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» Chasser l'ennui [Flashback] /-16 Yaoi\


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Dresseur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 19/11/2015
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Région : Johto
Dim 22 Nov - 18:17
Se préparer pour aller à une réception de gosses de riches alors que l’envie n’y est pas, voilà quelque chose de bien pénible. Tu le ressens en ce moment, alors tu traînes des pieds. Les soirées mondaines n’ont jamais été ta tasse de thé. Évidemment, tu ne serais pas obligé de t’y rendre, puisque les honneurs ne te reviendront pas durant cette soirée, comme d’habitude. Par contre, toi et ta famille avez été invités, et ça serait impoli de ne pas faire acte de présence. Quelques « célébrités » ont été sélectionnées sur le tas. Pour vous, c’est facile. Convier les Zaurv revient à avoir sur place un mannequin de renom ainsi qu’un athlète du même coup. Deux domaines très distincts qui ramènent chacun leurs partisans. Souvent, les organisateurs ne s’en cachent pas. Cette fois, ils se sont montrés plus discrets sur la question. Bref, c’est donc sans grande conviction que tu t’habilles. Des vêtements chics, mais modernes et jeunes. De toute façon, tu sais que Rikchasz, ton jumeau, fera de même. Votre mère portera sans doute une belle et longue robe dans des tons neutres. Personnellement, ça t’embête qu’elle vous suive. Tu as l’impression d’avoir un chaperon pour surveiller le moindre de tes gestes. Entre Rik' et toi, tu es celui qui se fiche un peu plus des politesses et autres trucs de riche. De toute façon, à la première occasion, tu comptes t’éclipser. Ton acte de présence sera fait. Puis, tu redoutes déjà qu’au moins une personne te confonde avec ton frère. Ça arrive tout le temps. À croire que les gens n’ont pas remarqué que vous n’avez pas la même couleur d’yeux. Puisqu’il y a davantage de personnes qui suivent la mode que le sport, lui ne vit jamais ce souci. Tu devras faire gaffe, d’ailleurs. La dernière fois que cela est survenu, tu as eu beau affirmer ne pas être Rikchasz, la femme ne te croyait pas, hurlant presque que tu ne cherchais qu’à te débarrasser d’elle. Elle a fini par lancer plusieurs rumeurs sur ton jumeau sous le coup de la colère..., qui, heureusement, ont été démenties publiquement. Les gens ne sont pas tous des lumières ni des exemples de bonté. Tu n’es pas très doué pour anticiper les réactions.

Et je n’ai pas la langue dans ma poche, ça n’aide pas à ma cause.

Il ne reste plus qu’à te coiffer, mais il s’agit d’une bataille perdue d’avance. Tes cheveux rebelles ne font pas ce que tu veux. Ton style au naturel se marie très bien à ce que tu portes, alors tu ne cherches pas à alourdir ta chevelure avec du gel. Tu détestes tellement en appliquer... Au moins, Rik' est comme toi sur ce coup, bien que ses mèches soient un peu plus lisses sur sa tête. Tu dois tenir de votre père inconnu, puisque votre mère a certes les cheveux un peu ondulés, mais pas indomptables. Cependant, ça ne te dérange pas du tout d’avoir un petit style plus « sauvage ». Bref, vous voici tous prêts à vous rendre à la soirée qui se tient à Oliville. Un bord de mer, cela à de quoi charmer les invités, avec en plus une vue sur le célèbre phare. Pour vous, il s’agit de quelque chose de banal, ayant grandi dans la région. À Doublonville, pour être plus exact, dans un appartement un peu miteux. Votre mère n’avait pas de gros moyens pour vous élever seule. Cela ne vous a pas empêché de d’abord voyager à travers tout Johto. Donc, lorsque vous arrivez sur place, vous ne portez pas une attention spéciale au décor. Pour ta part, tu as surtout hâte d’avoir l’occasion de partir. Un peu blasé, bien que tu ne le montres pas tant. Rik' semble beaucoup plus enthousiaste, alors que tu sais pertinemment qu’il est plus découragé que toi. Il sera assurément envahi par des groupies. Ça t’amuse beaucoup de le regarder galérer avec des filles qui se croient toutes permises. D’ailleurs, il y en a déjà quelques-unes qui le saluent en rougissant. Tu vas avoir du fun, lui chuchotes-tu. La ferme. Sa réplique, dite sur un ton plus rude, te fait rire. Vous voici finalement à l’intérieur. C’est chic, c’est le moins que l’on puisse dire. Tu réalises alors que tu ne sais même pas pourquoi cette réception a été organisée. Ça t’agace, toutes ses formalités. Tu ne viens pas de ce monde... Tu y as abouti bien malgré toi. Tu dis un peu trop ce que tu penses pour bien t’intégrer. Tu feras tout pour éviter un max de gens, sans doute resteras-tu aux côtés de ton jumeau, pour qu’il parle à ta place.

Et je pourrai l’aider à débarrasser les pots de colle. Donnant-donnant.

Je reviens. Puis, il te plante là, changeant drastiquement tes plans. Boudeur, tu te diriges vers le petit buffet, te saisissant d’une coupe contenant un cocktail non identifié. Soupirant, tu le portes ensuite à tes lèvres. Au moins, il n’est pas mauvais, ce drink. Te retournant ensuite pour chercher du regard ton jumeau, tu tombes nez à nez avec une jeune femme qui se tient beaucoup trop près de toi. À son expression faciale, tu sens venir les emmerdes... Pas qu’elle n’est pas jolie, mais tu ne crois pas te tromper en déduisant qu’elle a un caractère chiant...

Pourquoi c’est toujours sur moi que ça tombe? J’espère que j’arriverai à m’en débarrasser rapidement. Oh mon dieu! Vous êtes Rikchasz Zaurv! Au moins, elle a correctement nommé le prénom de mon frère. Beaucoup ajoutent un « r », sans raison. Je peux avoir votre autographe? Je peux vous toucher? Elle rigole, alors que moi je veux reculer, mais je suis coincé entre cette folle et la table du buffet. Ça paraît sans doute bizarre comme question, pardonnez-moi. J’essaie donc de placer quelques mots pour expliquer qu’elle se trompe de Zaurv, pour retrouver ma tranquillité. Je... Votre voix! Elle est trop bien! s’extasie-t-elle, me coupant complètement. Je ne me suis jamais senti aussi envahi de toute ma vie. Je ne sais pas comment Rik' fait pour être... lui. J’suis pas mécontent de ne pas être mannequin, finalement. La femme, qui n’a même pas pris la peine de se présenter dans tout ça, avance encore d’un pas, augmentant mon malaise. Il faut que j’agisse, mais d’un autre côté, je dois faire attention à ce que je dis... Ma langue pendue peut se retourner contre mon frère. D’ailleurs, j’envoie mes iris vert pâle faire un nouveau tour d’horizon. Lui pourra me sortir de là. Par contre, au lieu de lui, mon regard s’arrête sur un jeune homme, peut-être un peu plus jeune que moi, aux cheveux bleus. Je l’observe pendant quelques instants, sa compagnie me paraît largement plus agréable que celle que je me coltine en ce moment...

Mais avant de pouvoir bouger, tu dois la dégager. La planter là pourrait être une bonne solution, mais tu te doutes qu’elle ne lâchera pas l’affaire aussi facilement.

Une main passe beaucoup trop près de mon visage, me faisant presque sursauter, et coupant le contact visuel que j’avais avec le mystérieux inconnu qui a capté mon attention. C’est agaçant à la fin. Mon expression doit se faire plus fermée, moins sympathique. Vous êtes bien taciturne, Rikchasz. C’est sûr, tu ne laisses pas l’occasion de placer deux mots, pensai-je, sarcastique. Mes lèvres demeurent résolument closes, puisqu’elle continue. Je n’ai jamais vu ça, une personne aussi désagréable. Un sourire charmeur, cette femme essaie de me séduire, mais sincèrement, elle n’a pas du tout la bonne attitude. Mon interlocutrice, qui monologuait plus qu'autre chose, pose sa main sur mon torse sans attendre ma permission. Mes sourcils se froncent. C’était la limite à ne pas franchir. Rien à foutre des conséquences que mes prochains agissements et que mes prochaines paroles auront sur mon jumeau. J’me laisserai pas faire plus longtemps sans rien dire.

Mais seras-tu réellement le premier à agir?



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Modo CDT & Coordinateur

C-GEAR
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Jeu 3 Déc - 7:14
Chasser l'ennui
Feat Rizzen Zaurv
Ton regard transperça l'assemblée alors qu'une grimace de dégout venait déformer les traits de ton visage. Tu le sentais déjà : cette soirée serait d'un ennui pesant. Peut-être débutait-elle tout juste, mais tes prédictions étaient déjà faites. Le sort était tombé : rien, au travers tous ces gens, n'attisait ton attention. Tu n'y voyais que des hypocrites vides d'intérêt. Des gens prêts à monologuer les plus beaux discours du monde afin de parfaire leur image. Des gens prêts à cacher sous leurs plus belles paroles les pires obscénités jamais dictées afin de se donner l'impression d'être justes et nobles. Tu détestais ces gens. Tu les détestais presque autant que les miséreux de ce monde. Le doute n’existait pas chez toi ; ceux qui, en haut de l'échelle hiérarchique, osaient leur prétendre une valeur humaine ne valaient pas mieux.

Retenant un soupire agacé, tu glissas ta main dans la poche de ton pantalon et réajusta ta cravate bleue avec la seconde. Tu n’étais ici que pour l’image. Comme un caniche que l’on traîne partout où l’on va, pour l’exposer comme on expose une œuvre d’art. On prit silencieusement pour qu’il ne morde personne puis quand l’intérêt pour lui est passée, on le délaisse. Vulgarités. Ils auraient mieux fait de te laisser au manoir et te prétendre malade auprès des rares convives qui s’intéresseront à ton absence.

Tu aurais préféré leurs mensonges à une soirée où l’ennuie semblait être le mot d’ordre. De toute manière, c’était toujours la même histoire qui se répétait. On ne t’accordait plus d’importance. Depuis que tu avais été jugé indigne de succéder à ton père, lui et Victoria n’avaient plus de yeux que pour Anya. Certes, ça ne te dérangerait pas outre mesure. On te laissait une plus grande liberté alors que l’on avait coupé la sienne. Tu étais le grand gagnant de l’histoire, même si cela te plaçait systématiquement sur la corde raide. Le moindre faux pas et tu pouvais dire adieu à la fortune qui t’attendait à la mort de tes vieux. C’était certainement la seule raison pour laquelle tu étais toujours contrôlable après tout… Tu faisais tout ceci pour l’argent. Car il était celui qui t’élevait parmi les pauvres, qui te faisait briller comme un dieu au travers leur souillure et le dégoût qu’ils t’inspiraient. Tu n’avais pas besoin d’une autre raison, d’une autre motivation. Celle-ci suffisait.

Superficiel ? Sans doute un peu.

Attrapant une coupe de champagne qui te passas sous les yeux, tes yeux s’attardèrent un moment sur les bulles qui remontaient à la surface du liquide pour venir y mourir. Combien de temps s’éterniserait cette petite soirée ? Quatre heures ? Cinq ? Jusqu’à l’aube ? Tu n’en avais aucune idée. Mais tu refusais de passer les prochaines heures à compter les minutes. Si tu fouillais un peu, peut-être trouverais-tu des jardins à visiter ? Tu avais toujours aimé les espaces verts. Le matin, au manoir familial, tu ne manquais jamais de t’installer sur la balustrade de ta chambre pour admirer le lever de soleil et son éclat sur les jardins familiaux. Tu en avais toujours pincé pour la nature et la verdure qui la composait… Et tu espérais secrètement que tu parviendrais à trouver une sortie vers l’extérieur. Si jardin il y avait, tu pouvais toujours aller t’étendre sous un arbre et regarder les étoiles en attendant que la soirée se termine. Certes, il y avait plus productif comme passe-temps, mais il semblait être le seul à éveiller en toi un soupçon de joie et de soulagement. Hors de question que tu perdes ton temps à discuter avec des vieillards au crâne dégarni qui t’offrirons sur un plateau d’argent toutes leurs belles paroles concernant le bas peuple qu’il faut désormais considérer dans chacune de nos décisions importantes. La classe moyenne était et restera éternellement une source de revenus pour vous ; les riches. Elle n’avait aucun autre intérêt que doubler la taille de votre porte-monnaie et ils travaillaient tous dans cet unique but. C’était, vous, les riches, qui contrôliez le monde. Pas eux.

Prenant une gorgée de ta coupe, tes yeux firent alors une rencontre inopinée. Trop cloué dans ton mépris, tu n’avais même pas remarqué que quelqu’un s’était mis à briller au travers tous les autres. Enfin, façon de parler hein. Ses cheveux noirs, son regard vert perçant, la forme de son visage… Tout chez lui attira systématiquement ton attention, te surprenant au passage. Un sourire allait même déformer les traits de ton visage, heureux d’avoir trouvé quelqu’un susceptible de briser l’ennui avant qu’il n’apparaisse, lorsque tu remarquas une femme. Tu détestais les femmes. Elles parlaient trop, s’extasiaient pour rien, pleuraient pour des broutilles, dépensaient inutilement, n’étaient pas vraies et se jouaient des hommes avec une facilité répugnante. Plus loin tu te tenais d’elles, mieux tu te portais. Et si les choses n’avaient pas toujours été ainsi, cette règle était désormais devenue une partie de toi ; les femmes ne méritaient que ton mépris. Et voilà que l’une d’elle s’entêtait à vouloir chaparder sous tes yeux ta seule source de distraction potentiel. Elles t’emmerdaient. Profondément.

Néanmoins, l’expression dérangée de ta proie et l’attitude envahissante de la demoiselle attisa ta curiosité. Pourquoi ne parlait-il pas ? Il n’avait qu’à lui dire de foutre le camp si elle le dérangeait à ce point… Cela se voyait à la lueur dans le fond de ses iris qu’il n’était pas heureux de sa présence. Tu n’étais pas con. Des gens envahissants, tu en avais vu des centaines dans les vingt-trois dernières années. Tu savais aussi reconnaître ceux qui prenaient plaisir à se faire toucher sans consentement et ceux qui étaient fondamentalement dégouté par cet outrage à leur vie privée. Alors pourquoi ne réagissait-il pas ? Tu n’étais pas un super-héros non plus… Il ne fallait pas attendre de toi que tu te précipites au secours du premier garçon en détresse que tu voy-…

Puis elle posa sa main sur son torse et, l’espace d’une seconde à peine, tu te demandas si ton bel inconnu n’était pas simplement dans l’incapacité d’agir. Tu soupiras. Tu détestais cette vie et ses complications. T’approchant finalement d’eux, tu déposas une main sur l’épaule de la demoiselle. Ce contact, dans toute sa simplicité, ne manqua de t’arracher une grimace de dégoût. Pourquoi étais-tu là ? Pourquoi t’improvisais-tu chevalier servant ? Sauveur ? Super-Héros ? Tu avais la désagréable impression d’être un prince venu sauver sa princesse. Sauf que, de ton point de vue, tout ceci prenait des airs fondamentalement ridicules. Et puis merde…

Ezekiel
On ne t’a jamais appris le respect, idiote ?

À toi non plus apparemment.

Ezekiel
Évites de trop souiller mon accompagnateur adoré avec tes salles pattes, sombre abrutie, et fous le camp immédiatement. Retournes apprendre le respect de la vie privée et tes bonnes manières, ça ne te fera pas de mal.

Lui crachas-tu au visage, sans demi-mesure ou tentative pour être poli. Tu avais déjà été pire. Bien pire. À croire que ce soir était une bonne soirée. La fusillant du regard, tu attendis patiemment. D’accord ; tu en avais peut-être trop dit. Enfin, peut-être aurais-tu dû censurer une partie de tes paroles plutôt. Accompagnateur adoré ? C’était simplement une manière pour toi de rendre ton histoire un peu plus crédible… et de provoquer l’homme qui te faisait face. Ça n’avait rien de bien méchant, si ? Un simple petit surnom affectueux. Trois fois rien. Et ça t’amusait. Tu en avais bien besoin.



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Dresseur Johto

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Ven 4 Déc - 2:59
Si ton jumeau te voyait en ce moment, il serait bien surpris. La passivité ne te caractérise pas, normalement. Lorsque quelque chose te dérange, la terre entière ne tarde pas à le savoir. Ton franc parlé revient à la charge, bien que tu tentes toujours de passer le message avec tact. Tu n’apprécies pas trop la méchanceté gratuite, puis il te faut tout de même faire attention. Tu as une image à tenir, malheureusement. Même si tes habiletés sociales n’ont rien à voir avec tes performances d’athlète, pour garder des sponsors, il s’agit d’un mal nécessaire. Qui voudrait commandité un type à scandale? Personne, assurément, à moins de trouver un excentrique homme d’affaires. Il y en a, mais ils sont somme toute rares. Puis, tu préfères avoir le choix plutôt que de te restreindre à quelques riches trop loufoques, en conséquence de ta langue trop pendue. Ça, ça te concerne. Le souci en ce moment, c’est que la demoiselle certes pas désagréable à regarder, mais terriblement envahissante et idiote te confond avec Rik'. S’il avait été question de toi depuis le départ, tu l’aurais déjà retourné du revers de la main, en inventant un quelconque mensonge pour la faire dégager. Tu te fiches un peu qu’une femme isolée ait une mauvaise opinion de toi. Clairement, elle n’est pas du genre à suivre le sport, alors tu ne te serais pas trop embêté. Seulement, lorsqu’il est question de ton jumeau, ça devient bien vite plus compliqué... Parce que la bêtise humaine n’a pas de limite. Sans cela, il suffirait d’informer que non, tu n’es pas Rikchasz et voilà. Oh, tu as bien tenté, sauf qu’elle t’a coupé sans même te laisser le temps de placer deux mots. Deux mots quoi! Et tu as beau parfaitement connaître ton frère, tu n’as pas la moindre idée de comment il s’y prend pour dégager les pots de colle. Ça pourrait être une bonne idée d’échanger à ce propos, quand il reviendra. D’ailleurs, tu te demandes bien ce qui était si important pour qu’il te fausse compagnie. Normalement, vous restez toujours ensemble, par élan de solidarité. Cette situation est réellement pénible. En plus, tu as beau le chercher du regard, tu ne le trouves pas.

Par contre, je tombe sur un bel inconnu qui me plaît aussitôt. La réciproque me semble vraie, si j’en juge par le sourire qui naît sur ses fines lèvres.

Un regard peut tout dire. C’est ce qu’on dit, du moins. Tu ne sais pas si cela est vrai, mais celui bleu du charmant inconnu t’incite à vouloir te diriger dans sa direction. Il a un physique qui te plaît, et il semble tout autant s’ennuyer que toi, tout autant ne pas désirer prendre part à cette stupide soirée. Vous vous êtes bien trouvés. Cependant, avant tout, tu dois faire quelque chose contre cette fille, qui ose rompre le contact visuel que tu avais établi. Ta patience est en chute libre, mais tu tournes ta langue sept fois, avant de te montrer un peu trop honnête à son égard. Tu ne veux pas causer de tort à ton jumeau, de quelque manière que ça soit. Il faudrait que tu parviennes à lui expliquer qu’elle se trompe, et qu’elle se montre coopérative. L’idéal serait que le concerné se pointe maintenant. Tu pourrais lui refiler le problème et t’éclipser. Petite vengeance personnelle pour t’avoir lâché à peine entrés. Néanmoins, tu dois te rendre à l’évidence, il n’est pas dans le coin. Tu dois te débrouiller. Tu tardes un peu, assez pour que la jeune femme commence à se montrer entreprenante à ton égard. Qu’elle te touche ainsi sans que tu aies laissé sous-entendre que ça te convenait augmente drastiquement la contrariété que tu ressentais déjà. Tu allais ouvrir la bouche, te foutant désormais de l’envoyer paître comme une malpropre. Il y a des limites à ne pas franchir. Tu ne la connais pas, cette fille. Qu’elle reste à sa place. Sauf qu’on te coupe à nouveau l’herbe sous le pied. Tu étais tellement concentré sur ton interlocutrice que tu n’as pas remarqué que le mystérieux inconnu aux cheveux bleus s’est approché. Tu le vois en même temps qu’il pose sa main sur l’épaule de l’envahissante. Ça ne semblait franchement pas lui plaire, mais au moins, cela a le mérite de détourner l’attention de la jeune femme. Qu’est-ce que..., commence-t-elle, sans avoir l’occasion de terminer. Un fin sourire étire tes lèvres. Tu aimes assister à un juste retour des choses. Encore plus lorsque les mots du jeune homme franchissent ses lèvres.

J’adore. Direct, ne se souciant pas des conséquences que cela pourrait avoir. Il manque peut-être un brin de tact, mais ça, c’est juste mon avis.

Et la suite me fait tout autant sourire. Accompagnateur adoré? Je retiens de justesse un rire. Il m’amuse déjà, ça promet pour la suite. Puis, je n’aurais jamais osé rembarrer une femme de cette façon. J’espère juste qu’elle ne cherchera pas à se venger sur Rik', puisqu’elle pense encore que je suis lui. Elle a juste à aller sur sa page web, elle verra bien qu’il a les yeux bleus... Ça semble si difficile à retenir. Il a les cheveux plus lisses que moi aussi. Il n’a pas besoin de se battre avec chaque jour. Bref, il l’a visiblement bouchée. Elle le regarde, bouche ouverte, incapable de prononcer le moindre mot. Eh bah, pas trop tôt. Je peux enfin me lancer. Tu vois, tu ne m’as pas laissé placer deux mots tout à l’heure, alors je n’ai pas pu t’informer que je ne suis pas seul, mentionnai-je, en me penchant un peu vers l’avant, m’assurant qu’elle comprenne. Et non, tu ne peux pas me toucher, répondis-je donc à sa question. Maintenant, j’aimerais être seul avec mon séduisant accompagnateur — autant entrer dans son jeu, puisqu’il l’a si bien commencé —. Je risque un petit coup d’œil dans sa direction, guettant sa réaction, avant de reporter mon attention sur la femme. Adieu. Puis je joins les gestes aux paroles, mimant un « bye bye » de la main. Offusquée, elle n’ajoute rien et pars enfin. Je soupire, fermant les yeux, avant de porter ma coupe à mes lèvres, buvant une gorgée. Cela fait, je détaille mon « sauveur ». C’pas trop mon kiff d’être dans le rôle de la demoiselle en détresse, mais j’avoue que je ne savais pas du tout comment agir avec cette fille. Je n’ai pas la moindre idée de qui elle est en plus. On vient peut-être de vexer la fille d’un de ses types riches et influents, va savoir. Bref, j’dois dire qu’il me plaît beaucoup, ce gosse de riche. Parce que c’est clairement ce qu’il est. Lui et moi ne venons pas du même monde, mais je pense que ça ne devrait pas trop causer de problèmes. Pas pour une soirée, du moins.

Une certaine curiosité t’anime. Tu as bien hâte de voir où cela peut vous mener.

Cette réception s’annonçait moche, mais je ne suis pas mécontent de la tournure actuelle. Je ne risque pas de m’ennuyer. Merci, dis-je alors, sincère. Je ne savais plus trop comment l’arrêter, elle m’a à peine laissé dire un mot, mentionnai-je, en riant. En tout cas, je respire mieux depuis qu’elle n’est plus là. Je lui en dois une, donc. Je n’aime pas trop avoir des dettes, alors je la réglerai en cours de soirée à coup sûr. J’espère qu’il n’y en aura pas d’autres comme elle, une c’est suffisant, soupirai-je. Je retrouve bien vite le sourire. Là, je suis un peu tiraillé entre l’envie de lui demander son nom, et tenter de fouiller dans ma mémoire. J’pourrais le vexer en ne le connaissant pas. Perso, je n’en ai rien à foutre que les gens me reconnaissent ou non, mais je sais que certains accordent une grande importance à ce genre de détails. J’opte donc pour une autre approche. On bouge? À rester ici, on est un peu trop exposé. Ouais, ça augmente le risque d’agression sauvage, et loin de moi l’envie d’en revivre une autre. J’attends donc de connaître son avis avant tout. Avec de la chance, il passera devant ses parents et j’pourrai déduire son nom. Ou alors il les évitera, comme j’ai envie de faire avec ma mère... Pas plus avancé. Décidément, les soirées mondaines, c’est vraiment pas ma tasse de thé.

Tu t’inquiètes sans doute pour rien.



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Modo CDT & Coordinateur

C-GEAR
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Région : Johto
Mar 22 Déc - 5:06
Tu as toujours été l’archétype même du type direct et franc. Si le garçon devant toi t’intéresse, alors tu n’hésiteras pas à le lui faire entendre directement. Tu ne crains pas les conséquences. Enfin, si, elles t’effraient, mais tu outrepasses cette peur qui est tienne, au risque de t’attirer des ennuis. Si tu devais passer toute ta vie à craindre le retour de flammes, alors tu serais sans doute passé à côté d’un paquet de belles opportunités. Comme celle-ci, par exemple. D’ailleurs, ce garçon te dit vaguement quelque chose. Tu es certain de l’avoir déjà vu à quelque part… Mais où ? Les visages défilent dans ta vie comme les assiettes d’un grand restaurant. Tu attrapes généralement au vol celles qui te semblent les plus appétissantes, mais cela ne t’empêche pas pour autant d’en oublier quelques-unes au passage. Ce n’est pas ta faute s’il y en a trop.

Retirant ta main de l’épaule de l’étrangère, tu retiens in extremis une grimace de dégoût. Le contact avec les femmes a toujours été quelque chose te dérangeant particulièrement. Elles sont, à tes yeux, tellement insignifiantes et dénuée de valeur que tu en viens à craindre qu’elles ne t’infectent au passage. Tu vaux plus que ça, beaucoup plus. Les deux seules femmes que tu n’as pas brusquement repoussées sont Victoria et Anya et autant dire que votre relation n’est pas des plus folichonnes pour autant. Si ce blocage est profond et malsain, tu n’as pourtant aucune gêne à l’exposer fièrement. Qu’elles reconnaissent leur place dans l’échelle humaine, aux côtés des handicapés et des pauvres.

Lorsque la réponse de ta proie, ou du moins de ce qui le deviendra vraisemblablement, tombe à tes oreilles, un fin rictus s’étire sur tes lèvres. Séduisant accompagnateur hein ? Cette réponse ne manque pas de t’amuser. Voilà qui conclut, à tes yeux, votre attirance mutuelle. N’importe quel homme, s’il n’avait pas été intéressé par toi, aurait systématiquement ignorer, voire repousser, ton commentaire. Les hommes, lorsqu’ils se prétendent 100% hétéros, sont tous les mêmes. Se faire complimenter par un homme relève du registre de l’horreur et ils tentent systématiquement de s’en éloigner. Jusqu’à présent, tu n’as vu que l’argent pour leur faire changer d’avis. À croire que leur supposée hétérosexualité connait ses limites devant une bonne liasse de billets. Enfin, évidemment, tu évites ce genre de petit jeu avec les plus riches d’entre vous. Donner de l’argent à un homme qui possède déjà tout est sans intérêt. Il ne t’en faut pas plus, en temps normal, pour aller acheter le désir d’un homme moins fortuné qui ne reste pas indifférent à l’argent que tu lui tends. Un serveur, par exemple. Dans le cas présent, tu es pourtant soulagé de constater que tu n’auras apparemment pas, cette fois, besoin d’acheter ses faveurs. Tant mieux, c’est toujours plus flatteur pour l’égo.

Lorsque la jeune femme vous quitte enfin, apparemment offusquée, tu laisses un soupire franchir tes lèvres et porte ta coupe à tes lèvres. Le problème est réglé désormais, au moins. Tu n’as pas tellement le profil d’un super-héros, au contraire, mais le rôle ne te déplait pas dans la mesure où tu as pu le jouer selon tes propres règles… Somme toute, tu es le héros le plus décevant du siècle dernier. Et le prince charmant le moins convainquant de l’histoire de l’humanité. Mais tant pis, tu n’as aucun regret et aucune honte. Tu es ce que tu es, que cela plaise ou déplaise ne relève pas de ta responsabilité.

Maintenant, au moins, les choses promettent d’être plus intéressantes.

Et s’il te fallait pour ça devenir le chevalier de monsieur, alors tu considères que le prix est vite payé. Tu prends toujours un malin plaisir à rembarrer les femmes, qu’elles s’adressent à toi ou non.

Ezekiel
Ce sont les risques de la célébrité et de l’argent… Ce genre de rapace reste toujours dans un coin, prête à sauter sur vous dès la première occasion. Ça en devient lassant.

Murmures-tu, sincèrement dégouté par toutes ces femmes qui croient que mettre leurs atouts en avant leur donnera un accès direct à votre portefeuille et votre célébrité. Jetant un regard en biais à la jeune demoiselle qui s’est retirée, tu laisses le pied de ta coupe glisser entre tes doigts. Elles t’insupportent tous autant qu’elles sont, il n’y a pas besoin de voir plus loin. Quoi qu’on en dise, les hommes sont beaucoup plus directs et honnêtes : nul besoin de passer par quatre chemins ou de jouer les vipères pour obtenir ce que vous désirez. Il vous suffit de jouer cartes sur table dès le départ, ça évite de perdre votre temps et vous pouvez directement passer à l’étape suivante. Tu as toujours préféré les choses ainsi. Après tout, le petit jeu de la séduction n’a pas lieu d’être tant que les deux partis ne sont pas d’accord sur leur attirance mutuelle, si ?

Son idée n’est pas intéressante. Au contraire même. Si, de ton côté, tu crains beaucoup moins d’être agressé par de parfaits inconnus, tu peux comprendre que votre situation n’est pas tout à fait la même. Apparemment, il a la célébrité à sa suite, contrairement à toi qui n’est reconnu que pour son mauvais caractère. Ou pour sa bien mauvaise réputation au sein de la maison ducale. Le mouton noir des Fiztgerald, qu’ils disent… C’est bien vrai. Tu ne partages aucune des valeurs d’Alexander et Victoria Fitzgerald, qui prônent l’honneur de la famille et l’image que celle-ci véhiculent. Ce sont des gens nobles, fiers qui savent s’attirer les faveurs des autres riches. Toi, t’es au-dessus de tout ça. Tu n’as pas besoin d’entretenir de bonnes relations avec qui que ce soit ; tu t’auto suffis.

Ezekiel
Avec plaisir. J’avais justement envie d’aller jeter un coup d’œil aux jardins de la résidence, est-ce bon pour toi ? Nous y serons plus tranquilles…

Et seuls, as-tu envie de rajouter, mais tu t’abstiens. Au lieu de quoi, un sourire s’installe sur ton visage. Il est agréable à regarder, nul doute possible. Quelque chose de lui t’attire inexplicablement et, pour l’une des rares fois depuis plusieurs jours, tu as l’impression d’avoir mis la main sur autre chose qu’un plat de résistance. Un simple coup d’œil de haut en bas te permet de confirmer cette idée et une étrange satisfaction s’empare de toi. Tu as intérêt à ne rien gâcher et à jouer habilement ta main si tu ne veux pas le faire fuir. Heureusement, si tu es complètement nul lorsqu’il s’agit d’entretenir de bonnes relations avec les convives, tu es pourtant beaucoup plus habile lorsqu’il est question de mettre ton grappin sur un homme qui te plait. À chacun ses priorités comme on dit.

Ezekiel
Alors ? C’est comment d’être mannequin ? Les choses sont toujours ainsi lorsque tu mets le pied hors de chez toi ?

Demandes-tu, vaguement amusé. Car oui, tu te souviens soudainement d’où sa tête te revient. Tu es certain de l’avoir vu dans un magazine ou quelque chose du genre quelques jours à peine auparavant… À moins que tu ne te trompes sur toute la ligne ? Non, impossible. Un si joli minois ne s’oublie pas si facilement. Même si ramener à ta mémoire les souvenirs de son apparition trop brève dans ta vie s’est révélé être un exercice insidieux, tu es désormais certain de l’avoir parfaitement reconnu.

Ce n’est pas comme si tu avais la capacité surhumaine de garder en mémoire la couleur des yeux d’un mec dont tu as vu la photo une fois dans ta vie.



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Lun 18 Jan - 4:04
Me voici seul en compagnie de ce charmant inconnu. Le hasard fait parfois bien les choses. Qui sait, si cette folle ne m’avait pas agressé, mon regard aurait pu ne pas s’accrocher à celui de cet homme, puis il ne m’aurait pas approché. Grâce à cela, je sens que ma soirée ne sera pas aussi ennuyante que prévu. Oh, si mon frère ne m’avait pas lâchement abandonné, elle ne l’aurait pas été non plus, mais il est parti je ne sais où. Si, par la même occasion, il peut occuper notre mère pour qu’elle me laisse tranquille, ça serait parfait. Elle a la fâcheuse tendance à me surveiller et à vouloir que je reste jusqu’à la fin. Je n’en comprends pas l’intérêt. Rik' et moi avons très peu à voir avec ces soirées. Nous sommes ici surtout pour démontrer que l’hôte de la réception a de bons contacts ou toute autre raison débile dans ce genre. Rien de plus, rien de moins. Je ne vois pas ce qui m’oblige à prendre part aux festivités — si l’on peut réellement désigner ça ainsi — jusqu’à la fin. Néanmoins, puisque je suis tombé sur une personne qui me paraît bien intéressante, je peux faire un effort, mais s’il veut partir, je ne m’en plaindrai pas. Je connais quelques coins sympathiques à Oliville où nous serons assurément tranquilles et seuls. Cela dépend de ses envies. Je suis plutôt passif dans ce genre de cas, me laissant mener facilement, sauf si je m’ennuie. Là, je n’hésiterai pas à le mentionner et à reprendre les choses en main, si je ne me détourne pas simplement. Alors que je l’observe, j’espère que ça n’arrivera pas. Ça serait terriblement dommage que ce bel homme soit fade à l’intérieur..., bien que je n’en serais pas tant étonné. Ça ne serait pas le premier que je croise dans ce cas, surtout pas venant de « son univers ». C’est fou le nombre de personnes s’accrochant aux apparences et aux artifices, en oubliant le reste. Je les rembarre bien vite, je n’ai pas de temps à perdre avec eux, à les écouter parler de trucs dont je me fous totalement. N’empêche, je n’ai pas une mauvaise impression, alors je crois que ça ira.

Tu n’es pas parfait sur ce point, comme sur aucun autre d’ailleurs.

La conversation s’engage bien pour l’instant. Je suis d’un naturel bavard, alors il y a rarement un souci avec ça, sauf si celui qui me fait face est un taciturne. Là, ça peut devenir problématique. Ils ne sont pas trop pour moi. J’aime bien qu’on me réponde, qu’on me montre qu’on m’écoute. À monologuer, je m’ennuie vite puis je claque la porte. Heureusement, ça n’est pas le cas ici. Je lâche un rire assez discret pour ne pas attirer l’attention de toute la salle suite à ses paroles. Il a une bien piètre image des femmes. Enfin, si j’interprète bien, il ne cause que d’elles. Je suppose, je n’ai jamais porté attention à cela, admis-je, amusé. De toute façon, ce sont assurément des personnes lourdes, et celles-là, je les dégage. Ça ne m’intéresse pas trop. Peut-être que je suis un peu trop honnête et direct, mais je ne changerai pas ma personnalité pour ses beaux yeux. C’est à prendre ou à laisser, il n’y a pas de demi-mesure avec moi. L’hypocrisie me rend malade. Il s’agit d’une chose que je n’ai jamais pu tolérer. Je présume que si mon franc parlé l’agace à la longue, il me le dira ou me le fera savoir d’une quelconque façon. En tout cas, il ne semble pas mieux à ce niveau, alors je le prendrais un peu mal qu’il me fasse la remarque. Pas que je me vexe facilement, mais il faut se regarder avant de blâmer et de pointer du doigt les défauts. Bref, laissant cela de côté, je lui demande s’il est d’accord pour qu’on bouge. Je n’ai pas l’envie que d’autres filles me confondent avec mon jumeau. Ça serait lassant à la longue, et assez pénible pour faire connaissance avec le mystérieux inconnu. Il faudrait vraiment que je me décide à lui demander au moins son prénom... Ça faciliterait grandement les échanges à venir. Bah, je verrai cela une fois à l’extérieur, puisqu’il accepte et me propose par la même occasion d’aller voir les jardins. J’aime bien aussi ce genre d’endroit. Je vais souvent me reposer sur le toit de mon immeuble, là où est aménagé un espace vert, en plus d’une piscine. Évidemment, je préfère lorsqu’il n’y a pas âme qui vive, j’y suis plus tranquille, mais je ne peux pas dire que les gens qui habitent les autres suites soient fouines. Ils vivent un peu la même chose que moi, ce sont tous des gens qui ont réussi dans la vie.

Des gens riches et/ou célèbres, comme toi. Assume ce que tu es.

C’est parfait pour moi. Je te suis, mentionnai-je, fin sourire un peu charmeur aux lèvres. Je ne sais pas trop par où passer pour y accéder, n’ayant pas vraiment l’habitude de ce genre de demeure. Je présume que pour lui, il s’agit de son quotidien, alors il vaut mieux le laisser mener. En attendant, nous pourrons discuter au calme, si nous jouons assez discrets afin de ne pas attirer l’attention. Si j’évite de fixer les gens, peut-être me reconnaîtront-ils un peu moins. Et si je croise mon frère, je ne me priverai pas de lui faire une remarque au passage. Après tout, c’est de sa faute si je me suis coltiné la fille tout à l’heure. S’il avait été là, c’est lui qu’elle aurait agressé. Ou bien les deux en exposant un peu trop ses fantasmes. C’est déjà arrivé, ça aussi. Il y en a qui ont de ces idées tordues et répugnantes... Je préfère ne pas y songer, puis ça tombe bien, mon accompagnateur m’adresse quelques mots. Alors quoi? Mais je ne tarde pas à connaître la suite, et je déchante. C’est bien ma chance, lui aussi me confond. Au final, je devrais peut-être prétendre être Rik' pour m’amuser. Je ne sais pas trop si cet homme me jettera en apprenant que je ne suis « que » l’athlète chez les Zaurv. Comme si mon domaine était moins prestigieux que celui d’mon frère... Ça m’agace. M’enfin, je reste souriant alors que j’entreprends de lui répondre. Heureusement non, ça n’est pas toujours ainsi, commençai-je, amusé, avant de reprendre un peu plus sérieusement. Par contre, je ne suis pas mannequin, laissai-je tomber en affichant une moue qui ne reste pas très longtemps. C’est mon jumeau qui l’est. Pour ma part, je ne suis que l’athlète de la famille. Rizzen, enchanté, terminai-je en avançant ma main droite pour serrer la sienne, tout en baissant poliment la tête dans un salut respectueux. Je pense que je fais honneur à son rang, mais va savoir si ça lui conviendra. Il ne me reste plus qu’à espérer qu’il ne se formalise pas trop avec ça.

Tu galères avec toutes les courtoisies de la haute. Puis, tu t'en moques beaucoup, normalement. Quand tu ne tentes pas de faire bonne impression auprès d’un homme qui te plaît.

Puis-je te demander ton prénom? me risquai-je alors. Je me fiche de son nom de famille. Savoir à quelle famille riche à en mourir il appartient ne m’apportera pas grand-chose. Ça n’est pas pour ça qu’il a attiré mon regard. Pardonne mon ignorance, riais-je ensuite, désireux de ne pas plomber l’ambiance par ma question. En tout cas, si lui est célèbre par autre chose que son rang, ça n’est pas dans un domaine que je connais... Autant dire qu’il pourrait l’être et que je ne le sache pas, vu comment je n’ai pas le temps de m’intéresser aux potins ou autre. Mon entraînement m’accapare. Je laisse mes iris vert pâle détailler mon interlocuteur à nouveau, ne me lassant pas de le regarder. J’espère que le fait que je ne sois pas Rikchasz ne te dérange pas trop. Il est ici en tout cas, précisai-je, au cas où c’était réellement lui qui l’intéressait. Puis, je pense ne pas me tromper en affirmant qu’il est aussi le genre de mec qu’aime bien mon frère. La différence, c’est que Rik' n’aime pas trop les histoires d’un soir, éprouvant le besoin de se caser, contrairement à moi.

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Mar 15 Mar - 1:59
Seul, tu peux te permettre de plus grandes libertés. Tu n’as plus à te cantonner à l’image parfaite que tu dois dégager et obtient le droit illégitime de franchir les barrières qui te sont habituelles imposées. Depuis quand assumes-tu ainsi ta manière d’être ? Tu n’en as même pas souvenir. Si certains connaissaient ton histoire, ils affirmeraient sans doute que les insultes qui t’étaient dédiées, lorsque tu étais au public, étaient prémonitoires quant à ton orientation. Peut-être. Mais, de tous tes défauts, ton homosexualité n’a jamais été celui qui t’a le plus effrayé, malgré les traumatismes d’antan. Tu as bien des raisons de remuer dans ton lit le soir, mais ton attirance envers les hommes n’en est pas une. En quelque sorte, tu assumes pleinement ce que tu es et ce que tu aimes. Et tu l’assumerais encore plus si la crainte de voir ton héritage te claquer sous le nez n’était pas aussi envahissante. Pourquoi te cacher et agir en toute discrétion alors qu’il y a des millions de poissons dans l’eau ? Pour l’argent. Ce même argent qui mène le monde qui vous réduit à l’esclavage. Tu refuses de prendre le risque de tout perdre pour une partie de jambe en l’air. Pour autant, cela ne t’empêche pas d’en profiter secrètement, dans la plus grande discrétion possible. Les avantages sont les mêmes. L’argent en plus.

Regardant ton vis-à-vis plus longuement, tu attends patiemment sa réponse. Son visage déchante. Est-il déçu d’avoir été reconnu ? Peut-être aurais-tu dû faire comme si de rien n’était ? Perdre ta proie de la soirée pour idiotie du genre serait un véritable désastre. Tu pensais pourtant que ta question évoquerait un intérêt grandissant pour lui puisque tu l’avais reconnu. Difficile de savoir où tu t’es trompé. Ce n’est pas comme si tu étais l’une de ces fangirls qui prennent plaisir à l’achaler. Tu te fiches bien qu’il soit mannequin ou éboueur, pour peu qu’il ne soit pas trop chiant, tous les métiers te plaisent. Ce que tu veux, c’est lui. Pas sa renommée. Tu as déjà suffisamment de la tienne à porter. Prenat une gorgée de ton champagne, tu t’étonnes alors de ce retournement de situation. Son… Frère ? C’est vrai que tu n’es pas très magazines et journaux à potin. Ce genre détail a tendance à s’échapper. Ainsi tu t’es trompé de frangin. Cela n’éteint en rien ton désir naissant, mais tu ne peux t’empêcher d’être étonné par cette cerise sur le gâteau. Ça n’a pas beaucoup d’importance qu’il soit le frère, le cousin, le neveu ou le père de l’autre. Cette question n’avait pas d’autres buts que d’entamer une conversation avec lui. Avec ce Rizzen.

« Je me suis trompé de frère donc… Au temps pour moi. » Lances-tu dans un murmure amusé. L’homme qui a happé ton regard ce soir est donc un athlète. Tu n’as jamais été très branché sport. Au contraire. Et la forme générale de ton corps ne manque pas de te trahir à ce sujet. Quelques vêtements en moins suffisent à mettre en valeur ta silhouette efflanquée et l’absence totale de muscle. Manque d’intérêt de ta part ? Peut-être. Pour chaque excellente raison de faire du sport, il y en a mille bonnes excuses pour ne pas en faire. Tu as grandi avec cette idée en tête et c’est difficile de te faire voir l’autre côté de la médaille. Ton corps, même s’il pourrait être un peu plus charnu, te plait et ta santé, dans une certaine mesure, provoque un désintéressement total chez toi.

Serrant sa main respectueusement, tu ne peux t’empêcher de hausser un sourcil en le voyant baisser respectueusement la tête. Intéressant. Certes, la plupart des individus ici présents ont beaucoup de respect les uns envers les autres (même si celui-ci est rarement sincère et souvent hypocrite), mais tu ne t’attendais certainement pas à ça de sa part. En temps normal, le temps de quelques heures, tu tentes de créer un pied d’égalité entre toi et l’objet de tes désirs afin de maximiser tes chances. Son respect et son honneur à ton rang ne manquent pas de te charmer. Quel jeune homme fascinant. Aussitôt, ton sourire s’élargit sur tes lèvres. Il te plait. Difficile de dire de quel droit tu te permets de balancer une telle affirmation, mais elle n’en reste pas moins sincère. Certes, vos échanges restent superficiels et sans grands intérêts dans l’immédiat, mais tu places de grands espoirs dans les minutes et heures à venir. Il a tout intérêt à ne pas te décevoir. À ce stade, il devient difficile de faire marche arrière même si un retournement de situation n’est pas impossible... Ce serait regrettable, ceci dit. Zyeutant ton interlocuteur de haut en bas, tu retiens un soupire. Tu ne le laisseras pas filer facilement, c’est certain, mais espère quand même qu’il ne jouera pas les prudes et qu’il ne te rendra pas la tâche trop difficile. Il y a des jours où ce genre de petit jeu du chat et de la souris est un véritable délice afin d’attiser le désir… et d’autres où il agit davantage à titre de tue l’amour.

Croise les doigts pour qu’il ne soit pas trop chiant.

« Ne t’inquiète pas. Il y a tellement de noms à retenir seulement à l’intérieur de ce domicile que ce serait absolument ridicule que je prenne mouche pour une raison aussi superficielle. Je m’appelle Ezekiel Fitzgerald, de la maison ducale Fitzgerald de Kalos. » Réponds-tu, d’un ton solennel. En temps normal, tu aurais certainement grincé des dents devant le manque de connaissance de ton vis-à-vis, mais tu es toujours plus concilient lorsqu’il s’agit d’une personne t’intéressant. Certes, les maisons ducales (les vraies) sont dorénavant si peu nombreuses qu’il en faut peu pour en retenir les noms, mais ce n’est qu’un détail. « Je compte sur toi pour t'en souvenir dorénavant. » Lances-tu avec une pointe d'humour. Tu n’as pas l’intention de gâcher votre entente nouvelle pour quelque chose de ce genre… Même si, soyons honnêtes, ce serait carrément ton genre. Tu as si peu d’intérêt envers les autres que tu pourrais tout foutre en l’air pour trois fois rien sans le moindre regret. Disons que ton attitude actuelle, c’est pour toi que tu l’adoptes. Pour ton intérêt personnel et pas le sien. Mais inutile de souligner ce genre de détail peu glorieux.

« Ça n’a aucune importance. Athlète ou mannequin, ça ne change pas grands choses au final. » Ajoutes-tu. Et c’est bien vrai. C’est lui qui t’intéresse et, à moins que tu ne puisses obtenir un deux pour un (quelle idée charmante !), tu n’as pas l’intention de de détourner de lui pour ce genre de détail. « Y a-t-il un moyen de vous différencier ? Avec un peu de chance, ça m’évitera un deuxième éventuel malentendu. Ce serait bien bête que je tombe deux fois dans le panneau. » Un sourire en coin puis tu prends une gorgée de ta coupe de champagne que tu laisses tourner entre tes doigts un instant. Tu ne sais pas en quelles circonstances tu pourrais te tromper une fois de plus, mais tu poses quand même la question. Par curiosité. Ceci dit, dans la mesure où tu n’as pas l’intention de quitter ton vis-à-vis des yeux pour le reste de votre petite soirée, l’existence d’un tel détail ou d’une telle distinction risque d’être fondamentalement inutile.



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Sam 23 Avr - 19:18
J’ai l’habitude qu’on me confonde avec mon jumeau. Ça arrive souvent lors de réception de ce genre, ou juste dans la rue. Des gamines à peine entrées dans la puberté peuvent crier sur mon passage, tentant d’obtenir un autographe. Par contre, ce sont aussi elles, pour une raison que j’ignore, qui se rendent compte de leur erreur avant que je la mentionne de vive voix. Il faut croire qu’elles se renseignent tellement sur Rik' qu’elles voient que mes yeux ne sont pas bleus. Elles savent aussi qu’il a un jumeau, alors je suis rapidement identifié comme le Rizzen qui fait partie de son entourage. Elles sont complètement folles, à me poser plein de questions concernant mon frère... Je préfère éviter d’y penser. Je ne comprends pas du tout comment on peut s’amouracher d’inconnus de cette façon. Au moins, ici, avec ce jeune homme, ça n’a rien à voir. Il a peut-être juste cru que je suis Rik' à cause de la femme insistante plus tôt, puisque je ne suis pas arrivé à placer deux mots pour rétablir que ça n’est pas moi. Bref, mon interlocuteur me formule un semblant d’excuse. Bah, ça arrive à tout le monde, alors je ne m’en offusque pas. Ça n’est pas comme s’il avait insisté, s’il ne m’avait pas cru. Ça non plus, je ne comprends pas... Mais je vois pourquoi mon jumeau ment sur son identité. Ça doit être chiant d’être toujours lui. Ne t’inquiète pas, j’y suis habitué. Son domaine est plus connu que le mien, précisai-je, gardant le sourire. Je ne tiens pas à ce qu’il se sente mal pour la confusion, bien que j’en doute. Ce type de personne ne ressent pas ce genre d’émotion. Ou alors, j’en serais surpris. Ça serait bien, pour une fois, d’être tombé sur un riche qui parviendrait à chasser les préjugés — trop souvent confirmés — que j’ai à leur propos. Je place en lui sans doute de trop grands espoirs. Puis, d’un autre côté, tant qu’il est d’agréable compagnie et que j’en obtiens ce que je désire, le reste, je m’en fous. Il peut bien être le dernier des connards, tant qu’il n’agit pas ainsi avec moi.

Surtout que tu peux l’être toi-même, tu serais bien mal placé pour juger.

Les présentations sont de mises, et mon respect pour lui semble jouer en ma faveur, si j’en juge par le sourire qui se manifeste un peu plus encore sur ses lèvres. Alors, je n’ai qu’à caresser son ego pour me faire aimer? Encore une fois, ça n’est pas vraiment surprenant, mais au moins, ça ne devrait pas être trop difficile. M’enfin, selon la suite des événements et selon ses actes ou ses propos. S’il m’agace, je ne me forcerai pas. Après tout, le but est aussi de me faire plaisir, pas seulement à lui. J’estime qu’il faut une équité sur ce point. Je ne suis pas du tout du genre à m’oublier pour un autre. Ceux qui le pensent peuvent bien aller voir ailleurs. Je me plais même à les repousser, sans doute pour passer ma frustration d’avoir perdu mon temps. Bref, nous sommes heureusement loin de cette éventualité, alors je chasse cela de mes pensées. J’ai mieux à faire de toute façon. Par contre, j’ignore de quelle façon je dois interpréter ses paroles en réponse à ma question quant à son prénom. Il est un peu déroutant, sûrement à cause de son ton employé. Je suppose que je dois être rassuré qu’il ne soit pas fâché que je ne le connaisse pas. Ça n’est pas trop mon genre de m’intéresser à la haute en temps normal, sauf que je doute que si j’affirme cela, ça soit à son goût. Il vaut mieux me taire. Puis, inévitablement, il me fournit non seulement son prénom, mais également son nom de famille, insistant en prime sur le fait qu’ils sont ducs dans sa famille. Eh bah, j’suis tombé sur le gros lot! Je me doutais bien qu’il était issu d’une quelconque famille riche et influente, mais pas à ce point. Ça promet d’être intéressant, pour autant qu’il ne reste pas sur son piédestal. Sinon, il va se retrouver seul assez vite. Bref. Il n’y a pas moyen que je l’oublie désormais, mentionnai-je, sourire un peu plus charmeur aux lèvres avec en plus une intonation taquine. Je n’avais pas tant posé mon attirance jusqu’à présent, mais voilà qui est fait.

Tu espères maintenant que cet homme n’est pas trop excentrique pour toi. Ça t’agace d’avoir à arrêter une aventure qui commence bien.

À nouveau, j’ignore comment interpréter la suite, mais je garde la même expression au visage. C'est qu'il est un peu spécial. Au final, est-ce que ça veut seulement dire qu’il se moque du métier de ses conquêtes, ou bien qu’il se moque d’être tombé sur moi au lieu de Rik'? D’un autre côté, si j’passe mon temps à tout analyser comme ça, je ne m’en sortirai pas. Il vaut mieux que je laisse cela de côté et que je me fie uniquement au feeling. Ça sera plus simple. Parfait alors. Mais dis-toi qu’un athlète est beaucoup plus en forme et endurant qu’un mannequin, ajoutai-je, avant d’échapper un petit rire. Aucun doute sur ce que je sous-entends. Ou du moins, pour moi c’est clair, reste plus qu’à savoir si pour lui ça le sera aussi. Je me plais bien d’ailleurs à narguer mon frère là-dessus, que je dois assurément être un meilleur coup que lui. Il n’aime pas trop ce genre de comparaison, mais ça m’amuse. Il a plus de pudeur et de tabou que moi, et ce, depuis toujours. Quand je dis que j’ai toujours été le mouton noir de la famille... Par contre, je n’accorde pas plus de temps à ce genre de pensées, puisque mon interlocuteur me pose alors une question à laquelle je réponds. Il a les yeux bleus et il est un peu plus musclé que moi. Parce que bon, être trop en muscle alors que j’ai besoin d’être athlétique et rapide serait contradictoire, précisai-je, pour quand même ne pas me discréditer à ses yeux. D’un autre côté, je ne lui ai pas mentionné qu’elle est ma discipline. Il me demandera s’il veut savoir, je présume. Sinon, nous sommes identiques. C’est pourquoi on nous confond souvent, terminai-je avec une petite moue, bien qu’au fond, ça ne me dérange pas tant, sauf quand je suis envahi par des folles. Mes fans sont très différents de ceux de Rik', c’est le moins que je puisse dire. Donc, mon sourire revient. J'peux te demander, t’es aussi ici par obligation? Ça m’ennuie tellement ce genre de soirée... Sincèrement, il faudrait que j’apprenne à les décliner, que je cesse aussi de prendre part à des galas de charité. J’aurais sans doute moins d’invitations par la suite.

Pourtant, tu sais pertinemment que tu ne le feras pas. Il y a des choses qui te tiennent à cœur, les causes pour lesquelles tu contribues en font partie.

Mais au moins, je sens que ce soir sera mieux que les autres, ajoutai-je, osant un rapide clin d’œil.



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Mar 31 Mai - 13:59
Tu n’es plus un débutant. Voilà bien longtemps maintenant que tu ne fais plus l’erreur de donner une chance à ta proie de te filer entre les doigts… Et si cela te demande de piler sur ton égo et offrir à ceux qui ne le méritent pas un centième de ton attention : alors le prix est peu cher payé.

C’est ce que tu fais à chaque fois après tout.

Pour être franc, cet homme aurait très bien pu être un domestique que ton comportement n’aurait été différent qu’à quelques exceptions. Tu sais comment obtenir ce que tu désires et l’appel de la chair est la seule pouvant faire naître en toi un bourgeon de respect envers celui sur lequel tu as jeté ton dévolu... Il n’y a pas lieu de se sentir exceptionnel ou différent lorsqu’Ezekiel Fitzgerald pose les yeux sur soi. Ce n’est que physique, purement primitif. Vous discutez, vous flattez mutuellement, mais ce ne sont que des sornettes. Tu t’assures seulement que ton interlocuteur n’est pas complètement fou ou con… Qu’il a un peu de matière entre les deux oreilles et que le grain qui lui sert sans doute de cerveau a eu le temps de fleurir. Tu détestes les gens stupides… Ceux qui prétendent tout savoir, mais qui ne connaissent rien. Tu préfères encore un sot qui s’assume qu’un idiot qui se croit intelligent… Bien que les deux soient, finalement, assez insupportables. Heureusement, malgré son manque de connaissance de la haute, Rizzen ne semble pas être spécialement débile. C’est tout à son honneur.

Son commentaire ne te laisse pas indifférent. Au contraire. Prenant une gorgée de ta coupe, tu vides le fond de celle-ci puis la dépose sur le demi-mur qui suit votre progression dans le Jardin. « Vraiment ? Je ne demande qu'à voir ça... »Rajoutes-tu avec un sourire qui suffit à lancer le ton. Au moins, maintenant, le doute n’est plus permis. Tu n’as encore jamais rien vécu avec un sportif… Étant toi-même assez peu en forme, tu t’es toujours légèrement tenu à l’écart de cette partie de la société. Ta silhouette, malgré son aspect un peu décharné, n’est pas une source de complexes chez toi, mais tu es toutefois assez lucide pour reconnaître ne pas faire le poids contre un athlète. Mais, comme on dit, il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée. Il est peut-être temps pour toi de briser la monotonie ? Ce serait bien bête de ne pas saisir la chance lorsque celle-ci s’offre à toi. C’est ton crédo de ne jamais cracher sur une bonne opportunité. Même si celle-ci te sort de ton cadre coutumier. Il y a quelque chose d’excitant dans la nouveauté, tu ne trouves pas Ezy ? « Je comprends mieux la raison pour laquelle les gens vous confondent aussi facilement. Je tenterais d’être plus attentif à l’avenir, ce serait bête que je me trompe de nouveau. » Pour peu que vous vous revoyiez à l’avenir. Ce qui n’est visiblement pas dans tes plans. Depuis le début, il n’y a eu qu’Evan pour briser la barrière que tu dresses entre toi et tes conquêtes. Est-ce parce que tu crains de t’attacher ? Les relations sans lendemain te conviennent. Au matin, lorsque le chant des oiseaux vous tire de votre sommeil, chacun reprend sa route là où il l’a laissé. Peu à peu, le souvenir d’une nuit mémorable s’estampe et chacun reprend le couvert de l’anonymat. C’est beaucoup plus sécure de cette façon… Si la rumeur de ton homosexualité devait s’ébruiter, nul ne doute que ta vie en serait complètement détruite. Jamais les Fitzgerald n’accepteraient que l’un des leurs ait des penchants aussi… déviants.

« Obligation ? En quelque sorte. On attend de moi que je représente les dignement les Fitzgerald, mais ce n’est que façade. Ma famille me traîne dans ce genre de soirée par principe. » Commences-tu, un sourire en coin aux lèvres. C’est pour éviter les questions embarrassantes que Victoria Winter et Alexander Fitzgerald te traînent toujours dans ce genre d’événement. Rien ne les répugnerait davantage que d’expliquer que leur fils a perdu son rôle d’héritier principal et que celui-ci ne mérite clairement plus de se balader sous la même bannière qu’eux. Non, c’est beaucoup plus simple de t’amener et de pouvoir dire que tu es là, à quelque part dans la salle. C’est une manière efficace de tenir les curieux à l’écart de vos histoires familiales abracadabrantes. Donc oui, on peut dire que c’est une sorte d’obligation… Mais pas que. Pour être franc, tu adores ce genre de soirée. Mais pas pour les raisons que l’on pourrait s’imaginer. Il faut parfois voire plus loin que tous ces riches hypocrites… Tu détestes la haute société presque autant que tu détestes la classe moyenne. Voir tous ces gens, à qui l’argent ouvre toutes les portes, traiter les pauvres comme des égaux ne manque pas de faire naître en toi un sentiment semblable à de la colère. Ils sont là, au-dessus du monde, capables de diriger l’ensemble de la planète selon leurs désirs… Et ils continuent malgré tout à se voiler les yeux et prétendre que la classe moyenne, dont l’unique intérêt est de renflouer les coffres familiaux, devrait être considérée comme une variable importante dans leurs affaires. Il n’y a peu de choses qui t’insulte autant que d’admirer l’hypocrisie des riches pendant toute une soirée. Ce n’est pas pour leurs beaux yeux que tu viens ici, ni pour la nourriture en vrac. « Mais je ne me plains pas. La plupart des invités sont ennuyants, sots et effrontés et l’animation n’est pas des plus passionnantes… Mais ce genre de soirée peut devenir tout de suite plus intéressante lorsque l’on tombe sur la perle rare. » Termines-tu, enchanté par son propre commentaire. Nul doute possible ; lui et toi êtes exactement sur la même longueur d’ondes. Pour être franc, c’est un formidable soulagement. Si ton sixième sens t’avait trahi et que tu t’étais retrouvé face à un autre hétéro dont tu aurais dû payer les services -Arceus sait que tu t’es souvent laissé tenter- , les choses auraient direct été plus rébarbatives.

C’est tout à ton honneur. Tu sembles avoir trouvé ta perle rare pour la soirée.

Jetant un bref coup d’œil autour de vous, tu remarques alors un petit sentier qui semble mener sur le bord de la rivière qui épouse les formes de la demeure. Cachée par la haie de cèdres qui sert de clôture à la propriété, ladite rivière semble être un endroit beaucoup plus discret pour marcher que les jardins que quelques autres invités, sans doute las de toute cette agitation, ont également entreprit. D’ici, tu peux même remarquer que l’eau, tranquille, renvoie fidèlement le reflet de la lune. La scène est toute désignée, aussi tu n’hésites pas à désigner le dis sentier de terre afin que ton interlocuteur le remarque à son tour. « Est-ce que ça t’intéresserait de descendre sur le bord de la rivière ? Nous serions entièrement à l’abri des regards, là-bas... L’ambiance y serait un peu plus intime. » Proposes-tu, faisant par la même occasion remarquer à ta future conquête que vous n’êtes plus vraiment seuls. Malgré la grosseur conséquente des jardins, tu crains un peu d’être surpris par une tierce personne. Malheureusement, dans ce genre d’événement à grand échelle, tu ne peux pas te permettre de laisser une variable au hasard. Tout doit être méthodiquement calculé, même si tu évites de le dire ouvertement, de peur de paraître trop contrôlant et assez peu spontané.



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Lun 8 Aoû - 4:18
Je dois dire que ça m’amuse de séduire des gosses de riches pour les avoir à mes côtés le temps d’une nuit. Je ne désire pas plus de toute façon que ça soit avec n’importe qui. Les relations à long terme, ça n’est pas du tout pour moi. J’suis bien trop jeune pour ça. Puis, avec une personne de la haute, je sens qu’elle m’agacerait bien rapidement. Je présume que cet Ezekiel n’échapperait pas à la règle. Juste avec sa réaction quant au fait que je ne savais pas son nom, je me dis que je ne suis pas dans le tort le concernant. Ils sont si faciles à déchiffrer. J’imagine qu’il me tolère aussi juste pour avoir son plan cul. Ce n’est pas moi qui m’en offusquerai. Je lui souhaite seulement de ne pas être trop chiant, sinon il pourrait bien avoir à se trouver une autre personne. Par contre, ça ne semble pas mal parti, au contraire. Il me plaît bien. Son tempérament plus direct et plus... acide que la grande majorité des gens ici présents m’a interpellé. J’me demande s’il se comporte de la même façon devant ses parents. Ça doit être marrant à regarder si c’est le cas, mais j’en doute fortement. Sinon, les vieux ne le l’amèneraient pas dans ce genre d’événement. Hum, c’est peut-être la solution pour qu’on me foute la paix et que seul Rik' soit invité à ces soirées ennuyantes. J’imagine bien sa tête si je commençais à révéler le fond de ma pensée publiquement. Fou rire garanti! Bref, je ne m’attarde pas là-dessus. Si j’en venais à avoir le temps de me perdre dans mes pensées, ça ne serait pas bon signe quant au déroulement de cette soirée. Mon compagnon du soir serait bien ennuyeux, ce qui n’est pas le cas. J’espère que ça sera le cas jusqu’à ce que je le quitte. D’un autre côté, c’est aussi à moi de rendre les choses intéressantes. Normalement, je suis plutôt doué dans cet exercice, ce que j’entreprends de démontrer avec une simple remarque.

Elle fait mouche, ta remarque. Un sourire un peu plus pervers fait brièvement une apparition sur tes lèvres.

Sa réponse et son sourire m’amusent grandement. Au moins, je ne me suis pas trompé et j’ai bien hâte de voir ce qu’il vaut au lit. À présent, il faut impérativement que j’évite mon frère. Il me ferait la morale, déduisant sans mal mes intentions en fréquentant un homme de la haute ayant sensiblement mon âge. Je ne fricote jamais des vieux ou des trop jeunes, et encore moins avec des mineurs. C’pas mon kiff. Je termine aussi le contenu de ma coupe, la déposant au même endroit que mon interlocuteur. Je présume que les serveurs finiront par les trouver. Bref. J’te promets que tu ne seras pas déçu, mentionnai-je en arborant une expression mi-hautaine, mi-amusée. J’ai bien envie de commencer à me montrer plus tactile maintenant, puisque les bases sont posées. Notre attirance est évidente et je ne vois pas ce qui l’offusquerait dans le fait que j’ai envie de le découvrir (m’enfin, surtout son corps), mais ça m’est déjà arrivé qu’on me reproche d’aller trop vite. Ça me fait doucement rigoler quand même. Soit tu le veux, soit tu ne le veux pas. Y a pas d’entre-deux. Ça sert à quoi d’attendre pour commencer les effleurements ou autres si c’est pour arriver de toute façon? C’est franchement ridicule, mais vu qu’il reste tout de même un peu à distance, je n’ose pas m’engager maintenant sur cette voie. C’est dommage, parce que ça me permettrait de jauger un peu plus à qui j’ai affaire. L’entretien de notre corps en révèle beaucoup sur la personnalité. Du moins, c’est ainsi que nous pensons, mon jumeau et moi, puis nous nous sommes que rarement trompés. Les différents types de physique "relâchés" révèlent divers défauts bien agaçants. Je vais souhaiter que ça ne soit pas le cas du beau jeune homme qui m’a trouvé ce soir.

Tu ne comptes pas rester sinon, à moins qu’il joue bien le jeu et que ses défauts ne soient pas trop chiants.

La conversation enchaîne sur les moyens de me distinguer de Rik'. En même temps, nous bougeons un peu. C’est mieux, pour rester discret. Je présume qu’il n’a pas l’envie que sa famille riche à en mourir découvre ses activités du soir. Peut-être même sont-ils homophobes. Ça tombe bien, je suis bi. Ça les choquera peut-être moins si on vient qu’à être surpris. Qu’importe, c’pas moi que ça dérangera. Je m’en fous qu’on me juge. Bref. T’inquiètes, je vais te donner tous les moyens pour que tu ne me confondes pas, dis-je à la blague à demi teinte. Ce que je sous-entends n’est pas une blague. Il ne reste plus qu’à espérer que je ne le froisserais pas avec mes allusions. Si tel est le cas... c’est qu’il est bien coincé. Après, on verra si j’aurai l’envie de le croiser à nouveau. Il faut vraiment que la personne m’ait plu pour ça, à cause du risque de volonté d’engagement qui peut en découler. Je n’ai pas du tout envie de me prendre la tête avec qui que ce soit pour ça. En tout cas, j’ai le sentiment que ça ne sera pas le cas avec Ezekiel et c’est parfait. Néanmoins, je ne peux pas dire que j’ai la science infuse pour cerner les gens. D’ailleurs, histoire d’apprendre à le connaître un peu plus, je lui pose une question, et j’ai misé dans le mille pour la réponse. Il se fait trimbaler à droite et à gauche en tant que digne représentant de sa famille. C’est pitoyable, ce genre de mœurs, mais je me garde ma réflexion, l’écoutant en silence. La perle rare hein? Un sourire charmeur se manifeste sur mes lèvres. Je vois. Au moins, tu vois le bon côté des choses, ça me plaît bien. Parce que si c’était un type trop négatif, je me serais tiré. Ça m’agace au plus haut point et c’est impossible pour moi de me rendre avec ces personnes jusqu’à la couchette. Mon honnêteté revient à la charge et je ne peux m’empêcher de les descendre encore plus.

Dire que dans un peu plus d’un an, tu seras dépressif... Au moins, tu ne seras plus un enfoiré plein de préjugés.

Une petite idée a germé dans mon esprit en réponse à ses précédents propos, mais je n’ai pas l’occasion, pour le moment, de la concrétiser. Non, puisqu’il me propose de nous rendre au bord de la rivière. C’est presque romantique, mais j’suis pas idiot, ce n’est pas du tout la raison qui l’amène à me faire cette suggestion. C’est une excellente idée. J’aime beaucoup le son de l’eau et les divers reflets de la lune et des étoiles la nuit. C'est enchanteur, je trouve. Nous nous rendons donc sur place. Pendant les quelques pas qui nous en séparent, je tâche de ne pas trop être près de lui. J’ai bien compris qu’il n’a pas intérêt à être surpris par des personnes qui pourraient le reconnaître. Il n’est pas le premier à tenir ce genre de discours avec moi. Que ça soit homme ou femme, c’est toujours la même chose dans ce milieu. J’en viens presque à les plaindre. Ou pas, faut pas déconner. J’ai de la pitié envers personne. Je m’occupe de ma famille que j’adore, c’est largement suffisant. Bref, nous voici donc arrivés. C’est vraiment magnifique. Je dois dire qu’il s’agit bien de la seule chose que j’envie des riches : leurs jardins. Ce que j’aimerais pouvoir m’entraîner avec Sköll dans ce genre d’endroit. J’aimerais m’asseoir au sol, mais j’ignore si Ezekiel serait d’accord. Me tournant vers lui pour lui demander, je reste une seconde ou deux sans voix. Mais c’est qu’il est beau, ce gosse de riche. Mon attitude change un peu alors que j’avance doucement vers lui., m’arrêtant lorsque nos corps se frôlent presque. J’approche mes lèvres de son oreille gauche afin de lui susurrer quelques mots. C’est plutôt toi, la perle. Les rayons de la lune te vont à merveille. Je me mords ensuite les lèvres pour ne rien faire de plus. On vient à peine de se rencontrer, j’dois pas me mettre à brûler des étapes.

Mais s’il en brûle, ça te convient parfaitement.

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Dim 21 Aoû - 19:11
Positif, bien entretenu, pas trop chiant, aucunement coincé… Les gens n’ont pas idée à quel point il est difficile d’être constamment parfait. Tes compagnons d’un soir ne sont finalement pas si différents de tes parents : ils attendent de toi que tu sois irréprochable, au-dessus des conventions humaines ordinairement en vigueur. À tort, il devenait ainsi interdit de posséder quelconque défaut. La moindre de tes actions était fermement jugée et passée au peigne fin comme pour s’assurer qu’elle était impeccable, répondant ainsi correctement aux impitoyables attentes que l’on plaçait en toi. Cette idée ne te révoltait-elle pas ? Le jeu n’en était plus vraiment un dans la mesure où l’on bannissait ouvertement le moindre faux pas, au risque de devoir finir ta soirée seul.

Heureusement que tu n’avais pas conscience de la pression qui pesait sur tes épaules au contact de sa vie contre la tienne.

Si tu avais eu connaissance de la perfection pointilleuse qu’exigeait Rizzen afin que tu puisses terminer la soirée entre ses bras, tu aurais sans doute tourné les talons sans préavis. Tu étais beaucoup trop noble et fier pour te conformer aux idéaux d’une autre personne que toi. Tu ne changerais jamais pour un coup d’un soir, un plan cul que tu aurais tôt fait d’oublier dans la semaine à venir… Le jeune homme te plaisait bien, pour ne pas dire que sa présence rendait l’atmosphère beaucoup plus attrayante qu’elle ne l’était lorsque tu étais arrivé, mais il avait une place à laquelle se tenir et tu lui souhaitais de ne pas trop empiéter à l’extérieur de l’espace que lui avait octroyé mère nature.

Heureusement, son envoutement sur toi était complet. Tu n’avais de yeux que pour ta conquête de la soirée et tu parvenais ainsi à oublier la crainte illusoire de ne pas être suffisamment parfait pour le combler. Tu procédais instinctivement, sans te soucier davantage de plaire ou de déplaire. Tu avais – de toute manière – toujours agi de cette façon, accordant une confiance aveugle à un charme naturel qui ne t’avait – jusqu’à présent – encore jamais déçu. Si cela ne le contentait pas, il suffisait de convenir que le manque d’atomes crochus entre toi et ta conquête justifiait que vous finissiez tous deux votre soirée dans les bras d’un autre élu… Non sans une pointe de regret à la vue de cet échec solide et certainement un peu humiliant. Bien entendu, Rizzen ne serait sans doute pas cette première défaite… Il n’avait pas besoin de se plier en quatre pour te plaire et cela semblait réciproque de son côté. Une certaine politesse ponctuée de commentaires implicites s’était instaurée entre vous, établissant peu à peu les bases de votre relation à en devenir. L’avenir était resplendissant vous concernant et c’était bien la raison pour laquelle tu lui avais proposé de descendre sur le bord de la rivière bordant le domaine.

« Tu es visiblement un homme de goût… Je suis tout à fait d’accord, l’atmosphère est toujours exquise dans ce genre de cadre. Le reflet miroir de la lune contre l’eau me fascine à chaque fois… »Admets-tu sur le ton de la confidence. C’est la pure vérité. Depuis que le monde est monde, tu n’as jamais cessé d’être en admiration devant les innombrables beautés offertes par mère nature. Le matin, lorsque tu te réveilles à l’aube, rien ne t’apaise davantage que de profiter du soleil levant… C’est devenu une tradition que tu aimes particulièrement puisqu’elle te permet de vider ton esprit de toutes les pensées néfastes qui y pullulent habituellement. C’est difficile d’être le seul voyant dans un monde aveugle. D’être le seul à pouvoir guider les idiots vers leur rédemption et pouvoir prêcher la bonne parole : l’égalité n’étant qu’un concept abstrait créé par les faibles pour justifier leur impotence. Parfois, les gens t’horripilent et seule la beauté des jardins familiaux suffit à te remettre les idées en place. C’est comme un remède saint pour le corps et l’esprit. Un remède contre la stupidité humaine et l’hypocrisie des riches…

Avançant en direction de la descente précédemment remarquée, tu invites Rizzen à te suivre d’un mouvement de tête subjectif alors que tes yeux cherchent les rayons de la lune se reflétant dans l’eau stagnante. Doucement, tes lèvres s’ourlent d’un sourire charmé alors que tes pas t’amènent sur le bord de la rivière dont vous entendez à peine le clapotement au loin. C’est parfait. Ici, masqués par la palissade de briques qui entoure la partie visitable des jardins, vous ne risquez pas d’être remarqués. Les regards indiscrets chercheront sans doute d’autres victimes plus faciles à atteindre et vous pourrez mutuellement profiter de vos présences sans craindre d’être importunés par d’autres invités. Le feu vert est lancé, à vous de saisir correctement l’opportunité qui s’offre à vous avant que celle-ci ne soit gâchée d’une manière ou d’une autre.

Visiblement, tu n’es pas le seul à y penser.

Le crépitement de l’herbe sous ses pieds te tire de ta contemplation silencieuse et t’invite à diriger de nouveau ton regard dans sa direction afin de le voir approcher. Curieux, tu desserres les lèvres pour passer un commentaire, mais te ravise momentanément au moment où ses lèvres viennent murmurer quelque compliment mielleux au creux de ton oreille. La proximité de son corps près du tien ne te laisse pas indifférent. Tranquillement, tu redécouvres en toi ce désir ardent de poser ses mains sur sa peau afin de mettre à jour chaque parcelle de son anatomie… C’est cette même envie brûlante qui te prend à chaque fois qu’un homme t’intéresse réellement, cassant la monotonie des jours bien tristes pour venir ajouter un peu de piment à ton quotidien « bien rangé ». Rizzen fait assurément parti de ceux-là. Quelque chose chez lui attise ton désir. Et ce serait sot de croire que n’importe quel homme parvient à faire naître en toi cette envie pressante de brûler les étapes nécessaires aux fondations d’une liaison respectable. Tu ne sais pas à quel genre d’homme tu as à faire, mais sa proximité et le sens de ses paroles te mettent peu à peu la puce à l’oreille, comme si elles t’invitaient ouvertement à prendre des libertés.

Encore heureux : tu n’es pas le genre d’homme à refuser une convocation aussi alléchante. Luxure ou faiblesse du corps humain, cela n’a finalement aucune importance. Glissant doucement ta main dans le bas du dos de ton vis-à-vis, tu permets à tes doigts de remonter le long de sa colonne vertébrale alors que tu serres doucement son corps contre le tien. Tu ne crains pas qu’il te repousse. Tu as confiance en toi et tes gestes ne trahissent aucune hésitation malvenue… Cette confiance est le fruit d’une habitude parfois froissante pour ceux croyants être exceptionnels à tes yeux. Tu as connu tant d’hommes et tant d’aventures après tout. Certains n’ont pas manqué d’espérer qu’ils étaient le bon… Celui pour lequel ton cœur vacillerait. Foutaises, ton cœur n’aime que toi.

Faisant légèrement balancer le corps de Rizzen vers l’arrière, tu le maintiens néanmoins plaqué contre le tien afin que le jeune homme le tombe pas. Une telle chute gâcherait sans doute la beauté du moment… Ce serait de mauvais augure pour les restes de votre soirée. Approchant à ton tour ta bouche de son oreille, tu lâches un sourire narquois.

« Je n’ai pas l’habitude de tels compliments… Fais attention, je pourrais bien finir par m’emporter à ce rythme. » Siffles-tu d’une voix mielleuse qui dissimule difficilement le désir qu’il a pris la liberté d’animer en toi. L’heure n’est visiblement plus aux sous-entendus…



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Mar 6 Sep - 2:37
Sa remarque me fait plaisir; le contraire aurait été étonnant. Qui n’aimerait pas se faire dire qu’on est un homme de goût? Ainsi, je lui souris, franchement ravi que nous ayons des points en commun. Espérons que cette fois sera tout aussi exquise que les précédentes dans ce cas, murmurai-je, taquin. J’aime beaucoup jouer avec des sous-entendus, encore plus lorsqu’ils ont une connotation sexuelle. Ça me fera peut-être passer pour un gros pervers ou un type en manque, qu’importe. Ça n’est pas le but de la chose et je me fiche bien que ça soit mal interprété. Cependant, je ne le fais pas avec n’importe qui cela dit. Il faut que mon interlocuteur ait un minimum d’intelligence, sinon, ça n’est pas amusant. S’il ne les comprend pas chaque fois, c’est totalement inutile et je ne perdrai pas de temps avec cela. Néanmoins, je pense qu’ici, j’aurai misé juste. Et puis, je suis bien d’accord avec lui sur le fond de ce qu’il vient de dire. C’est quand même mieux que nous partagions une réflexion similaire, bien que notre relation s’arrêtera à cette nuit de frivolité. Au moins, ça nous fera quelque chose à dire le temps de faire un peu plus ample connaissance, le temps de nous tourner autour pour augmenter cette envie naissante en nous. Parfois, je n’aime pas aller trop vite et brûler des étapes, mais avec cet homme, je me sens moins en contrôle, plus pressé, plus taquin. C’est assez déroutant dans un sens, mais tout aussi enivrant de l’autre. J’imagine qu’il doit se moquer éperdument de mes états d’âme, tout comme je me fiche un peu des siens tant qu’ils se trouvent dans le positif et que cela fait en sorte qu’il désire poursuivre cette petite soirée, alors je ne mentionne rien à ce propos, me gardant mes réflexions. Appesantir l’ambiance en discutant de choses trop personnelles ne m’intéresse pas du tout. Je ne vois pas pourquoi je me lancerais là-dedans, je n’ai aucune envie de me lier sur le long terme.

Tu crois toujours que les gens qui ne sont pas issus d’une même famille finiront par te trahir. Ce mode de pensée est si ancré en toi que t’en débarrasser sera tout sauf simple.

De toute façon, alors que nous bougeons, ces jardins sont si magnifiques que tout cela devient secondaire. J’apprécie ce genre d’endroit et nous devrions y être tranquilles. De mon côté, je me fous totalement qu’on me découvre dans une situation compromettante. La personne qui essaiera de me faire chanter avec ça va plutôt déchanter très rapidement, mais j’imagine que ça n’est pas le cas pour mon partenaire du soir. Ses petits secrets doivent le rester. La haute est tellement pleine de préjugés et de rigidité... Je trouve ça idiot de leur part de s’enfermer dans des valeurs aussi contraignantes, tout ça pour une image dont tout le monde se moque, mis à part eux-mêmes. De toute façon, dès qu’ils feront la moindre remarque de travers, le moindre mot mal placé, ou même qu’ils auront une minuscule saleté sur un de leur vêtement, ça parlera mal d’eux dans leur dos. Donc, pourquoi s’en soucier? Je pourrais lui poser la question, mais j’imagine que ça le dérouterait un peu. Puis, la réponse à laquelle je m’attends n’a rien d’intéressant : l’argent. Cela peut changer des vies, en détruire... Les gens se laissent mener par des bouts de papier à laquelle la société accorde de la valeur. Sinon, il n’y en a pas. C’est pitoyable. J’ai été élevé avec peu de moyens et lorsque je suis passé pro, on peut dire que ça ne représentait plus un souci pour moi. Pour autant, ça ne m’a pas changé, loin de là. Ouais, il vaudrait mieux que je ne me lance pas dans un tel débat au risque de me faire rembarrer. Je ne suis pas un tendre quand je commence à débattre sur ce genre d’idées. Mes avis sont toujours tranchés et inflexibles parce que j’ai raison et ça ne plaît pas à tous. Donc, je me concentre sur les paysages et sur la quiétude qu’ils m’apportent. Jusqu’à ce que mes iris vert pâle se posent sur lui. Comment est-ce qu’il peut, en se tenant juste là, immobile, dégager une telle beauté? Il triche avec la lune, c’est évident.

Tu ne manques pas d’aller lui susurrer quelques mots à l’oreille, ne résistant pas du tout à cette envie.

Et de toute évidence, ma crainte de brûler des étapes n’avait pas lieu d’être. Du moins, c’est ce qui me vient à l’esprit sous son touché, sous ses doigts qui remontent le long de ma colonne, me faisant doucement frissonner de plaisir, tandis qu’il cherche plus de proximité entre nous. M’en voilà ravi. Je n’aurais pas cru que mes mots auraient un tel impact, mais au fond, c’était ce que je souhaitais. Désormais, je pense que rien ne peut briser la magie de ce moment qui nous appartient, rien ne nous arrêtera. C’est impossible de faire marche arrière et ça me plaît bien! J’en profite pour aussi commencer l’exploration de son corps, allant déposer mes doigts dans son dos. Je voudrais bien toucher sa peau, mais je vais me retenir encore un peu, juste un peu. Il vaut mieux que j’évite de lui arracher ses vêtements. J’suis pas sûr que ça serait à son goût. Il doit tout de même rejoindre sa famille après. N’empêche, les images que j’en ai me font presque perdre le contrôle. Allez, j’me concentre sur ce qu’il vient me dire à l’oreille. Ça vaut mieux. Il m’a balancé quand? J’en ai même pas eu conscience, ou du moins, ça n’a pas attiré mon attention sur le coup. Qu’importe, tant qu’il ne rompt pas trop vite le contact... Comment peux-tu ne pas en avoir l’habitude? Tu es beau, et la nuit te sied à merveille. Tu es dans ton élément ici, avec l’eau et ce magnifique éclairage tamisé. Aussi étonnant que cela puisse paraître, je pense ce que je dis. Je ne m’amuse pas seulement à faire bonne impression, je suis sincère. Il y a des êtres de la nuit, des êtres de l’eau, du feu, du jour et autres encore. Lui, il réunit la nuit et l’eau, à tous les coups. Profitant du fait qu’il me tient contre lui, j’envoie mon autre main lui caresser délicatement la joue. Je sais me montrer tendre lorsque je le veux, et je le veux là maintenant. Il y a quelque chose de fragile en lui, qu’il cherche à camoufler sous une montagne d’orgueil et d’autres défauts. C’est pas grave, je ne cherche pas à le percer à jour, je ne cherche pas à l’avoir pour la vie. Je le veux seulement tout de suite. Mon impatience me perdra...

Au moins, tu en as conscience. Prends ton temps, ne continue pas à sauter les étapes.

Je dois admettre, commençai-je à voix basse, d’une intonation qui masque difficilement le désir que j’éprouve, que tu es doué pour faire voler en éclat le contrôle que j’ai normalement. Je suis ravi de savoir que j’y parviens un peu aussi, terminai-je, en rebondissant sur le dernier bout de ses précédents propos. Pendant ce temps, je laisse mes doigts naviguer sur lui, l’effleurant, désireux de le faire réagir tout comme il me fait réagir. Et dire que la soirée ne fait que commencer...

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Lun 10 Oct - 22:53
Toi ? Inaccoutumé aux compliments ? C’était bien vrai. Personne ne voulait complimenter un homme comme toi qui, bien qu’il soit agréable à admirer, demeurait pénible à côtoyer. Tu n’étais pas ce genre de gars. Ce genre à courir après les compliments, à apprécier les glorifications hypocrites sous lesquels certaines personnes semblaient vouloir t’étouffer. Tu savais que tes méthodes déplaisaient. Ce n’était pas ton problème… Ça ne te choquait même pas. Ton personnage avait été créé pour déplaire… Pour faire ouvrir les yeux aux riches semblant croire que les pauvres méritaient de la considération. Tu te voulais Messie d’un nouveau monde, d’un nouvel axe de pensée que tout le monde n’approuvait pas… Cachant plutôt sous leur fausseté leur envie grandissante d’assouvir sur le peuple la domination que l’argent pouvait leur permettre de rassasier. Ils te répugnaient. Et inversement, ton comportement les convainquait de ne pas t’adresser le moindre compliment. Vos relations n’existaient que pour quelques heures… Alors pourquoi prendre la peine de charmer quelqu’un qui n’aspire pas à un lien durable ? Si vos intentions étaient claires, vos désirs l’étaient encore plus. La courte période que vous employez à vous appâter était souvent raccourcie davantage… Elles étaient inutiles après tout.

Ce Rizzen était un drôle de poisson. Tellement différent de tout ce que tu avais connu jusqu’à présent… Tu n’étais pas certain de bien le saisir et cela était aussi excitant qu’effrayant. Cette situation permettait à ce petit sentiment d’adrénaline de naître de vos échanges et de maintenir ce désir d’en découvrir plus. Pour autant, les terrains inconnus avaient tendance à t’effrayer. Tu craignais les mauvaises surprises… Et les retombées qu’elles pouvaient avoir. Tu espérais que cette fois, tout irait bien. Tu ne voulais pas que quelque chose vienne gâcher cet agréable tête-à-tête poussé par une attirance vieille comme le monde.

À tous coups, son commentaire te fait sourire. Ici dans ton élément… Tu as toujours estimé la nature. Impossible d’en définir les raisons exactes, mais l’eau, notamment, a toujours été une source de fascination difficilement justifiable dans un monde dans lequel les pétroliers déversent leur contenu dans les océans et où le peuple, qui qu’il soit, confondent décharges et plages. Ta richesse n’a jamais été un prétexte pour détruire ce que mère nature vous a confié… Cette terre n’est pas la vôtre : c’est un prêt dont la dette ne cesse de croître. Alors oui… Sans doute a-t-il raison. Ici, tu es dans ton univers. Entre la nuit et l’eau, tu apparais sans doute sous ton meilleur jour. Trop fade pour briller au soleil levant, tu parais sans doute mieux sous les faibles rayons de la lune. Ainsi la vie est-elle faite. Certaines personnes sont destinées aux éclats de l’astre solaire alors que d’autres préfèrent se perdre dans la pénombre grandissante. Ce n’est ni mal, ni bien… C’est comme ça, voilà tout. « Jusqu’à présent, personne ne s’était jamais montré aussi audacieux. Je dois admettre que tu n’es pas mal non plus dans ton genre… Pas mal du tout même. » Le compliment était sincère. Amoindri, certes, mais franc. Tu ne t’entendais pas dire à Rizzen qu’il était beau et intéressant même si tu n’en pensais pas moins. Ce n’était tout simplement pas toi. Tu savais être charmeur et apprécier les belles choses, mais tomber dans un comportement mièvre risquerait de rompre le charme… Au moins le tien, dans tous les cas.

Serrant son corps contre le tien, tu profites de cette proximité pour découvrir sous tes doigts la forme de ses muscles. Rizzen est un sportif… Si tu es loin de partager cette passion pour l’activité physique, il n’en reste pas moins qu’il te tarde d’en admirer les biens faits. Le jeune homme t’intrigue. Rares sont les spécimens qui tombent sous ta croupe et dont la découverte se veut si pressante. Tu veux en voir plus et tâter la moindre parcelle de ce corps sculpté au couteau... Lui et toi savez que votre histoire ne s’encombrera pas de sentiments et tu ne souhaites pas pousser davantage la compréhension de sa personnalité. Tu en sais déjà suffisamment pour croire à une possible osmose entre vous deux. Le reste importe finalement bien peu.

Doucement, sa main vient se poser sur ta joue pour la caresser. Cette tendresse n’est pas coutume… Et pourtant, elle ne te déplait pas. Elle t’enivre et te fait rencontrer quelque chose de différent. Tout chez lui exalte la nouveauté et tu n’y étais pas préparé. Tu détestes être pris de revers et cette idée ne manque pas de nourrir le sourire qui paraissait déjà sur tes lèvres. Tu te contredis, Ezekiel… Cesse de penser un instant et profite. Tu réfléchis trop, ça ne te ressemble pas… Toi qui est si instinctif, animal. Pourquoi t’embarrasses-tu de ces réflexions qui ne t’apportent rien ? Sentant ton cœur s’accélérer dans ta poitrine, tu déglutis discrètement puis approche tes lèvres de son oreille pour y souffler la mise à nue de tes pensées. « Je te rassure, tu y parviens plus que nature… C’est un miracle que je n’ai pas déjà cédé. » lances-tu à la rigolade, malgré le sérieux de tes paroles. Doucement, tu baisses tes yeux vers son cou et te mordille la lèvre inférieure. Tu ne sais rien des limites à respecter. Elles sont là, à quelque part entre l’acceptable et l’inacceptable, mais tu ne sais rien des délimitations de ces zones. Tu hésites. Pas très longtemps, heureusement.

Ton cœur bat à la chamade, trahissant un désir grandissant à l’encontre de cet homme fraîchement rencontrer, mais dont le charme te vrille l’estomac. Au final, tu conclus qu’attendre éternellement n’apportera rien à votre petit jeu de séduction. Vous pouvez bien vous tourner autour comme deux animaux, mais il faut un temps où le coup de feu doit partir et si ce n’est pas lui qui lance la détonation, alors ce sera toi. Ce n’est pas un problème… Tu as toujours aimé les initiatives. C’est ainsi que tu as créé ton monde et ta réputation après tout : un désir à la fois. Amusé, tu glisses ta bouche vers ce cou qui t’obsèdes puis y dépose délicatement tes lèvres pour l’embrasser. Un peu plus et tu sens que la douceur de sa peau pourrait te rendre fou. Tout chez lui le pourrait d’ailleurs… C’est animal, bestial : tu ne peux pas contrôler cet incroyable attrait pour lui. Il est là et il grandit à chaque parole échangée ou contact prolongé. Tu le veux, rien que pour toi. Pour cette nuit seulement, il est tiens. Demain n’existe pas. Seul le moment présent a de l’importance.

Discrètement, tu refermes ton emprise sur lui puis entrouvre la bouche pour mordiller délicatement l’épiderme délicat de son cou. Le compte à rebours s’entame : combien de temps avant que l’un ou l’autre ne cédiez à vos pulsions ?



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Lun 9 Jan - 2:25
C’est rare que je sois aussi sincère dans les compliments que j’adresse à une personne avec qui j’ai envie de prendre du bon temps. Certes, c’est nécessaire d’en faire si on veut que le jeu mène à une finalité satisfaisante, mais normalement, je ne prends pas le temps d’analyser autant les choses. Je me contente de phrases toutes faites, de répliques bateaux trop utilisées. Il suffit d’y mettre l’intonation et c’est bon. Néanmoins, j’apprécie cette différence ici. Ezekiel a un « je ne sais quoi » qui me plaît. Ça promet donc d’être très intéressant pour la suite, si l’on continue sur cette lancée. À ce stade, je ne vois pas ce qui pourrait nous arrêter, à moins que nous soyons découverts. J’imagine que ça serait mal pour lui. De mon côté, je ne reste qu’un simple athlète donc la vie privée n’a pas vraiment de secret, à cause de mon jumeau dont les moindres détails sont épluchés dans les magazines à potins. Je me moque éperdument qu’un riche se ramène maintenant et qu’il me voie aux bras de cet homme. J’assume pleinement ma bisexualité, ce qui ne doit pas être le cas de ma conquête de ce soir. Et puis, il semble en plus trop orgueilleux pour adresser des compliments francs et directs. Pas mal hein? Je présume que c’est le mieux que je pourrai obtenir de sa part, alors je ne m’en offusque pas. Ça n’est pas mon genre de toute façon d’accorder de l’importance à ça. Il pourrait ne pas du tout me parler en mot, tant que ses actes et ses gestes vont dans le même sens que les miens. Pour le moment, c’est le cas. Un fin sourire un peu taquin étire mes lèvres après ses paroles. J’apprécie de savoir être sa conquête la plus audacieuse et j’espère ne pas arrêter de le surprendre. Sinon, la suite deviendrait vite ennuyeuse.

Ce qui ne te caractérise pas. Tu es vantard auprès de qui veut bien l’entendre, mais tes partenaires sont quasiment tous des plus satisfaits à ton contact. Tu te sais être un bon amant.

Je le laisse me serrer contre lui, je le laisse me découvrir à l’aide de ses doigts qui parcourent ma fine musculature. J’en ferme momentanément les yeux, tandis que des frissons de bien-être remontent le long de ma colonne vertébrale. Un léger soupir m’échappe, puis je me mordille doucement les lèvres afin de ne pas céder maintenant. Je peux devenir plus rude lorsque l’envie devient trop forte. Je n’imagine pas ce que ça sera lorsqu’il n’y aura plus du tout de barrière de tissus sur nos touchés... À la place, je me contrôle, lui offrant un peu de tendresse. Cela semble lui convenir, alors je ne m’en prive pas. J’observe ses réactions, m’assurant que les gestes que je pose font effet. Si tel n’était pas le cas, je changerais de méthode. Chaque personne est unique, il faut savoir décoder les signaux de l’autre et s’y adapter. Je suis normalement plutôt doué en la matière. Il ne me reste qu’à savoir si cet homme échappera à cette règle. Ça ne serait pas souhaitable, sinon la soirée en serait gâchée. Je ne me soucie plus de ce genre de réflexions, profitant juste de l’instant présent. Une chance, puisqu’Ezekiel s’approche pour me susurrer quelques mots. À sa réponse à mes précédentes paroles, un léger rire se laisse entendre de mon côté. Je m’approche à mon tour délicatement de son oreille, laissant d’abord mon souffle chaud parcourir sa peau. Je peux continuer de mettre à mal tes barrières tant que tu veux, murmurai-je en retour, léger sourire toujours aussi joueur, limite séducteur, aux lèvres. Mais j’ai aussi très envie de toi...

Tu dévoiles sans gêne l’effet qu’il te provoque, ce que ton corps communique depuis quelques minutes déjà. Pour autant, tu ne tiens pas à précipiter les choses. Ça pourrait ternir la suite, l’impatience pourrait rendre votre jeu moins intéressant.

Ma réponse doit l’éveiller un peu plus, puisqu’il n’hésite pas très longtemps avant de s’attaquer à mon cou, y déposant ses lèvres, venant ensuite mordiller ma peau. Les frissons de bien-être qui me parcouraient déjà s’intensifient. Mon rythme cardiaque accélère, tout comme ma respiration qui devient audible. Je ne peux retenir un faible gémissement de plaisir, rejetant ensuite la tête en arrière pour lui laisser un plein accès. Pendant un instant, pendant que les sensations sont plus intenses et qu’il faut m’y adapter, je reste un peu plus inactif, le laissant diriger et satisfaire son besoin de me dévorer la peau du cou. Par contre, mes mains restent toujours sur lui et c’est sans doute ce qui me permet de reprendre les caresses, parcourant son dos à l’aveuglette. Mes doigts finissent par glisser doucement sur son torse, puis ils essaient, de façon d’abord inconsciente, de se faufiler sous son vêtement. J’ai envie de le toucher sans cette barrière de tissu. M’accordera-t-il ce droit? Doucement, sans rien brusquer, je recule un peu, séparant momentanément nos deux corps. J’essaie de le regarder dans les yeux, témoignant tout ce désir de plus en plus incontrôlable. Au final, cette vue ne m’aide pas à rester en contrôle. Il est beau ce gosse de riche, et il sait comment s’y prendre. Je ne pouvais pas mieux tomber ce soir.

Tu me laisses te découvrir, ou je n’ai pas encore assez attendu? La question est murmurée sur une intonation ne laissant plus aucun doute quant à tes envies. Tu le veux juste pour toi, vous devez aller au bout de ces pulsions. Tout arrêter maintenant serait trop frustrant. Tes doigts remontent en attendant d’obtenir une réponse, finissant par passer par la nuque, à la base des cheveux. Toi qui adores qu’on te caresse à la racine des cheveux, ça te fait toujours réagir si positivement, alors il te tarde de découvrir si ça sera le cas pour lui aussi. Pendant la manœuvre, tu envoies tes lèvres lui titiller l’oreille, t’attardant sur le lobe que tu finis par mordiller avec délicatesse. Tu te positionnes un peu mieux devant lui, le collant de nouveau contre toi. Bientôt, « l’éveil » aura lieu et tu tiens à ne pas le manquer, aimant le sentir pleinement.



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Ven 16 Juin - 23:31
Le désir est tel qu’il en devient presque douloureux. Tu le sens qui parcoure ton épiderme, tend tes muscles, grimpe le long de ta colonne… Sans crainte, aucune, tu t’abandonnes à cette attraction primitive dont Rizzen est à la fois le moteur et la victime.

Ce genre de contact à la fois spontané et arraché au destin t’avait manqué. Même si ta dernière expérience charnelle s’est déroulée il y a peu, tu demeures malgré tout l’esclave de tes pulsions. C’est plus fort que toi, bien plus puissant que la raison et la peur : le corps des hommes est un aimant contre lequel tu ne peux combattre. Il t’attire dans ses filets, te fais prisonnier d’un désir qui ne s’éteint pas avant satiété… Et tu n’as ni force ni volonté pour voguer à contrecourant. Ton unique souhait à cet instant se résume à l’abandon total aux doigts de ce plaisir interdit qui uni le corps de deux êtres identiques.

Complètement désinhibé, tu laisses entendre ton désir au travers une série de sous-entendus tous plus flagrants que le nez au milieu du visage. Tu le veux. C’est primitif, sauvage et dégradant, mais pour rien au monde tu ne voudrais prendre la chance qu’une erreur de langage engendre fatalement une mésentente qui coûterait cher à votre désir mutuel. La frustration née d’une entreprise non-achevée laisse beaucoup trop de séquelles pour que tu acceptes de prendre des risques qui n’en valent pas la peine… Tout le monde n’a pas la capacité de lire entre les lignes après tout. Et comme tu ne connais Rizzen que de nom et de corps, tu ne peux pas affirmer avec certitude que la moindre envie implicite émanant de toi lui parviendra avec la clarté d’un ciel étoilé. Dans ce genre de moment où rien n’est moins prévisible que la personne face à toi, tu préfères jouer franc jeu… Et tu sens que c’est également la décision qu’il a prise, à ta plus grande satisfaction. Une petite partie du chat et de la souris est rarement désagréable, mais certains jours sont moins enclins aux pertes de temps de ce genre… Votre temps est compté après tout.

Combien de minutes avez-vous à disposition avant que Victoria et Alexander ne remarquent ton absence ? Combien de secondes reste-il au compte à rebours avant qu’un escadron soit envoyé à ta recherche ? Tu n’es pas chez toi ici. Ce n’est ni ton terrain, ni tes règles… Et tu te dois de te conformer au moins partiellement aux exigences extérieures. Ça ne te déplait pas. Au contraire. Tu sens l’adrénaline qui coule dans tes veines face à l’idée d’être surpris en flagrant délit de péché… Et même si la peur inspire tes mouvements, le désir, lui, se veut sans cesse plus fort. C’est à la fois contradictoire et enivrant, comme un doux parfum de bas instinct qui emplirait l’air en dépit de la bonne tenue exigée dans ce genre de soirée. Tu n’avais jamais connu une telle situation et c’est certainement ce qui te permet de profiter pleinement du cadeau qu’il te tend en s’offrant à toi.

Mordillant doucement la peau de son cou, tu laisses tes lèvres découvrir la douceur de son épiderme. Tu frémis sous ses caresses aveugles, sous ses doigts parcourant ton corps mis à nu pour un plaisir égoïste… Tu sens l’envie qui monte dans ton bas ventre, inaccoutumé aux marques de tendresse dont il te recouvre.

C’est nouveau et excitant à la fois.

Tu pourrais sans doute y perdre la tête si vous n’étiez pas susceptibles d’être découvert d’un instant à l’autre… Malgré tout, cela ne suffit pas à freiner l’envie. Tu aimes jouer avec le feu. Il en a toujours été ainsi. Autrement, tu ne t’abandonnerais pas aussi fréquemment à des désirs prohibés par la haute société… Par crainte d’être jugé, étiqueté et renié, tu t’effacerais certainement. Sauf qu’Ezekiel Fitzgerald n’a rien à faire des cases et du regard des autres : se priver serait dommage. C’est lorsque tu rencontres des perles comme Rizzen que cette évidence t’éclate au visage. Chaque individu est différent et permet de varier les plaisirs. C’est un paquet surprise dont tu découvres le contenu avec ivresse. Et cette nuit, sur l’herbe fraîche bordant le ruisseau, n’échappe pas à la règle.

Seulement, la perfection n’est pas de ce monde. Toi y compris.

Au moment où ses yeux se mettent à la recherche des tiens, tu esquives discrètement le contact visuel pour rediriger ton attention vers ses lèvres ou sa mâchoire que tu dévores du regard. Les contacts intimes, ces courts instants où il est possible de sonder l’âme de son partenaire, te dérangent. Tu ne veux pas d’une telle intimité avec un inconnu que tu ne connais que de nom, même s’il est beau comme un dieu et que son contact t’est loin d’être désagréable. Tu veux Rizzen en chair et en os… Mais ce qu’il y a à l’intérieur t’intéresses peu. Et tu ne veux pas te mettre à nu pour lui… Ni pour qui que ce soit. Il y a cette barrière qui, bien au-delà des contacts physiques, protège ton esprit des gens susceptibles d’y laisser des conséquences négatives. Tu ne veux pas laisser les gens pénétrer dans ton jardin secret… Dans ce que tout ce que tu as enfermé à double tour au plus profond de ton cœur.

« Ce serait de mauvais augure de me laisser languir plus longtemps… » murmures-tu doucement en attrapant l’une des mains de Rizzen pour la monter jusqu’à ta bouche. Sans timidité, aucune, tu te permets alors de déposer tes lèvres fébriles sur ses doigts pour mieux te délecter de la douceur de sa peau. Il suffit d’un coup d’œil en direction du jeune homme pour savoir que celui-ci prend soin de ce corps au cœur de sa réussite et de sa réputation… Et ce n’est pas pour te déplaire. Il est beau et il le sait. Son assurance trahie sa confiance en soi. Sa manière de prendre les choses en main, de parcourir ton corps de ses doigts sans la moindre hésitation… Pour peu, tu croirais presqu’il a fait ça toute sa vie. Qu’il a été placé sur terre dans ce but.

Entre vous deux, la température augmente à chaque nouvelle caresse ou lèvres déposées. Il n’y a aucune maladresse, comme si l’un et l’autre savait précisément ce qu’il avait à faire… Comme si vous suiviez un scénario, une danse que vous connaîtriez par cœur.

Et il est grand temps d’entamer le deuxième acte. La partie la plus intéressante de l’histoire.

Laissant un rictus se dessiner doucement sur tes lèvres, tu déposes alors doucement les doigts du jeune homme sur le haut de ton torse, telle une invitation silencieuse à prendre les choses en main tel qu’il semblait vouloir le faire. Tu es prêt à t’offrir à lui et lui laisser la chance d’ouvrir le bal. Ce n’est pas dans tes habitudes de te plier aux désirs des autres, mais ce soir il est temps de sortir des sentiers battus et de d’explorer de nouveaux horizons. Tu souhaites vivre une expérience à laquelle tu n’as jamais goûté... Après tout, ça ne peut pas mal se terminer, si ? Tu es entre bonnes mains, tu le sais d’ores et déjà.

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