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Eleveur Kantô

C-GEAR
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Région : Kanto
Jeu 26 Nov - 21:10
« Hé bien quelle journée ! C’est presque décourageant lorsqu’on voit tous ce qu’il nous reste à faire… » Soupira Martin Roarshort en s’étirant.

« Volucité ne s’est pas construite en un jour malheureusement. Merci beaucoup pour ton aide en tout cas, je sais que je te met en retard dans tes recherches » Répondit Elizabeth en s’asseyant dans l’un des fauteuils en cuirs qui se trouvaient à ses côtés.

« Ne t’en fait pas, mes recherches peuvent attendre, tes clients et le petit, beaucoup moins… J’ai hâte en tout cas de voir le résultat final ! C’est vraiment un projet dont Charles aurait été fier… » Termina-t-il avec un léger sourire, seul son regard trahissait sa tristesse.

Pour toutes réponses Elizabeth fit un signe lent de la tête en lui rendant son sourire. La veuve noire savait qu’il n’y avait pas plus à faire pour être éloquente. Profitant de ce silence convenu elle laissa son regard balayait la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Ils venaient de terminer d’aménager l’accueil de la pension, l’une des salles les plus essentielles du bâtiment qui se devait d’être impeccable. Celle-ci était relativement grande, bien assez pour faire patienter sept personnes. Décorée sobrement, elle était ornée de couleurs pastel qui se voulaient apaisantes. Un beige pour les murs tandis qu’un gris souris ornait les meubles comme le comptoir. Des teintes de verts sur les fauteuils en cuir ou certains éléments plus discrets terminaient de dynamiser la pièce et d’attirer l’œil. Elizabeth avait longtemps réfléchis à la décoration de sa pension, elle voulait s’assurer que les clients ressentent une certaine douceur, une volonté d’être à l’écoute et d’accompagner.

Cela ne faisait que quelques jours qu’elle avait véritablement emménagés dans son nouveau logis, rendant tout à fait le manoir à la famille Livingstone. L’argument d’une maison trop grande et trop remplis de souvenirs douloureux firent mouche. Ses partisans comprenant et l’encourageant presque dans cette démarche tandis que ses détracteurs voyait d’un bon œil l’abandon du manoir familiale. Ces derniers n’étaient pas si nombreux au final, les semaines étaient passées et avec les ragots et autres rumeurs. L’enquête de la police avait tourné court et si un avis de recherche était toujours d’actualité, ça n’allait pas plus loin. Au final il ne restait plus que Marie Livingstone, la matriarche de la famille qui semblait fermement attaché à l’idée qu’elle soit coupable. Quelque fois cette dernière téléphonait à la jeune mère, parfois en colère, parfois désespérée pour lui demander d’avouer.


« Bon je vais te laisser Elizabeth, j’ai une longue journée qui m’attends demain, ça ira pour ce soir ? » demanda Martin alors que la nuit commençait à tomber.

« Non, aucun soucis, je ne vais pas tarder à aller me coucher je suis épuisé. Merci encore Martin ! » lui répondit-elle avec un sourire avenant.

C’était parfait, elle était précisément en train de chercher une raison de le faire partir. D’une part elle avait beau plus que le tolérer ils avaient passés la journée entière ensemble et elle apprécierait faire complètement tomber le masque. D’une autre part elle attendait un invité de marque. Elle allait enfin pouvoir revoir son homme ! Ils ne s’étaient plus vu depuis leur rencontre fortuite lors du tournois Grenadine, ce qui remontait à une… éternité. Rien que l’idée de le revoir la rendait fébrile et un frisson lui parcouru l’échine. Depuis quelques jours elle désespérait à l’idée de n’avoir aucune nouvelle de lui et devoir simplement attendre et ça jusqu’à hier. Hier où enfin un Rapasdepic vint se poser dans son jardin, signe que le Comte était disponible. Elle s’était alors empressée de mettre en place le code qu’il lui avait imposé en déposant une branche dans le bec de l’oiseau à l’œil mauvais. Heureusement qu’elle savait son Homme particulièrement exigent dans le dressage de ses pokémons parce que celui-ci n’inspirait vraiment pas confiance au premier abord…

Elizabeth rassemblait les quelques affaires qui trainait encore, elle voulait bien entendu rendre les choses au plus présentable pour lui mais c’était surtout une manière de s’occuper pour l’attendre, encore… Décidément ils allaient vraiment devoir convenir d’un VRAI moyen de communication, elle ne supportait pas cette situation à sens unique. Elle aimait leur indépendance réciproque mais est-ce qu’on pouvait encore parler de relation alors qu’ils ne se parlaient pas pendant des mois ?
C’est dans ce mélange d’excitation et d’agacement qu’Elizabeth attendait, confortablement assise dans l’un des fauteuils de l’accueil de la pension pour lire l’un des fascicules de formation.
Elle attendait d’enfin pouvoir revoir Vlad Grey…

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Sbire Rocket

C-GEAR
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Ven 18 Déc - 14:07

Il attendait, caché parmi la végétation du jardin. Cela faisait déjà une bonne heure qu'il était là, assis, immobile, patientant. Son regard était braqué sur la fenêtre visible depuis sa position : il y voyait passer deux silhouettes, celle de sa Dame et celle d'un homme qu'il ne reconnaissait pas. Ce dernier était déjà là quand Vlad était arrivé (c'était d'ailleurs ce qui l'avait obligé à se dissimuler) et il semblait aider Elizabeth à aménager la pièce, à en juger par les objets qu'il transportait. Vlad était agacé de ce contretemps ; ayant prévenu la veille, il s'attendait à ce que tout soit déjà préparé pour l'accueillir comme il se devait. De plus, il n'aimait pas du tout l'idée de rester à découvert, même s'il avait essayé de se planquer du mieux possible. Elizabeth le savait pourtant, c'était risqué pour eux qu'il vienne la voir, et chaque seconde passée près de la pension pouvait permettre d'établir un lien entre elle et lui... ce qui, si l'information tombait entre de mauvaises mains, pouvait les mettre en grand danger. Mais, comme il n'avait de toute façon pas le choix, il prenait son mal en patience. Pour calmer son anxiété et sa colère grandissante, il tapotait des doigts sur le plat de sa cuisse. C'était le seul mouvement qu'il s'accordait ; en dehors de cela, il était aussi statique qu'on puisse l'être.
Cependant, son corps se figea complètement quand il repéra un mouvement à l'avant de la maison : la porte d'entrée s'ouvrit et laissa échapper un homme, qu'il reconnut comme étant celui qui accompagnait Elizabeth lors du tournoi grenadine. Cette constatation n'éveilla pas la moindre jalousie en lui ; il était bien trop certain de l'effet qu'il avait sur sa Dame pour craindre qu'un autre puisse marcher sur ses platebandes. Il attendit patiemment que cet intrus ait passé le portail de la pension, puis attendit dix bonnes minutes de plus pour s'assurer qu'il ne revenait pas. Pendant ce laps de temps, il vit la silhouette de sa Dame s'affairer quelques instants avant de sortir du champ de la vitre et de ne plus y paraître. Selon ses observations, elle devait être complètement seule à présent - à moins qu'une autre personne ne se soit pas présentée devant les fenêtres de la pension depuis tout ce temps ? Il en doutait. A un moment, il lui fallait croire que sa femme n'était pas stupide et qu'elle avait pris un minimum de précautions avant son arrivée (en dehors de cet homme, certes). Aussi, quand il estima qu'il avait attendu suffisamment longtemps le retour éventuel de l'homme du tournoi, il déplia son long corps et s'avança le plus silencieusement possible vers la porte d'entrée. Il ne resta que quelques secondes à découvert, juste le temps de grimper sur le parvis, d'ouvrir la porte et de se faufiler à l'intérieur avec la souplesse d'un chat.


« Fermez les volets. » ordonna-t-il en mettant le verrou. Son ton était ferme, implacable ; on n'aurait pas dit qu'il revoyait la femme qu'il aimait pour la première fois depuis des semaines.

Il ne prononça pas un mot tout le temps que dura la fermeture des volets. Il était visiblement aux aguets, jetant des regards par les fenêtres encore dégagées à l'affut du moindre mouvement, et pas une fois pendant ces quelques minutes il ne posa les yeux sur sa femme. Ce ne fut que lorsqu'ils furent totalement isolés du monde extérieur qu'il se détendit et, enfin, tourna toute son attention vers elle.


« Bonsoir, ma Dame. » susurra-t-il en s'approchant d'elle.

Son regard glissa sur ce corps qu'il avait maintes fois rappelé en rêve et il s'étonna de le trouver si changé. La grossesse avait bien avancé depuis leur dernière rencontre et, s'il ne s'agissait pas de la seule femme pour laquelle il eut conçu un véritable désir, il aurait esquissé un rictus de dégoût. Il avait des goûts très précis en matière de beauté et la femme enceinte en était presque l'antithèse. Toutefois, comme il savait qu'il s'agissait là d'un état temporaire et lié à une bonne cause, il mit sa répulsion de côté et l'embrassa fugacement. Une fois les yeux fermés, c'était exactement comme dans son souvenir : il retrouva une partie de son ardeur refroidie.


« A priori, vous ne m'attendiez pas avec autant d'impatience que je l'espérais. » dit-il en se détachant d'elle. Le ton était nonchalant mais il ne fallait pas s'y tromper, l'accusation derrière était réelle. « Voilà une heure au moins que j'attends parmi les plantes de votre jardin que votre "ami" daigne quitter votre compagnie. »

Il affichait un sourire menteur, car en vérité son agacement était intact. Oh, elle devait avoir une très bonne excuse pour l'avoir fait patienter tout ce temps, mais il ne se calmerait pas tant qu'il ne l'aurait pas entendue. C'est que, égale ou pas, il n'aimait pas qu'elle prenne certaines libertés avec lui. D'autant plus si cela impliquait de les mettre en danger tous les deux.
~¤~

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Eleveur Kantô

C-GEAR
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Région : Kanto
Ven 22 Jan - 12:27
Les minutes qui suivirent le départ de Martin parurent durer une éternité à la future mère. Après une journée de d'aménagement elle aurait aimé s'asseoir sur une chaise histoire de se reposer un peu. D'un autre côté elle ne tenait plus en place à l'idée d'enfin revoir son homme ! Cela faisait de nombreuses semaines qu'ils n'avaient pu se voir, elle avait été bien trop occupée avec l'emménagement dans sa nouvelle demeure, le lancement de sa nouvelle entreprise pour se morfondre sur l'absence du Comte. Après tout, elle arrivait tout à fait à vivre avant de le rencontrer, même si elle avouait volontiers que certaine chose avait radicalement changé.
Cependant elle était tout de même ravie de pouvoir le revoir ! N'ayant aucune nouvelle depuis tout ce temps, elle voulait s'assurer de son état. Elle avait une confiance complète en ses capacités de survies, après tout, on ne reste pas si longtemps en cavale sans un bon instinct. Néanmoins elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour lui, sans connaître son projet, elle était certaine que celui-ci était dangereux et qu’il n’était pas impossible qu'il disparaisse du jour au lendemain. Non pas parce qu'il avait décidé de la quitter (chose qui n'était pas envisageable, ils étaient indispensable l'un à l'autre.) mais pour une raison bien plus radicale...

C'est pourquoi elle avait été presque surprise par l'apparition de ce rapasdepic chez elle. C'était le code qu'ils avaient mis en place. S’il était disponible le comte envoyait son pokémon dans le jardin de la pension. Elizabeth confirmait ensuite le rendez-vous en déposant dans le bec de l'oiseau une branche. Une fois le message passé, ce dernier devait venir le lendemain, en soirée. C’était la première fois qu’ils avaient l’occasion de tester ce système et malgré sa joie, Elizabeth ne put s’empêcher d’avoir un goût amer dans la bouche.
Ce système était foireux : inégal puisqu'elle ne pouvait aucunement le contacter et pas forcément des plus discrets. Ce petit manège sauterait aux yeux de n'importe qui si jamais elle et ou lui était observé par quiconque, puisque telle était sa peur. En tout cas elle comptait bien rediscuter de ce système avec lui, si seulement cette tête de mule acceptait de prendre des portables jetables... La veuve noire comprenait cet excès de prudence, elle-même l’utilisait abusivement dans certaine situation mais il fallait savoir replacer les choses dans son contexte… ou alors il allait falloir qu’il lui explique ses motivations.


« Fermez les volets. » fit une voix qu'elle reconnut immédiatement.

Perdue dans ses pensées Elizabeth était finalement restée debout mais ne bougea pas pendant quelques instants. La jeune femme ne s'était pas attendue à des retrouvailles tendres et dégoulinante d'amour, ce n'était d'ailleurs pas ce qu'elle voulait. Cependant la sécheresse de sa voix la déconcerta un peu, était-il suivi ou en quelconque danger immédiat ? Dans le doute elle s'exécuta, autant prendre un maximum de précautions. L'ensemble du système avait été automatisé afin de faciliter la vie de l'éleveuse ainsi que de ses futurs employés. Seul ceux de la façade avant avait été gardé en l'état pour justement conserver le côté authentique de la demeure. Une fois ces derniers fermés (tant bien que mal au vue de son état) elle se retourna vers Vlad, attendant des réponses.

« Bonsoir, ma Dame. » se contenta-t-il de dire avant de déposer un baiser sur les lèvres d'Elizabeth.

Finalement elle s'était peut-être inquiétée pour rien
.

« Bonsoir, Comte... » Répondit-elle après que leurs lèvres se soient séparées, bien qu’un peu frustrée par un contact si fugace. Où était-donc passé cette fougue qu’elle aimait tant ?

Maintenant qu'ils s'étaient rapprochés, Elizabeth pouvait pleinement profiter du physique avantageux de son homme. Cependant son plaisir fut rapidement stoppé lorsqu'elle constata que les traits de son visage n’étaient pas naturels. Non pas qu'elle mettait en doute les talents de menteur du Grey mais pour l'avoir déjà vu plusieurs fois au naturel, il ne pouvait pas la duper. Ses soupçons se confirmèrent:

« A priori, vous ne m'attendiez pas avec autant d'impatience que je l'espérais. » Commença-t-il « Voilà une heure au moins que j'attends parmi les plantes de votre jardin que votre "ami" daigne quitter votre compagnie. »

Le timbre de sa voix ne trompait pas, il était réellement énervé par la situation. Elizabeth resta interdite face à ses paroles, était-ce une manifestation des plus primaires d'une jalousie envers Martin ? Elle ne s’était pas attendue à ce que le Comte y soit soumis lui aussi, décidément aucun homme ne dérobait à cette règle universelle... Quoi qu’un peu déçue, Elizabeth le prit comme un compliment, après tout la jalousie était la manifestation maladroite d’un attachement fort.
Même si elle pensait son homme plus fin que cela.


« Hé bien quelle retrouvaille ! » répondit-elle avec un léger sourire « Je ne pensais que la seule vue de cet "ami" vous mettes dans cet état ! Mais rassurez-vous mon cher ami, il ne vous arrive pas à la cheville et n’y arrivera sans aucun doute jamais...» termina-t-elle en se rapprochant pour lui dérober un deuxième baiser, plus fougueux.

«Après tant d’attente vous devez avoir soif, puis-je vous offrir quelque chose à boire ? A manger peut être ? » Minauda-t-elle en lui prenant la main afin de le guider vers l’un fauteuil de l’entrée. « Mais dites-moi, comment s’est passé ces dernières semaines pour vous ? Rester sans nouvelle de vous aussi longtemps a été un véritable fardeau… »

Elizabeth était véritablement ravie de le revoir mais n’oubliait pas l’un de ses objectifs : parler communication. Alors autant préparer le terrain dès maintenant.



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Sbire Rocket

C-GEAR
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Région : Kantô
Jeu 4 Fév - 14:24
Il vit clairement sur le visage d'Elizabeth qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'il fût aussi sec. Ne voyait-elle donc pas le mal dans sa conduite ? Naïve femme ! Certes, il ne l'avait pas mis dans la confidence au sujet de l'ampleur du danger qui les guettait, mais quand bien même elle n'avait aucune idée de ses liens avec la Team Rocket elle ne pouvait avoir oublié qu'ils avaient assassiné un homme ensemble... Elle relâchait sa garde. Un excès d'orgueil, à croire qu'ils étaient invincibles et hors de portée ? Peut-être. Vlad se souvenait d'avoir été comme ça, avant d'être usé par des mois de cavale.

« Hé bien quelle retrouvaille ! » répondit-elle avec un sourire. Elle ne se laissait pas impressionner par sa colère, malgré ce dont elle le savait capable quand il était contrarié. Elle était trop forte elle-même pour cela. « Je ne pensais que la seule vue de cet "ami" vous mettes dans cet état ! Mais rassurez-vous mon cher ami, il ne vous arrive pas à la cheville et n’y arrivera sans aucun doute jamais... »

Ah ! Elle n'était vraiment pas dans le même état d'esprit que lui. Elle le pensait jaloux ? Cela lui paraissait ridicule : qu'avait-il à craindre de tous les autres hommes, si banals et ennuyeux ? Il savait bien qu'il n'avait rien à leur envier et que sa Dame ne trouverait jamais personne avec qui elle pourrait avoir un lien aussi passionné et sincère. Et puis, d'un coup, il se souvint qu'elle était au courant de tout pour Miss Blair, et notamment du fait qu'il l'avait étranglé parce qu'il la soupçonnait de le tromper. Avec cette donnée en tête, il comprenait mieux qu'elle puisse lui attribuer un tel sentiment.
Comme pour achever d'enterrer ses soupçons, elle se tordit le cou pour atteindre ses lèvres et échanger un nouveau baiser avec lui, témoin cette fois de la joie qu'elle avait de le revoir. Vlad aurait pu remettre en cause son honnêteté (après tout, ne gagnait-elle pas sa vie grâce à ses talents d'actrice avec les hommes autrefois ?), mais il avait confiance en elle. Il n'y avait qu'avec lui qu'elle se montrait vraie, et réciproquement. Aussi, même si elle ne répondait pas à ses accusations initiales, il fut attendri par son affection et sa colère s'estompa. Il faudrait qu'il lui explique à nouveau l'importance capitale de leur discrétion mais il aurait tout le loisir de le faire plus tard, calmement.


« Après tant d’attente vous devez avoir soif, puis-je vous offrir quelque chose à boire ? A manger peut être ? » l'amadoua-t-elle un peu plus en saisissant sa main pour l'emmener gentiment s'asseoir. Il aimait le contact de sa paume douce entourant ses doigts. C'était... réconfortant. « Mais dites-moi, comment s’est passé ces dernières semaines pour vous ? Rester sans nouvelle de vous aussi longtemps a été un véritable fardeau… »

Il se laissa guider sans résistance mais refusa de s'asseoir dans le fauteuil qu'elle lui désignait. Il avait été bien trop longtemps assis cette dernière heure.

« Un café serait le bienvenue. » dit-il d'une voix bien plus paisible. « Mais me feriez-vous visiter avant ? J'aimerais connaitre l'endroit où vous et notre enfant habiterez. »

Car c'était bien la première fois qu'il venait à la pension. Il aurait aimé pouvoir le faire plus tôt, mais ses obligations de sbire l'en avaient prévenu un certain temps. On l'avait assailli de missions les premiers temps, et à vrai dire cela ne faisait que depuis hier qu'il avait l'occasion de souffler un peu.

« Ces dernières semaines ont été bien remplies, ce qui m'a empêché de prendre contact avec vous plus tôt. Mais tout se déroule à merveille, mes projets prennent forme. Comme vous l'avez sans doute remarqué, je ne cours plus la région à présent. J'ai un endroit où vivre désormais, et je peux enfin me présenter devant vous convenablement. »

Et un jour, il allait pouvoir ramener sa femme et son fils dans la demeure familiale des Grey. Plus son plan avançait, plus il se berçait de cette vision et gagnait en assurance.


« Dîtes-moi donc Madame, comment se déroulent vos propres affaires ? Le travail ne vous est-il pas trop pénible ? » demanda-t-il, l’œil sombre et honteux. Toujours aussi désagréable de parler du fait qu'elle devait s'abaisser à être active pour assurer sa subsistance. Certes c'était également son cas... mais comme elle était son épouse, c'était bien pire pour lui.





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Eleveur Kantô

C-GEAR
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Mer 9 Mar - 17:43
Elizabeth constata avec satisfaction que le Comte était maintenant plus détendu, ses mots avaient réussis à apaiser sa petite crise de jalousie inutile. Habituellement la jeune femme aurait été dédaigneuse face à un tel changement de comportement, arguant d'un homme était si facilement manipulable... Cependant elle avait trop de respect et considérations pour lui, si elle avait réussi à l'atteindre si facilement, c'était qu'il avait compris ses véritables intentions et non pas parce qu'il était simple d'esprit.

Il la suivit sans résistance jusqu'au fauteuil mais refusa de s'asseoir dans celui-ci, soit cela n'avait que peu d'importance. Il est vrai que si il était resté accroupis dans les feuillages pendant un certain temps la position assise n'était pas des plus enviable. Il resta donc debout à côté mais accepta sa proposition de boire quelque chose, un café. Elizabeth ne fût guère étonnée par ce choix, il avait sans doute dû en boire beaucoup pour tenir ses nuits de vagabondages...
Une réflexion perturba légèrement Elizabeth, elle venait peut être de découvrir sa boisson favorite, après tout ce temps elle n'avait toujours pas effleurée ce genre de donnée pourtant évidente dans une relation... Leurs relations avaient décidément peu à voir avec la manière dont l'imaginaire commun envisageait le couple.
Mais loin d'inquiéter la future mère, celle-ci se complaisait même dans ce mode de fonctionnement car il court-circuitait naturellement ce qu'elle avait pu vivre jusque-là avec ses "maris". Auparavant le couple était une recherche des petites habitudes, des envies et de ce qu'ils aimaient pour mieux amadouer ses proies et les faire chuter.
Leur couple était différent, ils prenaient leur temps, restaient indépendant et c'était parfait comme ça, pour le moment du moins. Leur emménagement ne changerait rien à tout cela et la jeune femme restait persuadée qu'ils ne connaîtraient jamais "la routine" même ensemble quotidiennement.

Elle commença à se diriger vers son bureau à l'arrière du bâtiment de la pension, c'était là qu'elle avait placé une machine à café, boisson qu'elle affectionnait mais qu'il était également très convenue de servir à ses invités et clients lors des entretiens qu'elle pouvait avoir à faire.


« Mais me feriez-vous visiter avant ? J'aimerais connaitre l'endroit où vous et notre enfant habiterez. » demanda-t-il ensuite, l'interrompant dans son élan.

Le sourire d'Elizabeth se fit plus franc, heureuse et fière qu'il s'intéresse à son grand projet ! Elle l'avait construit en partis pour lui après tout !


« Avec grand plaisir ! Nous pouvons commencer par mon bureau, la machine à café est justement là de toute manière » répondit-elle, plus enjoué qu'à l'accoutumer en lui faisant signe de la rejoindre.

La jeune femme était prise d'un engouement à l'idée de faire la visite à son homme, elle en oubliait presque sa frustration de leur manque de communication entre chaque visite. Elle allait pouvoir lui montrer l'ampleur de ce qu'elle avait voulu faire ces derniers mois, l'investissement qu'elle avait pu faire pour eux et la solidité de son entreprise. Si cela lui plaisait et lui donnait confiance, cela accélérerait peut-être son installation.
Celui-ci devait d'ailleurs se sentir plus à l'aise car il donna de ses nouvelles, l'informant que si ses dernières semaines ont été particulièrement remplies, sa situation s'était enfin stabilisée, qu'il avait maintenant un endroit pour vivre. Il souligna d'ailleurs le fait qu'il puisse être présentable devant elle maintenant qu'il avait accès à une douche.

Elizabeth fut touchée que cela ait tant d'importance pour lui, il est vrai qu'elle avait remarquée qu'il était particulièrement apprêté ce soir hormis les quelques traces de terre présente sur son pantalon et ses chaussures. Elle ne l'avait d'ailleurs pas trouvé particulièrement beau uniquement par l'effet du manque... En revanche, sans le relever elle tiqua sur le fait qu'il ait maintenant un endroit à vivre, quelque que soit son projet, cela allait apparemment repousser leur emménagement. Dans les faits elle n'était pas tout à fait prête de son côté mais tout de même.


« Dîtes-moi donc Madame, comment se déroulent vos propres affaires ? Le travail ne vous est-il pas trop pénible ? »


« Comme vous pouvez le constater par vous-même, mes affaires se portent bien, très bien même » lui répondit-elle alors qu’ils pénétraient dans son bureau dont elle alluma les plafonniers.

La lumière dévoila une pièce relativement grande dont la décoration se voulait classique. Elizabeth avait voulu dégager un maximum de professionnalisme sur cette partie du bureau, elle y avait donc accrochés sur l’un des murs les différents diplômes qu’elle avait obtenus à la suite de ses formations. De plus une grande étagère en bois clair dans laquelle étaient rangés de multiples dossiers était placée contre le mur du fond. Un peu plus en avant se trouvait le bureau de la chef d’entreprise : fait du même bois clair et dont la forme se voulait plus élégante avec ses bords incurvés. Sur ce dernier se trouvait un ordinateur portable fermé ainsi qu’une pile de paperasse administrative soigneusement rangé. Enfin une statuette en métal représentant Uthane, la mascotte de la pension, terminait d’agrémenter le tout.

La chef d’entreprise avait ensuite voulu contrebalancer cette rigueur et coller à l’esprit de la pension en engageant une artiste afin de peindre le mur en regard du bureau. Elle avait commandé un grand arbre stylisé à l’écorce sombre qui partait d’un coin de la pièce pour venir s’étendre avec ses multiples branches jusqu’au centre. Sur ces dernières étaient installés des volatiles bleutés : la deuxième mascotte de la pension, présente dans sa campagne de publicité. Elizabeth était satisfaite de cette œuvre -encore heureux car elle avait coûté une fortune- sans en avoir l’air l’artiste y avait incorporé de multiples détails et effet de relief qui rendait le tout attirant pour l’œil.


« Alors qu’en pensez-vous ? C’est la pièce centrale de la pension, ici que les clients arrivent, que l’argent rentre, que je gère l’ensemble des détails administratifs. Pour le moment je crois pouvoir dire avec satisfaction que cela se passe bien, j’ai déjà quelques contacts de clients sérieux à concrétiser et mes fournisseurs sont solides. »


Elle marqua une pause pour se rapprocher de la machine à café situé dans une case de l’étagère et la démarrer. Il fallait le temps que l’eau chauffe.

« Pour tous les travaux physique, soyez-en rassuré, je me fais aider. Par ce monsieur que vous avez pu croiser par exemple, qui se trouve être l’ancien meilleur ami de Charles, douce ironie n’est-ce pas ? »
dit-elle ensuite en se rapprochant de lui, tout près.

Après quelques instants et après que la machine ait fait son bruit caractéristique mais néanmoins assourdissant le café fut prêt. Elizabeth en apporta une tasse au Comte et pour elle, se contenta de se servir de l’eau chaud pour se faire un thé : une habitude qu’elle avait prise chez les Livingstone.



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Sbire Rocket

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Région : Kantô
Lun 14 Mar - 22:11
Elle avait l'air ravie qu'il demande à ce qu'elle lui fasse visiter. Il le voyait dans son regard, elle était fière de ce qu'elle avait construit en son absence, et il ne réussit pas à déterminer si cela lui plaisait ou non. En un sens il appréciait qu'elle soit une femme indépendante capable de se débrouiller sans l'aide d'un homme, cela prouvait qu'elle était un être digne de lui. Mais tout ce qu'elle entreprenait seule... Il ne se sentait pas exclu, non, bien au contraire elle semblait pressée qu'il s'approprie les lieux. C'était juste contraire à la manière dont il avait été élevé, à la place des femmes dans sa famille, à la vision générale que les Grey avaient d'elles. Est-ce qu'il devait se sentir atteint dans sa virilité que son épouse fasse des choses pour lui ? Son grand-père lui aurait dit que oui, mais étrangement ce n'était pas le cas. Il était juste frustré de ne pas lui offrir ce qu'il aurait dû pouvoir. Est-ce que cela signifiait qu'il trahissait les préceptes Grey ? L'idée avait quelque chose de très perturbant : c'était comme une fragilité dans les fondations de sa vie.

Mais il ne comptait pas s'attarder sur ces réflexions pour l'instant, car les heures qu'il passait avec sa compagne étaient déjà trop rares. Il la suivit alors qu'elle l'entrainait dans la pièce adjacente, son bureau, où se trouvait la machine à café. Il jeta à la pièce un regard circulaire : un véritable lieu de travail dont se dégageait professionnalisme et sérieux. Il ne doutait pas que sa Dame avait à cœur de faire les choses avec rigueur car il avait eu l'occasion de voir avec quelle minutie elle organisait ses crimes à long terme, aussi ne fut-il pas surpris que tout soit aussi proprement agencé. Elle lui demanda son avis sur la pièce tout en lui exposant ses débuts prometteurs, même si Vlad qui n'avait jamais travaillé de sa vie trouvait ces notions un peu obscures. Tout ce qu'il voyait, c'est qu'elle avait l'air enthousiaste.


« C'est fonctionnel. » commenta-t-il sobrement. Il n'était pas homme à s'intéresser à la décoration intérieure, la notion d'esthétique lui était bien égale.

Elle s'approcha de la cafetière tout en lui indiquant qu'elle n'effectuait pas les travaux physiques elle-même mais se faisait aider ; Vlad aurait trouvé le contraire inacceptable. Si ça ne tenait qu'à lui il préfèrerait même qu'elle passe la journée à se reposer et à se dédier à sa grossesse. Il savait qu'il ne pourrait la forcer et qu'ils avaient besoin (aussi honteux cela soit-il) de cette pension et de l'argent qu'elle pouvait engendrer, mais s'il devait arriver quelque chose à son enfant parce qu'elle s'agitait trop...
Il ne put s'empêcher toutefois d'esquisser un sourire moqueur quand elle lui expliqua qui était l'homme mystérieux qu'il avait vu un peu plus tôt.


« Je vois que vous ne vous contentiez pas de charmer uniquement votre cible. » dit-il en prenant la tasse qu'elle lui tendait. « J'espère toutefois que cet... ami ne s'immiscera pas dans vos affaires et que je ne le retrouverai pas ici à chacun de mes passages. »

Toujours pas de jalousie, juste un souci d'organisation - d'ailleurs il le disait sans animosité, une simple déclaration. Il but une gorgée de café tandis qu'Elizabeth se faisait du thé et se rendit compte d'à quel point cela lui faisait du bien. Il était capable de faire abstraction des sensations de son corps maintenant, il avait passé beaucoup de temps pendant sa cavale à rester simplement immobile à attendre la nuit ; il n'avait pas perçu à quel point il avait pris froid dans le jardin.

« Où en êtes-vous de l'emménagement ? Si cet homme était chez vous ce soir, c'est qu'il reste encore des choses à faire. » demanda-t-il.

Il n'aimait pas spécialement l'idée qu'un inconnu ait accès aux affaires d'Elizabeth et il aurait largement préféré être celui qui l'aurait aidé à s'installer. Peut-être qu'il le ferait un peu ce soir, si cela s'y prêtait. Il pouvait rester au moins jusqu'au lendemain matin donc ils auraient le temps... et c'était une pensée des plus agréables. C'était bien la première fois, se dit-il, qu'ils avaient vraiment du temps pour eux. Pas de risque que quelqu'un les surprenne, pas d'obligation ni pour l'un ni l'autre. C'était une sensation étrange. Il avait conscience, maintenant plus que jamais, qu'il voulait juste passer du temps avec elle, sans raison autre que parce qu'il appréciait sa compagnie. C'était... nouveau.
Et il aimait vraiment ça.





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Eleveur Kantô

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Dim 8 Mai - 11:08
Si Elizabeth avait eu un quelconque recul sur cette situation elle se serait sentie ridicule. Cet homme avait le don de la changer, d'habitude si froide et calculatrice elle perdait toute prudence pour se livrer sans retenue. Elizabeth ne s'autorisait pas le lâcher prise et ça y compris sur des plaisirs simple comme la simple expression d'une joie pure, presque enfantine. Elle préférait rester concentrée sur la suite, une étape de réussie était certes une bonne chose mais elle ne se satisferait que de la réussite complète du plan.

C'était donc ce qui s'était passé, même alors qu'elle avait actée la prise en main des locaux, terminée les travaux de la pension et amenée les premiers cartons, elle ne s'était jamais autorisée un vrai moment de satisfaction pure. C'est cette joie qui sortait donc, à la manière d'une adolescente, elle exprimait sa fierté et son contentement auprès de son homme qui l'écoutait attentivement. Il ne fit que peu de commentaires sur l'état de son bureau, l'une des pièces qu'Elizabeth avait le plus travaillée mais la chef d'entreprise ne s'en offusqua pas.


« Je vois que vous ne vous contentiez pas de charmer uniquement votre cible. »
dit-il alors qu'elle lui apportait sa tasse à café « J'espère toutefois que cet... ami ne s'immiscera pas dans vos affaires et que je ne le retrouverai pas ici à chacun de mes passages. »

« Il me fallait des alliés pour effacer les soupçons, autant en prendre qui ont un certains poids » répondit-elle, le sourire plus sournois. « Ne vous en faite pas, il n'est qu'utilitaire, ce n'est pas mon confident. Néanmoins je vais avoir besoin de lui encore un petit moment, les soupçons qui pèsent sur moi ne sont pas encore complètement évanouis... Je tâcherais quand même d'éviter qu'il vous croise si cela vous dérange » termina-t-elle.

Non pas qu'Elizabeth voulait absolument suivre la demande de son homme mais si elle voulait qu'il se sente bien dans la pension au point d'y emménager malgré son « PROJET » il fallait qu'il s'y voit en sécurité. Ce n'était même pas tout à fait la vérité car Martin représentait plus qu'une simple utilité pour la jeune femme mais ça elle se garderait bien de le dire à Vlad.
Un silence plana quelques instants, le temps que chacun prenne une gorgée de leurs boissons respectives. Le liquide parfumée fit un bien fou à la jeune femme qui s'apaisa un peu.


« Où en êtes-vous de l'emménagement ? Si cet homme était chez vous ce soir, c'est qu'il reste encore des choses à faire. » demanda-t-il.

Des choses à fait il en restait des tas encore, si le bureau était complètement terminé et que l'accueil était en passe de l'être l'étage entier n'était qu'un lit au milieu d'un champ de carton. Son confort personnel n'était pas sa priorité actuellement et elle préférait s'investir dans la pension afin de pouvoir ouvrir le plus tôt possible. Certains dirait que c'était idiot au vu de son état puisque ce n'était pas une fois qu'elle aurait accouchée qu'elle pourrait s'occuper du rangement. Elizabeth en revanche comptait bien profiter de l'effervescence de son accouchement pour mobiliser un maximum de gens pour l'aider à le faire.
Quitte à devoir subir ces gens, autant qu'ils se rendent utiles
.

« Oh oui, bien trop encore à mon goût d'ailleurs. Selon mon planning le rez de chaussée devrait être fini d'ici une semaine environ. Reste encore tout l'étage, c'est à dire mes pièces personnelles auxquelles j'ai à peine eu le temps de toucher. » commença-t-elle avant de marquer une pause. « A ce sujet restez-vous dormir ce soir ? Si c'est le cas il va falloir dégager un peu l'espace et m'excusez du désordre... » termina-t-elle, un peu désolé.

Elizabeth ne se faisait pas trop d'illusion, si elle adorerait que le Comte reste avec elle le plus longtemps possible elle savait que la nuit restait le meilleure moment pour rester discret. Elle prit le temps de terminer son thé avant de déposer sa tasse sur un coin de son bureau.


« Continuons-nous la visite ? » demanda-t-elle

Une fois qu'elle se soit assurée de son approbation, elle se leva pour se diriger sortir de son bureau et prendre la porte immédiatement à leur gauche.


« Ici sera ce que j'appelle la salle d'éveil, c'est là que j'entrainerais les plus jeune pokémon dans un premier temps. Un milieu contenant est préférable pour... Enfin je m'égare vous n'êtes pas venu ici pour avoir de la théorie sur l'élevage pokémon je suppose. » commenta-t-elle.

La pièce n'avait rien de bien particulier encore, une pile de cartons se trouvait dans un coin et seul le revêtement au sol permettait d'avoir la sensation que la pièce était habitable. Il y avait décidément beaucoup de chose à faire encore pour la pension. Mais Elizabeth avait réservée une surprise plus personnelle pour le Comte. Elle l'emmena donc en vers une porte qui menait à une escalier.


« Là-haut se trouve mes parties personnelles mais avant ça je souhaitais vous montrer quelques chose »
dit-t-elle avant de s'avancer sur le côté de l'escalier. « C'est une demande que j'ai fait à un petit artisan réputé pour sa... discrétion. En somme, c'est une pièce qui n'apparait sur aucun plan. » continua-t-elle en se plaçant derrière les escaliers et en soulevant une trappe habilement dissimulé après avoir dégagé quelques cartons.

Cette derrière dévoilait un escalier en bois qui descendait abruptement. La chef d'entreprise ouvrit la marche et s'enfonça dans la pièce sombre qu'elle éclaira à l'aide d'un interrupteur.


« Vlad, voici notre petit secret, une cave avec accès à l'extérieur pour un maximum de discrétion. Si vous le désirez nous pouvons l'aménager pour que vous puissiez y dormir. »
Annonça-t-elle fièrement.

La pièce était simple et de taille modeste mais elle permettait d'accueillir le Comte Grey debout (ce qui était déjà une chose remarquable) et de pouvoir s'y déplacer à deux personnes sans soucis. Elle était vierge de tout, ouverte à toutes propositions que le couple souhaiterait y projeter. C'était comme ça qu'Elizabeth l'avait conçue.

« Il semblerait que vous n'ayez plus d'excuse pour venir me visiter plus souvent désormais » termina-t-elle avant un sourire amusé.



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Sbire Rocket

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Jeu 2 Juin - 15:14
Elle lui expliqua qu'elle était en vérité loin d'avoir terminé son emménagement : comme il pouvait s'y attendre venant d'elle, elle avait particulièrement soigné sa façade sans s'inquiéter des pièces que les autres ne pourraient voir. Même dans ce détail, il la retrouvait.

« A ce sujet restez-vous dormir ce soir ? Si c'est le cas il va falloir dégager un peu l'espace et m'excusez du désordre... »

Il s'autorisa un sourire presque doux.

« Si vous m'autorisez à utiliser la chambre d'ami, je partirai peu avant l'aube. Je n'ai aucune affaire urgente et, si la prudence ne dictait pas ma conduite, je serais volontiers resté plus longtemps. »

Il taisait son envie profonde de profiter d'elle autant que possible en partageant son lit car il ne savait comment elle le prendrait. Il avait toujours connu ses propres parents dormant dans des chambres séparées, cela se faisait ainsi dans la famille Grey, et même s'il lui semblait bien que les prolétaires dormaient dans le même lit (ils n'avaient sans doute pas de quoi avoir une chambre et un lit chacun) Elizabeth avait quitté ce milieu depuis quelques années. Trouverait-elle vulgaire qu'il veuille rester dans la même chambre qu'elle ? Peut-être. Lui en tout cas était conscient que c'était quelque chose qui ne se faisait pas mais... il en avait très envie.
Elle lui proposa de continuer la visite et il approuva d'un lent signe de tête. Elle posa sa tasse avant de sortir du bureau ; lui garda la sienne, savourant la chaleur entre ses doigts.


« Ici sera ce que j'appelle la salle d'éveil, c'est là que j'entrainerais les plus jeune pokémon dans un premier temps. Un milieu contenant est préférable pour... Enfin je m'égare vous n'êtes pas venu ici pour avoir de la théorie sur l'élevage pokémon je suppose. »

En effet, pensa-t-il, mais il eut la délicatesse de ne pas le dire à voix haute. Il ne souhaitait pas être désagréable envers Elizabeth alors qu'elle se contentait de se montrer enthousiaste devant lui. Il ne fit pas de commentaire, la pièce étant si loin d'être finie qu'il n'y avait pas grand chose à en dire. Il suivit sa Dame alors qu'elle l'emmenait vers une autre porte, observant les lieux d'un regard aiguisé. Habitude qu'il avait pris de photographier dans sa mémoire tous les lieux dans lesquels il évoluait.

« Là-haut se trouve mes parties personnelles mais avant ça je souhaitais vous montrer quelques chose » dit-t-elle avant de s'avancer sur le côté de l'escalier. « C'est une demande que j'ai fait à un petit artisan réputé pour sa... discrétion. En somme, c'est une pièce qui n'apparait sur aucun plan. »

Il la regarda faire, intrigué, alors qu'elle actionnait un dispositif très bien dissimulé. Une trappe s'ouvrit et révéla un escalier qui descendait dans l'obscurité totale.

« Oooh. » souffla-t-il, le regard brillant. « Montrez-moi ce qu'il y a en bas. »

Elle passa devant et il la suivit, attentif à tout signe indiquant qu'elle perdrait l'équilibre - c'est que l'escalier n'était pas aisément praticable. Arrivée en bas elle alluma un interrupteur et Vlad découvrit un espace plutôt restreint, d'à peu près la superficie d'une chambre de bonne. Il était vide.

« Vlad, voici notre petit secret, » commença-t-elle alors qu'il s'avançait dans la pièce pour mieux l’ausculter. « une cave avec accès à l'extérieur pour un maximum de discrétion. Si vous le désirez nous pouvons l'aménager pour que vous puissiez y dormir.

- C'est une excellente idée.
» commenta-t-il alors qu'il repérait la dite ouverture et s'approchait pour l'inspecter. « Je vois que vous avez pensé à tout. »

Il testa le système permettant de rejoindre l'extérieur, l'emprunta, avisa la manière dont il était caché des regards, en fut satisfait et revint à l'intérieur. C'était parfait : il n'aurait même pas besoin d'attendre qu'Elizabeth soit là pour entrer s'il en avait le besoin. S'il avait eu une expression plutôt neutre durant la visite, son visage se parait maintenant d'un sourire brûlant d'excitation.

« Cela facilitera les choses, en effet. » répondit-il alors qu'elle lui indiquait, sous couvert d'une plaisanterie, qu'elle aimerait qu'il vienne plus souvent. « Si vous me laissez ici de quoi attendre le moment propice pour vous rejoindre dans la maison, ce sera bien plus sécurisant que de patienter dans votre jardin à la vue de n'importe qui. »

Et puis, pensait-il déjà, cela lui ferait une retraite parfaite au cas où. Alors oui il avait autre chose sous la main, fuir directement chez son épouse n'était pas la chose la plus intelligente à faire pour la protéger, mais en cas d'urgence il aurait toujours cette cachette pour disparaitre. C'était un atout non négligeable, qui à mesure qu'il y réfléchissait le rendait encore plus allègre.

« Je peux vraiment faire confiance à votre intelligence. » dit-il alors qu'il se tenait tout près d'elle, ses doigts glissant le long de sa hanche. Qu'elle se montre si maline, ça la rendait tout à coup très désirable. « Vous n'êtes décidément pas comme les autres... »

Alors qu'il plongeait son regard dans le sien, il se gargarisait de se dire qu'il avait réussi à charmer une femme aussi intéressante. Non pas qu'il doutait de son pouvoir sur les autres mais elle aurait pu vouloir faire cavalier seul, comme lui le voulait avant. Les choses avaient bien changé.
Ne pouvant résister davantage à la tentation, il se pencha pour attraper avidement ses lèvres. Ce qu'elle pouvait lui faire perdre sa maitrise de soi ! S'il n'avait pas autant peur de faire du mal à leur enfant, il l'aurait possédé de suite. Qu'elle lui offre cet esprit auquel il ne trouvait pas d'autre égal que lui-même.
Ce qui lui faisait penser...


« Je voudrais vous offrir quelque chose, Elizabeth. » murmura-t-il alors qu'il séparait leurs lèvres. « Je voulais le faire le jour où notre fils naitra, mais c'est encore trop long à attendre. Donc, à défaut de vous voir prendre mon nom... »

Ça, ça faisait des semaines qu'il le préparait. Malgré tout le dédain qu'il pouvait éprouver pour nombre de conventions sociales, il tenait à celles de sa famille et depuis que Charles était mort cela lui avait toujours été pénible de ne pas pouvoir épouser sa Dame officiellement. Alors, comme leur situation l'interdisait, il avait travaillé à un autre symbole qui était tout aussi important pour lui. Il décrocha ainsi l'une des Pokéballs à sa ceinture, celle qui était dorée, et la présenta au creux de sa paume.

« Chez les Grey, il est de tradition d'offrir un Arcanin à sa femme au moment du mariage : cela signifie qu'on la considère comme un véritable membre de la lignée. Vous portez un Grey, vous en avez la noblesse, je ne vois pas femme plus digne de mêler son sang au nôtre et au mien. Vous êtes déjà ma femme, à mes yeux. »

Son ton n'était pas solennel, seulement convaincu : cela faisait des semaines qu'il n'avait pas eu l'occasion de dire des phrases aussi sincères.
~¤~

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Eleveur Kantô

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Dim 17 Juil - 17:28
- C'est une excellente idée. Je vois que vous avez pensé à tout. »

Elizabeth exultait, elle savait que l'idée d'une cave secrète plairait à son homme mais la lueur d’intérêt qui éclairait désormais son regard était complètement galvanisante. Il inspectait scrupuleusement l'endroit, essayant la trappe permettant d'accéder à l'extérieur pour s'assurer de son bon fonctionnement, passant même la tête en dehors quelques instants. La jeune femme avait spécialement fait planter de ce côté du bâtiment un épais bosquet de plantes variées comme des conifères afin de s'assurer que l'endroit soit dissimulé durant toute l'année.

Le regard de la chef d'entreprise se balada sur le reste de la pièce, tout y était possible, ce serait leur pièce à eux et seulement eux, dissimulée au monde.
Une pièce à l'image de leur couple.
Elizabeth imaginait déjà un simple lit d'appoint dans les cas où il ne serait vraiment pas possible que Vlad la rejoigne dans ses parties personnelles à l'étage. Ils y disposeraient quelques rangements également, puisque son homme avait l'air d'avoir une vie de nomade, cela lui permettrait d'avoir un point d'ancrage. Ce n'était pas aussi satisfaisant que si ils pouvaient vivre librement ensemble dans une même demeure mais c'était mieux que rien.
Dans tous les cas, il méritait tout ses aménagements, pour rien au monde elle ne se séparerait de lui.


« Je peux vraiment faire confiance à votre intelligence. » dit-il alors qu'il se tenait tout près d'elle, ses doigts glissant le long de sa hanche. « Vous n'êtes décidément pas comme les autres... »

Un sourire éclairci un peu plus encore son visage alors qu'elle se pressait un peu plus contre lui tout en plaçant ses mains dans son dos. Ces mots venant de la bouche de n'importe qui d'autre aurait sonné comme de simples faits. Oui elle était intelligente, oui elle était nettement supérieur à toutes les autres. Mais son avis à lui comptait sincèrement, elle voulait lui plaire, qu'il la reconnaisse pour ces qualités.
D'autant plus qu'elle le savait plus qu'avare en compliments.

Elle s’apprêtait à lui répondre lorsque Vlad lui déroba un baiser, avec cette passion sauvage qu'elle appréciait tant chez lui. Elizabeth se sentit frémir quelques instants avant de se laisser complètement aller dans cette délicieuse étreinte, répondant avec ferveur à son amant. C'était ce genre d'instant qui la faisait se sentir pleinement vivante, des instants qui leurs appartenaient à eux et à eux uniquement. Les conventions du monde n'avaient plus d'importance, ils pouvaient s'en délivrer comme elle aimerait toujours le faire.


« Je voudrais vous offrir quelque chose, Elizabeth. » murmura-t-il alors qu'il séparait leurs lèvres. « Je voulais le faire le jour où notre fils naitra, mais c'est encore trop long à attendre. Donc, à défaut de vous voir prendre mon nom... »

L'esprit embrumé de la jeune femme ne capta pas tout de suite ce que ces mots voulaient dire, préférant rester concentré sur la sensation que l'homme lui avait laissé. Il ne répondit donc pas, le laissant continuer sur sa lancée

« Chez les Grey, il est de tradition d'offrir un Arcanin à sa femme au moment du mariage : cela signifie qu'on la considère comme un véritable membre de la lignée. Vous portez un Grey, vous en avez la noblesse, je ne vois pas femme plus digne de mêler son sang au nôtre et au mien. Vous êtes déjà ma femme, à mes yeux. » termina-t-il en lui tendant une pokéball dorée.

Son esprit raccrocha soudainement à la réalité: Une demande en mariage ? Vraiment ? La surprise s'empara du cerveau d'Elizabeth, ce n'était certes pas la première fois qu'elle en vivait une mais là elle ne l'attendait juste pas, ne l'espérait même pas. Pour elle le mariage n'était rien de plus qu'un moyen de se faire de l'argent, un moyen d'obliger quelqu'un à se lier à elle pour mieux le dépouiller par la suite. La notion d'appartenance à une famille était exclue, une contrainte même puisque ses membres venaient toujours fouiner dans ses affaires et déranger.

Elle laissa planer un silence après sa réplique, ne sachant pas tout à fait quoi répondre. Bien entendu elle savait ce qu'il attendait d'elle, mais ici ce n'était pas qu'une simple étape d'un plan. L'idée de se lier à cet homme était loin de lui déplaire, il lui paraissait simplement étrange de passer par cette convention pour l'officialiser. Elle ne le pensait pas attaché à cette règle mais son regard disait le contraire, il s'y dégageait une ardeur, une intensité.


« Mon cher Vlad, vous m'avez offert un nouvel avenir, bien plus radieux que celui de voleuse que je me réservais. Vous et moi sommes liés, vous êtes le seul être que j'estime réellement...» commença-t-elle avant de poser les mains sur la pokéball sans réellement la saisir, pour sentir le contact des mains de son homme. « J'accepte avec grand plaisir, vous m'avez fait découvrir le véritable sens du mot famille et même si je ne peux porter le votre officiellement ce sera tout comme à mes yeux. » continua-t-elle en se hissant sur la pointe de ses pieds afin d'atteindre ses lèvres.

Elle qui avait toujours rejeté son nom de jeune fille, celui de son ordure de père, qui avait toujours jouer à la comédie en portant le nom d'un autre homme. Elle allait enfin pouvoir porter un nom dont elle serait fier. Vlad, elle et leur fils pourrait enfin se rassembler dans une unité, une famille même si cette derrière doit demeurer cachée...


« Vlad, moi aussi j'ai quelque chose à vous annoncer. Il y'a peu j'ai été faire des examens pour m'assurer de la santé du bébé, qui va très bien par ailleurs. Ils m'ont confirmé une chose que votre instinct à priori vous avez déjà dit si j'en crois vos paroles de toute à l'heure. » ajouta-t-elle avec un sourire. « Notre enfant est bien un garçon, nous allons avoir un fils ! » annonça-t-elle avec un enthousiasme assumé avant de se serrer un peu contre son nouveau mari, le dernier ce coup-ci.

Elizabeth aurait sans doute préféré une fille au premier abord, une fille à qui elle aurait pu transmettre ses valeurs, ses convictions qu'une femme pouvait être forte malgré cette société qui tentait sans cesse de les diminuer. Cependant un fils lui allait tout autant, ces valeurs, elle pourrait lui transmettre également et puis ainsi, malgré les absences fréquente de son véritable père, elle pourrait le voir un peu en lui.

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Sbire Rocket

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Dim 28 Aoû - 12:55
Il était certain qu'elle serait éblouie par l'honneur qu'il lui faisait, aussi fut-il surpris qu'elle ne réagisse pas de suite et réserve sa réponse. Cela ne lui faisait-il pas plaisir ? Elle était peut-être peinée qu'il ne lui fasse pas sa demande dans les règles et jugeait que cette contrepartie était peu satisfaisante. Il le comprenait très bien car cela lui était également pénible qu'elle ne soit pas considérée comme une Grey par autrui, mais malheureusement la mort suspecte de Charles couplée à ses propres activités à haut risque étaient de trop bonnes raisons de dissimuler leur relation. Il ne lui vint pas une seconde à l'esprit qu'elle se taisait peut-être car le principe même de l'épouser était objet à questionnement ; après tout il avait été très clair le soir où elle lui avait annoncé être enceinte de lui, il les considérait comme mari et femme et cet état de fait ne pouvait être remis en doute.
Il attendit patiemment sa réponse, qui finit par venir. Les mains de sa Dame vinrent se poser sur la Pokéball et effleurèrent les siennes, dans un geste étonnamment tendre ; elle était bien la seule personne dont un contact aussi direct ne le dégoûtait pas.


« Mon cher Vlad, vous m'avez offert un nouvel avenir, bien plus radieux que celui de voleuse que je me réservais. Vous et moi sommes liés, vous êtes le seul être que j'estime réellement... » dit-elle.

Malgré la douceur de ces mots, Vlad ne s'en sentit pas spécialement ému. Tout ce qu'elle venait de dire lui paraissait d'une telle évidence... Il ne pouvait envisager que ce qu'il ressentait pour elle ne soit pas partagé. Au vu de sa pathologie, il ne pouvait y avoir qu'une relation extraordinaire et unique entre eux pour provoquer chez lui des sentiments aussi spéciaux. Mais hormis son absence d'émotion réelle, il eut un sourire sincère quand elle accepta de vive voix de se considérer comme son épouse officielle, quoi qu'aux yeux du monde ce fut officieux, et lui donna avec affection le baiser qu'elle réclamait.
Il s'étonnait encore de la douceur que cette femme lui inspirait et de cet apaisement, si nouveau, qui l'habitait tout entier quand il était près d'elle. Depuis l'adolescence, il ne se pensait tout simplement pas capable d'éprouver des émotions pareilles : sa maladie aurait du le priver de cette capacité d'attachement et du bien-être que lui inspirerait la compagnie de quelqu'un qu'il aimerait. Alors oui, il avait éprouvé un violent désir d'être le compagnon de sa mère pendant une partie de sa jeunesse et il avait apprécié passer du temps avec Miss Blair, mais il lui aurait été impensable de qualifier son attachement pour elles d'amour. Alors que pour Elizabeth, cela lui paraissait une évidence. Ce n'était peut-être pas le même amour que celui décrit par les autres humains, il était sans doute plus primitif (ou plus spirituel justement ? Il ne saurait dire, il avait encore du mal à comprendre ce qu'il ressentait) mais pour lui et ses capacités limitées à éprouver des sentiments, c'en était. Les psychiatres avaient-ils eu tort le concernant ? Peut-être n'était-il pas aussi atteint qu'ils l'avaient dit ? Cela remettait en question beaucoup de choses sur sa connaissance de lui-même et honnêtement cela le déstabilisait un peu, mais c'était un prix raisonnable à payer. Pour rien au monde il accepterait de ne pas avoir connu ces émotions.


« Vlad, moi aussi j'ai quelque chose à vous annoncer. » reprit sa femme alors qu'ils se séparaient. Ses yeux brillaient d'un enthousiasme qui était plutôt plaisant. « Il y'a peu j'ai été faire des examens pour m'assurer de la santé du bébé, qui va très bien par ailleurs. Ils m'ont confirmé une chose que votre instinct à priori vous avait déjà dit si j'en crois vos paroles de tout à l'heure. » Elle se serra contre lui et il la laissa faire, sans l'étreindre pour autant. Il n'était pas encore tout à fait à l'aise avec les "câlins". « Notre enfant est bien un garçon, nous allons avoir un fils !

- Évidemment.
» répondit-il, nullement étonné. A vrai dire il n'avait même pas pensé qu'il puisse en être autrement ; les Grey faisaient des hommes, et pas une fois il n'avait imaginé sa descendance féminine. « Vous êtes une vraie Grey, de vous ne pouvait venir que l'héritier de notre famille. Il ne naitra peut-être pas en tant que tel mais... » Une douleur morale intense transparut un instant dans ses yeux, contre son gré. Il était trop pudique pour en parler, même à elle, mais que son fils légitime ne puisse être reconnu par sa famille le faisait immensément souffrir. Pour ça plus que pour son propre rang, il lui fallait reprendre sa place à la tête des Grey, et vite. « ... mais je vous promets sur ma vie qu'il le sera un jour. Tout comme vous serez ma femme. »

Comme pour lui prouver la sincérité de cette déclaration, il déposa fermement la Pokéball dans les mains d'Elizabeth.

« Cet Arcanin est à vous désormais. C'est une femelle, elle répond au nom de Lilith et est en partie dressée. Je l'ai récupérée alors qu'elle avait vécu de longues années sans humain, elle est donc encore un peu farouche. Ne vous inquiétez pas pour autant, je l'ai suffisamment éduquée pour qu'elle ne s'en prenne ni à vous ni à notre fils. Je vous fais confiance pour terminer son apprentissage, je crois que vous savez comment vous y prendre à présent. »

Ses lèvres tressaillirent dans un sourire. La consolation était un peu maigre, mais il ne devait pas se désoler pour cela.
Comme depuis que tout avait commencé, il lui suffisait d'être patient.





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Eleveur Kantô

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Mer 14 Sep - 18:16
« Évidemment. »

Elizabeth fut quelque peu surprise, bien sûr elle avait pu constater que son instinct lui avait dit que ce serait un fils mais de là à en avoir cette certitude c'était quelque peu déconcertant. Bien sûr la jeune femme avait bien conscience que cela n'était pas surprenant de la part de cet homme et que c'était en partie pour cette assurance inégalable qu'elle était tombée amoureuse. Mais cela lui renvoyait aussi le fait qu'il ne se voyait que peu... Cela avait ses avantages bien entendu puisque du coup elle ne s'habituait pas à sa façon de réagir et il restait tout aussi unique que lors de leurs rencontres mais son absence valait-elle vraiment ce sacrifice ?

« Vous êtes une vraie Grey, de vous ne pouvait venir que l'héritier de notre famille. Il ne naitra peut-être pas en tant que tel mais... »

Un instant, un éclair passa alors dans les yeux de son homme. Une expression qu'elle ne lui avait encore jamais vu et qui avait d'autant plus attirer son regard. De la tristesse ? De la douleur ? Cela avait été trop bref pour qu'Elizabeth puisse véritablement déterminer de quoi il s'agissait mais c'était quelque chose de négatif. Ah ce sens de la famille, ces Grey...
La veuve noire n'avait pas compris ce sentiment pendant très longtemps, elle avait reniée sa famille de sang qui ne lui avait apportée que des malheurs et avait passé de nombreuses années dans des familles qu'elle cherchait à détruire. Des familles pour qui elle jouait le rôle de belle-fille, de tante, de femme. La notion même de famille n'avait aucun sens pour elle.

Cela avait quelque peu changé pour elle depuis qu'elle était enceinte, elle ne pouvait niée que elle, Vlad et leur fils formerait une véritable famille. Un tout unis qu'il fallait chérir et protéger et pour lequel elle se battrait. Malgré tout elle ne comprenait toujours pas l'attachement de Vlad au Grey, ils l'avaient abandonnés dans cette asile (puisque à sa connaissance et selon ses recherches, son père n'avait pas tenté de l'en faire sortir) et ne lui offrait (encore une fois à sa connaissance puisque Vlad ne voulait rien lui dire...) pas leur soutien dans sa cavale. Pourquoi donc s'attacher à ce nom qui ne lui avait apporté que des malheurs ? L'important n'était pas le nom mais les individus qui compose cette famille et si ces derniers étaient des enfoirés, ils ne valaient pas mieux que les autres insectes.


« ... mais je vous promets sur ma vie qu'il le sera un jour. Tout comme vous serez ma femme. »


Elizabeth choisit de ne pas lui expliquer son point de vue, cela n'avait que peu d'importance au final tant que leurs objectifs étaient les mêmes. Elle lui indiqua cependant que si il pouvait éviter de mourir pour ça, cela l'arrangerait bien. Autrement, et bien si cela lui tenait à cœur, grand bien lui fasse, l'idée de devenir Comtesse n'était pas des plus déplaisantes... Même si objectivement elle était curieuse de savoir comment de sa situation il pourrait arriver à revenir sur le devant de la scène mondaine. Il trouverait un moyen, elle n'en doutait pas.

Celui qui était maintenant officieusement son mari déposa la pokéball dorée dans les mains de la jeune femme. Il lui expliqua ensuite que l'Arcanin était une femelle répondant au nom de Lilith. Elizabeth sourit en entendant ce nom, celui qu'une démone majeure qui inspirerait la crainte à ses ennemis, c'était parfait.


« Je l'ai récupérée alors qu'elle avait vécu de longues années sans humain, elle est donc encore un peu farouche. Ne vous inquiétez pas pour autant, je l'ai suffisamment éduquée pour qu'elle ne s'en prenne ni à vous ni à notre fils. Je vous fais confiance pour terminer son apprentissage, je crois que vous savez comment vous y prendre à présent. »


« Je vous fais parfaitement confiance pour son éducation et en effet je saurais prendre la suite. » répondit-elle avant de libérer la créature d'une simple pression « Oh, c'est vraiment un magnifique cadeau de mariage ! »

L'Arcanine était de toute beauté, si elle avait passée de nombreuses années livrée à elle-même Vlad avait réussit à bien la retaper. Son corps était encore maigre mais son poil flamboyant était splendide, c'était indéniablement une belle bête qui le deviendrait encore plus par la suite. En arrivant la pokémon jappa en observant tout autour d'elle d'un regard fuyant. Manifestement elle n'était pas encore à l'aise avec sa pokéball.

« Bonjour Lilith, je suis ta nouvelle maîtresse maintenant, je m'appelle Elizabeth. » commença-t-elle à l'adresse de l'intéressée en lui tendant la main à bonne distance. Une technique classique pour un premier contact avec un pokémon qui vous connait pas.

Le regard de l'éleveuse était intense, avec ses différentes formations elle avait appris le potentiel de certaine race et il était clair que l'Arcanine pourrait être un atout, en combat comme en coordination. C'était une race qui provoquée une sympathie immédiate chez le public en plus d'être puissante. Tout cela en étant bien entendu correctement entrainée mais ça Elizabeth en faisait son affaire.
Lilith s'approcha doucement, humant l'air prudemment, elle devait savoir qu'elle était dans un sous-sol, un endroit pas forcement rassurant pour une créature ayant eu l'habitude de courir au grand air. Après quelques instants elle renifla la main de la jeune femme qui en profita pour lui donner une simple caresse.


« Nous aurons le temps de faire plus ample connaissance plus tard, d'accords ? » lui dit-elle avec un sourire avant de la ramener. « Et si nous remontions mon cher ? Puisque j'ai le plaisir de vous avoir pour le reste de la soirée nous serons plus à l'aise pour discuter. »




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Sbire Rocket

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Jeu 6 Oct - 22:00
Il la regarda faire tandis qu'elle libérait Lilith, à priori sincèrement enthousiasmée par ce cadeau. La voir si contente lui fit plaisir, et pour une fois ce plaisir était tout ce qu'il y avait de plus positif. Il sentit même qu'un sourire joyeux tentait timidement de se dessiner sur ses lèvres, ce qui était suffisamment rare pour qu'il le remarque. Il n'aurait pas pensé que satisfaire quelqu'un d'autre que lui-même puisse lui être aussi agréable.

La rencontre se déroula bien ; même s'il l'aurait parié, il avait tout de même gardé un œil prudent sur l'animal tandis que sa femme approchait sa main. Lilith s'était relativement habituée à lui et il ne la craignait pas, mais il était jusque-là le seul humain de son entourage et il n'était pas certain de ses réactions face à un inconnu. D'ailleurs, si Elizabeth avait été autre chose qu'éleveuse il ne se serait pas risqué à la lui offrir maintenant. Heureusement, même si elle ne parut pas absolument à l'aise (ce qui était bien normal, elle était encore en partie une bête sauvage) Lilith ne se mit pas non plus sur la défensive et Vlad estima que c'était suffisamment bon signe.


« Et si nous remontions mon cher ? » proposa sa Dame alors qu'elle ramenait l'Arcanin dans sa Pokéball. « Puisque j'ai le plaisir de vous avoir pour le reste de la soirée nous serons plus à l'aise pour discuter.

- Entendu. Vous ne m'avez pas encore fait visiter l'étage d'ailleurs, et je tiens à tout voir.
»

Il la laissa s'engager la première dans les escaliers et la suivit jusqu'au rez-de-chaussée. De là elle le conduisit au premier étage où se trouvaient toutes les parties privées : le salon, la chambre d'Elizabeth et celle de leur fils, la cuisine et la salle de bain. Il y avait très peu de choses installées encore, juste le strict nécessaire, et Vlad grimaça en voyant la pile de cartons qui attendaient d'être déballés. Fallait-il que sa femme fasse un travail si fastidieux dans son état ?

« Ma dame, n'y a-t-il pas certains de ces cartons que je pourrais vider pour vous rendre la vie plus douce ? Je n'apprécie pas l'idée que vous ayez à vous en occuper. »

Elle refusa immédiatement. Ils ne se voyaient pas assez souvent pour perdre du temps ensemble à ce genre de corvées, selon elle. Ce n'était pas faux bien sûr mais... En tant que mari, cela faisait aussi partie de ses devoirs de soulager sa femme. Et pour Vlad, remplir ses devoirs était une question d'honneur.
Mais comme il ne souhaitait pas contrarier Elizabeth, il accepta ses réticences. Mieux valait faire le dos rond tant qu'elle était enceinte, il aurait l'occasion de s'imposer davantage quand il ne serait plus obligé de la ménager.


« Très bien, nous verrons cela plus tard. Que suggèreriez-vous donc ? Avez-vous dîné, déjà ? »

L'idée venait de le frapper, alors que son propre corps se rappelait à lui. Cela faisait longtemps qu'il n'avait rien avalé, s'alimenter étant un domaine très négligeable de son quotidien ; toutefois, depuis qu'il avait pris du poids et de la masse musculaire, la sensation de faim lui revenait plus souvent qu'avant. Ce qui était plutôt contraignant selon lui, il aurait préféré utiliser son temps à plus utile.
Elle lui confirma qu'elle n'avait pas mangé non plus et proposa qu'ils s'en occupent dès à présent. Il acquiesça et lui emboita le pas alors qu'elle se dirigeait vers la cuisine. A nouveau Vlad se sentit piquer par la honte alors qu'il comprenait qu'Elizabeth n'avait aucun domestique pour lui faire les repas et qu'elle devait s'en occuper elle-même. C'était une pensée particulièrement pénible pour lui.
Aussi, alors qu'elle commençait à ouvrir les placards pour déterminer ce qu'ils allaient manger, il s'approcha d'elle et effleura son épaule de sa main.


« Dîtes-moi ce que je peux faire pour qu'on en finisse plus vite. » murmura-t-il, le regard fuyant.

Le moins il était témoin de ce qu'Elizabeth devait subir à cause de son déshonneur, le mieux il se porterait.





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Eleveur Kantô

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Jeu 27 Oct - 21:19
Vlad accepta sa proposition, annonçant qu’il voulait monter à l’étage car il tenait à tout voir. Elizabeth était ravie de voir que sa petite entreprise l’intéressait véritablement, c’était une preuve qu’il cherchait à s’impliquer et partager des choses avec elle. Ils se dirigèrent donc vers le rez de chaussé prudemment, l’escalier était relativement raide et elle ne voulait pas risquer de tomber sur le ventre dans son état. Une fois arriver sur le pallier, la jeune femme le laissa passer et entreprit de refermer la trappe et de la dissimuler à nouveau à l’aide de cartons de déménagement. Ce n’était qu’une solution provisoire, un déguisement parfait du fait de son déménagement mais cet endroit lui servirait sans doute de rangement divers et variés.

« Voilà comme ça, ça ira, si vous voulez bien me suivre à l’étage. »
L’invita-t-elle en commençant à monter les escaliers.

L’ensemble de l’étage constituait les parties privées de l’entreprise, une chambre, une cuisine, un salon, une salle de bain et une deuxième chambre d’enfant. L’ensemble était simple et restreint, Elizabeth pensait ne pas avoir de mal à faire le deuil des m² du manoir Livingstone qu’elle occupait auparavant mais maintenant qu’elle se retrouvait avec ses cartons elle prenait conscience qu’elle allait avoir du mal à tout ranger de façon cohérente. Elle ne put s’empêcher de ressentir une pointe de honte lorsqu’elle remarqua que Vlad regardait les cartons avec insistance.


« Ma dame, n'y a-t-il pas certains de ces cartons que je pourrais vider pour vous rendre la vie plus douce ? Je n'apprécie pas l'idée que vous ayez à vous en occuper. »
finit-il par dire.

Et voilà maintenant qu’il voulait l’aider à ranger, comme si la vue de ses cartons était trop dure à supporter.

« Vous êtes bien aimable mais ce n’est pas la peine, je me débrouillerais seule plus tard. Vous n’êtes pas là souvent et je veux profiter de vous un maximum ! »

Elizabeth s’en voudra surement plus tard, alors qu’elle devrait véritablement s’y mettre et que son dos lui fera bien comprendre à quel point l’aide de Vlad aurait été précieuse.
Ils étaient dans le salon, la pièce la plus bordélique puisque ce n’était qu’un endroit de passage pour le moment et c’était là que la jeune femme avait entreposé la plupart des cartons. La pièce faisait un pallier avec les escaliers et était centrale dans ce qu’on pourrait appeler un appartement. Les seuls meubles véritablement sorties étaient une table accompagnée de ses chaises et qui servaient surtout de plan de travail. L’éleveuse s’était aussi aménagé un coin télévision lecture dans l’un des coins de la pièce.


« Très bien, nous verrons cela plus tard. Que suggèreriez-vous donc ? Avez-vous dîné, déjà ? »

« Non pas encore, il est vrai qu’il se fait tard, avez-vous faim ? Dans tous les cas l’idée de me débarrasser du repas pour que nous ayons le reste de la soirée me séduit bien. » répondit-elle

Elizabeth le guida donc vers la cuisine, une pièce qui se trouvait à leur droite. Elle était relativement petite, la jeune n’ayant jamais prétendu devenir un cordon bleu. Après ses années auprès des Livingstone, elle avait même eu du mal à se remettre à cuisiner, c’était une activité à laquelle elle n’avait jamais été habituée. On ne lui avait jamais appris et de ce qu’elle en savait cela n’avait rien de grandement intéressant.

L’éleveuse entreprit d’explorer les placards et le frigo, qu’elle avait remplis il y’a peu de temps, livrée à domicile bien entendu. L’idée même de faire les courses dans un supermarché, entourée par la masse grouillante lui collait des frissons. Peut-être des cuisses de canarticho avec quelques carottes, rien de bien folichon mais les connaissances culinaires d’Elizabeth n’allait pas beaucoup plus loin de toute manière. La vie était drôle tout de même, deux personnes habitués au luxe, un comte en plus de cela, se retrouvaient aujourd’hui dans une cuisine où ils ne pouvaient à tenir à beaucoup qu’à deux à manger des plats des plus basique.

« Dîtes-moi ce que je peux faire pour qu'on en finisse plus vite. » fit une voix dans son dos alors que Vlad posait sa main sur son épaule.

Elizabeth sentit une tension monter en elle : certes elle aussi n’avait pas en amour le temps du repas mais ce n’était pas la peine de s’impatienter autant ! Une tension qui redescendit aussitôt et avant même qu’elle n’ouvre la bouche pour répliquer : a l’instant où elle rencontra son regard.
La veuve noire n’avait jamais vu une telle expression sur le visage de son homme, ni de près, ni de loin. Il ne la regardait même pas dans les yeux, le regard fuyant. Etait-ce de la honte ? De la honte chez cet homme si fier ? Cela ne pouvait être que grave.


D’abord interdite face à une telle réaction elle ne put que terminer de sortir les dites carotte avant de les poser sur le plan de travail.

« Vlad… Qu’est ce qui se passe ? » formula-t-elle doucement en se retournant pour lui faire face.

Le visage de la jeune femme exprimait une certaine inquiétude. Elle devait l’avouer, elle était quelque peu désarçonnée par un tel changement de ton. Ses pensées se bousculèrent, faisant le lien avec son mystérieux projet dont il ne voulait rien dire. Pour qu’il garde une telle chose secrète cela devait forcement constitué un danger.
Ceci étant dit cela n’expliquait pas le contenu de la phrase « qu’on en finisse plus vite » Elle avait beau la retourner dans tous sens elle n’y voyait aucune explication hormis l’exaspération ou la pulsion sexuel soudaine sauf que ça ne collait pas avec son expression.


« Qu’est-ce que vous voulez dire par là ? Nous avons tout notre temps pourtant »



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Sbire Rocket

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Mar 8 Nov - 20:00
Il y eut un moment de silence. Comme il ne souhaitait pas la regarder, Vlad ignorait la réaction de sa femme. Sans doute s'était-elle assombrie ou était-elle en colère qu'il lui ait rappelé la perte de sa condition sociale. Il ne pouvait attribuer qu'à cela ce silence, qui s'allongea jusqu'au petit claquement des légumes qu'elle posa sur le plan de travail.

« Vlad… Qu’est ce qui se passe ? » demanda-t-elle d'une voix étonamment douce.

Décontenancé, il releva les yeux pour la regarder. Elle le dévisageait sans une once d'animosité. A vrai dire, c'était même de l'inquiétude qu'il lisait dans ses yeux.


« Qu’est-ce que vous voulez dire par là ? Nous avons tout notre temps pourtant. » insista-t-elle. Elle semblait exprimer une incompréhension sincère.

Ainsi donc ne voyait-elle pas ce qui lui pesait dans cette situation ? Il en était surpris. Cela lui paraissait d'une telle évidence, pourtant. Ne se sentait-elle pas humiliée ne serait-ce que d'être dans cette cuisine ? C'était la pièce des domestiques, un lieu de travail dans lequel elle n'aurait jamais du se trouver. Et puis, n'était-ce pas pire pour elle qui était issue des milieux prolétaires ? Ne ressentait-elle pas encore plus cruellement ce retour à une condition qu'elle avait passé sa vie à fuir ?


« Je... n'aime pas vous voir réduite à faire ces tâches. » répondit-il avec un rictus d'embarras. « Quitte à ce que nous ne puissions les confier à un domestique, je préfèrerais les faire à votre place. Mon honneur est compromis depuis de nombreuses années déjà, j'aimerais préserver le vôtre si je le peux. J'ai toutefois besoin que vous me guidiez, si vous savez comment faire... je n'ai jamais fait ça »

Il détestait d'avoir eu à dire cela. Admettre qu'il avait échoué à la traiter comme elle le devait, qu'il était un homme déshonoré et qu'il était prêt à faire quelque chose qui lui aurait valu d'être répudié par son grand-père s'il l'avait su, c'était une véritable souffrance pour lui qui était si fier. Il parvenait à dompter sa honte quand il était seul, à force de se répéter que cette situation n'était que provisoire et qu'il récupérerait toute sa gloire un jour... mais, comme toujours, Elizabeth était sa faiblesse. Qu'elle ait à en souffrir ne serait-ce qu'un instant lui était insoutenable. Peut-être parce qu'elle lui renvoyait d'autant plus à quel point il avait tout perdu, ou parce qu'il craignait qu'elle finisse par regretter d'avoir abandonné son statut pour lui. Il n'envisageait pas qu'elle puisse le quitter, leurs esprits étaient trop liés (et puis, le divorce n'existait guère chez les aristocrates), mais il ne souhaitait pas qu'elle devienne aigrie avec lui, comme sa propre mère avait fini par l'être avec Alister. Il tenait trop à la relation qu'ils avaient actuellement et aux émotions inconnues qu'elle lui procurait.





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Eleveur Kantô

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Région : Kanto
Ven 6 Jan - 23:44
« Je... n'aime pas vous voir réduite à faire ces tâches. » répondit-il finalement « Quitte à ce que nous ne puissions les confier à un domestique, je préfèrerais les faire à votre place. Mon honneur est compromis depuis de nombreuses années déjà, j'aimerais préserver le vôtre si je le peux. J'ai toutefois besoin que vous me guidiez, si vous savez comment faire... je n'ai jamais fait ça »

L’un des sourcils d’Elizabeth se leva d’étonnement, cet homme avait décidément la manie de la surprendre encore de bien des façons. Cependant avec le recul cela restait logique. Vlad était un aristocrate, un vrai de vrai et alors qu’Elizabeth voyait les domestiques comme un luxe digne d’elle, lui le voyait comme aussi naturel que celui de marcher. Sans eux, il semblait d’ailleurs aussi démunie d’un oiseau sans ailes.
Pendant longtemps la jeune femme avait cherché à s’élever socialement afin d’atteindre les aristos et être reconnu comme leurs pairs mais elle n’avait jamais réellement réussit. Elle n’avait jamais été élevée comme une aristocrate avec toutes les valeurs que cela pouvait impliquer. Des valeurs qui semblaient rongés son homme maintenant qu’il était tombé de son piédestal.


La jeune femme aurait pu s’offusquer que Vlad la pense mettre en avant le luxe plutôt que leur relation et que ce fait il n’avait pas rempli sa part du marché. Cela avait été le cas la majeure partie de sa vie et il l’avait connu mariée avec un homme pour son argent.
Elizabeth prit le temps d’observer la mine contrite de son homme, elle allait remettre les choses au clair s’il était toujours dans cette optique.


« Mon cher, pensez-vous sincèrement que ce genre de chose ait encore une quelconque importance pour moi ? Je n’ai que faire du luxe, des domestiques ou même du titre, autrement pourquoi aurais-je tout sacrifié pour vous ? » Commença-t-elle avec douceur. « Je commençais presque à me faire à l’idée de rester finalement auprès des Livingstones. J’y avais trouvé une stabilité, un confort de vie qui me satisfaisait et si je n’aimais pas mon mari il me laissait jouir d’une liberté quasi-complète, du moins la laissait-il à l’Elizabeth qu’il connaissait. » Elle marqua une pause, troublée par les sentiments qui l’envahissait « Vous… Notre rencontre m’a ouvert les yeux sur bien des choses, m’ont fait revoir mes objectifs de vie et mes priorités. Je n’aspire qu’à vivre plus près des choses essentielles : ma famille, celle que j’ai choisis et ne vous y trompez pas je ne parle pas des Greys mais de vous Vlad et seulement de vous. »

Elizabeth s’interrompit, elle n’avait pas l’habitude de se livrer ainsi. C’était pour ainsi dire l’une des premières fois qu’elle avait l’occasion de partager avec quelqu’un ses sentiments, ses objectifs, ses envies sans qu’elle ne les fausse ou ne les dissimule. La veuve noire n’avait eu aucune réelle maitrise sur ses mots, elle avait arrêtée de les peser et de les enjoliver. Ils étaient juste vrais. La jeune femme n’avait pas lâché le regard de son homme pendant qu’elle parlait mais maintenant, dans le silence, il devenait trop dur à soutenir.
La future mère refit alors face au plan de travail de la cuisine et le rapprocha d’elle en tirant légèrement sur sa main. Elle lui tendit alors une carotte et un économe.


« Vous allez voir, les plats ont un goût tout à fait différent lorsqu’on les prépare soi-même. Il se peut même que vous y preniez goût. »

HRP:
 



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