouvai soudain à tendre vers le monstre-zombie grimaçant...
...Un poisson en plastique. Un peu du genre d'une carpe, tout mou, rougeâtre, aussi long que deux bananes que l'on aurait attachées l'une sur l'autre, et que je brandissais, telle une épée, vers notre ennemi.

- Tiens, du rouge d'Andrinople ! m'étonnai-je.
- Bllllllla.



HRP:
 



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Dresseur Unys

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Mer 9 Oct - 20:08
Ca y est, c’est gagné. Raven a peur. Pas à cause du narrateur qui dit encore des choses incompréhensibles auxquelles il ne comprend absolument rien, mais plutôt parce que Kiki, ou Akichi, peu importe en ce jour étrange, et bien trop proche de lui à son goût. Avec ses deux mains posées sur ses épaules et son visage tout près. Le pauvre homme tout de rose vêtu en est toujours aux convictions de sa dernière questions, car il n’a pas encore reçu de retour négatif. Il est donc extrêmement stressé dans cette position. Il ne tremble pas, mais sens que s’il essaye de parler cela donnera quelque chose comme « Ah beubweufbwaaarl », ou quelque chose de tout aussi sensé et cohérent. C’est à dire que l’on n’y comprendra encore moins qu’au paroles du ciel, et cela il faut quand même réussir à le faire. Le dresseur affiche donc un sourire hyper gêné, attendant de savoir ce que va lui dire son ami coordinateur. Il ne va quand même pas… Non ! Mais en étant si près… Ah non, non, non. Il n’y a que moi qui ait le droit de l’embrasser ! Fort heureusement pour tout le monde, ce ne sont que des paroles qui sortent de la bouche de l’homme aux cheveux blancs, et non un rapprochement soudain et inapproprié qui ferait dresser les poils de Raven et de moi-même. Ouf, Kiki dit qu’il n’aime pas les hommes. Le dresseur s’en sent rassuré et consent à relâcher enfin ses épaules tendues, mais est néanmoins pris d’un léger frisson de terreur lorsqu’il entend l’autre préciser qu’il n’est « néanmoins opaque à aucune proposition ». Il ne sait plus très bien ce que opaque veut dire, mais l’emploi de néanmoins dans cette phrase veut tout dire. S’en suit alors d’éloquente paroles sur le fait de porter une robe qui ne rassurent en rien Nevar. Ses fantasmes ? Epanouissement personnel ? Se laisser aller ? Mais surtout… Projeter vers lui ses désirs les plus profonds ? Après tout ceci, l’homme n’est pas très sûr de vouloir dialoguer avec Akichi de ce genre de choses. Mais toujours est-il que, non, porter une robe n’est pas et n’a jamais été un de ses fantasmes. A part peut-être pour se moquer des filles quand il devait avoir environ huit ans, mais au delà de cet âge, non. Il trouve très bon de le préciser à son compagnon, n’ayant pas entendu l’espère de premier son dégoulinant qui a été émis tout près d’eux. Il est bien trop abasourdi pour y prêter une quelconque attention de toute façon : « Mais je n’ai jamais fantasmé de me mettre en robe ! Tu comprends tout de travers ! ». Cependant si Kiki veut tant que cela que Raven lui propose quelque chose qui contribuerait à satisfaire ses désirs, il pourrait lui parler d’une séance de camping dans le désert. Ou alors de l’aider à se procurer un camion de pompier aussi. Car se sont là deux grands désirs du dresseur : vivre sous une tente dans le désert et posséder un camion de pompier. Le premier car l’environnement lui plait beaucoup et qu’il n’est pas du genre à souffrir de la chaleur. En plus sa peau un peu brune le protège des coups de soleil donc il y gagne, pas de problème pour se promener torse nu. Le second parce que… Parce qu’il aime bien le rouge et qu’il aimerait pouvoir manier la lance à incendie et la grande échelle pour aller sauver des gens dans les immeubles. Aussi il voudrait absolument savoir comment on utilise et tester les trucs rouges qu’il y a sur les trottoir que c’est trop bien quand on marche dans la rue on passe par dessus en sautant même si on se fait réprimander par Katarina comme quoi c’est pas bien et qu’il ne faut pas faire ça c’est sale et plein de poussière. Mais il ne voit absolument pas en quoi c’est plus sale que le trottoir. Quoi qu’il ne se roule pas sur le trottoir. Il ne se roule pas non plus sur ces bornes, bien sûr, mais s’il rate son saut son pantalon entre en contact… Mais des vêtements c’est fait pour être salis de toute façon, sinon quel intérêt y aurait-il à les laver, il se le demande bien. Et c’est tout à fait logique qu’il se pose cette question si on y pense bien.

Pendant ce temps Kiki hurle au monstre. Raven lève enfin la tête de ses réflexion personnelles sur le magnifique métier de pompier et remarque son acolyte tout plaqué contre un mur. « Tu fais la peinture ? », il ne comprend pas très bien pourquoi, mais bon. C’est alors qu’il comprend le sens de ses paroles. Un monstre… Un monstre ? Un monstre… Il se retourne donc en direction de là où se dirige le regard du coordinateur pour se trouver face avec… Et bien avec un monstre, car Akichi n’est pas un menteur qui a des hallucinations. Cette chose bleuâtre glace le sang du dresseur qui se retrouve figé sans plus pouvoir bouger. Il entend vaguement le prétendu chevalier derrière lui appeler Cecilia, son Togepi à l’aide, mais rien de plus. Il se contente de fixer cette créature qui fait à peu prêt la même taille que lui, mais surtout son regard se tourne vers les belles griffes dont il est muni. Bizarrement, il a le sentiment que cette créature ne va pas tarder à les utiliser contre lui, ce qui ne le rassure pas le moins du monde. Il finit par capter dans son champ de vision Majaspic qui était jusqu’ici resté un peu à l’écart :

« Majaspic, à l’aide ! Fait quelque chose !
- Tiens, du rouge d'Andrinople !, mais qu’est-ce que Kiki raconte ? »

Le starter plante n’attaque pas, tout aussi capté que Raven par la réplique de leur comparse. Le dresseur lui ferait bien remarquer qu’il n’y a aucune antilope ici, et que même s’il y en avait une il doute qu’elle soit d’une grande utilité dans le cas présent, mais ne dit absolument rien lorsqu’il constate que son ami est en train de tenir un poisson dans la main. Sa première pensée est de se dire que pour une fois Akichi n’est pas en train de faire la chochotte puisque cette créature n’est pas la chose la plus agréable à toucher. De sa part il se serait attendu à des cris de dégoûts, ou quelque chose comme cela et qu’il le lâcherait tout de suite en râlant que ses doigts sont souillés. Tout aussi simplet qu’il soit, il commence à saisir le personnage. A moins bien sûr que cet objet, car cela a l’air un peu trop mort pour être qualifié d’être vivant, soit en fait une espèce de chose en plastique. Mais enfin il cesse bien vite toutes ces considération car le monstre pousse un nouveau cri et élance même sa griffe vers l’avant. Et cette fois encore le sens des priorités de Raven joue parfaitement son rôle. Ceci car au lieu de s’enfuir à toutes jambes pour éviter l’attaque, il ne pense qu’à tenir sa jupe afin que l’autre ne la déchir pas et qu’il ne se retrouve pas en culotte là au milieu. Cette situation est déjà bien assez humiliante comme cela, il est inutile d’en rajouter. Fort heureusement son starter pense plus vite et logique que lui. Il s’empresse de faire apparaître ses lianes pour en fouetter un bon coup son dresseur et lui permettre de se faire projeter sur le côté. En fait plus que sur le côté, il glisse sur un sol étonnement bien lisse et nettoyé, preuve que les femmes de ménage font bien leur travail ici, pour se retrouver à se prendre dans le flanc le mur contre lequel était Kiki, et donc être à côté de lui. Il se relève et la première remarque qu’il trouve à faire est :

« C’est donc ça du rouge antilope… Ouais c’est du bordeaux quoi, réplique quoi doit représenter tout le fossé qu’il y a entre les deux personnes.
- Idiot !, le serpent de plante s’est rapproché des deux hommes. Il t’aurait coupé en deux !
- Gnagna ! Bon d’accord, merci… Mais toi coupe-le en deux ! Phytomixeur ! »

Le pokémon utilise son attaque sur l’ennemi, faisant tournoyer autour de lui une masse de feuilles tout aussi tranchantes les unes que les autres, mais aussi étrange que cela puisse paraître, cela ne lui fait absolument rien. Même pas un petit changement dans sa morphologie. Il ne se déforme pas pour reprendre sa forme originelle plus tard. Rien du tout. Il ne semble pas avoir subit le moindre dégât. Au contraire il semble s’être un peu énervé et commence à approcher les deux hommes. « Zut ! Kiki, qu’est-ce qu’on fait ?… Et arrête de tendre ce poisson tout mou devant toi, c’est ridicule, il fait même pas pouêt quand on appuie dessus je suis sûr !, mais ce n’est pas le moment de tester car il vient d’avoir un éclair de génie : Mon bâton ! ». Mais oui, bien sûr. Il lui suffit d’utiliser à nouveau un musical beam contre le monstre et il est sur que cela va marcher. Car on ne va tout de même pas lui dire que cette créature est plus puissante que le plafond du dôme. Cela ne serait pas logique du tout. Même s’il se demande s’il doit encore croire en cette notion dans cet espace qui s’avère plus bizarre à chaque instant. Il le cherche donc dans ses mains, mais ne l’y trouve pas. Il reste perplexe quelques fragments de secondes avant de voir son arme rose qui gît près des pieds du monstre. Il l’a donc lâchée lorsque Majaspic l’a projeté pour lui sauver la vie. Il ne peut plus aller le chercher maintenant. Son visage et son regard se font graves. Il se tourne vers son compagnon et lui annonce d’un ton qui se veut solennel, mais ne peut s’empêcher d’être teinté d’une pointe d’affolement :

« Kiki… Je crois que notre seul espoir est ton poisson désormais. »

hrp:
 



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Eleveur Kantô

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Mer 9 Oct - 21:07

Les protestations que Nevar lançait encore au sujet de la robe, quelque peu répétitives, je dois dire, ne m'effleurèrent pas le moins du monde, trop occupé que j'étais à crier au monstre, et à fixer le monstre, et à penser au monstre avec une certaine pointe d'affolement. Celle-ci se percevait dans ma bouche, laquelle était devenue aussi sèche que le désert dont, sans que je le sache, rêvait Nevar. Je n'avais pas peur, non. Moi, avoir peur ? J'étais seulement surpris, ce qui était bien légitime car il ne m'étais encore jamais arrivé de me retrouver face à une telle créature, et dégoûté, aussi, car elle était très laide, et je ressentais un tout petit peu d'appréhension car elle était munie de griffes et retroussait les lèvres, en dévoilant peu de dents mais beaucoup d'écume blanchâtre ! Et puis il n'y avait ni Miné ni Cécilia ni aucun autre de mes Pokémon dans le coin. Pour une fois que certains, comme le Chenapan, auraient pu se montrer utiles, ils n'étaient même pas là. Mais je n'avais pas peur. Juste une pointe d'appréhension.
Le cri de l'ébouriffé en robe appelant son moijaspire ou je-ne-savais-quoi (drôle de cri et drôle de nom) me délivra de l'état de paralysie que la surprise m'avait forcé à adopter, et je me souvins que je n'étais malgré tout pas seul, puisque Nevar était là. Oui, bien sûr, une robe rose et un serpent vert, voilà qui nous serait d'une grande aide ! Et puis d'abord je n'avais pas besoin d'aide, mais s'il s'en occupait lui, c'était très bien. Tiens, du rouge d'Andrinople ! Le poisson qui s'était retrouvé dans ma main, sans que je ne sache comment, était exactement de cette couleur superbe que j'avais citée tout à l'heure. Même si j'aurais préféré du bleu lilas. Ce n'était pas une position très digne que de se trouver plaqué au mur d'une tour avec un poisson dans une main, en plastique, heureusement, (la main, pas le poisson), mais puisque de toute manière, mon corps n'avait, de nouveau, pas l'air d'avoir vraiment envie de bouger, et que le monstre était toujours là, je pouvais bien rester immobile et penser, un peu, à l'étrangeté de ce vertébré aquatique. Car, après tout, qu'est-ce que la vie ? Qu'est-ce qu'un poisson ? Et qu'est-ce qu'un poisson en plastique mou rouge d'Andrinople dans une tour abritant des zombies ? Je ne comprendrai jamais l'intérêt de se poser des questions et de réfléchir, c'est vraiment ennuyeux. Pendant ce temps, Nevar était occupé à faire face au monstre tandis que son serpent faisait des choses bizarres avec des lianes jaillies de nulle part (je me demande où se situe le lieu qui s'appelle "nulle part", car elles n'ont pas pu apparaître seules, tout de même.) Rouge antilope ? Bordeaux ?
- Ce que tu peux être inculte, Nevar ! Le bordeaux est bien plus sombre que le rouge d'Andrinople, même un nouveau-né le saurait ! Quoique, pas forcément, il faut évidemment une lueur de culture, mais...
- Idiot !

Id... Id... Idiot quoi ?! Je m'apprêtai à protester, mais réalisai bien vite que la réplique du serpent vert s'adressait à Nevar. Ha ha, bien fait. En attendant, le reptile était en train d'attaquer la créature bleuâtre, à la manière d'un de mes Pokémon : bonne idée, il allait le battre ! Mais... malheureusement, il n'y parvint pas. Je pris une mine déçue et me demandai pourquoi Nevar n'utilisait pas son bâton magique, quand je vis que celui-ci se trouver de l'autre côté de la pièce, près du monstre. « Pourquoi ne vas-tu pas le chercher ? » Oh, je comprenais, il n'était pas assez courageux. Et me regard de mon ami tomba sur le poisson que je tenais dans les mains, et... « Kiki… Je crois que notre seul espoir est ton poisson désormais. »
Je regardai le poisson. Et j'éclatai de rire.

- Mon poisson ? Tu rigoles, j'espère ! Comment veux-tu que je... Aaargl !

Et je poussai une sorte de borborygme, tout à fait légitime, lui aussi, car le monstre bleuâtre venait de se rapprocher de moi, d'un seul coup. Que... que... Que faisait-il ? P-pourquoi était-il là, si... si près de moi... Ah ! Mais c'était qu'il puait, en plus ! Et il avait des griffes ! Je sautai de côté pour éviter qu'il ne me touche, mais après un instant d'hésitation, il revint à la charge. C'est qu'il était collant ! Je ne voulais pas, je ne voulais pas entrer en contact avec lui, mais lui avait l'air de le vouloir, et je n'avais rien, rien... Ce foutu ciel grenadine idiot avait bien dit que j'étais un chevalier, non, tout à l'heure ?! Alors pourquoi n'avais-je pas d'épée ?? La créature avançait, encore, encore... En guise d'arme, instinctivement, je levai mon poisson... Elle s'approchait... Et...

SPLOF.

Je lui écrasai la carpe en plastique rouge sur la joue.
Aussitôt, le monstre s'immobilisa. Et commença à fumer. J'ignorais que la peau des monstre était de caractère fuligineux, et la surprise fut telle que je ramenai vivement le poisson près de moi, mais la peau du zombie, roussie, fumait toujours, de relents gris ; je fis un pas de côté pour m'écarter tout en le surveillant de l'oeil. Il ne bougeait plus. Je dévisageai mon poisson.

- C'est bizarre, dis-je à l'adresse de Nevar, tu crois qu'il est en train de brûler ? C'est ce poisson qui... Oh ! Mais oui ! Tout sembla s'éclairer. Du rouge d'Andrinople ! Cet effet spécial, ce doit être ce dont avait parlé le ciel tout à l'heure ! Tu ne crois pas ?

Mais alors que je m'emballais, ravi d'avoir enfin tout deviné et aussi d'être parvenu à nous débarrasser du monstre, ce dont je n'avais jamais douté, j'entendis soudain un son qui ressemblait à un bruit de pas. Un bruit de pas traînant... Ce n'était pas Nevar. Je m'interrompis et pivotai lentement vers la créature.
Le monstre n'était plus immobile, et ne fumait plus non plus. Désormais, il était devenu tout rouge, rouge d'Andrinople, évidement, et il dansait la polka.

Même moi, Akichi Sôma, je restai bouché bée. Voir quelqu'un qui danse la polka seul est sans doute surprenant de nature, mais lorsque ce quelqu'un est un monstre-mort-vivant-zombie qui, quelques instants plus tôt, nous attaquait sauvagement avant de se faire gifler d'un poisson en plastique, ça l'est encore plus, je crois. Parce que je suis très intelligent, j'ai beaucoup de notions en danse, aussi, je ne pus m'empêcher de me demander s'il interprétait le rôle de l'homme ou de la femme, mais je crois qu'il faisait les deux à la fois. Le monstre dansait la polka.

- Ho ho ! Vous avez enfin réussi à vous en débarrasser ? Voilà quelque chose à quoi je ne m'attendais pas ! J'ai presque envie de dire "mvdr", c'est à dire "mort-vivant de rire", mais je...
- MAUDIT CIEL ! m'écriai-je brusquement en levant la tête, d'un ton plein de fureur - après tout, nous avions quand même failli nous faire toucher par ce monstre, si nous avions été moins habiles (et si nous avions oublié que les monstres aimaient danser la polka ! ...?) !
- Narrateur, j'ai dit Narrateur ! Et... hum, mais je n'aurais pas dû parler. On se retrouve au boss !




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Dresseur Unys

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Jeu 10 Oct - 19:49
Il n’aurait jamais cru se retrouver dans une situation aussi saugrenue un jour. Se retrouver dans une forêt avec des champignons qui brille ça passe. Le ciel qui parle, ça passe aussi. Se retrouver habillée en petite fille… C’est plus dur, mais ça passe aussi. Arriver dans un dôme avec des monstres, ça pourrait être des pokémons donc ça passe. Mais que le destin des deux hommes repose sur un poisson c’est absolument ridicule. Surtout un poisson comme celui-ci : tout mou et rouge imprononçable et que Raven a très bien résumé par bordeau. Enfin avec tout ce qui se passe autour d’eux lui au moins il y croit, pas comme Kiki qui se met à rire lorsque le dresseur lui pointe l’évidence et la réalité de leur situation. Il ne comprend même pas en quoi c’est drôle. On voit bien que ce n’est pas lui qui s’est reçu les lianes de Majaspic pour se sauver la vie face à cette créature. Ce fait mal tout de même. L’ébouriffé est donc un peu énervé de cette situation, mais ce n’est pas le moment d’entrer dans une dispute. D’abord parce que, vraiment, quand une créature aussi louche et dangereuse vous approche ce n’est pas le moment de faire l’andouille à chercher des poux à ses coéquipiers, et ensuite parce qu’il n’a aucune envie d’être fâché avec Kiki car c’est toujours triste de se disputer avec un ami. En plus il l’aime bien et c’est le seul ami qu’il voit pour la seconde fois qui n’a pas essayé de le tuer et est vivant. Pas comme Lilibel quoi. Et les autres comme Lola ou Konomi, et bien il ne les a vus qu’une seule fois donc cela ne compte pas. Mais bref. Le chevalier s’apprête à poser une question, sûrement comment est-ce qu’il doit utiliser son poisson, lorsque sa voix se meut en un cri très bizarre. Comme s’il hurlait de peur, mais s’étranglait ensuite avec de l’eau. Enfin Raven n’a jamais entendu cela comme aucun scénariste de film d’horreur n’aurait cette idée et qu’il n’aime pas ces films, mais il imagine que cela doit être à peu près ce bruit. L’attention du dresseur se reporte alors sur ce que regarde son compagnon. Idiot, il se demande quelques secondes ce qui peut lui faire aussi peur, mais ses yeux lui rappellent que oui, effectivement, il y a bien un monstre affreux dans le coin.

Les yeux du dresseur affichent assez de crainte pour qu’on le prenne sans passer de casting au pokéwood pour le rôle de la demoiselle en détresse. De loin et avec un effet de flou il pourrait très bien faire l’affaire dans cette tenue. Il se tourne alors plein d’espoirs vers Kiki qui est la seule personne armée dans cet endroit. Et tout aussi ridicule que soit son poisson et bien dans la tête de Raven cela garde une légère logique. C’est à dire celle qu’il n’y a aucun logique dans cet endroit ce qui signifie qu’il est très logique qu’un poisson rouge antilope puisse assassiner en un coup un monstre qui n’est illogiquement pas blessé par les attaques logiques de Majaspic. Logique. Enfin c’est un truc comme ça qui se passe dans sa tête et même lui ne comprend pas trop, mais il est persuadé que le dit chevalier pourra les sauver d’un magistral coup de poisson. Et comble de l’espoir : il le voit lever son poisson et frapper le monstre avec. En plein sur la joue. Cependant il ne se découpe pas comme on pourrait l’attendre d’une attaque faite par un chevalier. A la place le monstre se met à fumer et le premier réflexe de l’ébouriffé est d’étaler ses connaissances et le bon fonctionnement de son odorat : « Ca sent le barbecue ! », le monstre ne serait-il en fait qu’une énorme saucisse ? Puis il voit Kiki s’écarter et le suit dans ce mouvement car peut-être que le monstre est une saucisse, peut-être est-il une côte de porc, mais peut-être est-il aussi une bombe à retardement ! Il paraît des plus évidents que la troisième option est la plus évidente, mais Raven, fermement accroché à la logique dont il a eu la réflexion quelques instants plus tôt, s’en tient à l’option de la saucisse. Kiki se met alors à parler, stoppant la musique quand l’appétit va tout va qui s’est mis à chanter dans l’esprit du dresseur qui n’est pas encore vraiment remis de ces émotions pour que tout le schmilblick fonctionne correctement. Oui, en effet il peut le dire, c’est bizarre. Il n’y a rien à redire là-dessus. L’homme se met à réfléchir à la logique des saucisses lorsque son camarade tire des conclusions dans sa tête et semble s’illuminer d’un éclair de génie. Ah. Oui. L’effet spécial du rouge antilope, il s’en souvient maintenant. Il sait aussi que antilope n’est pas la bon mot, mais il renonce à apprendre le bon. Il n’a pas que cela à faire, après tout un monstre est en train de se transformer en chipolata ! Il se contente donc d’ajouter : « Certainement, mais c’est quand même un peu bizarre quand même, transformer les monstres en saucisse… Surtout par un poisson. D’ailleurs tu crois que c’est la couleur en général qui fait cet effet ou alors le poisson ? Dans les deux cas c’est louche quand même. Je préfère mon bâton ! ». D’ailleurs maintenant que le monstre est hors d’état de nuire il peut aller le récupérer, ce qu’il fait donc en trottinant. Au passage il regarde un peu les alentours et constate qu’il n’y a pas d’autre monstre et c’est tant mieux. Il récupère son arme et se retourne pour voir la scène qui a changé du tout au tout. Du moins les couleurs n’ont pas changé, mais le monstre est en train de danser. Il reste ainsi en arrêt quelques secondes jusqu’à ce qu’il entende une voix désormais familière quelque chose à propos des morts-vivants qui rigolent. Il consent enfin à lever les yeux car il s’agit du Narrateur dans le ciel, mais comme d’habitude il ne peut pas le voir. Akichi se met alors à crier après lui, ce qui est bien légitime. Raven voudrait lever le poing, mais il est trop obnubilé par l’entité dansante pour le faire. Et ils se retrouvent au boss… « mais quel boss ? », cependant aucune réponse ne vient alors Raven retourne vers Akichi, continuant de fixer la créature qui les menaçait quelques instants plus tôt.

« Tu t’y connais toi en danse ? Tu sais ce qu’il fait ?, il tente de l’imiter, son cerveau ne s’est toujours pas reconnecté. La vache c’est dur il est trop doué ! »

C’est alors que le monstre explose. Oui, oui, il explose. Cela choque profondément le dresseur qui pousse un petit cri de fillette, sursaute avant de bondir dans le dos de son camarade en s’accrochant à ses épaules. Les restes du monstre se transforment alors en petites boules lumineuses qui s’en viennent tourner autour des deux personnages puis disparaissent, mais Raven a une sensation bizarre. Comme si quelque chose de chaud s’était mis à palpiter dans sa poitrine pendant quelques secondes. « Qu’est-ce que c’était ? », c’est alors qu’un écran apparaît devant eux avec ceci marqué dessus :
Citation :

Rapport de combat.
Monstre vaincu : 1
Expérience remportée : 8 points
Expérience avant le prochain niveau : 42

Elle reste ainsi une minute avant de disparaître aussi vite qu’elle est apparue. Nevar n’a strictement rien compris, évidemment, et comme il a conscience que même s’il n’a pas le sens pratique, son compagnon doit être un peu plus intelligent que lui, il lui pose donc la question :

« Kiki.. Je sais que je te pose beaucoup de questions et que comme je suis scientifique je devrais savoir plein de choses, mais je pense que tu en sais peut-être plus que moi sur le monde extérieur alors… C’était quoi ça ? »

Mais avant même que le coordinateur ne puisse esquisser une réponse, un cercle lumineux apparaît au centre de la pièce et se matérialise en son sein un coffre muni de dorures diverses. Il est très beau, habillé d’un tissu bleu roi, mais sa serrure est bizarrement formée : elle est du même aspect que le cœur qui est au bout du bâton de Nevar. L’homme en conclu donc que ce qu’il contient est pour lui et, trop content de recevoir un cadeau et à l’idée que, peut-être, se sera un habit plus décent, il se précipite vers le contenant pour en découvrir le contenu. Il pose ses deux mains sur le haut du coffre et l’ouvre d’un coup, libérant une salve lumineuse. Et il se dit qu’il y a beaucoup à voir entre la lumière et lui aujourd’hui puisque tout ce qu’il le touche semble briller de milles paillettes. Et la paire de castagnettes décorées de petits cœurs qu’il trouve au fond du trésor ne fait pas exception à la règle.

« Mais je voulais un pantalon moi ! »

Sur ces mots un claquement se fait entendre et la porte sur le mur de l’autre côté du dôme s’ouvre.



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Eleveur Kantô

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Ven 11 Oct - 11:21
Le boss... Mais quel boss ? Face à la remarque de l'auto-proclamé Narrateur, Nevar eut exactement la même réaction que moi, sauf qu'il posa la question à voix haute, et que le ciel, évidemment, ne lui répondit pas. J'aurais moi-même peut-être eu plus de succès ; mais j'étais lassé des variations d'humeur de ce ciel jaune ou grenadine, ou parfois violet, qui ne cessait de dire qu'il allait se taire alors qu'il n'en faisait rien. Et puis, n'avait-il pas déclaré qu'il allait nous guider dans notre aventure ? Mais quelle aventure ? S'il s'agissait de faire danser des monstres avec des poissons rouges, en étant vêtu d'une tunique de jute et sans Miné ni Cécilia, alors là, non merci ! « Écoute, Narrateur ! » lançai-je subitement. « Si tu es bien un narrateur, tu es censé narrer une histoire, non ? Alors vas-y, raconte-la nous ! Mais sans que nous y prenions part ! » Mais les cieux colorés, peut-être boudeurs, ou enfin décidés à se taire comme ils l'avaient décidé depuis de très longues minutes, avaient définitivement cessé de parler.
Mon cher ami Nevar, toujours en robe rose, était, lui, occupé à disserter sur les raisons pour lesquelles le monstre s'était mis à danser la polka, donc à polker. « Évidement que je m'y connais, n'importe quel homme respectable doit savoir maîtriser les danses de salon... » Mais alors que l'ébouriffé qui, visiblement, ne les maîtrisait pas, commençait à s'agiter d'une manière fort étrange, le mort-vivant explosa. Il... explosa, comme je n'avais aucune comparaison à faire car il est rare que les choses autour de moi explosent, il disparut dans un énorme bruit et de petites boules lumineuses se formèrent à sa place et Nevar me sauta presque littéralement dessus, s'agrippant à mon dos, et il poussa un cri.

- Qu'est-ce que c'était ?

Moi aussi, je me vois forcé d'admettre que je me trouvais en cet instant quelque peu... surpris, par ce qui venait d'arriver. Je dirais même légèrement choqué, car pour n'importe qui, ç'aurait été un gros choc que de voir un monstre danseur disparaître aussi vite ; et comme je n'étais pas n'importe qui, je ne l'étais que légèrement, mais enfin, je l'étais tout de même un peu, et figé, aussi. Nevar de même, je crois. Le monstre dansait la polka, et il avait explosé... Cela signifiait donc que danser la polka faisait exploser ? Quelle horreur ! Mais c'était décidément très bon à savoir ! Personne n'aurait pu nous prévenir avant aujourd'hui, que nous ne risquions rien ? Les livres et vidéos apprenant à danser la polka auraient pu le préciser en sous-titre, tout de même ! Bon, nous ne dansions pas la polka tous les jours, mais il fallait absolument que je prévienne Miné, au cas où elle aurait eut envie de le faire. Et au plus vite ! Cependant, mon léger choc n'étais pas seulement né en moi à cause de ce que je venais d'apprendre, mais aussi du fait que les petites boules de lumière, après avoir tourné autour de nous, avaient commencé à se placer contre nos poitrines, y produisant une douce sensation de chaleur. J'agitai les bras pour les y faire partir, mais c'était finalement agréable, un peu comme lorsqu'on avale une bouchée de fondant au chocolat ; et alors que je me faisais cette réflexion, un écran apparut devant nous, et je n'y compris absolument rien. Je haussai les sourcils. Non, je comprenais tout, c'était en langue française et je comprenais évidemment tout, seulement, les mots mis ensemble et placés les uns après les autres de cette manière ne signifiaient absolument rien, et je conclus donc que la personne qui avait eu la soi-disant bonne idée de placer cet écran là avait eu, en réalité, une idée fort stupide.

- Tu es scientifique, Nevar ? Enfin, évidemment, je sais de nombreuses choses et tu fais bien de me demander mon avis... Ceci, mon écuyer, est la preuve que le Narrateur, qui a placé cet écran là, ne sait soit pas du tout écrire en français, soit est particulièrement stupide. Crois-en mon hypothèse, je mêlerais les deux. Si nous partions ?

...Sauf que lorsque j'eus terminé ma réplique et que je tournai la tête vers Nevar, je vis qu'il avait disparu pour se diriger vers un coffre, à l'autre bout de la pièce, que je n'avais pas remarqué jusqu'à présent. Tiens, un coffre. Pour ouvrir les coffres, il fallait des clés. Avait-il la sienne ? Sans doute, puisqu'il était déjà en train d'en soulever le lourd couvercle. Et il en sortit deux ravissants petits objets ronds, du genre de choses que je ne savais absolument pas à quoi cela servait car cela ne ressemblait à rien, mais qu'il ne s'agissait certainement pas de vêtements. Un cadeau pour ce que nous avions "remporté", comme le disait l'écran lumineux, si tant était que celui-ci avait l'ombre d'un sens ?

- Mais je voulais un pantalon moi !

J'étouffai un petit rire. Décidément, Nevar avait un grand sens de l'humour ! Moi, par contre, j'aurais rêvé trouver une tenue plus décente dans ce contenant... Il n'y en avait pas. J'eus un soupir, et la porte devant nous s'ouvrit. Ah, parce qu'il y avait une porte devant nous. « Bon, c'est certainement la sortie ! », décrétai-je, optimiste.
Et nous passâmes la porte.

~
Mes fines chaussures de toile et sans aucun talon, semblables à ma tunique, se posèrent sur un sol terreux recouvert d'herbe épaisse et bien verte, d'un vert très vif, tel que l'était tout le sol du jardin carré dans lequel nous venions de pénétrer. Aux deux coins de la porte avaient été plantés deux bosquets de fleurs roses et jaunes, tout à fait charmantes, des papillons voletaient et à nos oreilles parvenaient quelques chants d'oiseaux, qui, pourtant, ne pouvaient nicher dans aucun arbre puisque d'arbre, il n'y avait nulle trace dans le petit parc où nous venions de pénétrer. Si le jardin était carré, ses seuls murs consistaient en des haies vertes et bien taillées, plus hautes que moi-même ; et une arche s'ouvrait dans celle qui nous faisait face, comme un passage nous invitant à continuer notre chemin.

C'était un coin de paradis
Au milieu du dôme gris
Dans le jardin vert, la nature
Avait étendu son allure
Par de l'herbe verte, trop belle
Pour être vraiment naturelle.

Dans les hautes haies, les oiseaux
Chantaient sans pouvoir faire dodo
Et nos deux fiers aventuriers
Se demandaient où ils étaient
Quand la chance leur envoya
Un messager passant par là.

« Bien le bonjour ! » dit Cécilia
Qui sautillait à petits pas.
Je sursautai.

- Cécilia ! m'exclamai-je en voyant ma chère amie venir vers nous, passant par l'arche de la haie.

Je me sentais illuminé par sa simple vue. Ravi, le sourire aux lèvres, je me précipitai vers elle et attrapai ses petites pattes, heureux de la retrouver. Elle se laissa faire, souriant également, mais au bout de quelques secondes, elle reprit : « Ne voudriez-vous pas aller | Ailleurs dans le jardin, trouver | L'étape suivante du jour | Qui vous jouera de jolis tours ? » Et je continuai à sourire, tandis que quelques secondes s'égrenèrent dans un silence parfait. Mes paupières clignèrent. Ce n'était pas le fait que Cécilia parlait qui m'étonnait, puisqu'elle l'avait déjà fait à plusieurs reprises. C'était seulement que... Quelques souvenirs de poésie me revinrent.

- ...Pourquoi parles-tu en octosyllabes ?
- Me suivrez-vous, aventuriers ? se contenta de répondre mon amie, tout sourire.

Et je me redressai donc, me tournant vers Nevar.

- Eh bien, suivons-là ! Qu'est-ce que tu attends ? Tu reconnais pourtant Cécilia, il n'y a pas de crainte à avoir! Ce jardin est véritablement charmant, elle va sans doute nous le présenter plus en détails !





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Dresseur Unys

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Région : Unys
Ven 11 Oct - 18:22
En pleine crise du pantalon, l’ébouriffé est à genoux devant le coffre qu’il vient d’ouvrir, observant avec indignation les castagnettes qu’il a dans le creux des mains. Comment est-ce que le Narrateur pouvait être aussi méchant avec lui alors que lui ne lui avait rien fait du tout ? D’accord il avait peut-être fait une bêtise au moment où il a fait buguer les textures, phrase qu’il n’a toujours pas compris, mais il ne l’a pas fait exprès du tout. Il ne pouvait pas savoir que lorsque l’on disait une chose idiote dont on ne comprend même pas le sens parce que c’est en anglais cela faisait surgir un rayon lazer qui s’en va tout là-haut dans le ciel. Et la deuxième fois lorsqu’il a éclaté le plafond… Et bien il était en colère et c’était la faute du Narrateur. Alors il pourrait bien être un peu gentil avec lui et lui donner au moins un caleçon. Et Raven aurait continué à s’apitoyer sur son sort de cette manière pendant longtemps si Kiki n’avait pas remarqué la porte ouverte et décrété qu’il s’agissait certainement de la sortie. Le brun s’empresse de se relever, gardant ses castagnettes dans une main et son bâton dans l’autre. Lui aussi, guidé par l’énergie communicative de son compagnon, est redevenu optimiste. Si cette porte est vraiment la sortie, sûrement ses vrais vêtements l’attendent-ils de l’autre côté, ce qui lui permettrait de retrouver une tenue décente. Car pour le moment, tant pis pour la mission ou il ne sait quoi dont a parlé le ciel bizarre, son objectif premier est de se rhabiller. Lorsqu’il se retrouve côte à côte avec Akichi après l’avoir rattrapé, il lui propose : « Tu sais je pourrais t’inviter chez moi à Méanville un jour, je fais très bien les pâtes. ».

Sauf que ce n’est pas du tout la sortie. Ou peut-être, mais pas encore, ce qui ne ravit pas vraiment Nevar. Il tire donc une petite moue boudeuse avant de se mettre à observer avec curiosité ce qui l’entoure. C’est vrai que cela ressemble déjà plus à l’extérieur, environnement dans lequel il se sent beaucoup mieux. C’est assez joli, mais cela manque cruellement d’arbres à son goût. Il n’y a presque pas d’ombre et se coller contre une haie cela ne fait pas vraiment profiter de l’endroit. Son premier réflexe est donc de s’agenouiller à côté des fleurs pour les observer de plus près. Et la belle rose qu’il observe justement ne trouve rien de mieux à faire que de lui pincer le nez. Et pendant ce temps Kiki discute avec une certaine Cécilia. Bien sûr Raven a mal, mais il lui semble que la conversation est importante, peut-être la clé pour enfin s’échapper de cet endroit, alors il se garde de dire quoi que se soit. Parce que la fleur ne lâche pas prise, non, même s’il la secoue. Elle est fermement accrochée à l’arrête de son nez de toute la force de ses pétales, certes douces, mais particulièrement musclées.

Il s’agit d’une d’une nouvelle épreuve, et sûrement une nouvelle chose bizarre à découvrir. Cela enthousiasme un peu le dresseur, même s’il craint que se ne soit encore un monstre. De toute façon il suffira que Kiki lui donne un petit coup de poisson rouge antilope et tout sera réglé alors il n’y a pas de soucis à se faire. Il se dit que, tout de même, il a bien de la chance d’avoir une telle arme pour faire danser tout le monde et que, parfois, il aimerait bien avoir la même chose pour me faire danser aussi lorsque je m’énerve contre lui. Nevar s’apprête à dire que oui, il va la suivre, lorsque Akichi lui adresse vivement la parole. Oui, bien sûr qu’il reconnaît Cécilia. Il n’en connaît pas trente six de toute façon.

« Moi je veux bien, mais la fleur…, il ne termine pas sa phrase car une idée vient de germer dans son esprit. Il pourrait peut-être tout simplement la couper et partir avec en attendant de trouver un moyen de la retirer. Il empoigne donc la tige et cueille cette fleur loin d’être délicate avec de se retourner vers Kiki et Cécilia, son nouveau bourreau sur le nez. Non en fait c’est bon. On peut partir explorer le jardin. Je suis très content de revoir Cécilia, il empoigne sa petite patte pour la saluer et constate seulement son évolution. C’que t’es belle ! »

Il observe un instant la nouvelle forme du pokémon. De petit œuf elle s’est transformée en superbe petite fée volante toute blanche. Elle est vraiment très jolie comme créature. La petite se met donc à les guider dans le petit jardin. Elle commence par expliquer son histoire. Raven n’en comprend pas toutes les subtilités, mais il réussi au moins à comprendre qu’avant ce petit bout de terrain était possédé par une famille Keunotor très influente car ils possédaient l’unique entreprise de pêche du pays. Et comme il n’y a pas grand chose d’autre ici à manger que des poissons, c’était un peu comme les maîtres du monde. Et c’est pour cette raison qu’ils avaient pu se permettre d’acheter de bonnes graines d’herbe verte et pas d’herbe seulement toute sèche et un peu marron. L’ébouriffé trouve cela parfaitement logique, les riches ont toujours nu plus beau jardin à ce qu’il sait. Et cette histoire de poisson justifie le fait qu’ils soient très présents dans ce monde. Rien que par le fait que l’arme surpuissante de Kiki en soit un. Il se demande d’ailleurs s’ils vont en croiser à nouveau, ce qui ne l’étonnerait pas.

« Et il y a quoi par là-bas ?, il pointe en direction de l’arche qui semble mener plus loin. Au fait Cécilia tu saurais pas comment m’ôter cette fleur du nez ? J’ai plus trop mal, mais elle devient agaçante, elle me fait loucher, il remue le nez sans pouvoir la faire tomber et au final éternue. »

C’est alors qu’avant qu’il puisse obtenir une quelconque réponse, une énorme poisson passe dans le ciel. Mais vraiment énorme. Bien plus gros que le jardin. Et comme il est déjà très gros lorsqu’il le voit de loin, c’est que de près il doit être encore vraiment plus géant. Comme une espèce de gros Wailord, mais en encore pire. Il ressemble à une grosse sardine. Cette créature volante qui glace le sang du pauvre dresseur se fait statique au dessus du jardin pendant quelques instants et il regarde les quatre compagnons. Majaspic a déjà sorti ses lianes au cas où. Le monstre ouvre la bouche en grand et un peut voir, accrochée à son palais, un cage dorée dans laquelle se trouvent deux personnes, mais elles sont trop loin pour que l’on sache de qui il s’agit. Puis il referme. Cela ressemble à une provocation, mais Raven ne voit pas du tout à quoi cela correspond puisqu’il ne connaît même pas l’objet du conflit. Enfin comme il est un écuyer et que Kiki est un chevalier, il suppose qu’ils sont sensés les sauver en grands justiciers, mais pour le moment il ne sait pas trop ce qu’il pourrait faire face à cette énorme créature. Il ne veut plus trop utiliser son laser de peur de faire une nouvelle bêtise. Il se souvient alors des castagnettes. Ces objets sur lesquels il a allègrement pleuré quelques heures plus tôt. Par pur réflexe et en ce disant que peut-être qu’elles seront très fortes comme son autre accessoire, il tend le bras vers le ciel et les fait claquer une fois. Une seule. Parce que si c’est comme son musical beam, cela risque déjà de faire des dégâts. Et le poisson devient violet. Il ne comprend pas, claque une nouvelle fois. Le poisson devient jaune. Nevar est donc bien forcé de constater l’inutilité de l’objet dont il a fait l’acquisition et s’énerve contre lui en faisant claquer frénétiquement son instrument.

C’est donc un poisson oranges couvert de petites fleurs couleur pastels qui s’en va plus loin dans le ciel, dans la direction où semble mener l’arche au bout du jardin. « Mais quelle saleté ce poisson !, il ne s’est toujours par remis de l’inutilité de son accessoire. Kiki, Cécilia, vous avez vu ? Il a kidnappé des gens, il faut aller les sauver ! Je sais pas trop qui c’est, mais ils étaient dans une cage, ça veut dire qu’ils sont en danger, et comme tu es un chevalier et moi ton écuyer, ça veut dire qu’on doit aider et sauver les gens, non ?, il s’empresse ensuite d’ajouer : Au pire j’irais tout seul si vous voulez pas venir ! », déclare-t-il plein de conviction, une fleur pincée sur le nez.

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Eleveur Kantô

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Mar 15 Oct - 18:50
Si, depuis que nous nous trouvions dans ce monde étrange, Nevar et moi n'avions tous les deux pas fait preuve de beaucoup d'enthousiasme, à cause de diverses choses telles que le très exaspérant Narrateur, le monstre-zombie qui nous avait attaqué ou encore nos tenues réellement catastrophiques (je parle de la mienne), l'optimisme venait enfin d'être ravivé par les retrouvailles avec Cécilia. J'étais réellement ravi de revoir enfin mon amie, sans qui tous les discours et toutes les aventures manquaient quand même d'un petit quelque chose, une voix guillerette accompagnatrice et des "Togi" d'encouragement, peut-être, et le fait qu'elle parle en vers me fit sourire encore plus. Ah bon, elle s'était mise à la poésie ? Vraiment, qu'elle était douée ! Nevar, lui aussi, semblait de meilleure humeur, sans doute à cause des deux objets qu'il avait trouvés dans le coffre (je ne voyais pas à quoi cela pourrait servir et il avait tenté de me faire croire qu'il en était mécontent, mais je savais bien qu'en réalité, mon ami mélomane était enchanté de son cadeau), et il en avait même profité pour m'inviter chez lui, manger des pâtes. « Oh oui, pourquoi pas ? » J'aurais préféré qu'il m'invite prendre un thé, mais les pâtes, c'était bon aussi ! Après les paroles de Cécilia, je me tournai vers lui pour lui annoncer que la meilleure chose à faire était, selon moi, de la suivre comme elle nous l'avait proposé. J'aurais aussi aimé en profiter pour lui louer les qualités de ma douce et chère amie, mais je fuis coupé dans mon élan par un étrange accessoire que Nevar avait trouvé judicieux d'accrocher à son nez. Ou alors... qui s'y était accroché tout seul.

- Nevar... Est-ce que tu as souvent des fleurs qui te poussent sur la peau ? Tu devrais l'enlever en tout cas, je suis styliste, comme tu le sais, et je peux t'assurer que ce n'est pas l'Accessoire de mode que je recommande à mes clients pour cet été. C'est excellent, l'originalité, mais quand même, ce orange avec ta robe rose...

Si encore il avait choisi une rose rouge ou blanche, plutôt que cette jaunâtre qui virait à l'orangé ! Mais enfin. Les sourcils haussés, je secouai la tête, mais cessai vite de m'en soucier, car après qu'il avait complimenté Cécilia, celle-ci avait repris la parole, et je me retournai vers elle pour l'écouter. Toujours en octosyllabes, elle nous expliqua alors de nombreuses choses au sujet de pêche, d'une éminente famille du coin, et d'autres histoires de graines et de maîtres du monde qui m'auraient sans doute parues très ennuyeuses venant de la bouche d'une toute autre personne, mais que j'écoutais avec plaisir, puisqu'il s'agissait de Cécilia. Nevar se décida également à retirer la fleur de son nez, ou plutôt demanda pour ce faire de l'aide à mon amie. « C'est étrange de loucher et d'éternuer à cause d'un accessoire, es-tu sûr de ne pas être malade ? » demandai-je, sceptique, en regardant le soi-disant écuyer du coin de l'œil - mais nous n'eûmes pas le loisir d'étudier plus la question, car à cet instant précis, une ombre inquiétante recouvrit le jardin, provenant du ciel. Et nous levâmes tous les yeux pour découvrir...
Un poisson. Un énorme poisson volant qui passait dans le ciel violacé à une vitesse lente et régulière... Jusqu'à ce qu'il s'immobilise, se faisant parfaitement fixe, loin au-dessus de nos têtes. Un gigantesque poisson volant. Nous le fixions tous, le nez en l'air, et je dois bien admettre que moi-même, comme les autres, j'étais bouche bée – car vraiment, cette apparition n'était pas une chose ordinaire ! Ça existait, ça ? Ça existait vraiment ? Un poisson, comme ça, immense et qui allait jusqu'à cacher un soleil déjà difficilement visible par-dessus le ciel sombre du Narrateur ? Et le poisson, qui ressemblait à un gros avion ou, non, à une sorte de dirigeable comme j'en avais déjà vu en photo dans les journaux, ouvrit la bouche, et dans sa gueule, j'aperçus une cage dorée, comme celles dans lesquelles on imaginerait bien des oiseaux exotiques et bigarrés (même si je ne voyais pas l'intérêt de mettre des oiseaux en cage), ou encore que l'on porte en pendentif. Seulement, celle-ci était très haute, et, dedans, deux silhouettes que je finis par identifier comme étant des êtres humains s'agitaient. Je fronçai les sourcils. À côté de moi, le serpent vert de Nevar tenait ses lianes en l'air, visiblement aussi sur la défensive. Nous étions tous silencieux, déroutés, oui, parce personne, même pas moi, ne comprenait ce qui se passait ni ne savait que faire. L'air était rempli du grondement métallique produit par le poisson, si loin au-dessus de nous. Mais soudain, à côté de moi, il y eut un claquement ; et l'animal-ballon devint aussi violet que le ciel.

- Oh, mais c'est absolument génial, ces petits machins ! m'exclamai-je en direction de Nevar, lorsque je compris que les changements de couleur du vertébré venaient des gadgets que mon ami avait trouvés dans son coffre. Je les lui pris aussitôt des mains, et me mis à les agiter en direction du poisson et du ciel, lesquels devinrent respectivement orange avec de petites fleurs pastels, et d'un joli vert clair. Dis donc, c'est un super cadeau que tu as eu ! C'est incroyable, je veux les mêmes !

Tout sentiment de légère inquiétude (légère, et légitime) due à l'apparition céleste que j'avais pu ressentir quelques instants avait à présent disparu, remplacé par des étoiles dans mes yeux et d'une brusque et déferlante inspiration lorsque je pensais à tout ce que l'on pourrait faire des objets de Nevar. Mon ami n'avait, lui, pas l'air ravi, mais il n'était jamais content quand il le fallait, de toute manière. Peu à près, pourtant, il s'emballa, et je cessai de penser aux castagnettes pour le fixer, ma déroute revenue. Sau... Sauver des gens ? Oui, en effet, le Narrateur avait bien dit qu'il était un écuyer et moi un chevalier, mais... Je ne voyais pas forcément le rapport... Pourquoi...? « Mais, Nevar », Nevar ou Raven, je ne savais plus, je pensais toujours Nevar et ensuite je me souvenais que c'était Raven, et lui-même m'appelait Kiki, et tout cela était vraiment incompréhensible, pour tout le monde, « Tu crois vraiment qu'il faut que nous... sauvions ces gens ? Peut-être qu'ils n'en ont pas besoin, peut-être qu'ils n'ont pas de raison d'être sauvés ! Peut-être que c'est leur poisson, ou bien... qu'ils ont demandé à d'autres personnes de les aider... Et même si... » Même si... Je ne trouvais plus mes mots, je ne savais pas que penser. Ah, quel manque de dignité ! Et voilà qu'il fallait réfléchir, et que Nevar m'annonçait qu'il fallait aller sauver des gens, il fronçait les sourcils mais je ne pense pas que c'était de la méchanceté, plutôt de la détermination, et c'était idiot quand même ! On voit un poisson dans le ciel, c'est très légèrement intimidant, il a deux personnes dans la bouche et voilà qu'il nous faut aller les sauver, alors que nous ne les connaissons même pas ? Les castagnettes dans les mains, je croisai les bras, mécontent de me retrouver dans une situation pareille où je ne savais pas quoi faire. Et je donnai un claquement de l'instrument de musique en direction de la fleur, sur le nez de Nevar, qui devint aussi rose pâle que sa robe. C'était déjà mieux comme ça, mais il avait vraiment l'air ridicule, avec cette fleur sur le nez. Et à l'instant même où je pensais cela, comme si elle lisait dans mes pensées, Cécilia déclara :

- Quand vous deux, grands aventuriers | Pour les princesses délivrer | Les écuries, vous trouverez | À poutre rouge, parlerez | Et la fleur se verra ôtée !

J'ouvris de grands yeux. « Cécilia ! Mais tu es donc une prophétesse ? » Et elle l'avait dit ! Non seulement elle avait attiré l'attention de Nevar sur elle, me permettant de reprendre contenance parce que, il me faut bien l'admettre, je ne savais plus du tout quoi dire, mais en plus, elle avait annoncé où nous devions aller ! Les écuries... Je ne comprenais pas pourquoi elle avait parlé de princesses, je ne pensais pas aimer les écuries à cause de l'insalubrité qui y régnerait sûrement (je ne visitais pas souvent d'écuries, mais c'était certainement un endroit très poussiéreux) et j'étais toujours, à mon grand désespoir, aussi mal habillé, mais au moins, nous avions maintenant un but, quelque part où aller.

- Nous n'avons qu'à passer par là ! proposai-je donc en indiquant l'arche qui menait à l'autre bout du jardin, que nous n'avions pas encore visité. Ça t'aiderai peut-être pour ta fleur, et... nous trouverons peut-être, euh... un autre poisson volant, si tu veux vraiment t'envoler pour aller sauver ces gens !

Optimisme, optimisme. Je n'ajoutai cette dernière phrase que pour encourager Nevar à me suivre, et je me pressai vers l'autre bout du jardin, Cécilia à mes côtés. À peine avais-je dépassé l'arche que je tombai nez à nez avec un panneau, apparu juste devant moi alors qu'il ne me semblait pas y être avant. Il était rond, rouge et indiquait en lettres blanches : « Route des Écuries : Brûlures et Merveilles ». Il n'y avait aucune flèche pour désigner une direction, et devant nous, plusieurs ouvertures en arc simple permettaient de traverser le mur du château dans trois sens possible (le quatrième étant la porte par laquelle nous étions arrivés dans le jardin). « Drôle de panneau », fis-je remarquer. Mais c'est alors que mes yeux se baissèrent, et que je vis, étalé par terre, bien lisse, dans l'herbe verte...
Un magnifique carré, 30x30cm, parfait pour faire un châle, de damas bleu de Prusse irisé et doublé de la soie la plus fine, aux contours brodés de fils d'or. Un tissu parfait dont je ne pus détacher mon regard, alors que pourtant, du coin de l'œil, je voyais que quelques mètres après lui, un second était, lui aussi, étalé par terre, d'une manière identique au premier.

- Suivez les carrés de tissu, nous conseilla Cécilia de sa voix guillerette.





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~ abl pension ~ solo ~ duo ~ duo ~ trio ~ duo pension ~ duo pension ~ merveilleuses aventures ! ~
(signa Elisa - DC Ada Freimann & Kestrel Manori)
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Dresseur Unys

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Ven 15 Nov - 16:01
Déjà prêt à s'en aller en courant à la poursuite du poisson volant, Raven n'aurait pas entendu ce que lui dit Akichi si ce dernier n'avait pas utilisé son surnom qui n'existe que depuis tout à l'heure. Ceci car le dresseur le trouve quand même assez drôle ce qui permet de mieux capter son attention. Il veut se pincer le nez de désespoir, chose qu'il fait lorsqu'il est vraiment très étonné, surpris et dépité en entendant quelque chose, mais se souviens qu'il a une sorte de fleur étrange qui est toujours accroché alors il n'en fait rien, il a trop peur de se faire mal. Car après tout cela commence à devenir douloureux d'avoir cette chose, juste là. Surtout qu'elle le fait loucher s'il ne fait pas assez attention alors il doit avoir l'air encore plus ridicule. Déjà qu'il est habillé comme une petite fille avec des couettes moches... Mais bref, il se reconcentre sur ce que est en train de dire son ami. Et peut-être qu'il a raison, peut-être que c'est leur poisson et que pour le faire marcher il faut faire semblant d'être en détresse à l'intérieur, mais pour une raison ou une autre, Raven n'est pas vraiment convaincu. Et puis de toute manière, ce n'est pas tous les jours qu'il est possible de voir des poissons géants qui volent alors il ne faut pas rater cette rencontre et s'il est possible de le voir de plus près il serait idiot de se priver. Et il est bien décidé à rallier son compagnon à cette cause avant de décider d'aller où que se soit.

« Mais Kiki ! Même si elles ne sont pas en détresse, c'est quand même incroyable un poisson comme ça ! Tu ne veux pas le voir de plus près ? En plus, vu sa taille, c'est peut-être le maître des lieux et il pourrait nous dire où on est exactement et qui est ce ciel pénible qui nous fait faire n'importe quoi ! »

Théorie qu'il trouve tout de même plausible, parce qu'il est bien connu que les rois sont toujours les plus impressionnants dans le monde. C'est comme cela dans presque toutes les histoires et il ne voit pas pourquoi est-ce que cela serait différent dans ce monde trop bizarre.

C'est alors que Cécilia se met à parler, encore de manière trop bizarre, mais il lui pardonne car un pokémon qui parle ce n'est pas du tout commun déjà. Alors elle ne doit pas être très entraîné et avoir de moins bonnes capacités d'adaptation que Majaspic ce qui justifie cette manière de s'exprimer. Des princesses à délivrer ! « Je le savais ! ». Mais par contre la poutre... Ah mais si ! S'il veut enlever la fleur qui lui pince le nez il doit parler à une poutre rouge, c'est logique ! Ou du moins aussi logique cela peut l'être dans cet endroit de fou. Un large sourire traverse le visage de Raven car cette annonce lui dit qu'il va bientôt se débarrasser d'un des problèmes qui le tracassent actuellement. Cependant, contrairement à Akichi, il ne trouve pas que Cécilia ait spécialement de grosses fesses et il trouve d'ailleurs très étrange que ce mot ait pu sortir de la bouche de Kiki qu'il imagine comme quelqu'un de bien plus raffiné. Et puis c'est juste bizarre, ce n'est pas du tout le genre de terme qu'il pourrait prononcer normalement. Mais il l'interrogera là-dessus plus tard, lorsque Togetic ne sera plus là car elle pourrait peut-être s'offenser qu'on qualifie ainsi son postérieur et il ne tient pas à créer de bagarres entre un dresseur et son pokémon car ils s'entendent très bien pour le moment.

« Oui allons-y ! », et c'est presque en sautillant de joie qu'il s'y rend, suivant de près son acolyte. La simple idée de se débarasser de cette étrange fleur le met en joie, car il ne souhaite pas se montrer devant moi avec ça, il se sentirait certainement ridicule et puis il ne pourrait pas retourner au travail avec cette dégaine. Déjà que le staff du bâtiment scientifique de Méanville, à part Archibald et Andrew, ne le prennent pas spécialement au sérieux, il ne faudrait pas agraver les choses, ils risqueraient de s'intéresser à son cas de plus près. Au bout de quelques pas à peine après l'arche, les deux compères se retrouvent devant un panneau qui indique le chemin des écuries, ce qui est une bonne chose. Ce qui est moins bien c'est qu'il y a quatre chemins possibles, car Raven n'a pas reconnu la porte par laquelle ils sont arrivés. Quelques instants plus tard, Cécilia leur conseille de suivre les carrés de tissus. Nevar se décide enfin à s'intéresser à ce qu'il se passe par terre et remarque qu'en effet il y a, à certains endroits, des chiffons brodés étalés par terre. Il se demande bien qui a peu les laisser là, mais conclu bien vite qu'ils vont devoir marcer dessus pour arriver aux écuries. Kiki a d'ailleurs l'air captivé par ces derniers, ce qui dépasse totallement l'ébouriffé. Les chiffons sont synonimes de ménages et de vaisselle, tout ce qu'il n'aime pas faire. Puis il se pose une question absolument légitime dans ce genre de situations :

« Ca fait quoi si on appuie sur les autres dalles ?, il tapote avec le bout de son bâton magique sur l'une d'entre elles. Bah rien se passe... Alors pourquoi on devrait marcher sur les chiffons ? »

Il pose alors son pied dessus, et c'est à ce moment d'une sorte de trou apparaît au centre de la dalle pour projeter un énorme courant d'air. Comme une sorte de mini-tornade, mais uniquement centrée sur le scientifique en herbe, qui tout naturellement s'envole à la perpendiculaire du sol, à plus d'une dizaine de mètres de haut. Il pousse un énorme cri, pris par la peur, mais se retrouve bien vite à admirer le paysage et constater que cette histoire de carrés de chiffons s'étend sur tout un magnifique et grand labirynthe. Les haies sont de toutes les couleurs, comme des arcs-en-ciel plein de feuilles, il s'émerveille de ce spectacle et se dit qu'il devra en cueuillir un bouquer pour me le ramener lorsqu'il sera de retour à l'appartement. Avec je pourrais faire un herbier, et ensuite on décorera la table ou la commode avec. Des poissons volants, mais de plus petits tailles, aux couleurs pastels, virevoltent autour de lui et il semble qu'ils lui chantent une chanson. C'est un spectacle de dessin animé que Raven se plait à admirer. Il s'apprête à appeler Akichi pour lui demander s'il trouve cela également beau, lorsqu'il se souvient qu'il se trouve très haut... Et qu'il est sur le point de redescendre. Et une chute de dix mètres... Il va sûrement y rester. Et la fleur sur le bout de son nez ne lui sera d'absolument aucune utilité. Il amorce sa descente, prenant de plus en plus de vitesse, implorant mentalement le narrateur de lui venir en aide, et il semble que cela fonctionne. Ou alors c'est un pur hasard, mais toujours est-il que les couettes ridicules et longues qu'il porte depuis qu'on lui a attribué son costume, sujet de honte pour sa personne, se mettent à tourner sur elles-même comme les pales d'un hélicoptère. Sérieusement ? Il se retrouve alors à descendre tout doucement et se retrouver juste là où il se trouvait avant de faire la bêtise de marcher sur une dale qui n'était pas recouverte d'un chiffon.

Il reste là, comme ça, en arret pendant quelques secondes, en se concentrant mentalement pour essayer de réactiver ses super cheveux, mais rien ne se passe. Il finit alors par s'exclamer : « Kiki !, il vient lui secouer le bras frénétiquement. T'as vu ça ! T'as vu ça ?! C'était trop génial ! Même que j'ai vu là-bas derrière c'est un immense labyrinthe, donc il faut vraiment suivre le tissus... Et tu as vu j'ai failli mourir !, il tient ses cheveux noirs pour les agiter devant lui. Bon par contre je n'arrive pas à le faire sur commande et c'est bizarre... Ni à le diriger, parce que se serait vachement pratique. », il continue à s'agiter un peu, ne revenant pas de ce qu'il vient de se passer, quand un petit bout de papier tombe de sa poche. Dessus il y a marqué que la règle numéro 1 de l'écuyer est que tous ses pouvoirs sont mis à la disposition du chevalier pour la protection de ce dernier et que certain ne s'activeront que pour la survie du binôme. Il est aussi écrit que si l'écuyer décide de se servir de ses capacités pour autre chose que la protection de son maître il sera puni. Il est égament précisé en tout petit que la fleur, par exemple, serait une sanction adaptée pour le premier musical beam qui a été utilisé dans un but parfaitement futile. « Ca explique bien des choses... »

Il se tourne vers Kiki et lui annonce plutôt qu'il ne demande : « On avance ? », et il commence à s'en aller en marchant sur les chiffons. A sa grande surprise ces derniers ne sont pas glissants sur le sol. Il ne se souvient que trop bien de la gammelle qu'il s'est prise lorsqu'il avait couru sur un qui avait était laissé dans le couloir. « Je sais pas toi Kiki, mais moi je trouve ça un peu injuste quand même cette aventure. Je veux dire : je suis absolument ridicule, en contreparti j'ai des pouvoirs, mais si je ne les utilise pas pour te servir, on me pince une fleur sur le nez. C'est cruel un peu, tu trouves pas ? »

En disant cela, il prend un virage dans le labyrinthe, ramassant quelques feuilles de couleurs au passage auxquelles il adresse un regard tendre en pensant à la probable joie que son cadeau va me procurer. Avec un sourire, il se tourne vers Akichi pour lui suggérer : « Comme elles sont belles, tu devrait peut-être en prendre pour ta chérie ! », il ne sait pas qui elle est, comme il n'en a jamais parlé, mais il est presque certain qu'une personne comme le dit chevalier doit en avoir une. Et puis normalement tous les adultes en ont, ou du moins c'est l'idée qu'il a des choses.



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Eleveur Kantô

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Région : Kantô
Lun 2 Déc - 16:33
Ce carré de tissu… Ce morceau de… damas… bleu de Prusse… était tout simplement sublime. Magnifique. Eblouissant. Extraordinaire. Il y a tant de mots dans notre langage pour décrire la beauté, tant de mots que j’avais en tête, et que j’étais habitué à employer pour qualifier de nombreuses choses très belles, comme moi-même, pour commencer, en tout cas mon visage, et mes cheveux, et Kisa aussi, évidemment, et Cécilia, et les vêtements que Miné et moi créions, et… mais… Ce morceau de tissu… Sa beauté et sa perfection étaient si entières qu’il n’y avait pas de mot pour qualifier sa splendeur suprême. Que ce fut sa couleur, ses reflets, l’habileté avec laquelle il avait été brodé, ou… la douceur de son toucher, lorsque je m’agenouillai pour l’effleurer… Suivre les carrés de tissu, avait dit Cécilia ? Du coin de l’œil, j’en apercevais, en effet, un autre devant moi. Mais les suivre ? Pourquoi les suivre ? Admirer celui-ci me suffisait très bien. Des dizaines de tenues pouvant mettre en valeur ce superbe échantillon défilaient à toute allure dans ma tête, je pensais déjà à quel fil acheter, à quel point de couture effectuer, et tendais la main pour me saisir délicatement de l’étoffe, quand soudain…
PLAF. Un soulier de fille. Fin, rose, et terreux puisque nous piétinions depuis plusieurs minutes dans ce petit jardin. Une chaussure féminine, avec un énorme pied masculin à l’intérieur. Une question. « Pourquoi on devrait marcher sur les chiffons ? »
Le pied était dans la chaussure et la chaussure venait de se poser sur le carré de tissu. Sur. Dessus. La chaussure terreuse. Sur le carré de damas.
Je crois que ma respiration se coupa. J’étais agenouillé et, les muscles soudain presque paralysés, je me relevai avec lenteur, agité de tremblements.

- L… L… L… Le… T… Tu…

Mais je ne pus finir ma phrase, ne pus crier ces fautes à ce mécréant de Nevar jusqu’à ce que ses oreilles n’en puissent plus pour qu’il comprenne l’atrocité qu’il venait de commettre, ne restai même pas statufié bien longtemps, car soudain – soudain, un trou apparut tout près du morceau de tissu, sur une dalle que Nevar avait écrasée de son autre pied. Et une tornade le fit s’envoler.
J’ouvris la bouche en grand. L’étonnement, croisé avec le choc que j’avais ressenti à propos de l’étoffe, firent qu’absolument aucun son ne sortit de ma bouche, et je restai figé à regarder le ciel où flottait à présent Nevar dans sa robe rose avec un air de stupeur complète. Lui comme moi. Au bout de quelques instants, il retomba devant moi… ou plutôt, s’y laissa déposer en battant de ses couettes, qui paraissaient avoir pour lui les mêmes fonctions que pour un oiseau, des ailes. Ma bouche était toujours ouverte – ce qui n’était pas du tout élégant, effectivement, mais au vu de la situation, vous comprendrez bien que je ne pouvais rien y faire. Mon parfait désarroi était sans doute bien plus élégant que le désarroi de n’importe qui d’autre se serait trouvé à ma place. Et devant moi, Nevar demeura un instant hébété, avant de se lancer dans un discours aussi enthousiaste que si tout le monde avait voté pour lui lors des cinq derniers concours coordinateur, non, que si sa petite sœur avait assisté à chacun de ces concours coordinateur, et voté pour lui. Ou alors celle qu’il aimait. Bref. Il me raconta une histoire de labyrinthe, et… « Suivre les tissus… » répétai-je, la voix grinçante. Suivre. Pas écraser. Mais il n’avait pas l’air de m’écouter, continuant de parler. Un morceau de papier tomba d’une des poches de sa robe, et il se baissa pour le ramasser. La pointe de sa chaussure frôlait encore le damas. Je me baissai moi aussi, cette fois pour ramasser l’étoffe que je tirai vivement vers moi. Debout, la tendant sous mes yeux, je l’examinai tristement. Sur le tissu s’étendait désormais l’empreinte du soulier de Nevar, et quelques bouts de terre s’y étaient accrochés. Quel gâchis, quelle déception… Les étoiles dans mes yeux, lorsque je l’avais aperçu pour la première fois, s’en seraient presque changées en larmes. Et Nevar qui ne réalisait même pas ce qu’il avait fait – qui ne s’en souciait absolument pas. S’en moquait, même. Tristement et précautionneusement, je pliai le carré de damas abîmé pour le garder avec moi, puis m’intéressai enfin à ce que faisait mon soi-disant écuyer. Il lisait un message en marmonnant quelques mots. Je lui pris le papier des mains et le parcourus brièvement des yeux. Ah bon ? M’obéir ? « On avance ? » Je levai les yeux vers lui. Parce que c’était m’obéir, ça, de marcher sur les carrés de tissu ? Oh, je regrettais presque, maintenant, d’avoir abandonné ce poisson rouge d’Andrinople dans le château aux mort-vivants ! J’en aurais bien assené un coup sur Nevar, pour qu’il danse et qu’il fume, lui aussi ! Voilà une punition… Mais je m’étais débarrassé du vertébré visqueux ; et alors que je réfléchissais à cela…
…Nevar m’adressa une remarque, un genre d’idée comme quoi c’était cruel qu’il doive me servir, ou je ne savais quoi. Il disait cela en faisant un pas en avant, et je crus que ma mâchoire allait se décrocher.

- …LES TISSUS !! parvins-je enfin à crier. On a dit de les suivre, pas de les écraser !

J’avais enfin retrouvé la parole ; et je me précipitai vers Nevar, et le poussai du chemin pour qu’il cesse d’écraser les chers morceaux de damas.

Ouf. Il avait cessé de commettre ce crime, et avançait à présent en faisant bien attention où il allait, ayant retenu la leçon, sauf… parfois. J’étais derrière chacun de ses pas, sauvant le plus de tissus possible du désastre. Il n’y avait pas que des morceaux de damas, mais tous types d’étoffes : des soieries, du cachemire, de l’organza… Lorsque le soi-disant écuyer, ramassant des fleurs, m’en tendit une en me disant « pour ta chérie », je me redressai enfin et me détendis un peu. Avec un petit soupir, je me saisis de l’une des fleurs que Nevar avait déjà cueillies. « Tu as raison, elles sont vraiment belles… » Elles me faisaient penser à Miné. C’était sans doute à elle que je l’offrirais. J’en voulais toujours à Nevar, mais son sourire, cet air joyeux et insouciant, étaient si grand… Et avec cette histoire de tissus, j’avais oublié de dire au revoir à Cécilia, qui ne nous suivait pas. Quel dommage…
Nous poursuivions notre chemin dans ce qui paraissait être un labyrinthe. Les haies devinrent de bas murets, les façades du château s’étaient éloignées, quand soudain, droit devant nous, loin, je vis briller… je posai précipitamment les étoffes que j’avais ramassées sur le muret le plus proche et me précipitai vers ce qui avait attiré mon regard. C’était un très grand carré de tissu, au moins du 80x80cm, rouge d’Andrinople brodé de fils d’or, magnifique, et sur lequel était inscrit en lettres calligraphiées :

« Ici, les grands aventuriers
Le niveau six vont entamer.
»
- Niveau six ? Mais nous n’avons pas vu les précédents… Nevar ! On y est ! poursuivis-je d’une voix forte à l’adresse de mon écuyer, resté en arrière.

De l’autre côté du tissu se trouvait, en effet, une charmante maison de briques et de bois avec plusieurs entrées, près de laquelle se trouvait un panneau avec le nom de l’écurie que nous avions lu tout à l’heure. Certains endroits des barrières de bois étaient noircis et il flottait dans l’air une drôle d’odeur, mais je n’y prêtai pas attention. Une des entrées semblait réservée aux êtres humaines et visiteurs : je l’indiquai à Nevar, et nous entrâmes.
L’intérieur des écuries empestait. Je fronçai le nez dès que nous y fîmes, pourtant, je ne savais nommer cette odeur, et la pièce en elle-même était propre, bien rangée, en dépit des taches noires qui maculaient les murs, çà et là. Pris d’une illumination subite, je demandai à Nevar de m’attendre et ressortis de l’écurie. Un instant plus tard, j’étais de retour, le châle rouge d’Andrinople passé, comme un foulard, autour de mon cou et sur mon nez.

- Aah ! Je le savais, ça filtre l’air… C’est fou comme ça filtre bien ! Ce doit être le tissu, c’est vraiment exceptionnel…

J’étais à la fois soulagé, surpris et émerveillé. Je m’en voulais un peu d’utiliser cette étoffe sublime comme un vulgaire cache-nez, mais au moins, j’en étais digne, et j’avais engin de quoi rehausser ma tenue qu’un paysan n’aurait pas voulu porter ! Puis, je levai les yeux vers le plafond et aperçus une grosse poutre de bois, aussi rouge que mon châle.

- Oh, regarde ! Ce doit être la poutre dont Cécilia a parlé, lançai-je à Nevar.

Les fibres du bois parurent s’étirer, et la poutre émit un son que nul ne comprit. Disons qu’elle grogna… Ou bien grogna... Ou peut-être était-elle tout simplement mal réveillée. Si les poutres se réveillent. Ce qui signifierait qu’elles dorment. Mais après tout… surtout ici… Pourquoi pas.




Couettes volantes.:
 



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(signa Elisa - DC Ada Freimann & Kestrel Manori)
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Dresseur Unys

C-GEAR
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Jeu 2 Jan - 18:17
Il s'était mis à avoir peur pendant quelques isntants. Kiki avait l'air énervé et il lui avait même crié dessus. Pour Raven qui ne connait pas grand choses aux rapports sociaux entre les gens, c'est la fin du monde. Son ami avec qui il est en train de vivre une folle aventure qui lui crie dessus, c'est la fin de tout, on imagine bien. Pour lui crier sur quelqu'un c'est quand on ne l'aime plus. Il ne se souvient pas, sur le coup, des moments où j'ai pu le réprimander en haussant la voix. Alors si son ami ne l'aime plus c'est terrible pour lui. Surtout que Akichi, même s'il ne l'a vu qu'une fois et bien... Et bien c'est peut-être son meilleur ami. Il n'en a pas beaucoup, juste lui, Archibald et Andrew, mais cette réalisation le choque un peu. Après tout il ne l'a vu qu'une fois avant aujourd'hui. Certes les folles choses qui leur sont arrivées représentent bien plus d'aventure qu'il n'en a jamais vécu avec les deux autres hommes, mais enfin les autres il les voit tout de même bien plus souvent. Raven, très songeur donc, en a presque oublié qu'il est en train de se faire crier dessus sous prétexte qu'il ne faut pas marcher sur des vieux chiffons. Peut-être que Kiki aime le bleu et que c'est pour cette raison qu'il a trouvé bon de se mettre aussi en colère. Toujours est-il que Nevar décide de continuer de cueuillir ces si jolies fleurs dans le but de me les offrir plutôt que d'écouter les réprimandes de Kiki qu'il soupçonne d'être une femme de ménage dans sa vie professionnel pour être si à cheval sur les chiffons.

Raven est très heureux lorsqu'il entend que Kiki est d'accord avec lui comme quoi les fleurs sont belles. Bien plus que celle qu'il a sur le nez maintenant qu'il y pense. Elle commence d'ailleurs à être vraiment pénible. Il tire légèrement dessus sans vraiment de conviction, sachant pertinmment qu'il ne va pas pouvoir l'enlever ainsi. Il soupire un peu puis se concentre à nouveau sur la beauté de ce qu'il tient désormais dans ses mains. Il se dit qu'il ferait bien des les mettre dans sa poche comme il risque d'avoir besoin de ses dix doigts pour la suite des aventures, ne serait-ce que pour tenir son bâton magique. Ou bien ses castagnettes, même s'il était encore très déçu de leur comportement et ne comptait pas les sortir de sa poche de sitot. Les deux compères continuent à avancer jusqu'à ce que Raven, dans son infinie perspicacité, remarque que les haies ne sont plus des haies, mais qu'elles ressemblent désormais à des murets. Il se demande quand s'est effectué cette métamorphose, mais n'ose pas se retourner de peur de se faire à nouveau envoyer dans les airs. La première fois ses cheveux avaient réussis à le sauver, mais rien ne dit qu'ils seraient toujours au rendez-vous. Il a le souvenir d'une vague règle qui dirait qu'on aide à réparer la première bêtise, mais que si les choses se répète il faut se débrouiller tout seul. Et comme habituellement ses cheveux ne sont pas ainsi, il ne sait pas s'ils font vraiment partie de lui-même et donc du tout seul. C'est alors qu'on lui parle d'un certain niveau six.

« C'est qui niveau six ?, il avance en direction de Kiki, regarde l'inscription au sol et remarque la stuidité de sa question. Il est un peu gêné alors décide de dire quelque chose d'autre pour que l'on oublie : Se serait bien pour toi que tous les objets rouge antilope soient aussi des armes comme le poisson. Parce que là un panneau c'est pas terrible... Enfin mes castagnettes sont un peu nulles, mais comme apparemment tu es le chevalier... »

Il ne poursuit pas, pensant avoir très bien résumé sa pensée. Après cela son ami lui indique une entrée qu'il suit sans se poser plus de questions. Cela ne sent as très bon, mais il n'y prête pas plus attention. Quand Phenex, son petit Furaiglon, s'en va sautiller dans la boue et autres pour jouer, il ne sent bien plus mauvais. Et comme Raven ne veut pas que Crapustule utilise son eau dessus de peur qu'elle soit trop violente sans le vouloir, il doit parfois le supporter dans cet état un petit bout de temps. L'endroit est une écurie, sauf qu'il n'y a ni Ponyta, ni Galopa. Raven est un peu déçu car il aurait aimé jouer avec eux. Il explore un peu l'endroit pour constater que certains box sont encore plein de foin bien frais, comme s'il y avait eu des chevaux il n'y a pas longtemps, mais qu'on venait tout juste de les emmener en promenade. Peut-être que d'autres chevaliers avaient décidé d'aller libérer les gens emprisonnés dans la bouche du poisson géant volant.

Kiki fait une réflèxion sur le tissus qu'il utilise comme cache-nez et Raven se dit qu'il doit être vraiment sensible pour faire ainsi la chochotte à cause d'une simple odeur. On voit qu'il n'a jamais oublié pendant un peu trop longtemps un tupperware dans le frigo pour se retrouver au final avec la vue et l'odeur d'une créature vaguement alien, mais surtout menaçante pour les cinq sens.

« Tu sais tant qu'on est là Kiki, je pense que se serait bien de chercher une monture pour toi dans le coin. Je veux dire tu es un chevalier alors si tu dois faire des trucs de chevalier à un moment tu risques d'en avoir besoin. »

Ils sont dans une écurie après tout. Le coordinateur désigne alors une poutre au plafond de couleur rouge. Elle s'étire et grogne ? Elle s'étire et grogne. Raven regarde son coéquipier avec perplexité, il n'aurait un jour pensé entendre du bois parler. Mais il en est très heureux lorsqu'il se dit que c'est enfin la voix de la nature qu'il entend car le bois de cette poutre provient d'un arbre. Il aurait aimé l'entendre en d'autres circonstances et s'imaginait que cela aurait du être bien plus harmonieux, mais il ne va pas en demander trop à une petite poutre arrachée à son milieu naturel pour soutenir un écurie vide. La pauvre doit déjà être assez triste de sa propre condition pour qu'il n'y ait pas besoin d'en rajouter. Quand il s'y met l'ébourriffé peut devenir une personne très sensible, et ce même à l'égard d'objets normalement inanimés.

« Vous... Vous tentez de nous parler, madame la poutre ?
Gruuuugnufuuugnufuuuu ! »

L'ébourriffé se tourne vers son compagnon avec un air d'incompréhension total. Il regarde son bâton en se demandant s'il pourra lui être d'une quelconque aide, rien. Il songe à ses castagnettes, mais comme c'est une poutre rouge qui doit lui enlever la fleur il préfère ne pas la faire changer de couleur. Il se tourne ultimement vers Majaspic qui hausse des oreilles puisqu'il n'a pas d'épaules. Raven se tourne à nouveau vers la poutre pour lui adresser un regard désespérer avant de tenter une nouvelle fois d'engager le dialogue. « Je... J'ai besoin de votre aide ! », mais tout ce qu'il obtient comme réponse est une nouvelle série de syllabes pleines de u. Il observe attentivement l'objet, se demandant s'il ne pourrait pas déceler un visage, des yeux, et ainsi il pourrait peut-être comprendre ce qu'il se passe, mais rien du tout. Juste des nœuds de bois qui se déforment. Le dresseur est désespéré, jamais il ne se débarrassera de cette fleur et il devra bientôt aller au travail dans cet accoutrement ridicule. Il a presque envie d'en pleurer car il n'a pas envie que Archibald et Andrew se moquent de lui.

C'est alors qu'une autre voix se fait entendre. Une voix insupportable très aigüe qui semble poussée pour arriver à ce ton là qui traîne sur les voyelles comme certaines personnes qui veulent se donner un air suffisant. « Ouiiiiiiiii Micheeeeeeeel j'arriiiiiiive ! » Qui est Michel ? Raven fait signe à Kiki de se cacher derrière une barrière le temps d'observer ce qui arrive parce qu'on ne sait jamais et va s'accroupir. Il est d'ailleurs très enthousiaste : « Se serait trop cool que se soit un ennemi ! Comme ça je te protège et comme j'ai bien utilisé mes armes paf la fleur elle tombe ! », c'est limite s'il n'est pas en train de trépigner. Il se retient car cela ne serait pas très discret.

Son enthousiasme retombe pourtant bien vite lorsqu'il saisit l'identité de la créature quia rrive dans la salle par une porte au fond. Il se relève vivement et begaye : « Cra... Crapu... Crapustule ?! », Majaspic ne se révèle pas et reste bien camouflé.

« Oooooh ! Mais Raaaaaven qu'est-ce que tu fais làààààà ?, le pokémon crapeau se dandine jusqu'au milieu de la pièce, pile sous la poutre rouge. Je suis déééésolée mon chéri mais je te quitte tu saiiiiis ? Michel me comprend lui il m'aiiiiiiime.
Euh... Bah tu fais ce que tu veux, mais... Qui est Michel ?
Gruuuugnufuuugnufuuuu ! »

Oh d'accord. Michel c'est la poutre. Donc ce n'est pas madame la poutre. Mais cela veut surtout dire que Crapustule comrend ce qu'il dit et donc qu'elle va pouvoir les aider. Tout content malgré l'insupportabilité de son pokémon, Raven se tourne vers Akichi :

« Kiki ! Crapustule va pouvoir nous aider ! Tu te souviens d'elle ? Quand tu l'as rencontré elle était encore un Batracné, elle a évolué depuis elle est très forte. On va lui demander comment comprendre la poutre. »

Crapustule jauge le chevalier de haut en bas et lui envoie un bisou de la patte. Heureusement pour elle que Raven ne la voit pas sinon il se serait fâché. Avant de la rencontrer il avait toujours cru que les pokémons étaient très animaux, même s'ils avaient certains comportement sociétaires et qui pouvaient les rapprocher des êtres humains. Et puis Tritonde est arrivée. Et les idées du dresseur se sont brisées en milles morceaux devant cette espèce d'anomalie. En tout cas il est très pressé qu'elle cesse de parler celle-là parce qu'il ne supporte déjà plus le son de sa voix. Il se demande encore pourquoi il a décidé d'en faire un élément majeur de son équipe aujourd'hui.

« Ouiiii en fait faut voir les miiiiiimes derrièèèèèère. Mais comme vous êtes que des humaiiiins bah vous pouvez pas voir d'iciiiii. Hein mon Michou ? », nouveau bruit de poutre, on a compris. Raven observe la poutre depuis le bas. Elle est en hauteur et inclinée, on ne peut voir son dos qu'un peu et c'est trop loin et sombre pour qu'il puisse distinguer correctement les mouvements qui s'y effectuent. Tout ce qu'il sait c'est que, en effet, ils sont différents de ceux de l'avant. « Bon Kiki, on va se mettre près du mur et je vais te faire la courte échelle pour que tu puisses interpréter, ok ? » Parce qu'il paraît évident en les comparant que Akichi est plus léger que Raven.

hrp:
 



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