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Sbire Rocket

C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
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Région : Kantô
Dim 19 Fév - 22:12
Elle parut étonnée de sa réponse, au point que Vlad commença à se demander s'il était le seul à se soucier de ce genre de choses. Comment expliquer sa réaction autrement ? A lui tout était d'une telle évidence, il ne comprenait pas qu'Elizabeth n'ait pu deviner ce qui l'embarrassait à ce point. Ou bien était-elle surprise de l'entendre lui, cet homme si digne, accepter de s'abaisser pour elle ? Et si c'était cela, est-ce qu'elle le prenait comme une forme d'affection ou de faiblesse ?
Elle ne répondit pas de suite, mais quand elle le fit elle se montra volubile. Ce fut à son tour d'être surpris ; loin de reconnaitre la légitimité de son embarras, elle lui assura qu'il n'avait pas lieu d'être. Les arguments qu'elle avançait étaient étonnamment personnels, ce qui le surprenait et le mettait un peu mal à l'aise. Oui il avait été le premier à s'ouvrir à elle sur ce qu'il pensait, il était normal qu'elle en fasse de même... Mais cette soudaine familiarité entre eux le déconcertait. Est-ce qu'il l'appréciait cependant ? A vrai dire, oui. L'amour qu'elle lui témoignait le... touchait ? Hum, le terme était peut-être un peu fort, mais c'était pratiquement cela. Il n'avait plus entendu de mots si doux dans la bouche de quelqu'un depuis qu'on l'avait arraché à sa mère. Et qu'ils viennent de sa Dame, celle qui lui donnait le courage de mettre sa vie en danger tous les jours, lui insufflait un plaisir qui lui coupa toute envie de débattre avec elle.

Il resta silencieux quand elle se tut. Il ne savait pas quoi répondre, à part qu'il comprenait ce qu'elle voulait dire. Il continuait de penser qu'elle méritait mille fois mieux que ce qu'elle avait actuellement, mais au moins pouvait-il cesser de s'inquiéter qu'elle en conçoive de l'amertume. Il arrivait d'ailleurs à soutenir son regard si déterminé, et ce fut elle qui le détourna en premier. Elle semblait un peu gênée ; comme lui, elle devait trouver que ce soudain déballage ne leur ressemblait guère.
Elle revint prendre position devant le plan de travail et se saisit d'une carotte et d'un économe. Il la regarda droit dans les yeux alors qu'elle les lui tendait et eut un sourire volatile à ces mots. Elle essayait de rendre la situation moins pitoyable qu'elle ne l'était et il décida de ne pas gâcher ses efforts.


« Peut-être. » Il saisit ce qu'elle lui présentait. « Je doute toutefois que ce soit aussi goûteux. »

Il lui fallut une minute pour comprendre ce qu'il était censé faire de l'économe et il s'évertua à éplucher, de façon éminemment brouillonne. Il esquissa des rictus d'agacement alors que l'appareil refusait de glisser ou retirait une couche trop épaisse de légume et se sentit affreusement ridicule. Toutefois, Elizabeth ne lui montra pas si elle pensait la même chose et travailla à côté de lui d'une main plus assurée. Il leur fallut une vingtaine de minutes pour préparer le repas, et à force le sentiment d'humiliation s'apaisa. Finalement il vit que cela lui permettait de partager du temps avec sa femme, de créer quelque chose avec elle. Un peu à l'image de cette vie qu'ils se construisaient patiemment.

« Auriez-vous du vin Elizabeth ? » demanda-t-il en sortant les verres d'un placard. Bien qu'il dût se nourrir davantage depuis que son corps avait pris une morphologie de sportif, le repas n'en restait pas moins une corvée à ses yeux et il se contentait souvent du strict minimum ; en revanche, boire à table était toujours un plaisir.

Elle lui indiqua l'emplacement des bouteilles et il en choisit une avec soin. Il lui semblait redécouvrir à chaque fois le plaisir d'un bon crû, après toutes ces années de restriction à St Eustache. Il alla pour la servir, puis se souvint qu'elle était enceinte et que ce n'était peut-être pas recommandé. Il l'interrogea du regard, la bouteille légèrement penchée vers son verre. Pour le coup, il devait bien reconnaitre son ignorance des restrictions inhérentes aux grossesses.
Quand ils se furent installés avec leurs assiettes pleines, Vlad goûta le vin avant toute chose. Il en apprécia le goût prononcé et esquissa un sourire satisfait en le reposant. Puis, il prit une bouchée du plat et le trouva convenable. Ce qui, au vu de son peu d'intérêt pour la nourriture, était suffisant.


« J'y pense, avez-vous l'intention d'employer du personnel ? » demanda-t-il soudainement. « Vous en aurez sûrement besoin si votre affaire venait à se développer, mais cela pourrait représenter une contrainte supplémentaire pour venir vous voir. »





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Eleveur Kantô

C-GEAR
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Région : Kanto
Dim 9 Avr - 8:58
La gêne de leurs déclarations respectives laissa vite place à une certaine complicité alors qu’ils préparaient ensemble un repas. Un acte simple et pourtant emplie de valeurs aux yeux d’Elizabeth. C’était le premier acte « banal » qu’ils partageaient, après donc avoir conçu un enfant et exécuté son mari. Décidément ils avaient une manie de faire les choses à l’envers…

Elle observa sans commentaire la gaucherie de son homme face à une carotte et prit conscience que cela était sans doute la première fois qu’il s’essayait à la cuisine. La jeune femme fut pris d’une bouffée de fierté de le voir faire ces efforts pour elle. Fière de ce couple qu’ils construisaient envers et contre tous.

Une dizaine de minutes plus tard le repas était finalement prêt. Vlad lui demanda si elle avait du vin, en bonne amatrice, la question ne se posait même pas. On lui avait fortement déconseillé de ne pas boire une goutte d’alcool pendant sa grossesse et dans sa volonté de bien faire associée à son perfectionnisme naturelle elle respectait cette consigne à la lettre. Elle gardait donc bien au chaud de bonnes bouteilles à savourer dès la naissance passée. C’était l’un des seuls plaisirs qui lui manquaient véritablement avec la cigarette. Elle lui répondit donc que sa « cave » se trouvait à côté du frigo. Elle leur trouverait un endroit plus approprié une fois qu’elle serait mieux installée.

Pendant ce temps, la future mère prit le temps de mettre la table et de servir les assiettes. Cela faisait maintenant des semaines qu’elle mangeait seule et ce simple geste l’emplit d’une joie simple. Elizabeth avait pris l’habitude de manger accompagnée chez les Livingstone et même si elle ne regrettait absolument pas ces moments, la solitude finissait par la rattraper par moments. Il arrivait de temps en temps que Charles, Elodie ou certains Livingstone l’appréciant l’invite ou vienne chez elle mais ce n’était guère régulier.

Ils s’installèrent l’un en face de l’autre, l’ambiance aurait été presque romantique si ils n’étaient pas entouré de carton de déménagement. Mais cela n’avait guère d’importance, ils étaient ensemble et c’était tout ce qui importait.
Vlad lui tendit alors le vin, le regard interrogateur.


« Juste de quoi y tremper les lèvres, ce n’est pas tellement recommandé pour une femme enceinte mais il me serait insupportable de ne pas trinquer à cette superbe soirée » lui répondit-elle avec un sourire satisfait.

Une fois servie, ils trinquèrent à l’avenir et commencèrent à manger. Le plat n’était certes pas de première qualité mais Elizabeth n’avait jamais eu tellement confiance en ses talents de cuisinière. En revanche le goût du vin provoqua en elle un frisson de plaisir et elle du se faire violence pour ne pas se resservir. L’alcool lui manquait plus encore que ce qu’elle pensait.

« J'y pense, avez-vous l'intention d'employer du personnel ? » demanda soudainement le comte « Vous en aurez sûrement besoin si votre affaire venait à se développer, mais cela pourrait représenter une contrainte supplémentaire pour venir vous voir. »

Elle ne répondit pas de suite, prenant le temps de terminer de mâcher avant de prendre la parole, il ne fallait pas qu’elle paraisse grossière devant lui.

« En effet, ce n’est pas pour tout de suite mais d’ici l’accouchement je souhaiterais prendre quelqu’un, la pension devra continuer à tourner et je ne souhaite absolument pas que notre fils soit lésé par mon investissement dans l’entreprise. » elle s’interrompit, le regard un peu rêveur « Plus tard même il se pourrait que j’essaye même d’ouvrir un second établissement si les affaires fonctionnent ».

Elizabeth avait bien conscience qu’il fallait prendre une chose après l’autre et que son premier établissement ainsi que la réputation de la franchise soit bien établis avant de songer à ouvrir d’autres établissements. Il y’avait donc encore beaucoup de travail mais elle se prenait parfois à rêver d’un véritable empire d’élevage. Elle avait toujours été un peu envieuse de la portée de l’entreprise de textile des Livingstone.

« Mais il est sûr que cela risque de compliquer les choses pour nous voir et ça même avec notre cave... Surtout si nous continuons à utiliser ce système de code avec votre rapasdepic. » Elle marqua une pause, elle n’avait jamais été vraiment d’accords avec ce système de communication à sens unique. « Je ne voudrais pas gâcher ce moment, je n’attends donc pas de réponse tout de suite. Je ne connais rien du train de vie que vous menez actuellement mais manifestement vous chercher à m’en protéger et peut être que votre refus est justifié. Sachez seulement que je pense qu’il serait véritablement plus simple et équitable que vous ayez un portable pour que nous puissions nous tenir au courant et organiser nos rencontres… » Elle fit un geste pour arrêter toute tentative de réponse. « Nous verrons ça plus tard, profitons simplement si vous le voulez bien » termina-t-elle avec un sourire avenant en reprenant une bouchée.

« Dites-moi, comment se portent vos pokémons ? Je n’ai pu les voir qu’une fois lors de l’attaque de la ligue mais j’ai souvenir d’un Nidoking et d’un Herbizarre ébène mais vous devez peut être en avoir d’autres ? Si ce que vous avez à faire représente un quelconque danger je préfère vous savoir bien entouré. »



Ava par Sae et Signature par Vlad, merci à vous ;)

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Sbire Rocket

C-GEAR
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Région : Kantô
Mar 2 Mai - 20:39
« En effet, ce n’est pas pour tout de suite mais d’ici l’accouchement je souhaiterais prendre quelqu’un, la pension devra continuer à tourner et je ne souhaite absolument pas que notre fils soit lésé par mon investissement dans l’entreprise. »

Il approuva d'un signe de tête. Déjà qu'il n'aimait pas l'idée que sa femme travaille, elle lui serait encore plus pénible si son fils devait être pénalisé. Il savait qu'il était nécessaire qu'Elizabeth gagne sa propre subsistance car lui-même ne rapportait pas encore assez pour les mettre à l'abri du besoin, mais si elle pouvait déléguer les basses besognes à d'autres il en serait ravi.

« Plus tard même il se pourrait que j’essaye même d’ouvrir un second établissement si les affaires fonctionnent. » ajouta-t-elle, l'air songeuse.

Il leva un sourcil circonspect. Il était surpris du plaisir que cette entreprise semblait procurer à sa Dame ; même si ses origines prolétaires expliquaient un peu qu'elle ne soit pas farouchement réfractaire au travail, elle semblait y trouver davantage de satisfaction qu'à manipuler son entourage et tuer ses époux. Il se demandait bien ce qui pouvait tant lui plaire là dedans et en quoi trimer pour survivre pouvait lui donner un tel sourire... puis il se souvenait que ses propres missions pour le compte de la Team Rocket n'étaient pas aussi détestables qu'il se l'était imaginé. Peut-être que les aristocrates répugnaient le monde du travail car ils pouvaient se permettre de s'en éloigner, ce qui faisait une différence de plus entre eux et les basses classes. Encore un élément de son éducation que Vlad remit un instant en doute, ce qui lui procura une sensation particulièrement désagréable d'effritement.


« Mais il est sûr que cela risque de compliquer les choses pour nous voir et ça même avec notre cave... Surtout si nous continuons à utiliser ce système de code avec votre rapasdepic. »

A son ton et à la manière dont elle insista sur les termes "système de code", Vlad comprit tout de suite qu'elle avait quelque chose à y redire. Il fronça les sourcils ; certes ce système n'était pas satisfaisant car ils ne pouvaient s'envoyer des messages précis et c'était à sens unique, mais il s'agissait là d'une nécessité pour la protéger. Il attendit qu'elle développe son argument (car nul doute elle s'apprêtait à le faire) avec l'intention de rester ferme.

« Je ne voudrais pas gâcher ce moment, je n’attends donc pas de réponse tout de suite. Je ne connais rien du train de vie que vous menez actuellement mais manifestement vous chercher à m’en protéger et peut être que votre refus est justifié. » Il approuva d'un signe de tête. Au moins en était-elle consciente. « Sachez seulement que je pense qu’il serait véritablement plus simple et équitable que vous ayez un portable pour que nous puissions nous tenir au courant et organiser nos rencontres… »

Un portable ? C'était inenvisageable. Trop traçable, trop facile à mettre sur écoute, le lien entre eux serait d'autant plus aisé à découvrir et à remonter. Il s'apprêtait à lui exposer ces arguments mais elle leva la main, lui indiquant qu'elle ne souhaitait pas de réponse pour l'instant. Elle voulait simplement profiter de ce moment, dit-elle avec un sourire. Vlad estimait qu'elle venait de le perturber suffisamment en amenant ce sujet sur le tapis mais il obtempéra avec un léger grognement. Soit, de toute façon cette histoire allait être vite réglée, encore plus si elle oublait d'en reparler par la suite. D'ailleurs elle changea tout à fait de sujet :

« Dites-moi, comment se portent vos pokémons ? Je n’ai pu les voir qu’une fois lors de l’attaque de la ligue mais j’ai souvenir d’un Nidoking et d’un Herbizarre ébène mais vous devez peut être en avoir d’autres ? Si ce que vous avez à faire représente un quelconque danger je préfère vous savoir bien entouré. »

Ah, c'est vrai qu'elle appréciait également le dressage Pokémon. Il se rendit d'ailleurs compte qu'il n'avait aucune idée des Pokémon dont elle disposait elle-même, à part donc Lilith qu'il venait de lui offrir. De la même façon qu'elle s'inquiétait de le savoir bien entouré, il se demanda soudain si elle avait des armes suffisamment puissantes pour se défendre si quelque chose tournait mal. Mais d'abord, répondre à sa question.

« Vous avez bonne mémoire, je détiens effectivement un Nidoking et mon Herbizarre chromatique est désormais un Florizarre. Ce sont de loin mes compagnons les plus puissants et les plus loyaux, je leur confie souvent la garde de ma vie. » Il fit rouler le vin dans son verre avant d'en boire une gorgée. C'est vrai, il avait bien évolué ces derniers mois : il avait dû compter sur ses Pokémon plus d'une fois pour sa sauvegarde, ce qui lui avait appris à faire confiance à d'autres êtres que lui-même. Cela le rendait plus fort, il l'admettait. « Mes autres compagnons sont des forces de la nature mais je doute toujours de leur fidélité, aussi je ne les utilise qu'en dernier recours. Il y a encore un travail de dressage à faire avec eux, d'ailleurs je m'occupe de celui d'un Leviator actuellement. Ce n'est plus qu'une question de temps. »

Un sourire carnassier passa fugacement sur ses lèvres. Il ne pouvait se cacher qu'il prenait grand plaisir à ce travail : asseoir sa domination sur l'émissaire de la Marée, le voir chaque jour se rebeller un peu moins et obéir un peu plus, entendre ses râles de souffrance si semblables à ceux qu'il avait pu pousser à cause de ses migraines, tout cela lui inspirait une véritable jubilation. Autant Vlad prônait sans réserve la préservation de l'instinct naturel des Pokémon pour le combat, autant il voulait détruire toute individualité chez ce démon marin pour imprimer en lui sa volonté et uniquement sa volonté. Il voulait éradiquer de manière définitive la phobie qui l'avait étreint toutes ces années.

« Au vu de l'entreprise que vous avez bâtie, je suppose que vos compétences en dressage ne s'arrêtent pas à ce que j'en ai vu lors du tournoi Grenadine... toutefois je n'ai jamais vu l'un de vos propres Pokémon. Même chez vous d'ailleurs, aucun ne semble garder la pension. » Il y avait un léger reproche dans son ton. N'avait-elle donc aucune prudence ? Et si en ce moment même quelqu'un approchait de la bâtisse ? « De quoi disposez-vous ? » Il pensa soudain à quelque chose et ajouta : « J'y pense, si vous pouviez élever un Pokémon capable de communiquer par la pensée peut-être pourrait-il être votre moyen de communication avec moi. Je ne dispose pas d'un Pokémon ayant une telle capacité donc je ne puis en faire autant, mais au moins cela reste bien plus discret qu'un téléphone et nos conversations ne pourraient être interceptées... Dans ces conditions, je serais disposé à accepter que vous puissiez me joindre vous aussi. »

Ce n'était pas encore optimal car lui ne pourrait pas prendre l'initiative de la conversation, mais peut-être que cela calmerait suffisamment Elizabeth pour qu'elle oublie cette histoire de portable. Par la suite il n'aurait qu'à se trouver un Pokémon pouvant en faire de même et le dresser pour qu'il puisse transporter des messages, même si cela prendrait beaucoup de temps.
Contrairement à sa Dame, il ne pouvait pas y consacrer ses journées.





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Eleveur Kantô

C-GEAR
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Région : Kanto
Mar 15 Aoû - 19:04
Comme Elizabeth s’y attendait la proposition d’un portable pour qu’ils puissent communiquer provoqua un grognement renfrogné chez son homme. Il avait présenté une telle réticence à cette idée la dernière fois qu’ils en avaient parlée qu’elle se doutait qu’il n’avait pas changé d’avis entre temps.

Cependant il se plia à sa proposition de laisser cette question de côté le temps de leur soirée, conscient sans doute que cela annoncerait un houleux débat et se concentra sur la question de ses pokémons. Manifestement il était véritablement très fier de ses compagnons et à juste titre puisque l’intérêt d’Elizabeth redoubla lorsqu’il prononça le mot « chromatique » c’était donc bien ce dont elle s’était douté en se remémorant les évènements de l’attaque terroriste. C’était un véritable trésor que possédait le comte et maintenant qu’il était devenu un Florizarre l’éleveuse ne doutait absolument pas de son potentiel.

Mais son homme ne s’était pas arrêté-là et le regard de la jeune femme s’anima d’une lueur de fierté lorsqu’il énonça qu’il possédait également un Nidoking et qu’il était en train d’élever un Léviator. Deux créatures dont la réputation n’était plus à faire, autant sur le plan de la puissance que de la violence dont elles pouvaient faire preuve. Cela en faisait des pokémons particulièrement difficile à élever à moins de les apprivoiser dès leur plus jeune âge et encore les anecdotes décrivant la brutale soif de violence d’un léviator à la suite de son évolution n’étaient pas si rares.


« Et bien je suis impressionnée, je ne peux qu’être rassurée sur l’avancée de votre projet. Peu en importe la nature vous avez avec vous des pokémons puissants… »

Et dangereux, à un point que si elle n’était pas pleinement assuré de la capacité de Vlad à être intransigeant dans son dressage elle aurait demandée à constater elle-même leurs fidélités.

« Au vu de l'entreprise que vous avez bâtie, je suppose que vos compétences en dressage ne s'arrêtent pas à ce que j'en ai vu lors du tournoi Grenadine... toutefois je n'ai jamais vu l'un de vos propres Pokémon. Même chez vous d'ailleurs, aucun ne semble garder la pension. » reprit-il avec un ton de reproche avant d’enchainer sans lui laisser l’occasion de rétorquer « J'y pense, si vous pouviez élever un Pokémon capable de communiquer par la pensée peut-être pourrait-il être votre moyen de communication avec moi. Je ne dispose pas d'un Pokémon ayant une telle capacité donc je ne puis en faire autant, mais au moins cela reste bien plus discret qu'un téléphone et nos conversations ne pourraient être interceptées... Dans ces conditions, je serais disposé à accepter que vous puissiez me joindre vous aussi. »

Oh ? C’était effectivement une solution qui pourrait aller et Rose pourrait tout à fait convenir à ce genre de mission. Il suffirait de renforcer un peu son entrainement dans ce sens puisque la Kirlia ne pouvait que projeter des images à ce jour et certains sons.

« Vous ne devez pas avoir vu mes prestations lors des concours de coordination alors.» lança-t-elle comme une petite pique en réponse à son reproche « Je compte parmi mes compagnons les plus proche un Arbok dont la fidélité m’est complètement acquise, un Steelix ainsi qu’une Kangourex. » Énuméra-t-elle non sans fierté avant de sortir une pokéball. « Et enfin pour terminer de vous rassurer voici Rose, ma Kirlia qui a pour mission de sonder le terrain régulièrement et de m’informer de tout changement, que ce soit le départ d’un de mes pensionnaires ou d’une intrusion. »

Un mince laser rouge libéra la pokémon de sa demeure pour la matérialiser sur le sol. La créature gracile s’étira avec élégance avant de poser sur Vlad son regard si particulier, celui qui vous donne la sensation de sonder votre âme à travers vos yeux.
Elizabeth avait toujours eu un rapport un peu unique avec Rose, contrairement à tous ses autres pokémons elle était la seule à être venue vers elle, c’était la seule qui malgré le temps, les entrainements et les communications restait mystérieuse. L’éleveuse lui vouait une confiance absolue et cette dernière l’avait d’ailleurs sorti de mauvais pas de nombreuses fois.


« Comme tous les membres de sa race elle est télépathe mais elle n’est pas encore capable de s’exprimer directement par des phrases mais peut aisément projeter des images mentales, des sons ainsi que des émotions. Cela nous suffira amplement et j’axerais son entrainement sur cet aspect pour la suite. »


Elizabeth sentit le regard de Rose sur elle et une arrogance s’insinua en elle, un sentiment que l’éleveuse dissocia immédiatement de ses propres pensées. Avec le temps elle avait appris à identifier ce que lui envoyait sa pokémon.
« Tu veux lui faire une démonstration ? » demanda Elizabeth en pensée et la Kirlia hocha de la tête accompagnée d’une poussée mentale affirmative. Oui décidément, elle allait devoir privilégier cet aspect à la télékinésie car elle s’y prenait comme un éléphant dans un magasin de porcelaine pour le moment.

La future mère se concentra, elle savait précisément ce qu’elle voulait montrer à son mari, un moment qu’elle regrettait de n’avoir pu partager avec lui. Elle se remémora le souvenir de sa dernière échographie, laissant remonter à elle les sentiments de joie et d’allégresse qui l’avaient saisis lorsqu’elle avait vu les images s’afficher sur le moniteur. Un sourire se dessina sur ses lèvres qu’elle y ajoutait alors les images mentales de l’échographie et les sensations du petit donnant des coups contre son ventre. Elle prit le temps d’en faire un tout cohérent pour que ça ne ressemble pas à un amas de stimuli.
Elizabeth sentait Rose à la bordure de son esprit, attentive à l’opération qu’effectuait sa maîtresse. Elle se tenait régulièrement en cet endroit et elles avaient finie par lier une connexion mentale quasi naturelle.

La Kirlia s’imprégna alors du tout avant de se tourner vers Vlad et de lui transmettre. Pour Elizabeth c’était en quelque sorte le baptême du feu car la pokémon psychique n’avait encore jamais servis d’intermédiaire d’humain à humain et si elle avait confiance en ses capacités elle n’oubliait pas que la créature avait une façon d’aborder le monde et d’envisager les choses assez différente des hommes.


« Est-ce que cela vous convint ? »

HRP:
 



Ava par Sae et Signature par Vlad, merci à vous ;)

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Sbire Rocket

C-GEAR
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Région : Kantô
Lun 21 Aoû - 15:52
Vlad aima la fierté qu’il lut dans les yeux de sa femme. Il l’aima même tellement qu’il se rendit compte que c’était la première fois de sa vie qu’il la voyait dans les yeux d’un autre. La seule qui eut porté un regard positif sur lui était sa mère et jamais il n’y avait vu cela. De la tendresse, de l’affection, de l’inquiétude, du désespoir, oui. Mais jamais cela. Et Vlad comprit, aux sentiments de plaisir et d’assurance décuplée qu’il ressentit, que c’était bien mieux que tout le reste.

Quand il lui posa des questions sur ces propres Pokémon, lui reprochant en filigrane de ne pas assurer suffisamment sa sécurité, Elizabeth le mit devant le fait qu’il ne s’intéressait pas à ces prouesses en coordination. Il sentit que comme lui elle avait un petit reproche dans la voix mais il le laissa passer sans se justifier. C’était un fait, la coordination ne l’intéressait absolument pas et il ne jugeait pas utile de regarder ce que sa femme pouvait faire dans ce domaine. Si cela l’amusait tant mieux, pour sa part il n’y voyait pas d’intérêt.


« Je compte parmi mes compagnons les plus proche un Arbok dont la fidélité m’est complètement acquise, un Steelix ainsi qu’une Kangourex. » Oh, intéressant. Elle aussi semblait apprécier les Pokémon puissants ou intimidants, même s’il l’aurait davantage vue avec des Pokémon rusés ou discrets. En ce sens, l’Arbok lui paraissait un très bon Pokémon pour elle. « Et enfin pour terminer de vous rassurer voici Rose, ma Kirlia qui a pour mission de sonder le terrain régulièrement et de m’informer de tout changement, que ce soit le départ d’un de mes pensionnaires ou d’une intrusion. »

Mais qui est actuellement dans sa Pokéball, pensa-t-il sournoisement. Il se garda toutefois de faire cette réflexion à voix haute car Elizabeth semblait très fière de lui présenter ses Pokémon et il ne tenait pas à la vexer. D’autant qu’il n’y connaissait rien en Pokémon psy, peut-être qu’ils étaient tout à fait capables de sonder leur environnement à travers leur Pokéball et il ne voulait pas étaler son ignorance.
Sa Dame libéra la créature. Elle était chétive, assez insignifiante, mais le regard intelligent qu’elle posa sur lui le convainquis que c’était dans son esprit qu’il fallait chercher sa force.


« Comme tous les membres de sa race elle est télépathe mais elle n’est pas encore capable de s’exprimer directement par des phrases mais peut aisément projeter des images mentales, des sons ainsi que des émotions. Cela nous suffira amplement et j’axerais son entrainement sur cet aspect pour la suite.

- Très bien. Si elle sait se montrer discrète, cela peut être un bon moyen pour que vous puissiez communiquer avec moi.
» concéda-t-il. Des images, des sons et des émotions, cela suffisait pour se prévenir en cas d’urgence ou si au contraire la situation était propice à se voir. Il était rassuré de savoir que désormais Elizabeth serait capable de l’informer s’il arrivait quoi que ce soit à elle ou à leur fils.

Pendant quelques secondes Vlad perçut qu’il était exclu d’une sorte de conversation entre Elizabeth et sa Kirlia : elles se regardaient, hochaient la tête et ce sans le moindre bruit. Est-ce que cela ressemblait à ce qu’il pourrait avoir avec Pandore si celle-ci acceptait de lui ouvrir son esprit ? Il pourrait éventuellement poser quelques questions à sa Dame pour lui demander comment elle était parvenue à dialoguer à distance avec son Pokémon comme ça. Il voyait bien l’intérêt d’un tel lien, notamment dans le cadre de son statut d’infiltré au sein de la Team Rocket, et même s’il ne faisait pas confiance à Pandore il lui semblait intéressant d’établir une telle connexion avec un autre Pokémon. Il aurait adoré le faire avec King, si celui-ci en était capable…

Soudain, alors qu’il était plongé dans ses réflexions, il sentit très nettement une présence inconnue pénétrer dans sa tête et lui imposer de voir et de ressentir des choses extérieures à lui-même. Pendant un instant il en fut complètement affolé et il chercha à chasser l’intrus, pensant que celui-ci cherchait à percer à jour tous ses mensonges, mais rapidement il identifia que ce qu’on lui montrait appartenait à Elizabeth. Aussi, malgré l’inconfort persistant que cette présence étrangère lui inspirait, il se calma un peu et prit le temps d’observer ce qu’on lui faisait ressentir. Il connut un sentiment de bonheur très nouveau, différent de tout ce qu’il avait pu vivre, et se sentit un peu submergé. Cela ne ressemblait pas à la manière dont lui-même éprouvait du plaisir, cela provoquait des stimuli différents dans son corps ; était-ce donc ainsi que sa Dame éprouvait de la joie ? Il fut ensuite effrayé par la sensation de coups de pied qu’elle lui transmettait et il sentit terriblement ce que cela faisait d’avoir quelque chose de « autre » en soi. Puis il s’habitua un peu et comprit que cela puisse plaire à Elizabeth, non pour la sensation en soi (qu’il trouvait assez désagréable) mais pour la réalité que cela donnait au bébé. Il vit ensuite l’échographie, cherchant à comprendre à quoi correspondait cet amas de pixels, et reconnut soudain une silhouette qui lui donna un frisson. Là, pour la première fois, il voyait son fils.

Comme c’était souvent le cas depuis qu’il avait rencontré Elizabeth, Vlad ressentit quelque chose qu’il n’avait presque jamais connu de sa vie : il était ému. Emu véritablement, pas juste vaguement secoué comme il l’avait été quand on lui avait annoncé la mort de Dana. Non, là, il le savait, la vue de son fils déclenchait en lui quelque chose que les psychiatres le pensaient incapable de ressentir. Il n’aurait pu mettre de mot sur ce qu’il éprouvait ; de la joie ? de la fierté ? de l’affection ? Un peu de tout, mais surtout la conviction que cet instant était de ceux qui s’imprègnent profondément dans la mémoire et qui peuvent changer un homme. D’ailleurs il se sentait un peu changé : maintenant qu’il mettait un visage (ou du moins quelque chose qui y ressemblait) sur son fils, il cessa de le considérer comme le simple héritier Grey que son sang aristocrate lui sommait de fournir. Il perçut soudain qu’il s’agissait d’un autre être humain, une moitié de lui et l’autre d’Elizabeth, et que cet être humain allait avoir comme lui des réflexions, des désirs, des choix à faire et des sentiments pour les autres. Pour lui, notamment, et cela le troubla. Il pensa à ce que lui-même éprouvait pour son père ; un mélange de rancœur et de dégoût, dans lequel ne se trouvaient ni respect ni affection. Il craignit soudain de pouvoir inspirer la même chose à son enfant, et comme pour Elizabeth il se rendit compte que l’image qu’il avait de lui-même allait maintenant aussi se définir par la manière dont son fils le percevrait. Il ne suffisait plus qu’il soit fier de lui-même pour être en accord avec son être : il allait falloir qu’Elizabeth d’abord, mais son fils aussi le soient. Le poids de cette nouvelle donnée lui tomba lourdement sur les épaules.


« Est-ce que cela vous convient ? » demanda sa Dame.

Il ne réussit tout d’abord pas à répondre, trop tourné vers lui-même pour se raccrocher au monde extérieur. Puis ce furent les mots qui lui manquèrent et il se prit le bas du visage dans la main. Comment exprimer ce déluge de sensations qui tourbillonnait en lui ? Comment expliquer à sa femme à quel point cette expérience venait de le retourner, de lui ouvrir un champ de perspectives aussi fascinantes qu’effrayantes, de remettre en question le fonctionnement même de son mode de pensée ? Il ne pouvait tout simplement pas. Ou peut-être en les lui envoyant, comme elle venait de le faire pour lui.
Il ne repoussa pas la présence inconnue, la laissa s’imprégner de sa confusion émue et de sa conviction que quelque chose avait changé en lui. Il ne savait pas comment le Kirlia s’y prenait pour prendre ces infos en lui et il n’était même pas sûr qu’il allait communiquer tout cela à Elizabeth d’une manière intelligible, mais il le laissa faire s’il le voulait.


« C..Cela me convient. » finit-il par dire. Il ne voyait pas quoi ajouter de plus, sa réserve le lui empêchait.

Tout encore à cet expérience, Vlad continua de manger sans trop parler, l’air songeur. Il commençait à se demander si tout ce qu’on lui avait répété depuis l’enfance n’était pas qu’un énorme ramassis de conneries. Toute sa vie, il l’avait fondée sur quelques idées clés qu’il pensait inébranlables : il contrôlait tout, il n’éprouverait jamais d’émotions ou d’affections fortes, la sauvegarde du nom Grey était la chose la plus importante. Et voilà maintenant qu’il se retrouvait chez les Rocket, finalement plus aussi sûr du bien-fondé de son plan et de sa capacité à le mettre à exécution sans heurt, capable d’éprouver de l’amour pour une femme et de découvrir des sentiments inconnus auprès d’elle, et commençant à entrevoir que peut-être recouvrer sa gloire en tant que Comte n’était pas la meilleure chose qu’il puisse faire pour sa femme et son fils. Cela le perturbait, et cela encore était étrange. Jamais Vlad ne s’était senti aussi perdu dans ce qu’il voulait ou ressentait. Et il détesta profondément ça.

Quand ils eurent terminé de manger et débarrassé la table, il avait suffisamment repris contenance pour reprendre une conversation véritable. Ça, au moins, n’avait pas changé : il pouvait facilement recouvrer son sang-froid s’il le désirait.


« Ma chère, il est encore une question qu’il nous faut résoudre le plus tôt possible, et ce avant même votre accouchement. Aux yeux des Livingstone notre fils fait partie de leur famille, et même si cela me révulse je suppose que vous ne pourrez les empêcher de venir le voir et de se comporter avec lui comme avec un parent. Je consens à ce sacrifice, s’il vous permet de garder votre couverture, mais un point me préoccupe. Qu’en sera-t-il quand l’enfant sera en mesure de s’exprimer ? Ne pourrait-il pas nous compromettre s’il lui venait à l’esprit de parler de moi en présence des Livingstone… ? »

~¤~

HRP:
 





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